Département Economie Rurale

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    Performances et gouvernance des entreprises publiques algériennes du secteur industriel agroalimentaire
    (2004) BRASEZ, Fatima
    L’objectif de ce travail est double : • Établir un diagnostic de la situation économique et financière des entreprises du secteur public des IAA ; • Sur la base de la théorie de l’agence qui insiste sur la relation étroite existant entre les performances financières et la qualité du management , essayer de trouver des éléments pertinents d’explication de ces performances dans les caractéristiques et les comportements des dirigeants, administrateurs et membres des conseils de surveillance de ces entreprises. Le document comprend, dans sa première partie, des chapitres qui traitent de l’évolution de l’organisation des entreprises suite aux différentes restructurations industrielles, des stratégies développées par les entreprises afin de répondre à un environnement en perpétuel changement, et présentent les performances réalisées par quelques entreprises agroalimentaires du secteur public (objet de l’étude). La seconde partie, qui s’intéresse au fonctionnement des principaux éléments de gouvernance des entreprises, permet d’analyser le cadre légal où s’inscrivent les principaux choix de l’Algérie en matière de « Corporate Governance », les motivations des dirigeants des entreprises, les formes des organes de direction et les caractéristiques des membres des conseils d’administration et de surveillance, le rôle du conseil d’administration en tant qu’organe de contrôle de la bonne gestion des entreprises, ainsi que le fonctionnement du conseil d’administration.
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    Analyse de la filière dattes en Algérie, constats et perspectives de développement
    (2012-04-12) BENZIOUCHE, Salah Eddine
    Cette thèse se propose d'étudier la filière datte en Algérie et de faire apparaître d'un coté, les principaux obstacles qui empêchent l'essor des exportations de dattes et, d'un autre, les possibilités d'amélioration de ses performances. Elle procède par une analyse sectorielle à une étude économique des différents maillons de la filière dans la région de Tolga. La recherche révèle que cette filière rencontre beaucoup de difficultés dans son fonctionnement et n'arrive pas à atteindre ses objectifs. Plusieurs facteurs externes et internes affectent sensiblement ses performances et sa compétitivité. En effet, l'analyse, montre une stagnation, voire même des régressions qui dénotent une instabilité récurrente de la position de l'Algérie sur le marché mondial, fortement concurrencée par la Tunisie; notamment sur la "Deglet Nour" et dans le marché français; alors que sur les autres marchés, cette position demeure très faible. Les causes de cette situation sont le dysfonctionnement de la filière en amont et en aval. Le manque de compétitivité sur le marché international et la faiblesse d'utilisation des potentialités existantes, l'accessibilité limitée au marché mondial des dattes, mais aussi, les retombées socioéconorniques des différentes politiques menées par l'Etat dans la filière, qui n'étaient pas toujours fructueuses et efficaces
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    Diagnostic systémique de la filière lait en Algérie Organisation et traitement de l'information pour l'analyse des profils de livraison en laiteries et des paramètres de production des élevages
    (2005) BENYOUCEF, Mohamed Tahar
    Cette thèse porte sur un diagnostic systémique de la filière lait en Algérie, dans un contexte marqué par une forte dépendance aux importations, une demande croissante en produits laitiers et des mutations profondes des politiques agricoles. Elle s’inscrit dans les enjeux de sécurité alimentaire, de développement rural et de réorganisation des filières agroalimentaires. L’objectif principal est de montrer qu’en l’absence d’un système officiel structuré de collecte de données (notamment de contrôle laitier), il est néanmoins possible de caractériser les systèmes de production laitière à partir des informations disponibles au niveau des laiteries et d’enquêtes de terrain. La thèse analyse ainsi les profils de livraison du lait cru et les paramètres de production des élevages laitiers dans trois régions représentatives : la Mitidja, la Kabylie et l’Oranie. La première partie situe l’agriculture et la filière lait dans l’économie algérienne, en mettant en évidence la dépendance alimentaire, le poids des importations et la place stratégique du lait dans la consommation nationale. La deuxième partie propose un diagnostic global de la filière lait, intégrant les contraintes agroclimatiques (eau, foncier), l’évolution des cheptels, des ressources fourragères, de la production et de la collecte du lait, ainsi qu’une analyse physique et financière de l’industrie laitière publique et des politiques de soutien mises en œuvre. La troisième partie expose les fondements scientifiques et méthodologiques, fondés sur l’approche systémique et la typologie des exploitations agricoles. La quatrième partie présente les résultats d’analyses statistiques (ACP, classifications, analyses de variance) permettant d’identifier différents types de profils de livraison et types d’exploitations laitières, ainsi que leur contribution réelle à l’approvisionnement des laiteries. La thèse met en évidence une grande diversité des logiques de production et de livraison du lait, un faible niveau d’intégration du lait cru local dans la transformation industrielle, et des dysfonctionnements dans l’organisation de la collecte. Elle propose enfin des pistes d’amélioration pour l’organisation, la collecte et le traitement de l’information, afin de mieux valoriser la production laitière nationale, renforcer la filière et contribuer durablement à la sécurité alimentaire de l’Algérie.
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    Marchés fonciers et développement agricole dans le Ziban (Biskra)
    (2024-02-01) OUENDENO, Mohamed Lamine
    Ce travail de recherche a été construit dans une perspective comparative sur le fonctionnement des marchés fonciers (A/V et FVI) dans deux communes limitrophes de la wilaya de Biksra, El Ghrous et Doucen. Les marchés fonciers à El Ghrous ont d’abord été étudiés dans le cadre de la réalisation de mon mémoire de magister ; une étude élargie et approfondie dans le cadre de la présente thèse. Ces marchés sont caractérisés par une grande fluidité en termes de superficies mises sur le marché et aussi en termes de nombre de transactions. Une plasticité des termes de contrat de location et de métayage est également constatée. Cette plasticité a contribué à : (i) la dynamisation du marché de FVI ; (ii) la stimulation du marché à l’achat/vente par l’effet d’entraînement qu’il a provoqué ; (iii) une meilleure perceptive de rentabilisation pour les nouveaux acquéreurs pour rembourser les investissements engagés dans l’achat de la terre et la réalisation de forage pour approvisionner les preneurs. Elle a aussi permis aux acteurs moins dotés en facteurs de production d’entrée à plusieurs niveaux de statuts d’acteur dans une perspective évolutive dans l’échelle agricole (agricultural ladder) ; (iv) Le jeu de ces marchés fonciers ont stimulé le processus d’adoption et diffusion des innovations techniques ; (v) nous constatons un enchâssement social des transactions foncières (A/V et FVI) dans les terres résidentielles qui se traduit par différentes mécanismes (confiance, préférence entre les acteurs, souplesse dans les modalités de paiement, la durée de location et autres objets de transaction, pour les acteurs proches, etc.) ; (vi) une nette différenciation en termes de type d’acteurs (barrière à l’entrée) est remarqué entre les terres familiales résidentielles où les acteurs (acheteurs et vendeurs et aussi les tenanciers) sont de la même famille étendue et les terres non résidentielles qui sont ouvertes aux différents types d’acteurs (y a compris pour les allogènes). Cette différence dans le comportement des marchés entre anciennes et nouvelles terres de mise en culture est due au processus historique d’individualisation et de marchandisation de ces terres et au caractère résidentiel des terres familiales ; (vii) ainsi, nous documentons la réémergence d’une institution foncière qui est le contrat de plantation, vers les années 1990, qui été pratiqué auparavant dans les oasis. Ce type de contrat est un arrangement foncier qui permet aux investisseurs (preneurs) d’accéder à la propriété foncière (après partage de la terre) moyennent le financement des investissements nécessaires à la création d’une palmeraie et le creusement, le cas échéant, d’un forage. La rencontre entre offre et demande dans ce marché foncier est possible par la mobilisation des réseaux sociaux de l’acteur et le recours à l’intermédiation dans certains cas. Ce réseau constitue aussi un moyen efficace de respect des engagements contractuels pour les agriculteurs allogènes. L’effectivité des échanges fonciers, dans les zones d’étude, est assurée par la mobilisation de plusieurs mécanismes qui assurent l’enforcement des engagements contractuels : de la design contractuel au niveau bilatéral au rôle de relations sociales dans le respect de droits échangés.
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    La politique rurale en Algérie à l’épreuve de la territorialisation : cas d’étude des PPRDI wilaya de Médéa
    (2024-06-27) SAIDOUN, Rym
    À partir des années 2000, différentes politiques agricoles et rurales se sont déployées en Algérie faisant référence à un modèle de développement rural territorial, parmi lesquelles la Politique du Renouveau Agricole et Rural (PRAR). Une politique ancrée dans l’approche de développement territorial, fondée sur les principes de valorisation des ressources locales et de participation de l’ensemble des acteurs parties prenantes dans l’action de développement de l’agriculture et des territoires ruraux. Afin de pouvoir appréhender ces nouvelles modalités d’intervention publique, nous nous intéressons au PPDRI instrument déployé dans le cadre de cette politique. Cette approche par les instruments nous permettra d’appréhender le changement opéré en matière de territorialisation de l’action publique rurale. L’analyse de la territorialisation des PPDRI s’est faite à travers une grille d’analyse issue de la littérature et un cas d’étude les PPDRI de la wilaya de Médéa. Trois mécanismes de territorialisation sont retenus pour composer cette grille : le territoire d’intervention, la gouvernance territoriale et la valorisation des ressources locales. L’analyse de cet instrument révèle plusieurs distorsions qui ont fait obstacle à la territorialisation des PPDRI. Le territoire de mise en place des PPDRI est un territoire donné. La gestion des projets est dominée par l’acteur public et marquée par la faible participation des parties prenantes au processus décisionnel. La standardisation globale des projets a inhibé toute forme de différentiation et de valorisation des ressources locales.
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    Conception et application des politiques foncières en Algérie
    (2010-12-27) BOUCHAIB, Faouzi
    La réforme agricole adoptée en Algérie en 1987 (loi 87-19), a décidé le partage des Domaines agricoles socialistes et la création des Exploitations Agricoles Collectives (EAC) et Individuelles (EAI). Cette réforme a introduit deux contraintes : la première impose aux EAC le mode de production collectif et la seconde interdit le mode de faire valoir indirect. Cependant, le morcellement informel et le mode de faire valoir indirect se sont imposés très rapidement. L’enquête qualitative réalisée auprès d’un échantillon de 47 attributaires et intervenants dans le périmètre irrigué de la Mitidja Ouest a montré que l’échec de la forme de production collective et l’évolution vers un morcellement informel a pour origine le passage brutal du système de production autogéré à une forme de gestion collective autonome qui aurait nécessité une préparation. En effet, les attributaires étaient en majorité des ouvriers et donc de simples exécutants dans les Domaines Agricoles Socialistes et le passage du statut d’ouvrier à celui de gestionnaire autonome d’une exploitation collective a été vécu comme une rupture. Par la suite, le morcellement informel des EAC, interdit par la loi 87-19, et l’éclatement du pouvoir de décision économique se sont traduits par une diversité comportementale des attributaires (dix types de comportements) et le développement du mode de faire valoir indirect, également interdit par la loi 87-19. Ainsi, le système de production collectif imposé par la loi 87-19 a été un échec qui s’explique par l’inadaptation des règles formelles à la réalité socio-économique.
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    L’accès des agriculteurs au crédit bancaire d’investissement (ettahad) : cas de la wilaya de Laghouat
    (2023-09-01) OUBRAHAM, Farid
    En Algérie, l’agriculture constitue un pilier économique et social important. Elle crée des emplois, fourni les produits alimentaires, contribue à la formation du PIB et à l’amélioration de la sécurité alimentaire du pays devenue un enjeu de souveraineté nationale. Cependant, les exploitations agricoles algériennes demeurent confrontées à d’importantes difficultés de financement. Et parce que beaucoup d’exploitants agricoles sollicitent et/ou accèdent peu au crédit bancaire, ils éprouvent d’énormes difficultés à acquérir les intrants nécessaires pour mener les campagnes agricoles dans de bonnes conditions et ont encore plus de difficultés à investir. Cela se traduit dans les faits par une sous-capitalisation des exploitations agricoles qui, à son tour, se traduit par la faiblesse des rendements qui s’éloignent de leurs niveaux potentiels, ce qui hypothèque leur développement et leur modernisation. Les difficultés d’accès des agriculteurs au crédit bancaire est due en grande partie à aux risques liés à l’activité agricole (climat, maladie et marché), mais aussi à l’indisponibilité d’informations fiables sur leur situation financière et à leur faible taux de remboursement. Cette situation est d’autant plus problématique dans la mesure où, jusqu’à présent, l’Etat lui-même s’avère toujours incapable d’apporter des solutions satisfaisantes et durables. Pour relever ce défi, dans un contexte international particulier marqué par la crise alimentaire mondiale survenue entre 2007 et 2008, l’Etat a revisité l’usage de la bonification des taux d’intérêts bancaires en mettant en place en 2011 le crédit d’investissement bonifié appelé Ettahadi et en créant le Fonds de Garantie Agricole (FGA). L’objectif étant de susciter la demande de financement de la part des agriculteurs et d’impliquer davantage la Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (BADR) dans le financement du plus grand nombre d’agriculteurs. L’objectif principal de cette thèse qui porte sur l’accès des agriculteurs aux crédits bancaires d’investissement dans la wilaya de Laghouat est d’évaluer l’effet de la bonification et du FGA sur la demande de financement et l’accès des agriculteurs au crédit bonifié. Pour se faire, une enquête de terrain auprès d’un échantillon représentatif d’agriculteurs de la wilaya de Laghouat a été menée et les données de la Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (BADR) succursale de Laghouat ainsi que la convention de financement établie entre le Ministère de l’agriculture et du Développement Rural (MADR) et la BADR ont été analysées. Les principaux résultats auxquels le travail a abouti montrent que : - les motifs religieux (Ribaa) et les lourdeurs administratives induisant des coûts de transaction élevés ont été déterminants et expliquent, en grande partie, le faible recours des agriculteurs à ce type de crédit ; - les risques liés à l’activité agricole, la faible bancarisation des agriculteurs, la faiblesse des garanties, l’absence d’informations fiables et vérifiables concernant les exploitations agricoles et l’absence de contrôle par le MADR sur l’activité « crédit Résumé agricole » de la BADR sont, quant à eux, des facteurs qui ont été à l’origine de la limitation de l’accès des agriculteurs au crédit par la BADR.
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    Enjeux, apports et contraintes à la mise en place du système HACCP dans les entreprises agro-alimentaires algériennes
    (2023-09-26) BOULFOUL, Nouara
    La sécurité sanitaire des aliments basée sur le système HACCP fait partie intégrante de la stratégie des entreprises agroalimentaires et de la sécurité alimentaire. Elle constitue un enjeu majeur pour la santé public et englobe l’ensemble des mesures prises pour garantir que les aliments produits et commercialisés sont sûrs à la consommation et ne présentent pas de risques pour la santé des consommateurs. Au terme de notre travail, une enquête est réalisée auprès de 46 entreprises agro-alimentaires ayant adoptées le système HACCP dans la wilaya de Blida et d’Alger. L'étude met en lumière l'importance vitale de la sécurité sanitaire des aliments dans le contexte algérien. Elle souligne également les avantages potentiels du système HACCP, notamment l'amélioration de la qualité des produits alimentaires, la réduction des coûts de production et l'accroissement de la satisfaction des clients. Cependant, elle identifie également des contraintes spécifiques, telles que l’insuffisance des connaissances sur le système, le cout élevé pour mettre en place le système ainsi que la résistance au changement de la part du personnel qui peuvent entraver la mise en oeuvre efficace de ce système. En fin de compte, cette étude offre une perspective globale sur les enjeux auxquels sont confrontées les entreprises agro-alimentaires algériennes lors de la mise en place du système HACCP. Elle met en évidence l'importance cruciale de la sécurité alimentaire dans un contexte national, tout en reconnaissant les avantages potentiels de ce système. Cette analyse approfondie des défis et des opportunités contribue à orienter les décisions des entreprises et des régulateurs dans la quête de la sécurité alimentaire en Algérie.
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    Évaluation ex-post du programme pndar: cas de lamise en valeur des terres agricoles en algérien
    (2023-10-22) Hanafi, Wassila
    Alors que l’évaluation des effets des programmes publics est une pratique solidement ancrée depuis plusieurs décennies dans les économies des pays développés, force est de constater qu’en Algérie, la prise de conscience de son importance par les pouvoirs publics tarde encore à émerger. Les investigations menées à ce sujet ont conduit à constater le peu de démarches évaluatives en ex-post réalisées dans les programmes agricoles, à l’instar d’autres secteurs publics. En dépit des programmes successifs de mise en valeur conçue au profit des zones rurales, la compréhension des causes du délaissement des terres agricoles et du niveau insuffisant de développement de ces zones demeure vaine en raison de l’insuffisance d’études et d’analyses en termes d’impacts sur les agriculteurs. Ces constatations soulèvent dès lors l’importance de l’ancrage des bonnes pratiques de l’évaluation de ces programmes dans le but autant d’apprécier les effets de ces programmes que d’améliorer la prise de décision. Les investigations effectuées révèlent le peu de travaux de recherche s’appuyant sur une méthodologie rigoureuse à même de permettre l’obtention de résultats utilisables. Ce travail de recherche, soucieux de combler cette lacune, traite de la nécessité de réaliser des évaluations ex-post proprement dites soutenues par une démarche et des techniques appropriées. Appuyée par l’approche basée sur les méthodes mixtes, l’enquête de terrain, menée en 2015 sur une période de six mois, a permis de cibler trois zones agroécologiques retenues sur la base d’un échantillonnage aléatoire afin de permettre une exploration des résultats dans un contexte large et diversifié. La population de notre étude est constituée de 224 périmètres dont 75 sont localisés en montagne, 98 en steppe et 51 au Sahara. Par ailleurs, la nécessité d’alimenter notre recherche en données fiables, nous a conduit à cibler des institutions bénéficiant d’une assise solide ( la GCA, le BNEDER, les DSA et l’ONTA). D’autre part, le recours à des méthodes statistiques descriptives et économétriques ainsi qu’à des simulations s’inscrit dans une visée d’interprétation des données quantitatives. Les résultats obtenus ont permis de mettre en lumière une faible pertinence des décisions liées à la stratégie de développement rural concernant la non-attribution des périmètres réalisés, d’une part et des conflits de propriété du foncier affectant ces espaces (terres attribuées à d’autres programmes), d’autre part. La lenteur constatée dans la mise en oeuvre du programme de transfert de propriété explique une déprise agricole aux répercussions environnementales visibles et préjudiciables. Un autre résultat met en exergue un niveau relativement peu élevé de l’écart mesuré à partir de la comparaison de l’effet de mise en valeur observé sur la création de l’emploi : le non achèvement de certains projets dans trois wilayas, (Mila, Tissemsilt et Illizi). Il en résulte un pourcentage d’efficacité moyen (Δ d’emploi) de 22% comparativement aux prévisions. De même, l’analyse de l’efficience montre que seuls 9 périmètres (3 en montagne, 4 en steppe et 2 au Sahara) ont atteint la frontière d’efficience, leur taille optimale moyenne étant estimée à 135 ha en montagne, à près de 250 ha en steppe et à plus de 487 ha au Sahara. Le coût unitaire moyen de réalisation de ces périmètres efficients s’établit par ailleurs à 149.102 DA en montagne, à 539.376 DA en steppe et à 468.159 DA au Sahara. Un raisonnement symétrique permet de conclure à l’inefficience qui affecte sérieusement les périmètres restants. A ce titre, les résultats (VRS, CRS) sont révélateurs de la faiblesse des scores obtenus par les trois zones agroécologiques étudiées. L’efficience d’échelle (DRS) révèle entre autres un gaspillage énorme de l’investissement (80% en steppe, 73% en montagne et 45% au Sahara). D’autres résultats contribuant à la prise de décision des projets futurs révèlent l’incidence négative de l’analyse de la criticité des causes de mise en valeur en ex-post tant sur le délai de réalisation (indice de criticité 0,25) que sur le dépassement de coût (indice de criticité de 0,21). L’évaluation des impacts des investissements du programme révèle que les nouveaux périmètres n’ont pas eu d’effet durable sur le maintien de l’emploi et les superficies exploitées. Toutefois, le paiement en faveur des incendies (couvrant 14% du budget alloué à la zone montagneuse) a un effet significatif, d’un point de vue statistique, pour le maintien de l’exploitation des concessions. Enfin, les coûts les plus probables pour couvrir les risques de mise en valeur enregistrent des provisions budgétaires de 2 à 4% du coût du projet correspondant à des niveaux de confiance respectifs de 90 et 80%.
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    Analyse des déterminants du choix des technologies d’irrigation par les exploitations de la Mitidja
    (2023-03-08) BELAIDI, Samir
    L’objectif de cette thèse est d’analyser les facteurs déterminants du processus de l’adoption des TIEE dans la plaine de Mitidja (Zone de Mitidja Ouest, Tranche 1). Sur la base d’une étude empirique, nous cherchons à modéliser le choix de l’agriculteur face à l’adoption de technologie d’irrigation localisée et aspersion, et ce en cherchant les facteurs significatifs qui influencent l’adoption des nouvelles technologies d’irrigation par les agriculteurs et quel effet exerce chaque déterminant sur le comportement d’adoption. Notre thèse confronte les observations de terrain (sur les irrigants enquêtés) aux éléments trouvés dans la littérature sur la sélection des technologies d’irrigation. Pour cela, nous avons mobilisé deux approches du changement technique : l’approche des préférences révélées (mo-dèles économétriques) et l’approche des préférences déclarées. La collecte des données s’est réalisée à travers une enquête auprès de 136 agriculteurs de la zone d’étude. Les investigations empiriques nous ont permis d’orienter la méthodologie du travail vers les modèles de choix, dont les modèles de Logit, Tobit et Poisson/Binomial Néga-tif ont été sélectionnés pour expliquer l’adoption qui est un choix, un taux et une intensité. Les principaux résultats obtenus dans notre thèse stipulent qu’il est clair qu’en parallèle de la politique nationale d’économie d’eau d’irrigation et du programme de subvention des équi-pements d’économie d’eau, le gouvernement doit se concentrer sur un ensemble de mesures d’accompagnement qui pourront promouvoir la diffusion des nouvelles techniques d’irrigation. L’encouragement des jeunes agriculteurs, les programmes d’éducation et de for-mation professionnelle des irrigants, leur sensibilisation, et l’amélioration des mécanismes de financement dans la plaine de Mitidja, peuvent être parmi ces mesures. D’autres formes d’interventions destinées à cette population peuvent être envisagées. Parmi celles-ci figurent l’assouplissement et l’amélioration de mécanismes d’incitation à l’adoption des techniques d’irrigation favorables à la préservation des ressources hydriques. Subventionner la TIEE permettra de réduire le coût et le prix de l’eau pour les agriculteurs qui envisagent de l'adop-ter. Cette politique atténuera potentiellement certains des effets des contraintes de capital sur les agriculteurs, mais seulement dans une faible mesure. Cette étude présente incontestablement des limites qui constituent, en même temps, autant de perspectives de recherche.