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Etude bio-écologique de la cigogne blanche (Ciconia ciconia l., 1775) et du héron garde-boeufs (Bubulcus ibis l., 1775) en kabylie: Analyse démographique, écologique et essai d’interprétation des stratégies trophiques
(2001) BOUKHEMZA, Mohamed
Ce travail tend, par une approche multidisciplinaire et particulièrement sous une perception ornithologique, à appréhender le fonctionnement écosystémique de la Kabylie. Pour ce faire, deux modèles biologiques d’étude des régressions et des expansions sont pris en considération.Il s’agit de la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), espèce qui connaît un déclin dans la partie occidentale de son aire de répartition et qui, en Algérie, à l’instar des pays du Maghreb, était autrefois très répandue et a régressé.L’autre modèle pris en compte dans la présente étude est, de par sa dynamique des populations, antagoniste au précédent. Il s’agit du Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis), espèce que l’on rencontre aujourd’hui dans le monde entier et qui a acquis une extraordinaire capacité d’implantation, devenant ubiquiste et synanthrope.La nidification de cet Ardéidé en 1993 dans la vallée du Sébaou est une première pour la Kabylie, alors que la présence de la Cigogne blanche dans cette région est connue de longue date.Le travail d’échantillonnage et d’observations entrepris en Kabylie, réparti sur plus de cinq années, a permis d’évaluer la fécondité et le succès de la reproduction, paramètres indicateurs du renouvellement des effectifs. Si une forte augmentation de l’effectif nicheur de la Cigogne blanche, qui est passé de 750 en 1935 à 1723 en 1955, soit une croissance de +129,73 %, est à noter, un déclin très prononcé de -83,3 % est, au contraire, à signaler entre 1955 et 1995. La dégradation de l’environnement de nidification et les mauvaises conditions d’hivernage sont les causes probables de cet important déclin. La grandeur moyenne des nichées (2,33 jeunes envolés par couple en 1995), qui reste faible, expliquerait aussi partiellement les difficultés de renouvellement des effectifs. La légère remontée dans les années 1990 indiquerait une stabilisation, peut-être provisoire. La forte augmentation de l’effectif nicheur du Héron garde-bœufs en Kabylie, qui est passée de 50 en 1993 à 1153 en 1997, soit une croissance de +2306 %, est notable. La grandeur moyenne des nichées, qui reste bonne (2,61 ± 1,05 jeunes envolés par couple), expliquerait partiellement le bon recrutement des reproducteurs. Cette augmentation s’inscrit dans le cadre de l’expansion mondiale que connaît cette espèce. La colonisation de l’Algérie à partir de l’Espagne est récente, puisque l’espèce ne s’est définitivement installée en Kabylie qu’à partir de 1993. Diverses causes possibles peuvent être envisagées pour expliquer cette extraordinaire expansion géographique. Entre autres, les modifications du comportement ou du régime alimentaire, les valeurs particulières des paramètres démographiques spécifiques, qui pourraient assurer un avantage au Garde-bœufs sur les autres espèces d’Ardéidés.Un intérêt particulier est porté à l’écologie trophique de ces deux échassiers. L’objectif est de montrer comment ces deux espèces utilisent divers milieux trophiques dont, pour certains, une évaluation des disponibilités en ressources alimentaires est réalisée. Aussi, trois niveaux d’analyse complémentaires sont retenus. Le premier concerne l’étude du régime alimentaire par le biais de plusieurs méthodes directes. La première concerne l’analyse de 350 pelotes de réjection de la Cigogne blanche, récoltées entre 1992 et 1995 dans les nids, dans plusieurs stations, dans les quartiers de reproduction. Et 150 pelotes du Héron garde-bœufs, récoltées du 12 novembre 1994 au 30 octobre 1995 dans les sites de reproduction et les dortoirs. L’autre méthode est basée sur plusieurs heures d’observations directes de l’activité de chasse et d’alimentation de ces oiseaux. Pour la Cigogne blanche, une analyse de restes au nid est également effectuée. Par ailleurs, pour le Garde-bœufs, une analyse de 12 contenus stomacaux est entreprise. Le second niveau d’analyse consiste en une approche énergétique indirecte des oiseaux étudiés par le biais de l’évaluation de certains paramètres énergétiques. Le dernier volet est consacré à l’étude phénologique de la fréquentation des aires de gagnage par les deux espèces envisagées.Avec 94 % des proies et 74,2 % de la biomasse ingérée, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux trouvées dans les pelotes de la Cigogne blanche. Les orthoptères, en particulier, représentent 62 % de la biomasse ingérée. Les vertébrés, peu importants en nombre (0,5 %), représentent 17,9 % de la biomasse ingérée. Par ailleurs, à partir des données basées sur les observations directes de l’activité d’alimentation, la prédominance des insectes est confirmée en termes numériques (66,9 % des captures). Du point de vue de la biomasse, ils n’occupent qu’une petite partie du poids ingéré (2,9 %). Les lombrics, absents dans les pelotes, occupent une bonne place dans le menu de cet échassier avec 17,8 % des captures et 11,5 % de la biomasse totale. Les vertébrés, bien que faiblement représentés en nombre (13,9 % des captures), occupent à eux seuls la quasi-totalité de la biomasse ingérée (84,8 %), avec surtout des batraciens. Concernant l’analyse des restes au nid, avec 47,6 % des proies, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux. Les vertébrés occupent 44,4 % des proies laissées, avec surtout des batraciens. Globalement, à travers l’analyse des pelotes, les résultats ont montré que les hérons garde-bœufs de la vallée du Sébaou ont un régime alimentaire fondé sur les insectes, représentant 97,1 % des proies et 57,2 % de la biomasse ingérée par les oiseaux de trois colonies étudiées en 1994-1995. Les orthoptères, en particulier, représentent 47,3 % de la biomasse ingérée. Les vertébrés, peu importants en nombre (1,5 % des proies), représentent cependant 42,5 % de la biomasse ingérée. À partir des données basées sur les observations directes de l’activité d’alimentation, la prédominance des insectes est confirmée en termes numériques (89,4 %). En revanche, les batraciens et les lombrics, qui constituent l’essentiel des proies capturées en termes de biomasse, soit respectivement 56,5 % et 28,3 % du poids sec ingéré, ne représentent que 1,8 % et 8,8 % en nombre de captures. En outre, l’examen des contenus stomacaux du Héron garde-bœufs révèle aussi qu’avec 90,8 % des proies et 30,3 % de la biomasse ingérée, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux. Les vertébrés, bien que faiblement représentés en nombre d’individus (8,2 %), représentent 69,6 % de la biomasse ingérée, avec notamment des amphibiens.Les variations du régime alimentaire de ces deux espèces, d’une colonie à l’autre, d’une année à l’autre et au cours de l’année, correspondent aux disponibilités et à la phénologie locale des proies. Ainsi, ces oiseaux modifient leurs régimes alimentaires afin de répondre à leurs besoins énergétiques et de respecter la balance nutritionnelle. Ceci est bien illustré par le succès de reproduction du Garde-bœufs qui, pendant la période d’étude, fut en moyenne de 2,61 ± 1,05 jeunes à l’envol par couple, ce qui est plutôt élevé (VOISIN, 1991). Les deux échassiers fréquentent les divers milieux d’une même localité en fonction de la disponibilité des proies qui s’y trouvent et de leurs besoins nutritionnels. Dans la vallée du Sébaou, comme ailleurs, ces oiseaux apparaissent comme des espèces « opportunistes » qui, lorsque les proies sont abondantes, sélectionnent celles qui leur conviennent le mieux, mais savent se contenter de ce qu’ils trouvent lorsqu’elles sont rares. Ceci explique certainement en bonne partie le succès de l’expansion récente du Garde-bœufs en Algérie. Concernant les interactions compétitives, ces deux échassiers coexistent en période de reproduction sur un même espace en dehors de toute compétition notable, quelle que soit la saison ; la séparation de leurs niches étant le reflet de potentialités morpho-physiologiques différentes leur conférant des niveaux d’exploitation disjoints sur le plan trophique. Ainsi, il existe des ressources exploitées uniquement par l’un ou l’autre des échassiers. En revanche, le prélèvement commun de certains taxons n’est pas important, comme l’illustre si bien la comparaison des tailles de proies.
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Effets nutritionnels des huiles thermooxydées sur certains paramètres structuraux et fonctionnels chez le rat en croissance
(2005) BITAM, Arezki
Cette étude porte sur l’évaluation des effets nutritionnels des huiles thermooxydées sur certains paramètres structuraux et fonctionnels chez le rat en croissance. Les traitements thermiques appliqués aux huiles alimentaires entraînent leur oxydation et la formation de composés secondaires susceptibles d’avoir des effets délétères sur l’organisme.L’expérimentation a été réalisée sur des rats en croissance soumis à différents régimes alimentaires contenant des huiles thermooxydées. Plusieurs paramètres ont été étudiés, notamment la croissance pondérale, les indices organiques, ainsi que des paramètres biochimiques liés au métabolisme lipidique. Des analyses structurales et fonctionnelles ont également été effectuées afin d’évaluer l’impact de ces huiles sur les tissus et les organes.Les résultats obtenus montrent que la consommation d’huiles thermooxydées entraîne des perturbations nutritionnelles, des altérations des structures tissulaires et des dysfonctionnements physiologiques. Ces effets sont attribués à la présence de produits d’oxydation lipidique, confirmant ainsi le risque lié à la consommation d’huiles dégradées
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Ecologie du hérisson du désert Hemiechinus aethiopicus (ehrenberg, 1833) (insectivora-erinaceidae) dans la réserve naturelle de Mergueb (M'sila-Algérie)
(UNIVERSITÉ DE LIEGE, 2004) BICHE, Mohamed
Ce travail a été réalisé dans la réserve naturelle de Mergueb (12 500 ha), située dans la commune d’Aïn El Hadjel (wilaya de M’sila, Algérie). Dans ce milieu subsiste une population de hérisson du désert, Hemiechinus aethiopicus (Ehrenberg, 1833), dont nous avons étudié l’écologie trophique à travers l’analyse microscopique de 1 529 crottes collectées entre avril et octobre durant trois années consécutives (1996-1999). Le hérisson du désert occupe une vaste aire de distribution en Algérie, dont la limite septentrionale se situe au niveau de la wilaya de M’sila, en bordure des zones steppiques. L’entomofaune de la réserve se révèle très diversifiée. Les coléoptères des genres Blaps, Pimelia et Timarcha sont les plus abondants. Leur phénologie, étudiée sur deux années, met en évidence deux groupes : le premier, composé de Blaps, Pimelia et Timarcha, présente une activité printanière et automnale ; le second, constitué notamment de Heliotaurus et Tentyria. Chez les fourmis, les genres Messor et Cataglyphis dominent, la saison estivale étant particulièrement favorable à leur développement. Le régime alimentaire de cet animal présente des variations saisonnières. Au printemps, le hérisson élargit son spectre alimentaire à l’ensemble des proies disponibles, les insectes constituant un apport protéique essentiel pour le développement embryonnaire. En été, les hyménoptères formicidés dominent largement le régime. En automne, on observe un léger retour des coléoptères et des isoptères, bien que les hyménoptères demeurent les proies les plus importantes. Les analyses coprologiques ont révélé la présence d’un nématode parasite, Spirura rytipleurites seurati (Chabaud, 1954). Les hôtes intermédiaires de ce parasite sont principalement les orthoptères et les coléoptères, notamment ceux des genres Blaps et Pimelia (Ténébrionidés), ainsi que Onthophagus et Scarabaeus (Scarabéidés). Le pic d’infestation est observé en été, avec un nombre élevé de crottes parasitées. À la fin de cette saison, la prévalence du parasite diminue parallèlement à la réduction des coléoptères dans le régime alimentaire. L’impact de la prédation du Hibou Grand-Duc sur les populations de hérisson à Mergueb reste faible. En revanche, la prédation exercée par le chacal et le renard est plus marquée, notamment au printemps et en automne, périodes correspondant probablement aux déplacements accrus du hérisson à la recherche de nourriture
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Analyse de la filière dattes en Algérie, constats et perspectives de développement
(2012-04-12) BENZIOUCHE, Salah Eddine
Cette thèse se propose d'étudier la filière datte en Algérie et de faire apparaître d'un coté, les principaux obstacles qui empêchent l'essor des exportations de dattes et, d'un autre, les possibilités d'amélioration de ses performances. Elle procède par une analyse sectorielle à une étude économique des différents maillons de la filière dans la région de Tolga. La recherche révèle que cette filière rencontre beaucoup de difficultés dans son fonctionnement et n'arrive pas à atteindre ses objectifs. Plusieurs facteurs externes et internes affectent sensiblement ses performances et sa compétitivité. En effet, l'analyse, montre une stagnation, voire même des régressions qui dénotent une instabilité récurrente de la position de l'Algérie sur le marché mondial, fortement concurrencée par la Tunisie; notamment sur la "Deglet Nour" et dans le marché français; alors que sur les autres marchés, cette position demeure très faible. Les causes de cette situation sont le dysfonctionnement de la filière en amont et en aval. Le manque de compétitivité sur le marché international et la faiblesse d'utilisation des potentialités existantes, l'accessibilité limitée au marché mondial des dattes, mais aussi, les retombées socioéconorniques des différentes politiques menées par l'Etat dans la filière, qui n'étaient pas toujours fructueuses et efficaces
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Polymorphismegéographique de l'espèce Calliptamus barbarus (Costa, 1836) (Orthoptera: Acrididae) en Algérie
(2004-04-11) BENZARA, Abdelmadjid
Ce travail porte sur l’étude de l’acridien Calliptamus barbarus en Algérie, en analysant sa variabilité morphologique, écologique et biochimique à travers différentes populations réparties dans plusieurs bioclimats (semi-aride et sub-humide notamment). L’étude s’appuie sur :des prospections de terrain dans plusieurs stations (friches, maquis, milieux cultivés, etc.),l’analyse des caractères morphométriques (taille des fémurs, élytres, taches fémorales, structures génitales),et des analyses enzymatiques (électrophorèse des protéines et enzymes). Les résultats montrent :une variabilité importante des populations selon les conditions écologiques, des différences morphologiques et enzymatiques entre populations du semi-aride et du sub-humide, mais aussi une parenté biologique suggérant qu’il s’agit d’une même espèce avec des adaptations locales.L’étude discute également le rôle des taches fémorales comme marqueurs phénotypiques et leur lien avec l’adaptation environnementale.Enfin, les analyses enzymatiques réalisées restent insuffisantes pour trancher définitivement sur la différenciation des populations, et des études génétiques plus poussées sont recommandées.