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Contribution à l’étude de l’importance des virus des céréales en Algérie en particulier le Barley yellow dwarf virus (BYDV) : caractérisation sérologique, épidémiologique et moléculaire
(2025-12-04) BOUBETRA, Souhila
Les céréales sont sujettes à des viroses depuis fort longtemps et l’incidence économique de ces dernières a pris de l’importance ces dernières années. Parmi ces maladies le Barley yellow dwarf (BYD) qui compte aujourd’hui parmi les maladies les plus destructives des céréales à pailles. Durant trois années consécutives (2014-2015-2016) des prospections ont été menées, afin de rechercher les espèces de BYDV (BYDV-PAV et BYDV-MAV) ainsi que d’autres virus de céréales (WSSMV, SBWMV et BSMV) dans Sept régions d’Algérie (Alger, Boumerdes, Tipaza Médéa, Adrar, Khenchla et Batna). Un prélèvement de 2680 échantillons a été effectué sur des plants de différentes espèces de culture de céréales (blé, orge, avoine). Des échantillons de mauvaises herbes (ray-grass, Phalaris et folle avoine) et de repousses de céréales (orge, blé) ont également été prélevés. Des jaunissements sur culture d’orge et des rougissements sur culture de blé et d’avoine rappelant les symptômes causés par les espèces virales de la maladie de la jaunisse nanisante de l’orge ont été observés. Les pucerons vecteurs ont été également rencontrés sur les plantes présentant les symptômes. Il s’agit des deux espèces les plus efficaces dans la transmission du BYD : Rhopalosiphum padi sur feuille de blé et orge et Sitobion avenae sur épi de blé, ainsi que le puceron du cornouiller Anoecia corni trouvé sur racine de blé. Le criblage sérologique (DAS- ELISA), nous a permis de mettre en évidence la présence du BYDVPAV sur les différentes espèces de céréales : orge, blé dur, blé tendre et avoine, montrant ainsi que cette espèce virale est présente dans toutes les régions céréalières prospectées à travers le territoire national et l’absence des virus : BYDV-MAV, WSSM, SBWMV et BSMV. La présence du BYDV-PAV a été également confirmée par RT-PCR. En effet, Sept (07) échantillons positifs au test DAS-ELISA provenant d’Alger, Tipaza et Médéa sur blé, orge et avoine et ayant généré des amplicons de la taille attendue (740 nt) en utilisant les amorces spécifiques BYDV-PAV ont été séquencés et déposés au NCBI sous les numéros d’accès OU595691-OU595697. L’arbre phylogénétique construit avec 112 BYDV-PAV d’un fragment de 632 nt de la région gène CP et RTP a révélé que nos isolats sont rattachés à deux groupes distincts : le groupe I (ALG2, ALG7, ALG12 et ALG13) et le groupe III (ALG1, ALG3 et ALG4) indépendamment des hôtes.
Impact des changements climatiques sur la production des céréales dans les conditions du semi-aride, cas du Haut Cheliff
(2025-11-03) KELKOULI, Mokhtar
Cette étude vise à évaluer l’impact de la variabilité climatique sur la production céréalière dans le nord de l’Algérie, en se focalisant sur le blé dur, le blé tendre et l’orge dans la région du Haut Cheliff. L’analyse des données météorologiques a révélé une diminution des précipitations annuelles de plus de 16 % entre les périodes 1981-1988 et 2000-2020, ainsi qu’une augmentation des températures de 0,1°C au cours des dernières décennies. Ces changements ont entraîné une réduction de l’humidité du sol, exacerbant la vulnérabilité des cultures céréalières aux stress climatiques. Une expérimentation de trois ans (2022-2024) a été menée pour étudier les effets des conditions climatiques sur les rendements. Les résultats montrent que 2022 a été l’année la plus favorable en termes de production, suivie de 2024, tandis que 2023 a été la moins productive, avec des rendements particulièrement faibles en raison des températures élevées du printemps. Le blé dur a enregistré la meilleure moyenne de rendement réel, démontrant une certaine stabilité face aux variations climatiques. En revanche, le blé tendre s’est avéré très sensible aux hautes températures, enregistrant le rendement le plus faible en 2023. L’orge a également montré une relative stabilité, bien que ses rendements aient été affectés par les conditions climatiques défavorables. En conclusion, cette étude met en évidence la forte dépendance des rendements céréaliers aux conditions climatiques annuelles et souligne la nécessité d’adapter les pratiques agricoles pour atténuer les effets du changement climatique.
Etude de l’implication des interactions arbre-défoliateur dans la dynamique des attaques de la processionnaire du pin Thaumetopoea pityocampa Schiff. aux pinèdes du Barrage Vert
(2025-10-02) GUADGUAD, Mouffek
Ce travail s’inscrit dans une démarche visant à proposer de nouvelles approches de gestion d’un ravageur majeur, la chenille processionnaire du pin (Thaumetopea pityocampa), qui menace fortement les reboisements de pin d’Alep (Pinus halepensis) au niveau du Barrage Vert. L’étude s’est concentrée sur les interactions entre cet insecte et son hôte. Les résultats montrent que le pin d’Alep développe une réponse de défense induite à la suite de défoliations sévères. L’arbre produit alors un nouveau feuillage enrichi en terpènes spécifiques, potentiellement dotés de propriétés insecticides. Cela suggère que les défoliations intenses pourraient participer à une forme de régulation naturelle des populations de processionnaires. Par ailleurs, l’étude met en évidence l’importance de la vigueur des arbres dans le processus de sélection de l’hôte par la chenille. Les individus les plus attractifs semblent être les arbres en meilleure santé. Ces résultats méritent d’être intégrés dans les programmes de gestion de cet insecte, car ils pourraient contribuer à l’élaboration de stratégies de lutte plus efficaces. Toutefois, dans un contexte de changement climatique, des recherches complémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre la réponse des arbres à divers types de stress.
Les entrepreneurs agricoles itinérants et leur rôle dans les dynamiques foncières et agraires dans les zones arides en Algérie, le cas de Rechaïga
(2025-10-14) DERDERI, Alaeddine
Cette thèse s’inscrit dans le champ de l’analyse de l’entrepreneuriat agricole en Algérie, en portant une attention particulière aux formes émergentes, souvent marginalisées par les politiques publiques, qui tendent à assimiler l’entrepreneuriat agricole au seul modèle de l’agriculture de firme, capitalistique et technologique. À rebours de cette vision dominante, notre recherche s’intéresse aux agriculteurs maraîchers dits « itinérants », qui organisent leur activité autour de la mobilité spatiale et de l’exploitation multi-sites. À partir d’une enquête approfondie conduite dans la commune de Rechaïga (wilaya de Tiaret), territoire marqué par l’installation ancienne de ces acteurs dès la fin des années 1980, cette étude vise à appréhender, dans une perspective évolutive, leurs pratiques entrepreneuriales, les transformations organisationnelles de leurs exploitations et les effets qu’ils produisent sur les dynamiques productives, institutionnelles et agro-écologiques des régions parcourues. Les résultats montrent que la gestion des entreprises itinérantes repose principalement sur le capital familial, qui constitue le levier central de coordination. Trois figures types d’itinérants ont été identifiées, reflétant des phases distinctes d’accumulation de ressources et de diversification des activités. L’exploitation multi-localisée apparaît comme une unité économique cohérente, construite autour de la maximisation des cycles de production et de la multiplication des fonctions au sein de la filière (production, semences, stockage, commercialisation). Cette forme d’entrepreneuriat repose moins sur la possession directe des ressources que sur la capacité à mobiliser des réseaux sociaux stratégiques, permettant l’accès à la terre, aux financements, à la main-d’œuvre et aux débouchés. Toutefois, cette dynamique entrepreneuriale révèle également des limites, notamment écologiques, comme en témoignent les signes d’épuisement des nappes phréatiques observés à Rechaïga, soulignant les tensions entre intensification agricole et durabilité hydrique dans les zones steppiques.
Bioécologie de l'avifaune et écologie trophique de quelques espèces animales sous l'effet des activités anthropiques et des paramètres climatiques de la région d'Alger
(2025-10-18) OULDAISSA, Farouk
Les résultats du recensement des oiseaux au niveau des trois stations d’étude de la région d’Alger, soit le parc de l’E.n.s.a, le Jardin d’essais du Hamma et la Fôret de Beaulieu, entre juillet 2019 et décembre 2022 à l’aide de trois techniques de recensement (I.P.A., E.F.P. et Quadrats) ont mis en évidence la présence de 60 espèces, appartenant à 14 ordres, 32 familles et 46 genres. L’ordre des Passeriformes est le mieux représenté avec 56,8 %. Quant à la famille la plus fréquente, c’est celle des Columbidae (Columbiformes) avec 30,8 %. Par ailleurs, l’espèce la plus abondante est Columba livia avec 16,7 %. L’accent est mis sur les statuts de protection en fonction des textes législatifs nationaux et annexes des conventions internationales sur la protection des oiseaux. A cet effet, la totalité des espèces recensées figurent dans la liste rouge de l’UICN dont deux espèces vulnérables et deux espèces quasimenacées. 93 % des espèces sont citées dans la convention de Berne dont 31 sont strictement protégées et 25 espèces protégées. Par ailleurs, 15 % de l’avifaune inventoriée sont sous la protection du décret exécutif 12-235 du 24/05/2012 de la loi algérienne. Pour la convention d’Alger, 6 espèces sont indexées. Statistiquement, l'analyse Anova révèle une différence significative dans les moyennes des effectifs entre les stations (F (2,657) = 6,553, p = 0,00152). La richesse tant en espèces qu’en individus dans la présente étude apparaît plus faible en comparaison avec les travaux antérieurement réalisés dans la même région. Ce déclin serait dû à l’anthropisation et aux changements climatiques. Par ailleurs, l'étude du régime alimentaire d’Apus pallidus suite à l’analyse de 110 fientes fait état de 8.229 proies appartenant à 299 espèces réparties entre 85 familles, 9 ordres et 2 classes. Les Hymenoptera constituent presque les 2/3 (64,7 %) des proies consommées par ce martinet. Pour ce qui est des familles, les Formicidae dominent avec 58,6 %. La valeur de l’indice de diversité est égale à 5 bits ce qui montre que la diversité des espèces-proies du martinet pâle est très grande. Pour ce qui concerne l’étude du régime alimentaire de Tarentola mauritanica, l’analyse de 112 fèces met en évidence la présence de 591 proies appartenant à 121 espèces réparties entre 62 familles, 13 ordres et 2 classes. Les Lepidoptera dominent le régime alimentaire de la Tarente de Mauritanie, fortement composés par des Noctuidae (33,3 %). La valeur de l’indice de diversité de Shannon est égale à 4,96 bits ce qui montre que la diversité des espèces-proies de cette tarente est très grande. L'ensemble des résultats présentés montrent que T. mauritanica et A. pallidus ont un comportement alimentaire opportuniste qui se traduit par un large spectre de proies et par la variabilité mensuelle de la composition de leurs régimes alimentaires. L'opportunisme alimentaire semble être une adaptation à l'anthropisation de l'habitat et aux variations des conditions environnementales.
