Département Productions Végétales

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    Homologation des semences de pois protéagineux à vocation fourragère : Analyse technique et juridique dans le cadre du système semencier algérien
    (2026-07-08) KASMI, Meriem; YALA, Sara
    L’évaluation des nouvelles variétés selon les critères de Distinction, d’Homogénéité et de Stabilité (DHS) constitue une étape indispensable à leur homologation et à leur inscription au catalogue variétal. En Algérie, aucun dispositif technique ni réglementaire spécifique à la culture du pois n’est actuellement opérationnel. Afin de contribuer à combler cette lacune, une étude DHS a été menée, pour la deuxième année consécutive, portant sur quatre nouvelles obtentions de pois protéagineux pour l’alimentation animale développées à l’ENSA. Parallèlement, des activités de production de semences pré-G0 par multiplication à partir de graines individuelles ont été menées, ainsi que la multiplication, la conservation et la préservation des ressources génétiques et de la diversité variétale. L’essai DHS a été réalisé durant la campagne agricole 2025-2026 à l’ITGC d’Oued Smar, selon un dispositif en blocs complets randomisés, avec quatre répétitions. Cent graines ont été semées par génotype. Les variétés Messire et Aviron ont été utilisées comme témoins de référence. Au total, 27 caractères descriptifs ont été évalués, dont 10 quantitatifs et 17 qualitatifs. Six plants de chaque génotype, choisies aléatoirement par bloc, ont été caractérisées. Outre les observations morphologiques et l’identification des plants hors-types, l’évaluation statistique des caractères quantitatifs a reposé sur des analyses de variance unifactorielles (ANOVA) et des analyses combinées par modèle linéaire général (GLM), intégrant les effets du génotype, de l’année et de leur interaction. Les coefficients de variation ont été utilisés comme indicateurs complémentaires de l’homogénéité. L’effet du génotype s’est révélé significatif pour la longueur de la tige, le nombre de nœuds jusqu’au premier nœud fertile, les dimensions des gousses, le nombre d’ovules et le poids de 100 graines. Les obtentions KI-S78 et KA-L250 ont présenté les profils de distinction les plus marqués. L’homogénéité intragénotype a atteint 100 % pour les caractères qualitatifs, aucun plant hors type n’ayant été observé. Pour les caractères quantitatifs, l’homogénéité s’est révélée satisfaisante malgré une variabilité résiduelle attribuée principalement aux effets du microenvironnement, également observée chez les variétés témoins. La comparaison des résultats obtenus au cours des deux campagnes d’évaluation a confirmé la stabilité des principaux caractères distinctifs (absence d’interaction génotype × année), en particulier ceux de nature morphologique. Les quatre obtentions ont ainsi satisfait aux exigences des critères du DHS. Les opérations de multiplication ont permis d’obtenir un matériel semencier destiné à la poursuite du schéma de pré-base tout en assurant la multiplication de certaines accessions de ressources fourragères. Cette étude fournit des références techniques utiles à la mise en place d’un système national d’homologation variétale pour la culture du pois en Algérie.
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    Contribution à la caractérisation morphologique et phénologique de quelques Cultivars autochtones d’olivier (Olea europaea L.)
    (2026-07-06) BENHALIMA, Salah Eddine
    L’olivier (Olea europaea L.) constitue une espèce fruitière majeure du bassin méditerranéen et représente une ressource stratégique pour l’agriculture algérienne. Dans ce contexte, la présente étude a été réalisée dans un verger oléicole de Béni Tamou (wilaya de Blida) afin d’évaluer le comportement agronomique de cinq cultivars autochtones d’olivier : Abani, Hamra, Limli, Souidi et Zeletni. L’étude a porté sur le suivi phénologique, l’analyse de la croissance végétative, l’estimation du rendement ainsi que la caractérisation morphologique des feuilles, des fruits et des noyaux. Les résultats ont mis en évidence une variabilité variétale importante. Sur le plan phénologique, les cultivars Hamra, Abani et Zeletni se sont distingués par une reprise végétative précoce, une floraison plus abondante et des taux de nouaison élevés. Le cultivar Hamra a présenté les meilleures performances reproductives avec un taux de nouaison atteignant 50,94 %, tandis que Souidi a enregistré la valeur la plus faible (0,38 %). En revanche, les paramètres de croissance végétative tels que la circonférence et la hauteur du tronc n’ont présenté aucune différence significative entre les cultivars. La caractérisation morphologique a révélé des différences significatives pour plusieurs descripteurs, notamment la largeur du fruit, les dimensions du noyau et les caractères foliaires. En revanche, le poids du fruit et le rapport pulpe/noyau n’ont pas montré de différences significatives entre cultivars et doivent donc être interprétés avec prudence. Hamra s’est distingué surtout par une largeur de fruit plus importante et par ses performances reproductives, tandis qu’Abani a présenté des feuilles et des noyaux particulièrement allongés. L’analyse en composantes principales a confirmé l’existence d’une diversité morphologique structurée entre les cinq cultivars, les deux premiers axes expliquant 34,2 % de la variance totale. Les résultats obtenus soulignent l’intérêt agronomique du cultivar Hamra dans les conditions de Béni Tamou, tandis qu’Abani et Zeletni ont montré une bonne adaptation phénologique. Cette étude contribue ainsi à la valorisation des ressources génétiques oléicoles locales et constitue une base scientifique pour orienter les choix variétaux.
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    Combined effects of biochar and plant growth-promoting bacteria (PGPR) on the mitigation of drought stress in barley (Hordeum vulgare L.)
    (2026-07-08) RIAH, Ali Wael
    Barley (Hordeum vulgare L.) is a strategic cereal crop in Algeria, but its productivity is increasingly threatened by drought in semi-arid environments. This thesis evaluated whether native Saharan plant growth-promoting rhizobacteria (PGPR) consortia and biochar could improve barley tolerance to severe water deficit. A greenhouse pot experiment was conducted on the barley variety Fouara using a randomized complete block design with four blocks and a factorial combination of PGPR treatments (T0, T2, T7, T11), biochar application (B0/B1), and two water regimes (non-stressed and 80% soil drying). Physiological, biochemical, morphological, edaphic, agronomic, and multivariate parameters were assessed. The results showed that drought strongly reduced relative water content (−7.12%), chlorophyll content (−16.56%), plant growth, biomass accumulation, grain number (−68.10%), grain yield (−65.96%), and harvest index (−19.16%), while increasing electrolyte leakage (+58.33%) and stress-related metabolites such as proline (+56.18%) and soluble sugars (+28.79%). PGPR inoculation, especially T7 and T11, mitigated these adverse effects by improving plant hydration (+37.88%), preserving chlorophyll (up to 10.33 mg/g FW), enhancing nutrient status (soil N: +300.0%; assimilable P: +2533.9%), and maintaining reproductive performance (+65.00%). Biochar improved soil water retention and nutrient buffering and strengthened the beneficial effect of the bacterial consortia. The combined biocharPGPR treatments, particularly T11 and T7, produced the best overall performance and were clearly separated from the stressed controls in the PCA and hierarchical clustering analyses. These findings demonstrate that native Saharan PGPR and biochar can act as effective biostimulants for improving barley resilience and productivity under drought-prone conditions.
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    Comportement de luzernes synthétiques en pure et en association avec la fétuque sous conditions pluviales
    (2025-10-18) ARAB, Amina
    La luzerne (Medicago sativa L.), "reine des fourrages", est essentielle en agriculture pour sa richesse protéique, sa digestibilité et son rôle dans la fertilité des sols, adaptée à divers climats et aux filières laitières/bovines. Cette étude, dans le cadre de projets internationaux (UEPERMED, ARIMNet-REFORMA, PRIMA-CAMA) et national (PNR-2021), constitue la troisième année de suivi expérimental évaluant des populations synthétiques (C2, C6, C9) et la variété Speed en conditions pluviales sub-humides : (i) en monoculture et association avec la fétuque élevée (Festuca arundinacea Schreb.), et (ii) l'effet résiduel de l'irrigation de 2023- 2024 sur 2024-2025. Les observations ont été conduites selon un dispositif comparatifpermettant d’évaluer la croissance, la survie et la production des génotypes .En monoculture, les génotypes atteignent 9,93-10,65 t/ha (+40-50% vs. deuxième année, ≈7 t/ha), reflétant maturation et approfondissement racinaire. Les performances s'homogénéisent (pas d'effet significatif sur rendement, p=0,871 ; effet significatif sur plants vivants, =0,021), avec Speed en tête (≈40 plants) et C6 stable sur deux ans, confirmant l'adaptation des synthétiques. En association, la fétuque domine (>95% biomasse totale, rendements 11,8-14,72 t/ha), limitant la luzerne à 2,20-2,66 t/ha (≈2% du total), comme indiqué par IAA (≈–78%) et LER (≈0,84). L'effet résiduel d'irrigation est paradoxal : survie supérieure en pluvial (T0), rendement plus élevé en microparcelles anciennement irrigué (T1/T2), mais non significatif .
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    Etude des microflores associées aux racines de la légumineuse (Cicer arietinum) pour une production durable
    (2025-10-14) BOUZID, Oumnia Wissal
    L’utilisation excessive des engrais chimiques, combinée à la dégradation continue des sols, représente une menace sérieuse pour l’environnement et la durabilité agricole. Dans ce contexte, l’agriculture biologique et les biofertilisants à base de microorganismes apparaissent comme une alternative durable et respectueuse de l’environnement. La présente étude porte sur l’isolement et la caractérisation morphologique, physiologique et biochimique de sept isolats bactériennes associées au pois chiche (Cicer arietinum L.), issues des nodules racinaires de deux variétés (FLIP 90-13C et FLIP 01-29C). Les isolats ont été identifiés comme des Gram négatif, catalase- et oxydase-positifs, formant des colonies circulaires de couleur crème à blanchâtre, à surface lisse ou légèrement muqueuse et à contours réguliers. Les tests fonctionnels ont montré que la majorité des isolats fixaient l’azote atmosphérique et solubilisait le phosphore et le zinc, alors qu’aucune n’a produit d’AIA, d’amylase ou de protéase. L’activité catalasique a été observée chez tous les isolats, traduisant une tolérance accrue au stress oxydatif. Les isolats ont présenté une large tolérance vis-à-vis des stress abiotiques (salinité, pH et température), Parmi les isolats, NOD2 et NOD3 se révèlent les plus prometteurs pour les sols salins, ND1 et ND4 conviennent respectivement aux sols modérément salins et aux zones semi-arides, NOD1, ND2 et ND3 sont adaptés aux conditions thermiques variables, et ND1, ND2, ND3 et ND4 présentent une tolérance différenciée au pH, illustrant une eurytolérance notable. Les tests de compatibilité n’ont révélé aucune interaction antagoniste, suggérant la possibilité de développer des inoculum multi-isolats. Les essais de germination sous stress salin ont montré une faible réussite globale, tandis que les expérimentations en pots ont mis en évidence la capacité de l’isolat NOD1 à améliorer significativement la longueur racinaire par rapport aux témoins, malgré la présence de symptômes typiques de fusariose ayant généré une limitation globale de la croissance des plants atteints. Ces résultats mettent en évidence le rôle écologique et agronomique des rhizobia associés au pois chiche, identifiant les isolats NOD1 et ND2 comme inoculum prometteurs pour le développement de biofertilisants, tandis que les autres isolats présentent des traits biochimiques complémentaires utiles pour une agriculture durable.
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    Étude technique d’appui à l’homologation de quatre obtentions de pois protéagineux (Pisum sativum L.) et à la multiplication de semences d’une luzerne synthétique (Medicago sativa L.)
    (2025-10-18) ZIANE BOUZIANE, Malak
    La production fourragère en Algérie reste confrontée à des défis majeurs, malgré les politiques visant à son développement. Elle souffre notamment d’un déficit en semences de qualité, d’une faible valorisation des espèces locales et d’une dépendance persistante aux importations de protéines végétales. Les contraintes climatiques, la dégradation des sols et l’insuffisance des programmes de sélection accentuent également ces difficultés. Dans ce cadre, le pois protéagineux (Pisum sativum L.) et la luzerne (Medicago sativa L.) apparaissent comme des solutions stratégiques pour réduire la dépendance aux importations de protéines végétales. Le présent travail, réalisé durant la campagne 2024–2025, a eu pour objectif de fournir un appui technique à l’homologation de quatre obtentions de pois protéagineux et à la multiplication de semences d’une obtention de luzerne synthétique. La caractérisation morpho-phénologique et agronomique a porté sur dix caractères quantitatifs analysés par ANOVA à un facteur et dixsept caractères qualitatifs. Les résultats ont montré une variabilité significative pour la majorité des caractères quantitatifs, avec des performances supérieures enregistrées chez les obtentions KA_L250 et KI_S78. L’analyse des caractères qualitatifs a, quant à elle, révélé une variabilité plus limitée, tout en mettant en évidence certains traits constituant des marqueurs distinctifs précieux pour l’identification variétale. Par ailleurs, l'ensemble des obtentions a démontré une homogénéité satisfaisante, tant pour les caractères qualitatifs, exempts d'hétérogénéité observable, que pour les caractères quantitatifs, qui présentaient des coefficients de variation faibles, indiquant une stabilité phénotypique globale. En parallèle, la multiplication de la luzerne synthétique 1 a été conduite avec succès, assurant la production de semences de base pour sa préservation et sa valorisation future. Ces résultats constituent un appui scientifique à l’homologation variétale et contribuent au développement de programmes de sélection adaptés aux conditions locales.
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    Study of the effect of plant growth-promoting rhizobacteria (PGPR) during the germination phase of barley (Hordeum vulgare L.) under saline conditions
    (2025-10-19) MEHIA, Khadidja
    L’orge, quatrième céréale cultivée au monde et culture stratégique en Algérie, est particulièrement vulnérable au stress salin, un facteur limitant majeur dans les zones arides et semi-arides. La présente étude s’inscrit dans une approche durable visant à explorer le potentiel des rhizobactéries promotrices de croissance (PGPR) comme solution biologique pour améliorer la tolérance de l’orge à la salinité au stade germination. Douze souches bactériennes, isolées de sols sahariens soumis à des conditions extrêmes, ont été préalablement caractérisées pour leurs propriétés de solubilisation du phosphate, de production d’auxines et de tolérance aux stress abiotiques. Leur effet biostimulant ensuite été évalué en conditions contrôlées, à travers des tests de germination et de croissance de l’orge soumis à différents niveaux de salinité induits par le NaCl (50, 100, 200, 300, 400 et 500 mM NaCl). Les résultats obtenus ont montré que la salinité exerce un effet inhibiteur marqué sur la germination et la croissance des plantules, traduisant une diminution du pourcentage et de la vitesse de germination ainsi qu’un ralentissement de l’allongement de l’épicotyle et de la coléorhize. Cependant, l’inoculation par certaines souches, notamment H3, H5, H9 et H14, a significativement atténué ces effets négatifs, en stimulant la germination et en favorisant la croissance initiale même sous des concentrations salines sévères. Cette étude met en évidence le potentiel agronomique des PGPR comme biostimulants naturels capables de renforcer la tolérance de l’orge au stress salin au stade germination. Ouvrant des perspectives prometteuses pour le développement de biofertilisants à base de PGPR et leur intégration dans des stratégies de gestion durable des cultures en milieux contraints par la salinité.
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    Etude de comportement de quelques variétés du pistachier (Pistacia vera L.) dans la plaine de Bouira
    (2025-10-29) BOUCHELAGHEM, Wissam
    La présente étude a été réalisée dans la plaine de Bouira (village d’Igemgumen, commune d’El Asnam) au sein d’un verger de pistachier (Pistacia vera L.), caractérisé par un climat méditerranéen à tendance semi-aride. L’objectif principal était d’évaluer le comportement agronomique et morpho-phénologique de cinq cultivars Achouri, Ajmi, Batouri, Bayadhi et Nab El Jamal afin d’identifier les génotypes les mieux adaptés en termes de développement végétatif, de performance reproductive et de rendement. Le suivi a porté sur des paramètres morphologiques et de croissance végétative (circonférence et hauteur du tronc, hauteur de la couronne, volume de frondaison, longueur des pousses, nombre des feuilles et dimensions des folioles terminales), phénologiques (débourrement, floraison, synchronisation florale mâle/femelle, nouaison) et agronomiques (nombre de grappes par rameau, rétention et chute des grappes et des fruits, caractéristiques biométriques des fruits et des amandes, rendement). Les résultats ont montré que l'effet du facteur variétal est significatif pour 20 des 25 paramètres mesurés. L'analyse en composantes principales (ACP), complétée par une carte de chaleur (heatmap) et une classification hiérarchique ascendante (CAH), a révélé trois groupes distincts et permis d'établir un classement final : Bayadhi (1er), Nab El Jamal (2ème), Ajmi (3ème), Achouri (4ème) et Batouri (5ème). Bayadhi s'est distinguée par un rendement élevé (PROD = 8,72 kg/arbre), une forte rétention des grappes et des fruits (TRB = 100 %), une floraison précoce avec synchronisation optimale, ainsi que les meilleures performances végétatives et dimenssions supérieure des fruits et amandes. Nab El Jamal, malgré un potentiel végétatif élevé (volume de frondaison > 34 m³), a montré une instabilité critique avec un taux de chute élevé (TCF = 95 %). Achouri a exprimé une plasticité phénotypique remarquable, Batouri un profil conservateur et robuste, tandis qu'Ajmi s'est caractérisée par un développement végétatif prononcé mais une efficience reproductive limitée. Dans le contexte agroécologique de la plaine de Bouira, Bayadhi apparaît comme le génotype le plus performant pour les vergers commerciaux, combinant une productivité élevée, une bonne stabilité et des caractéristiques morphométriques favorables des fruits.
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    Évaluation des effets de bio-engrais à base de consortia microbiens sur la fertilité des sols et la croissance de l’orge et de la tomate
    (2025-09-24) TEBBOUCHE, Maria; LARBES, Lyna Maria
    L’amélioration durable de la productivité agricole intègre la valorisation des microorganismes bénéfiques du sol. Les bioengrais à base de consortia de PGPR, associés aux approches récentes d’ingénierie du microbiome, constituent une alternative prometteuse pour réduire l’usage d’intrants chimiques et accroître la résilience des cultures. Dans ce cadre, cette étude a évalué l’effet de bioengrais formulés par microencapsulation sur la tomate (Solanum lycopersicum L., variété Citlali) et l’orge (Hordeum vulgare L., variété Rihane). Chez la tomate, cultivée sous serre en sol normal et pauvre, en conditions salines ou non, les bioformules ont exercé des effets significatifs sur plusieurs paramètres. F1 et F3 ont renforcé la stabilité membranaire et amélioré l’azote total ainsi que le phosphore assimilable, tandis que F3 a accru le carbone organique. Les traitements ont également stimulé l’accumulation de proline et de sucres solubles, contribuant à l’adaptation au stress salin. Sur le plan morphologique, F1 et F2 ont favorisé significativement la croissance aux premiers stades de développement, alors que F3 s’est montré plus efficace aux stades ultérieurs. Bien que le poids total des fruits n’ait pas varié, F1 et F2 ont induit une précocité significative de la fructification. Chez l’orge, cultivée en pots en plein air à trois doses de F1 et F3, les bioengrais ont amélioré la physiologie, la fertilité du sol et la biomasse racinaire et aérienne. F1D2 a induit la plus forte teneur en chlorophylle totale, F1D1 et F3D3 ont significativement accru l’azote, et F3D2/F3D3 ont mobilisé le phosphore à un niveau équivalent ou supérieur au témoin chimique. F1D3 a enrichi le carbone organique et stimulé la biomasse racinaire et aérienne. La hauteur des plantes n’a pas varié de façon significative, mais une tendance positive a été observée sous F3D3. Ces résultats confirment le potentiel des consortiums de PGPR pour améliorer simultanément la productivité et la fertilité des sols, tout en réduisant la dépendance aux intrants chimiques, contribuant ainsi à une agriculture plus durable.
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    Évaluation de l’impact du thé de compost à base de déchets ménagers sur la croissance et le développement d’une variété d’haricot vert (Phaseolus vulgaris L.)
    (2025-10-26) DAOUD, Bazine
    Face aux défis actuels de la gestion des déchets ménagers en Algérie, cette étude explore une stratégie de valorisation agroécologique axée sur la bioconversion de la fraction fermentescible via les larves de la mouche soldat noire (Hermetia illucens). L'objectif de ce travail est d'évaluer l'impact d'un thé de compost produit à partir de ces déchets traités, sur des paramètres de croissance et de développement d’une variété d’haricot vert (Phaseolus vulgaris L.). À cet effet, deux modes d'application de ce biostimulant ont été testés sur la culture : une application foliaire à une concentration de 10% et une application racinaire à une concentration de 50%. Les résultats ont été comparés à ceux d'un témoin négatif (sans traitement) et à ceux d'un biostimulant commercial de référence. Les résultats de l’analyse ont montré que l'application racinaire du thé de compost a eu des effets significativement positifs sur l’ensemble des paramètres agronomiques, comparables à ceux du biostimulant commercial. Cependant, les meilleurs résultats ont été obtenus avec l'application racinaire du thé de compost, avec une hauteur des plants atteignant 39,8 cm (soit une augmentation de 99% par rapport au témoin négatif qui présente 20 cm), une surface foliaire de 57,4 cm² (contre 14,56 cm² pour le témoin), une longueur des racines de 34,5 cm (comparativement à 21,7 cm pour le témoin), et un poids frais des racines de 20,1 g (versus 6,7 g pour le témoin négatif). Par ailleurs, les valeurs les plus faibles ont été systématiquement enregistrées chez le témoin négatif pour l'ensemble des paramètres mesurés.. En revanche, aucun effet significatif n’a été observé sur les paramètres de floraison et sur le taux de chlorophylle. Néanmoins, ce travail pourrait contribuer à la valorisation des déchets organiques et positionner le thé de compost issu de l'entotechnologie comme une solution innovante pour une agriculture durable.