DSpace ENSA
Bienvenue a la plate de forme des archives ouvertes de L'Ecole Nationale Superieure Agronomique
Bibliotheque Centrale

Communities in DSpace
Select a community to browse its collections.
Recent Submissions
Utilisation d'une bactérie entomopathogène bacillus thuringiensis comme agent de lutte biologique contre un ravageur des denrées stockées, cas de cas de la vrillette du pain
(2025-10-25) BENDJABRI, Aya Malak
L'objectif de cette étude était d'évaluer l'efficacité insecticide de la bactérie entomopathogène Bacillus thuringiensis sur le vrillette du blé (Stegobium paniceum), un ravageur majeur des denrées alimentaires stockées qui cause des pertes économiques considérables. Les tests ont été réalisés selon deux modes d'exposition : par contact et par ingestion, en utilisant plusieurs dilutions du bouillon bactérien et différents temps d'exposition (24, 48 et 72 heures). Les résultats ont ontré une mortalité significative, en particulier par ingestion, avec une augmentation proportionnelle au temps d'exposition et à la concentration. Ces observations confirment le potentiel du Bacillus thuringiensis en tant que bioinsecticide efficace, sûr et respectueux de l'environnement, pouvant être intégré dans les stratégies de lutte biologique contre les insectes dans les produits stockés.
Activité insecticide de trois pesticides sur Tribolium confusum (Duval, 1863) (Coleoptera : Tenebrionidae).
(2025-11-02) LAIEB, Romaissa
L’étude menée sur de Tribolium, a permis d’évaluer l’efficacité comparative de trois insecticides : deux de synthèse (deltaméthrine, chlorpyriphos-éthyl) et un biopesticide naturel à base de D-limonène (Limocide). Les bioessais ont été réalisés selon deux modalités : par contact et par inhalation. Les résultats montrent une toxicité élevée de la deltaméthrine, avec une mortalité corrigée atteignant 80 % à 192 h par contact, et un TL₅₀ estimé à 24 h par inhalation. Le chlorpyriphos présente une toxicité plus lente et modérée, particulièrement par voie respiratoire (TL₅₀ = 209 h), tandis que le Limocide manifeste une toxicité progressive et durable, atteignant 73,33 % de mortalité par inhalation, avec une DL₉₀ de 10,65 ml et un TL₉₀ de 934,4 h. L’activité biocide est influencée par la concentration, le mode d’application et la durée d’exposition. L’étude confirme l’intérêt des insecticides de synthèse pour les traitements rapides, tout en soulignant le potentiel prometteur des biopesticides dans une perspective de lutte intégrée et de gestion durable des infestations en post-récolte. Ces résultats constituent une base pour l’optimisation des stratégies de conservation des produits céréaliers et légumineux
face aux contraintes environnementales et sanitaires actuelles.
Fluctuation de Bactrocera oleae et ses ennemis naturels dans la Mitidja, et évaluation de son impact sur la qualité de l’huile d’olive
(2025-07-13) DENDANI, Amina Khaoula
Cette étude s’intéresse à l’impact de Bactrocera oleae, principale mouche ravageuse de l’olivier, sur la qualité de l’huile d’olive de la variété Chemlal. Le suivi des populations par pièges à phéromones de novembre 2024 à avril 2025 a révélé un pic de captures en novembre (≈70 individus), suivi d’une chute progressive jusqu’à disparition en mars. L’analyse entomologique des pièges a permis d’identifier sept espèces de parasitoïdes, dont deux d’intérêt particulier : Aphedrus plagiator, endoparasitoïde primaire de pucerons, et Alloxysta vitrix, hyperparasitoïde influençant la dynamique des auxiliaires. Sur le plan chimique, l’huile extraite des olives infestées présente une acidité libre de 2,81 %, un indice de peroxyde de 15 meqO₂ /kg et un pH de 3,63, contre respectivement 1,68 %, 3,5 meq O₂ /kg et 5,82 pour l’huile saine. Ces résultats montrent une altération significative de la qualité de l’huile liée à l’infestation, et soulignent l’importance d’une gestion intégrée ciblée en automne.
La cochenille invasive Dactylopius opuntiae : de la caractérisation moléculaire et phylogénétique à l’élaboration d’une application numérique de sa surveillance en Algérie
(2025-10-05) GUELLIL, Sounia Djoher; KHALDI, Alae Setti
La prolifération récente de la cochenille invasive Dactylopius opuntiae représente une menace sérieuse pour le figuier de Barbarie en Algérie, en raison de sa rapidité de propagation et de ses effets destructeurs. Face à ce risque, notre étude a combiné des approches moléculaires, des essais de tolérance variétale et le développement d’outils numériques afin d’améliorer la gestion de ce ravageur. L’analyse moléculaire (séquençage des gènes 12S, 18S et COI) a révélé, grâce
à l’analyse phylogénétique, que les échantillons appartiennent à l’espèce Dactylopius confusus. En parallèle, les tests de tolérance réalisés sur huit variétés d’Opuntia ont permis d’identifier Opuntia robusta var. robusta et Opuntia streptacantha comme variétés résistantes. Enfin, une application numérique de surveillance a été développée « ISS-Analytics (Insect Surveillance Solution », affichant des performances prometteuses (Accuracy : 90,66 %, Recall : 94,91 %, Précision : 87,91 %). Ces résultats apportent des bases solides pour la mise en place d’une stratégie de lutte intégrée et durable contre la cochenille du figuier de barbarie en Algérie. Ce travail ouvre également la voie à de futures recherches visant à mieux contrôler ce ravageur et à développer des solutions durables pour protéger cette ressource précieuse.
Premières données écologiques sur une nouvelle cochenille invasive en Algérie Dactylopius opuntiae (Hemiptera : Dactylopiidae) à Ain Temouchent
(2025-10-05) SEBTI, Fatma
l’espèce d’insecte Dactylopius opuntiae (Cockerell) (Hemiptera : Dactylopiidae) a été identifiée comme un nouveau ravageur infestant les cactus (Opuntia spp.) pour la première fois en Algérie. Une prospection de terrain a été menée sur des populations de cactus dans l’ouest de l’Algérie, plus précisément dans la région d’Aïn Témouchent, où des dégâts importants ont été observés, incluant le jaunissement des tissus et le flétrissement des cladodes. Un suivi de population a été réalisé tous les 15 jours d’août 2024 à avril 2025, révélant des fluctuations significatives et un pic d’infestation entre octobre et décembre. L’insecte a été identifié sur la base des caractéristiques morphologiques de la femelle adulte en utilisant des clés taxonomiques internationales et des illustrations sur lames microscopiques. Les observations de terrain ont permis l’identification de tous les stades de développement de l’insecte : œufs pondus dans des filaments cireux, jeunes larves mobiles du premier stade (crawlers), larves sédentaires du deuxième stade, et chez les mâles, les stades pré-pupal et pupal à l’intérieur d’un cocon, aboutissant à des mâles adultes ailés et à des femelles adultes sessiles. La présence simultanée de tous les stades au cours du suivi confirme l’activité reproductive continue du ravageur et son adaptabilité, entraînant des générations chevauchantes et une infestation sévère des populations de cactus.
