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Étude des performances de la race ovine Hamra conduite en système semi-intensif dans une zone céréalière
(2026-07-07) AIT LHADI, Aziza
La race ovine Hamra « Deghma », emblématique des steppes et hautes plaines de l’Ouest algérien, constitue un patrimoine zoogénétique d’intérêt majeur. Cependant, cette race autochtone est aujourd’hui menacée par une érosion génétique croissante, due principalement à la diminution de ses effectifs et aux croisements non contrôlés avec les autres races. La présente thèse vise à caractériser le noyau pur de la race ovine Hamra, rigoureusement conservé à la Ferme de Démonstration et de Production de Semences de l’ITELV d’Aïn El Hadjar (Saïda), afin de soutenir la mise en place d’un programme d’amélioration génétique fondé sur un système de familles, garantissant la préservation et le renforcement du capital génétique de cette population. L’étude repose sur l’évaluation des paramètres morphométriques, des indices zootechniques ainsi que des performances de reproduction, de production laitière et de croissance des agneaux de la naissance jusqu’au sevrage. L’analyse des données morphométriques révèle que la race Hamra présente un format intermédiaire, avec un dimorphisme sexuel marqué. Les poids moyens adultes atteignent environ 87,21 ± 9,57kg chez les béliers et 44,75 ± 5,41kg chez les brebis, avec une hauteur au garrot moyenne comprise entre 82,82 ± 2,31cm chez les mâles et 72,46 ± 2,15cm chez les femelles. Cette race confirme son profil mixte à travers les indices zootechniques, lesquels mettent en lumière un double potentiel productif à la fois laitier et boucher. Sur le plan reproductif, les performances observées sont jugées bonnes à très bonnes : la fertilité atteint 86,8 %, tandis que la fécondité s’élève à 95,6 %. Quant à la prolificité, elle s’établit en moyenne à 110,1 %, le tout sans aucune intervention hormonale. Les performances laitières estimées révèlent un potentiel laitier appréciable, avec pic moyen de production est de 1,30 ± 0,24kg atteint à la première semaine de lactation et une production laitière totale des 3 premiers mois est de 77,16 ± 9,37Kg, permettant d’assurer une bonne croissance des agneaux. Le modèle prédictif développé, basé sur la vitesse de croissance des agneaux durant le premier mois d’allaitement, constitue un outil opérationnel original pour l’estimation indirecte de la production laitière. L’étude de la croissance pré-sevrage révèle des poids de naissance moyens de 3,80 ± 0,79 kg. Ces valeurs évoluent pour atteindre 9,71 ± 1,83 kg à l’âge d'un mois, puis 20,81 ± 3,0 kg lors du sevrage à 90 jours. Quant à la vitesse de croissance, les gains moyens quotidiens (GMQ) s'avèrent satisfaisants : ils se situent à 197,02 ± 51,49 g/j pour la phase initiale (0-30 jours) et à 184,8 ± 26,27 g/j pour la période allant de 30 à 90 jours. L'analyse a permis d'identifier plusieurs déterminants influençant cette croissance, notamment le sexe, le mode de naissance, le mois de mise bas ainsi que le poids de la brebis à l’agnelage. Ces paramètres doivent impérativement faire l'objet de corrections pour assurer la fiabilité des futures évaluations génétiques. En conclusion, ces travaux de recherche établissent des fondements scientifiques rigoureux visant à préserver et promouvoir durablement la race Hamra « Deghma ». L'étude apporte également des leviers opérationnels facilitant le déploiement d'un schéma d’amélioration génétique en phase avec les réalités du terrain.
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Diversité génotypique et phénotypique des Phoma spp. et espèces apparentées pathogènes sur les Fabaceae : évaluation de la pathogénicité et de la gamme d’hôte - Cas du bersim (Trifolium alexandrinum L.)
(2026-07-07) GHIAT, Naouel
Les Phoma spp. et espèces apparentées constituent un complexe important d’agents phytopathogènes responsables des anthracnoses et des pourritures racinaires des Fabaceae. Leur identification demeure difficile en raison de la forte similitude morphologique entre les espèces et d’une spécificité parasitaire complexe. A cet effet, plusieurs objectifs ont été étudiés : (1) inventorier et caractériser les Phoma spp. et les espèces apparentées associées aux cultures des Fabacées alimentaires et fourragères en Algérie, avec un intérêt particulier pour le bersim, (2) évaluer la diversité génétique inter- et intraspécifique des populations fongiques identifiées, (3) caractériser par marqueurs phénotypique les espèces fongiques identifiées et évaluer leur pathogénicité. L’approche multilocus, basée sur l’analyse phylogénétiques des régions ITS, LSU et des gènes tub2 et rpb2 a permis d’identifier 5 genres : Phoma, Ascochyta, Didymella, Nothophoma et Boeremia et 14 espèces au sein de la famille des Didymellaceae. Parmi celles-ci, on peut citer P. herbarum, A. nigripycnidia, A. syringae, D. lethalis, B. exigua et N. pruni isolées du pois, de la luzerne et du bersim, observées pour la première fois en Algérie. L’analyse du polymorphisme nucléotidique par DnaSP a mis en évidence une diversité génétique contrastée entre les espèces étudiées. Les isolats d’A. medicaginicola et D. pinodella ont présenté les niveaux de diversité les plus élevés, traduisant une importante variabilité interspécifique, tandis que ceux d’A. nigripycnidia, ont montré une faible diversité génétique suggérant une structure plus homogène. Par ailleurs, les analyses haplotypiques et la construction des réseaux réalisées par PopArt, sur D. pinodella et A. nigripycnidia isolées du bersim ont révélé des structures génétiques distinctes. L’espèce D. pinodella présente un haplotype dominant largement distribué à l’échelle mondiale (Algérie, Asie, Europe), alors qu’A. nigripycnidia montre une diversité géographique plus marquée et un flux génétique limité. Sur le plan morphologique et cultural, une variabilité importante entre les espèces étudiées est constatée. La concordance globale entre les données morphologiques et phylogénétiques confirme l’intérêt d’une approche polyphasique pour l’identification des espèces appartenant aux Didymellaceae. Les essais de pathogénicité révèlent une forte variabilité des capacités infectieuses des 14 espèces sur les Fabaceae. Les espèces D. pinodella, D. pinodes et A. medicaginicola se distinguent par une forte agressivité, avec une capacité d’infection à la fois sur les organes aériens et souterrains. Par contre, les espèces D. pisi, D. fabae, A. nigripycnidia, D. lethalis, et P. rabiei présentent une agressivité intermédiaire et variable avec une spécificité plus marquée selon l’hôte ou l’organe. En revanche, B. exigua, A. syringae, P. herbarum et N. pruni montrent une faible pathogénicité et un spectre d’hôtes restreint. Ces résultats mettent en évidence une pathogénicité dominée par des espèces polyphages et fortement agressives dans les infections des organes aériens et souterrains. Le pathosystème bersim et les trois espèces A. nigripycnidia, D. pinodella et B. exigua a révélé une variabilité importante de l’agressivité et de la spécialisation d’hôte entre les espèces étudiées. En particulier, D. pinodella et A. nigripycnidia se sont montrées les plus agressives avec une grande capacité à infecter les parties souterraines. À l’inverse, B. exigua a montré une pathogénicité plus faible et un spectre d’hôtes plus restreint.
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L’amélioration de la productivité de la race ovine Ouled Djellal (bouchère) par croisement alternatif avec la race ovine D’man (prolifique)
(2026-06-29) SEBKHI, Kahina
Dans une optique d’améliorer la productivité numérique et les performances pondérales du cheptel national, un croisement a été entrepris entre les races ovines locales Ouled Djellal et D’man. La race Ouled Djellal est reconnue pour sa conformation bouchère et son potentiel de croissance, tandis que la race D’man se distingue par sa forte prolificité et sa précocité. Afin d’exploiter cette complémentarité, un plan de croisement alternatif a été conduit entre 2012 et 2022 au sein de l’ITELv de Baba Ali. Cette étude vise à évaluer l’effet du croisement sur l’amélioration de la productivité de la race Ouled Djellal. Les objectifs spécifiques incluent l’évaluation des performances de reproduction des brebis et de croissance des agneaux sur quatre générations, ainsi que la comparaison des performances d’engraissement, d’abattage et des caractéristiques de carcasses des produits croisés par rapport aux races parentales. L’étude s’est concentrée sur les deux dernières générations, G3 et G4, comprenant 154 brebis croisées et 171 agneaux, en prolongement des travaux d’Adaouri (2019) sur les générations G1 et G2. La reproduction a été conduite selon la méthode de lutte « effet bélier ». Les animaux ont été alimentés avec une ration composée de foin d’avoine complété par un concentré adapté au stade physiologique. Les résultats montrent une amélioration notable des performances des brebis croisées, notamment chez les générations G2 et G3, avec une prolificité moyenne de 1,27 agneau par brebis, une productivité numérique de 92,96 ± 61,34 %, et une productivité pondérale au sevrage de 17,35 ± 61,34 kg. Pendant la phase d’engraissement, les agneaux issus du croisement présentent une croissance plus rapide et une meilleure efficacité alimentaire. L’analyse des carcasses indique que ces gains productifs ne compromettent pas la qualité bouchère, le rendement à l’abattage (51,63 %) et la conformation restante comparables aux standards des races parentales. Ces résultats confirment l’effet d’hétérosis du croisement, permettant une amélioration simultanée de la productivité numérique et pondérale. Le schéma de croisement Ouled Djellal × D’man constitue ainsi une stratégie génétique pertinente pour optimiser la rentabilité des élevages ovins en Algérie. La nouvelle population issue de ce croisement pourrait contribuer significativement à l’augmentation de la production de viande ovine, à l’amélioration du revenu des éleveurs et au renforcement de la sécurité alimentaire en protéines animales.
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Bioécologie de quelques araignées de la région de Biskra -Cas de Stegodyphus dufouri (Audouin, 1826)
(2026-06-18) BERRETIMA, Wahiba
Une étude sur les Araignées est réalisée dans trois palmeraies de la région saharienne de Biskra. Le milieu d’étude est un agroécosystème composé de diverses variétés de palmiers-dattiers. Les Aranéides sont piégés dans des pots Barber et capturés à la main. L’inventaire inventaire a permis de recenser 105 espèces appartenant à 25 familles, avec une dominance des Gnaphosidae et des Salticidae. Quatre espèces des Salticidae sont Euophrys friedmani, Menemerus fagei, Menemerus modestus et Pellenes nigrociliatus. De la famille des Lycosidae Evippa kirchshoferae, et des Zodariidae, Zodarion cesari sont nouvellement signalées dans la région de Biskra. Ainsi que Zodarion bifidum en tant qu’espèce nouvelle pour la science. L’étude du régime alimentaire de l’araignée Stegodyphus dufouri est la révèle une grande diversité trophique, soit 140 insectes-proies, dominée par les Hyménoptères, avec des variations saisonnières marquées. C’est la première étude du spectre trophique de cette araignée. L’analyse de la prédation montre une préférence pour les Diptères et les Isoptères, et indique que la taille de la proie n’est pas le facteur décisif pour déclencher une attaque ou bien arriver à une efficacité importante du venin qui conduit à la mort du sujet.
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Délimitation d'espèces au sein du complexe Medicago murex : approche intégrative par analyses morphométriques et marqueurs microsatellites
(2026-06-10) DJEDID, Khadidja Imene
Le complexe Medicago murex, légumineuse fourragère méditerranéenne, fait l'objet d'une controverse taxonomique depuis plus de deux siècles. Au cœur de cette controverse se trouvent deux cytotypes reproductivement isolés (2n=14 et 2n=16) qui présentent des caractères morphologiques corrélés, mais dont la délimitation nomenclaturale prête à confusion. Cette thèse vise à résoudre l'ambiguïté nomenclaturale en réattribuant les noms scientifiques à l'aide d'une approche intégrative combinant, pour la première fois, des analyses morphologiques statistiquement robustes et une caractérisation moléculaire à l'aide de marqueurs microsatellites nucléaires et chloroplastiques. Une étape préliminaire de validation, conduite sur 11 espèces de Medicago représentatives de trois sections taxonomiques majeures du genre, a permis d'évaluer le pouvoir discriminant et la complémentarité informationnelle des marqueurs n-SSR et cp-SSR, confirmant leur efficacité pour la différenciation taxonomique au sein du genre. Par la suite, dix-sept populations méditerranéennes représentant les trois taxons présumés du complexe (M. murex, M. heterocarpa forme épineuse et forme non épineuse) ont été caractérisées pour 15 traits morphologiques et analysées moléculairement à l'aide des marqueurs précédemment validés, sept loci nucléaires (n-SSR) et cinq loci chloroplastiques (cp-SSR). Des analyses morphologiques multivariées (NMDS, MCA, DFA, FAMD, HCA) et une régression logistique multinomiale ont permis d'identifier des traits diagnostiques fiables, tels que le nombre de sillons sur les gousses, la forme des feuilles mâtures, le rapport pédoncule/pétiole et le nombre de dents sur les feuilles. Cela a permis de différencier les taxons avec un taux de précision supérieur à 90 %. Les analyses moléculaires ont confirmé l'existence de trois entités génétiquement distinctes avec des taux d'attribution de 98,93 % pour les n-SSR et de 95,88 % pour les cpSSR. Parmi les autres conclusions importantes, citons une grande diversité génétique (97 allèles nucléaires, 85 haplotypes chloroplastiques), un système de reproduction autogame fort (92 % d'autofécondation) et une différenciation importante entre les populations (Fst = 0,311 pour n-SSR ; PT = 0,430 pour cp-SSR). La concordance partielle entre les compartiments génomiques chloroplastiques et nucléaires (r = 0,455) suggère une histoire évolutive complexe impliquant une divergence allopatrique, un flux génétique asymétrique et une capture chloroplastique. Cette étude confirme que deux des trois entités sont des espèces biologiques véritablement distinctes. De plus, les résultats montrent qu'elles nécessitent des révisions nomenclaturales. Contrairement aux désignations courantes dans les flores actuelles, cette recherche montre que Medicago heterocarpa Spach (1849) devrait être prioritaire et désignée pour le cytotype 2n=16 au lieu de Medicago murex willd. En outre, Medicago murex willd. (1802) devrait être désigné pour le cytotype 2n=14 au lieu de Medicago Sphaerocarpos (1810). En ce qui concerne la troisième entité, le statut de M. heterocarpa inerme en tant qu'espèce distincte reste à confirmer. Enfin, cette recherche fournit également des bases essentielles pour la conservation et la valorisation continues du complexe Medicago murex en tant que ressource génétique fourragère d'importance agronomique majeure dans le contexte méditerranéen.