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    Impact des politiques de modernisation sur la dynamique et les performances des filières avicoles «chair » en Algérie (19802020) : Une approche centrée sur les structures de gouvernance
    (2025-10-30) FERRAH, Ali
    La présente thèse a pour objet l’analyse de l’impact du processus de modernisation sur les performances des filières avicoles de chair en Algérie au cours de la période 1980-2020. Nous partirons du constat, largement corroboré par les travaux de recherche antérieurs, de la faiblesse relative des performances des filières avicoles et nous nous interrogerons sur le type et le poids des diverses structures de gouvernance mises en place durant cette période. Nous tenterons de démontrer que les structures de gouvernance, mises en place, ne sont pas en phase avec les impératifs de l’amélioration des performances de ces filières. Les résultats de nos travaux ont été confrontés à l’expérience de plusieurs pays grâce à une analyse comparative de type « benchmarking » qui a permis de repérer les pratiques dominantes en matière de gouvernance et de modernisation des filières. La présente thèse est structurée en quatre grandes parties constituant un ensemble cohérent visant à déployer une démonstration structurée autour de la question principale et de l’hypothèse de recherche retenue. La première partie traite des Fondements technologiques, économiques et institutionnels du modèle avicole intensif (MAVI). Cette partie a été dédiée à l’analyse et la caractérisation du Modèle Avicole Intensif (MAVI), en mettant en lumière la complexité technologique de ce modèle ainsi que les exigences d'une forte coordination/Intégration entre les divers segments constitutifs des filières avicoles. La seconde partie s’est focalisée sur les politiques de modernisation et de régulation des filières avicoles mise en œuvre en Algérie (1980-2020). Elle démontrera que ces dernières ont été construites sur la base du MAVI et que les efforts de l'État visaient essentiellement une modernisation par le développement des investissements et des actifs physiques (Intensification en capital). Composante centrale de notre recherche « L’analyse de la Dynamique et des performances des filières avicoles (1980-2020) a fait l‘objet de la troisième partie. Celle-ci a procédé à l‘analyse des résultats des politiques mises en œuvre et l'évolution des principaux indicateurs de performance des filières avicoles durant la période 1980-2020, en mettant en évidence le niveau relativement modeste des résultats enregistrés à travers l’ensemble des segments des filières avicoles. La quatrième partie, centrée sur les structures de gouvernance des filières avicoles, constitue la pierre angulaire de la présente thèse. Elle est dédiée à la vérification de l’hypothèse posée à travers les résultats d’enquêtes et d’études de terrain ciblant les segments des filières avicoles chair, à savoir les Industrie des aliments du bétail du bétail et du matériel biologique (Elevages des grands parentaux, des reproducteurs, Couvoirs), les élevages avicoles proprement dit et les structures d’abattage. Cette partie a porté sur l’analyse des structures de gouvernance dominantes au sein de filières : les élevages indépendants, les structures de gouvernance hybrides (Coopératives, partenariats, réseaux), les arrangements contractuels et les structures de gouvernances intégrées. Au terme de notre recherche il nous été donnée d’enregistrer les résultats suivants : Il est indéniable que le processus de modernisation des filières avicoles, observé sur la période 2000-2020, a conduit à l’émergence d’une filière avicole structurée. Cette évolution s’est accompagnée d’une augmentation significative de la taille moyenne des unités de production, traduisant un processus de concentration et de rationalisation relative des activités. Cette dynamique a contribué, par ailleurs, à la hausse du niveau de consommation des ménages en viandes blanches, améliorant ainsi l’accès à des protéines animales de qualité et de moindre coût pour les consommateurs. P a g e 5 | 315 Ce processus n’a pas généré des structures de gouvernance « adéquates » en phase avec les impératifs de l’amélioration des performances de ces filières. Nous avons démontré que celles-ci se distinguent par des structures d’élevage « atomisées », le poids des élevages « indépendants », l’absence d’économies d’échelle, le faible niveau de développement de la production intégrée et contractuelle, la prééminence des arrangements institutionnels informels ainsi que la quasi absence des arrangements institutionnels hybrides. Ce sont là autant de facteurs qui induisent des coûts de transactions et de production élevés. De ce point de vue nous avons corroboré les affirmations soutenues des travaux de recherche antérieurs tout en les relativisant par le fait que nous avons eu à observer le poids relativement important des stratégies familiales, le rôle croissant des entreprises d’amont et d’abattage dans la coordination des filières et, contrairement aux idées reçues, le poids moins important des économies avicoles informelles sur certains segments des filières. Plus précisément, nous avons eu à relever le poids appréciable des « Stratégies familiales », aussi bien au niveau des élevages que des entreprises intégrées d’amont dans la coordination de la filière avicole en Algérie. En tant qu’institutions informelles, les relations familiales jouent un rôle d’appui au processus de modernisation. Par leur capacité à consolider la confiance et faciliter l’accès aux ressources (Développement du mode de faire valoir indirect, crédits fournisseurs), à favoriser la coopération et l'innovation (Emergence du mode d’élevage sous serres, introduction de l’insémination artificielle des reproductrices dindes), les réseaux familiaux contribuent à la multiplication des transactions de moindre coût et, partant, à l’amélioration relative des performances de ces filières. Mais, quoiqu’il en soit, au regard du faible niveau de structuration des organisations professionnelles et interprofessionnelles, la déficience de mécanismes de coordination au sein des filières avicoles reste une réalité tangible qui conduit à des variations brutales et une instabilité des prix à la production (2000-2020) se traduisant, à leur tour, par des crises cycliques source d’incertitudes et de risques préjudiciables notamment pour les petits élevages et les consommateurs. Ces tendances sont d’autant plus exacerbées durant les périodes de crises à l’instar des crises sanitaires (2005-2006) et des crises des marchés internationaux des matières premières. Au moment où nous procédions à la rédaction de cette thèse, la crise sanitaire du covid-19 (2019-2021) et les perturbations des marchés internationaux des matières premières qui s’en suivirent ont fortement impacté l’activité des petits élevages se traduisant par le reflux de la production et de la disponibilité des viandes blanches en Algérie. De ce point de vue, face aux crises multiformes, l’amélioration des structures de gouvernance, au sens des théories de la « Nouvelle Economie Institutionnelle », apparait comme une voie pour l’amélioration de la résilience des filières avicoles algériennes.
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    Etude éco-physiologique, agronomique, physico- chimique et génétique d’une collection de blé dur
    (2025-10-22) BEKADDOUR, Hassiba
    L’objectif de cette étude repose sur une évaluation de la diversité génétique d'une collection de 125 génotypes de blé dur (Triticum durum Desf.) issus de différentes origines, incluant des variétés locales, anciennes et nouvelles, à travers une analyse combinée, phénotypique et moléculaire. Quatre essais ont été menés sous conditions pluviales sur deux sites différents. Pour le site de Constantine, ils ont été réalisés durant les campagnes agricoles 2018/2019 et 2020/2021, tandis que pour le site d’Alger ils ont été réalisés durant les campagnes agricoles 2020/2021 et 2021/2022. L’étude s’est basée sur le suivi des paramètres phénologiques, morphologiques, physiologiques et agronomiques. Les résultats obtenus ont montré que les génotypes « Icarasha*2 » et « Ter1//Mrf1/Stj2 » de l’ICARDA se sont distingués par leur cycle végétatif le plus précoce, dans les deux sites, tandis que les variétés locales algériennes et les génotypes Senatore-cappelli et Kebir se sont caractérisées par leur tardivité et la longue hauteur de la tige. Les variétés, GR Iran et Gemgoum Rkhem ont présenté un poids de mille grains, un nombre d’épillets fertiles/épi et un nombre de grains/épi élevés dans les deux sites, de plus les variétés Omrabi5 et Altar84 ont affiché une teneur élevée en chlorophylle sur les deux sites. A l’issu des résultats obtenus et en se basant sur ceux relatifs au rendement en grains, l’évaluation de l'interaction génotype × environnement a été réalisée selon le modèle AMMI et son indice d’adaptabilité AWAI et l’analyse de la stabilité et de performance des paramètres via l’indice MTSI. Plusieurs génotypes ont été identifiés simultanément par les deux méthodes. Il s’agit de C1 et 98 et 99 (ICARDA), C2, C4 et 31 (Algérie), C5, C3 et 120 (CIMMYT), 100 (Mexique) ainsi que 18 (Syrie). Ces génotypes se sont distingués par leur rendement élevé et leur grande performance et stabilité par rapport aux paramètres liés au rendement. Sur le plan physico-chimique, visant à évaluer la qualité technologique des grains de la collection de blé dur, les résultats ont permis d’identifier dix-neuf génotypes prometteurs grâce à l’indice MGIDI, reflétant des caractéristiques recherchées dans l’industrie de fabrication des pâtes. Ces résultats mettent, également, en évidence le potentiel des variétés locales algériennes, notamment Guemgoum Rkhem, Bidi 17, Oued Zenati, Djenah-khettifa et Gloire de Montgolfier. Ces variétés se sont distinguées par leur forte teneur en protéines, la qualité du gluten, leur volume de sédimentation élevé et leur vitrosité. Sur le plan moléculaire, les marqueurs SNPs utilisés pour étudier la structure de la collection de 94 génotypes de blé dur ont révélé que la majeure partie de la variabilité génétique se situe au sein des populations plutôt qu’entre elles, en raison d’un flux génétique élevé. L’analyse d’association GWAS a permis d’identifier 27 SNPs significatifs lié à certains paramètres phénotypiques étudiés, dont trois présentant un effet pléiotropique. Deux de ces SNPs étaient directement liés à la hauteur de la plante et la longueur du col de l’épi, tandis que le troisième était associé à la précocité et à la fertilité de l’épi. Les SNPs identifiés au site d’Alger semble être associés à des traits liés à la production et à l’adaptation et ceux détectés à Constantine ont été liés à des traits impliqués dans les mécanismes d’adaptation. Des gènes candidats liés à la hauteur de la plante et à la longueur du col de l’épi ont été identifiés dans les deux sites, suggérant leur stabilité. En revanche, les gènes candidats associés au PMG, au nombre d’épillets fertiles par épi et à la précocité d’épiaison semblent spécifiques à certaines conditions environnementales. Ces résultats obtenus aideraient les sélectionneurs en leur permettant de cibler directement les locus identifiés dans les programmes d’amélioration du blé.
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    Impact de l’efficience d’utilisation, de la productivité de l’eau d’irrigation et du système tarifaire sur la valorisation et la durabilité du système d’exploitation des grands périmètres irrigués ; cas du périmètre de Guelma-Bouchegouf, Algérie
    (2025-10-22) KEBIECHE, Abdelhak
    La présente étude s’intéresse à l’examen de l'impact des indicateurs de performance hydrauliques, agronomiques et économiques, sur l'utilisation et la gestion de l'eau d'irrigation au sein du périmètre irrigué Guelma-Bouchegouf (NordEst de l'Algérie). Elle estime également les effets de ces indicateurs sur la durabilité de l'exploitation de ce périmètre. Elle s'appuie sur l'analyse systématique des données techniques et financières liées à la gestion et l'exploitation du périmètre, mesurées et collectées sur terrain durant la période 2012–2022. Elle se concentre sur l'efficience d'utilisation de l'eau d'irrigation (EUEi), la productivité de l'eau d'irrigation et la tarification de l’eau en vigueur, le tout examiné dans un contexte de stress hydrique causé par le changement climatique. Les résultats obtenus révèlent un taux de l’EUEi moyen de 40,53 %, jugée insuffisante et impactée par des pertes importantes au niveau des réseaux d'adduction-distribution (E1 = 49 %), malgré une efficience à la parcelle relativement élevée (E2 = 82 %), due en grande partie aux progrès enregistrés grâce à l'adoption des techniques économes en eau. L'étude quantifie également la productivité de l'eau pour les cultures de tomate industrielle et de pomme de terre. La valeur moyenne obtenue de 16,24 kg/m³, soit 61,57 L d’eau pour produire 1 kg de tomate industrielle, est nettement améliorée comparativement à celle calculée entre 1996 et 2004. Quant à la pomme de terre, une productivité moyenne obtenue de 6,12 kg/m³ parait plausible comparée à la norme moyenne indiquée par la FAO. Enfin, l'analyse de la tarification de l’eau met en évidence un déficit important, le tarif moyen en vigueur de 2,57 DA/m³ ne couvrant que 23 % du coût de revient moyen du m³ d’eau, livrée en tête de parcelle calculé à 11,08 DA/m³, dont les frais d’énergie de pompage représentent 37,61 % des charges totales d’exploitation. De plus, les redevances issues de la tarification actuelle couvrent à peine 61 % des frais d’énergie de pompage. Les résultats de l’étude montrent la nécessité de faire appel à l’amélioration de la performance du système irrigué par la réduction des pertes de distribution et de parcours par le choix d’un mode de distribution approprié, et à l’introduction des techniques innovantes de la gestion de l’eau à la parcelle. Même si la valorisation de l'eau dépend de nombreux facteurs, notre étude révèle une nette amélioration de cette valorisation avec l’augmentation des rendements. Il existe encore une marge de manœuvre significative pour optimiser l’utilisation de l’eau dans le périmètre de Guelma-Bouchegouf. Aussi, il est supposé que la révision du système tarifaire en vigueur et l’intégration de techniques d’optimisation énergétique puissent contribuer à l’amélioration de la productivité de l’eau et assurer la durabilité économique et environnementale du périmètre.
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    Biocénose des haies de cactus (Opuntia ficus- indica) dans la région de Bouira
    (2025-11-08) ADJOU, Naima
    Le présent travail traite la biocénose des haies de figuier de Barbarie dans trois stations situées dans la région de Bouira pendant l’année 2019. La biodiversité floristique est étudiée grâce à la technique du transect végétal. L’étude de la zoocénose est réalisée en s’appuient sur deux techniques, la première concerne l’utilisation des pots Barber et la deuxième traite du régime alimentaire de la fourmi prédatrice Cataglyphis viatica. La technique des pots enterrés a permis de discerner 146 espèces d’Invertébrés. Ces taxas se répartissent entre 88 familles, 24 ordres, 7 classes et 2 embranchements. Dans la station d’Ain El Azzra, une richesse totale de 78 espèces est identifiée. Les espèces de la famille des Formicidae représentent 72,0 % de l’effectif total estimé à 897 individus. Dans cette station Monomorium salomonis est la plus abondante (A.R. % =16,4 %). Elle est suivie de près par Camponotus barbaricus (A.R. % = 15,2 %), Messor barbarus (A.R. % = 13,5 %) et Pheidole pallidula (A.R. % = 9,6 %). Dans la station d’El Mâsra, 80 espèces sont piégées dans les pots enterrés. Elles sont représentées par 459 individus. La famille des Formicidae représente 42,7 % de l’effectif total, suivie par celle des Entomobryidae (17,9 %). A côté d’une espèce indéterminée de la famille des Entomobryidae (A.R. % = 14,4 %), les plus fortes abondances concernent les espèces sociales notamment Monomorium salomonis (A.R. %= 12,6 %) et Messor barbarus (A.R. % = 11,3 %). Dans la station d’El Barda 90 espèces sont échantillonnées, représentées par un effectif de 653 individus. Dans cette station, les espèces appartenant à la famille des Formicidae représentent 56,5 % de l’effectif total. Les espèces les plus abondantes sont Pheidole pallidula (A.R. % = 21,8 %) et Monomorium salomonis (A.R. % = 18,8 %). Les valeurs de l'indice de diversité de Shannon appliquées aux Invertébrés piégés dans les trois stations varient entre 4,3 et 4,9 bits. Pour ce qui est du régime alimentaire de Cataglyphis viatica, l’analyse des contenus du nid situé près de la haie du figuier de Barbarie dans la station d’El Mâsra révèle une richesse totale de 82 espèces d’Invertébrés. Les Insecta forment la quasi-totalité des proies consommées avec 92,7 % de l’effectif total estimé à 1.415 individus. Une forte dominance de la famille des Formicidae est constatée dans le menu trophique de Cataglyphis viatica (90,2 % de l’effectif total). L’espèce la plus consommée est Messor barbarus (A.R. % = 57,5 %), suivie de loin par Pheidole pallidula (A. R. % = 13,1 %) et par Camponotus sp. (A. R. % = 13 %). L’étude de la bio-écologie et de l’ontogenèse de Sciobia bouvieri (espèce de grillon endémique en Algérie) échantillonné sous la haie de figuier de Barbarie dans la station d’El Mâsra a montré que cette espèce possède un cycle biologique univoltin ralenti par deux diapauses.
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    Etude de l'activité insecticide des extraits des champignons endophytes isolées à partir des feuilles du ricin commun Ricinus communis L. (Euphorbiaceae,Malpighiales) contre le criquet migrateur Locusta migratoria L. (Oedipodinae, Acrididae)
    (2025-04-24) LAIB, Djamel Eddine
    Cette étude met en avant les propriétés insecticides des champignons endophytes tels qu'A.alternata, A. tenuissima, A. niger et Trichoderma sp, extraits du ricin commun et testés contre L. migratoria. Ces champignons se distinguent par la production de métabolites secondaires, à la fois volatils et non volatils. Une analyse chimique préliminaire des extraits fongiques révèle la présence de polyphénols, d'alcaloïdes, de terpénoïdes et de saponines dans les extraits d'A. alternata et A. niger, tandis que Trichoderma sp et A. tenuissima présentent également des polyphénols et des tanins. Tous les extraits fongiques sont dépourvus de flavonoïdes. L’activité insecticide des extraits fongiques est avérée mais leur efficacité est variable selon le champignon endophytes, la dose ainsi que le temps d’exposition au traitement. Pour le traitement par contact, les champignons A. alternaria, A. tenuissima, Aspergillus niger et Trichoderma sp provoquent des mortalités de 72,22%, 72,22%, 72,22% et 66,67% respectivement à la dose de 2 g/l. En revanche, Pour le traitement par ingestion les mortalités corrigées enregistrées sont de 88,89%, 88,89%, 77,78% et 66,67% pour A. alternaria, A. tenuissima, Aspergillus niger et Trichoderma sp respectivement.La DL50 d’A. tenuissima et A. alternata présente des valeurs sensiblement égales, soit 1,17 et 1,20 g/l respectivement. Ces valeurs sont encore plus basses lors du traitement par ingestion, s'établissant à 0,65 et 0,88 g/l respectivement. En revanche, Aspergillus niger et Trichoderma sp affichent également des DL50 similaires, indiquant une activité comparable voire supérieure à celle des deux champignons endophytes précédents. Pour Trichoderma sp, les DL50 sont de 1,79 pour le traitement par contact et ingestion, tandis qu'elles sont de 1,47 pour Aspergillus niger.Le temps léthal (TL50) pour A. alternata s’élève à 108,62 heures, 4,53 jours Après traitement par contact alors que pour le traitement par ingestion, la TL50 est de 88,02 heures, soit 3,67 jours. Par contre A. Tenuissima a une TL50 égale à 126,65 heures, soit 5,38 jours. Aspergillus sp et Trichoderma sp se distinguent par des temps léthaux qui sont plus ou moins élevés par rapport aux deux endophytes précédents, 205,52 heures, soit 8 jours et 216,10 heures soit 9 jours pour le traitement par contact et 152,22 heures 6,34 jours et 172,86 soit 7,20 jours). Les extraits fongiques d’A. alternata, A. tenuissima, A. niger et Trichoderma sp ont une activité inhibitrice sur l’Acétylcholinestérase à des taux d’inhibition respectifs variables de 62,22%, 73,11%, 53,77% et 80 % après 15 minutes. L’analyse FTIR-ATR d’extraits fongiques montre qu’A.Alternata et A. tenuissima comprennent des groupes communs : il s’agit de sulfone, nitro, imine, éther d’enol, alcyne, hydroxyle. Les sulfones n’existent ni chez Aspergillus niger ni chez Trichoderma sp, mais ils ont en commun les groupes alcool, nitro, imine, alcyne hydroxyle.L'analyse GC-MS des extraits fongiques d'Aspergillus sp a révélé la présence de métabolites volatils insecticides, notamment l'Hexahydro-1H-cyclopenta[c]isoxazole- 4,5,6-triol, le 2,3,4,4a,5,6,7,8-octahydro-1H-naphtalène-1,8a-diol et l'acide propanoïque 2-éthyl-3-hydroxyhexyle. De même, l'analyse d’extrait fongique d'Alternaria tenuissima a mis en évidence la présence de métabolites volatils insecticides tels que le phénol 3,5-bis(1,1-diméthyléthyl), le phénol 2,6-bis(1,1-diméthyléthyl) -4-méthyl- et le 2,6-di-tert-butyl-4-méthylphénol. L'examen d’extrait fongique d'Alternaria alternata a identifié des métabolites volatils insecticides similaires, dont le phénol 3,5-bis(1,1-diméthyléthyl), le phénol 2,6-bis(1,1-diméthyléthyl) -4- méthyl-, le 2,6-di-tert-butyl-4-méthylphénol, le 1,3-pentanediol 2,2,4-triméthyl- et le 2,3,4,4a,5,6,7,8-octahydro- 1H-naphtalène-1,8a-diol. Enfin, l'analyse d’extrait fongique de Trichoderma sp a mis en lumière la présence de métabolites volatils insecticides tels que le curlone, le phénol 2,6-bis(1,1-diméthyléthyle) et le phénol 3,5-bis(1,1- diméthyléthyl).
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    Evaluation du potentiel insecticide des huiles essentielles du Myrte (Myrtus communis) et du Fenouil commun (Foeniculum vulgare) sur le puceron du maïs Rhopalosiphum maidis en Algérie
    (2024-07-11) BENDDINE, Hichem
    Dans le cadre de la valorisation de la flore algérienne, la sévérité des dommages causés par Rhopalosiphum maidis et la recherche de solutions alternatives plus respectueuses pour l'environnement s’appuie sur l’utilisation des biopesticides d’origine végétale. C’est dans cette perspective que s’inscrit cette étude dont les objectifs d’études visent à identifier les constituants chimiques de deux plantes Myrtus communis L, appartenant à la famille des Myrtaceae, et Foeniculum vulgare à la famille des Apiaceae, et d’évaluer leurs activités insecticides sur des populations hétérogènes naturelles de Rhopalosiphum maidis, en culture de maïs en plein champ, dans les régions ouest (Hassiane Ettoual, Oran) et sud (El Méniaa) de l’Algérie, aux conditions environnementales très différentes. Des feuilles de M. communis L, et F.vulgare ont été récoltées, avant floraison, et séchées à l’ombre, puis leurs huiles essentielles extraites par entrainement à la vapeur d'eau. Les huiles essentielles obtenues ont été analysées par chromatographie en phase gazeuse (CPG) couplée à un spectromètre de masse (MS). L’activité insecticide a été évaluée par pulvérisations directes contre Rhopalosiphum maidis, aux concentrations 2mL/L, 3mL/L, 4mL/L, 5mL/L et 6mL/L. Les résultats, en rendements en huiles essentielles, ont été de 1,02 % et de 0,9 % pour respectivement Foeniculum vulgare et Myrtus communis. Les huiles essentielles contenaient principalement l’anéthole (84,60%) pour Foeniculum vulgare, et l’alpha-Pinène (55,47%) et 1,8-Cineole (28,00%) pour Myrtus communis. A Hassiane Ettoual, commune de Ben Freha (Oran), les résultats des huiles essentielles révélaient des taux de mortalité corrigée entre 24% et 63%, aux concentrations 2mL/L, 3mL/L et 4mL/L, après quatre jours d’exposition. Les taux de mortalité corrigée atteignaient des maximums entre 77% et 88% pour les concentrations 5mL/L et 6mL/L. En région désertique, les résultats affichaient des taux de mortalité corrigée maximums de 15%, aux concentrations 4mL/L et 5mL/L, après quatre jours d’exposition. Certes, les taux de mortalité corrigée, en région saharienne (El Méniaa), des huiles essentielles ne sont pas très significatifs, et peuvent conduire à conclure à l’inexistence de leur effets insecticides. Ce qui n’est pas le cas, il est reconnu scientifiquement que les huiles essentielles présentent une forte instabilité vis-à-vis de divers facteurs extrinsèques et intrinsèques. En conséquence, ces huiles essentielles pourraient être considérées comme bio insecticides alternatifs aux insecticides chimiques.
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    Diagnostic systémique de la filière lait en Algérie Organisation et traitement de l'information pour l'analyse des profils de livraison en laiteries et des paramètres de production des élevages
    (2005) BENYOUCEF, Mohamed Tahar
    Cette thèse porte sur un diagnostic systémique de la filière lait en Algérie, dans un contexte marqué par une forte dépendance aux importations, une demande croissante en produits laitiers et des mutations profondes des politiques agricoles. Elle s’inscrit dans les enjeux de sécurité alimentaire, de développement rural et de réorganisation des filières agroalimentaires. L’objectif principal est de montrer qu’en l’absence d’un système officiel structuré de collecte de données (notamment de contrôle laitier), il est néanmoins possible de caractériser les systèmes de production laitière à partir des informations disponibles au niveau des laiteries et d’enquêtes de terrain. La thèse analyse ainsi les profils de livraison du lait cru et les paramètres de production des élevages laitiers dans trois régions représentatives : la Mitidja, la Kabylie et l’Oranie. La première partie situe l’agriculture et la filière lait dans l’économie algérienne, en mettant en évidence la dépendance alimentaire, le poids des importations et la place stratégique du lait dans la consommation nationale. La deuxième partie propose un diagnostic global de la filière lait, intégrant les contraintes agroclimatiques (eau, foncier), l’évolution des cheptels, des ressources fourragères, de la production et de la collecte du lait, ainsi qu’une analyse physique et financière de l’industrie laitière publique et des politiques de soutien mises en œuvre. La troisième partie expose les fondements scientifiques et méthodologiques, fondés sur l’approche systémique et la typologie des exploitations agricoles. La quatrième partie présente les résultats d’analyses statistiques (ACP, classifications, analyses de variance) permettant d’identifier différents types de profils de livraison et types d’exploitations laitières, ainsi que leur contribution réelle à l’approvisionnement des laiteries. La thèse met en évidence une grande diversité des logiques de production et de livraison du lait, un faible niveau d’intégration du lait cru local dans la transformation industrielle, et des dysfonctionnements dans l’organisation de la collecte. Elle propose enfin des pistes d’amélioration pour l’organisation, la collecte et le traitement de l’information, afin de mieux valoriser la production laitière nationale, renforcer la filière et contribuer durablement à la sécurité alimentaire de l’Algérie.
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    Bioécologie de deux aleurodes des cultures légumières : Bemisia tabaci Gennadius (1889) et Trialeurodes vaporariorum Westwood (1856) (Homoptera : Aleyrodidae) en Algérie
    (2005) BENMESSAOUD-BOUKHALFA, Bassina
    L’étude de l’ultrastructure a confirmé et précisé des détails non visibles par les moyens d’observation classiques. La longueur des plaques cirières ainsi que le nombre de soies par peigne diffèrent entre les deux espèces. Les soies des larves sont longues et réparties de manière indifférenciée à la surface du corps chez B. tabaci, alors qu’elles sont courtes et régulièrement espacées chez T. vaporariorum. La crête médiane, inexistante aux stades 1 et 2 chez B. tabaci, est bien apparente chez T. vaporariorum. L’observation des bordures marginales ainsi que des stylets mandibulaires et maxillaires des larves de quatrième stade permet de distinguer les deux phases. Il n’existe pas de bordure marginale au stade nymphal et les stylets sont accolés. La dynamique des populations a permis de déterminer trois générations annuelles chez B. tabaci et quatre chez T. vaporariorum. La comparaison des années d’observation révèle une périodicité dans l’apparition des populations. Les populations des deux aleurodes montrent une augmentation exponentielle sur l’ensemble des plants. La distribution spatiale évolue progressivement d’une agrégation extrême vers l’apparition d’un modèle s’ajustant à la distribution binomiale négative, puis l’agrégation se stabilise. La détection précoce des densités minimales de l’aleurode permet une meilleure évaluation des mesures de contrôle. L’étude de la sensibilité variétale des cultures a permis de définir les préférences de l’insecte et d’identifier les variétés les plus et les moins attractives à l’infestation. B. tabaci a produit une progéniture plus abondante sur la tomate de plein champ que sur celle cultivée sous tunnel plastique. Malgré une distribution sélective de l’aleurode des serres vis-à-vis des cultures, B. tabaci présente une distribution relativement régulière, avec de faibles différences entre celles-ci. La polyphagie de B. tabaci est plus marquée que celle de T. vaporariorum. Les deux espèces coexistent sur une même culture pendant au moins deux à trois générations. T. vaporariorum s’installe plus rapidement sur les cultures que B. tabaci. L’utilisation de Encarsia formosa diffère dans son efficacité vis-à-vis de B. tabaci. La spécificité du parasitoïde envers certains hôtes peut influencer son emploi en tant qu’agent de lutte biologique. L’introduction fractionnée de pupes noires a donné un bon taux de parasitisme. La forme imaginale demeure intéressante, mais son application reste difficile. Les prédateurs observés présentent un effectif réduit.
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    Biochimie et Physiologie de l’oignon Allium cepa L. Étude des paramètres physiologiques, biochimiques et technologiques de la germination des bulbes au cours de la conservation
    (2000-06-08) BENKEBLIA, Noureddine
    La conservation et la préservation de l’oignon (comme tous les autres produits végétaux comestibles) nécessitent une connaissance approfondie de leurs caractéristiques physiologiques, biochimiques et de leur comportement dans différentes conditions. Le bulbe d’oignon de la variété Rouge AMPOSTA présente des activités physiologiques respiratoires (respiration, production d’éthylène) et fermentaires (production de CO₂ en conditions d’anoxie, production modérée d’éthanol) comparables à celles d’autres produits végétaux. Toutefois, en plus de la température, d’autres facteurs tels que l’ionisation et les inhibiteurs chimiques semblent ralentir ces activités. La composition du bulbe, proche de celle des autres oignons rouges, se distingue par la présence de certains aglycones anthocyaniques (delphinidine et pétunidine) ainsi que par une faible teneur en fructanes hautement polymérisés (degré de polymérisation supérieur à 8). La dormance du bulbe d’oignon est fortement influencée par les basses températures. Un froid intermédiaire (10–12 °C) apparaît comme un facteur efficace pour lever cette dormance. Certains composés, tels que les phénols et la peroxydase, ainsi que des facteurs hormonaux (auxines et cytokinines), jouent un rôle primordial, tandis que l’éthylène semble avoir un rôle secondaire. Le froid et l’ionisation sont des techniques efficaces pour la conservation de l’oignon, contrairement aux inhibiteurs chimiques (HM et CIP), qui sont moins performants. Durant la conservation, la température influence fortement les paramètres physiques (germination, pourritures) et physiologiques (intensité respiratoire, Km.app), alors que les paramètres biochimiques (oligosaccharides, fructanes, acide ascorbique) semblent peu affectés. L’effet de l’ionisation et des inhibiteurs chimiques sur ces paramètres. Les atmosphères modifiées pourraient constituer une alternative intéressante pour la conservation de l’oignon, notamment avec l’utilisation d’emballages adaptés à la physiologie du végétal. L’effet du choc au protoxyde d’azote (N₂O) reste encore mal compris, et des études supplémentaires sont nécessaires pour assurer la reproductibilité de la technique et préciser son effet fongistatique du (N₂O) appliqué en choc doit encore être précisé.
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    Les virus associés à la jaunisse nanisante de l’orge (BYD), des genres BYDV et CYDV, chez les céréales à paille en Algérie
    (2001-05-17) BELKAHLA, Hadjira
    La jaunisse nanisante de l’orge est une maladie qui entraîne des pertes considérables chez les céréales. Elle est associée à plusieurs virus de la famille des Luteoviridae (BYDV-PAV, BYDV-MAV, CYDV-RPV, RMV, SGV). Des prélèvements effectués dans plusieurs parcelles de blé dur, blé tendre, orge et avoine en Algérie et en Belgique, ainsi que dans des parcelles de maïs en France (à titre comparatif), ont montré que BYDV-PAV, BYDV-MAV, CYDV-RPV, RMV et SGV sont présents à des fréquences variables mais non négligeables. L’analyse en TAS-ELISA et DAS-ELISA a montré que BYDV-PAV est dominant. En revanche, BYDV-MAV A est absent en Algérie, en Belgique et en France. CYDV-RPV, RMV et SGV sont rares. L’analyse de la population aphidienne prélevée dans les régions céréalières d’Algérie [Alger (Oued Smar, El-Harrach, Blida), Guelma, Constantine, Sidi-Bel-Abbès] en 1997 et 1998 a montré la présence de Rhopalosiphum padi (L.), Sitobion avenae (F.), Sitobion fragariae (Walk.), Rhopalosiphum maidis (Fitch) et Schizaphis graminum (Rondani). Des tests de transmission comparée de BYDV-PAV, BYDV-MAV, CYDV-RPV et RMV par S. fragariae ont montré que seuls BYDV-PAV et BYDV-MAV sont transmissibles par ce puceron. CYDV-RPV et RMV ne le sont pas. S. fragariae est donc un vecteur efficient du genre Luteovirus, mais non du genre Polerovirus. L’efficacité de la transmission des isolats BYDV-PAV CpA et BYDV-PAV CpB par S. fragariae est comparable à celle de R. padi et S. avenae. Les concentrations de BYDV-PAV CpA et BYDV-PAV CpB dans des lots de 10 aptères varient selon le couple virus/aphide : elles sont élevées chez S. avenae et R. padi et plus faibles chez S. fragariae. Les concentrations de BYDV-MAV B chez S. avenae et S. fragariae sont relativement proches, tandis que la différence de concentration du BYDV-MAV A entre ces deux espèces est significative. S. fragariae transmet efficacement BYDV-MAV A, BYDV-MAV B, BYDV-PAV CpA et BYDV-PAV CpB jusqu’au 5ᵉ jour après transfert. Le taux de virus détecté par ELISA dans les lots de 10 aptères diminue plus rapidement dans les combinaisons virus / S. fragariae que dans celles virus / S. avenae ou virus / R. padi. L’estimation (DO ELISA) de la transmission de BYDV-MAV A et BYDV-MAV B par S. fragariae montre que la multiplication de BYDV-MAV B diffère sensiblement de celle de BYDV-MAV A. Les résultats de protection croisée indiquent que BYDV-MAV B, utilisé comme virus prémunisant, inhibe la multiplication de BYDV-MAV A. Une étude épidémiologique menée sur blé tendre (var. HD 1220) en 1998 dans la région de Blida a montré que l'incidence de la jaunisse nanisante de l'orge (BYD) était de 27,23 %. Les tests DAS-ELISA et TAS-ELISA ont révélé une forte prévalence des infections simples : BYDV-PAV : 28 % BYDV-MAV : 25 % CYDV-RPV : 14 % RMV : 13 % Les infections mixtes les plus fréquentes sont les co-infections BYDV-PAV + BYDV-MAV (11,22 %), suivies de BYDV-PAV + CYDV-RPV (3,74 %), BYDV-MAV + CYDV-RPV (1,87 %), et les combinaisons impliquant RMV ou SGV (0,93 % chacune). Les infections triples sont représentées par BYDV-PAV + BYDV-MAV + CYDV-RPV (3,74 %). L’analyse par immunocapture-RT-PCR révèle la présence de BYDV-PAV profil A et de BYDV-PAV profil B. L’étude de la variabilité biologique montre que BYDV-PAV CpA est plus agressif que BYDV-PAV CpB sur orge (cv. Plaisant). Sur avoine (cv. Coast Black), RMV induit des symptômes typiques de BYD.