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Item Diversité Eco-Génétique chez les Fabacées et leurs Syrnbiotes : Cas de la Section des Intertextae du Genre Medicago L.(2005) ABDELGUERFI-LAOUAR, MeriemLe genre Medicago est particulièrement important pour le développement des productions fourragères et pastorales. Il est représenté par quatre sous-genres, dont Spirocarpos, qui renferme la section des Intertextae comprenant quatre taxons : M. ciliaris, M. intertexta, M. granadensis et M. muricoleptis. Dans cette section, et particulièrement entre M. ciliaris et M. intertexta, des controverses de classification existent. En outre, dans ce complexe d'espèces, des populations « particulières » ont été déterminées à partir de la morphologie de leurs gousses, différente de celle de M. ciliaris et M. intertexta. Ce travail porte sur l'évaluation de la diversité éco-génétique des taxons de la section des Intertextae et de leurs symbiotes, et il est basé sur une approche multidisciplinaire (écologie, morpho-phénologie, marqueurs moléculaires et microbiologie). L’étude a concerné des populations algériennes de M. ciliaris et M. intertexta, puisque seuls ces deux taxons sont natifs du Maghreb, ainsi que l’ensemble des Intertextae au niveau méditerranéen. M. ciliaris présente la plus large distribution géographique, avec la plus grande variabilité écologique de toute la section des Intertextae. Ce taxon est moins exigeant en pluviosité, supporte des taux de calcaire plus élevés et est peu affecté par le froid en comparaison avec M. intertexta. M. muricoleptis est le plus exigeant des taxons en pluviosité. Des sites sympatriques, où coexistent M. ciliaris et M. intertexta, ont été étudiés. Pour la plupart des caractères morphologiques ainsi qu’avec les marqueurs moléculaires ISSR, les deux taxons M. ciliaris et M. intertexta sont distincts. Un nouveau caractère morphologique les différenciant a été mis en évidence : le nombre de dents sur les stipules. Cependant, pour certains caractères morphologiques (comme le nombre de fleurs par inflorescence) et en utilisant les marqueurs microsatellites, une certaine continuité de variation a été remarquée entre les taxons. Cette continuité pourrait résulter d’échanges génétiques, indiquant que la spéciation est en cours et expliquant les ambiguïtés de classification entre M. ciliaris et M. intertexta. Cette spéciation serait mixte, à la fois sympatrique et allopatrique, en raison de l’existence de deux types de séparations génétiques : l’une liée à des barrières de croisement (décalage de floraison) entre les deux taxons dans certains sites mixtes, et l’autre liée à la séparation géographique entre M. ciliaris (Nord-Ouest) et M. intertexta (Nord-Est). Taxonomiquement, M. ciliaris et M. intertexta présentent suffisamment de caractères contrastés pour être classés comme espèces différentes. M. intertexta confirme son taux important d’allogamie par rapport aux autres taxons de la section Intertextae. En se basant sur la morphologie des gousses, trois types ont été identifiés chez M. muricoleptis. M. granadensis est le plus éloigné, morphologiquement et génétiquement, des trois autres taxons de la section Intertextae. L’analyse de la diversité des quatre taxons montre que M. muricoleptis et M. granadensis sont distincts et ne prêtent à aucune confusion avec les autres espèces. Pour ces quatre taxons, nous confirmons leur capacité à n’entrer en symbiose qu’avec Sinorhizobium medicae. Nous avons montré que M. muricoleptis et M. granadensis, bien que cantonnés à des aires géographiques déterminées et absents en Algérie, parviennent à établir des symbioses efficaces avec des souches algériennes de S. medicae. Les populations « particulières », bien qu’elles se positionnent phéno-morphologiquement et génétiquement (ISSR et SSR) entre M. ciliaris et M. intertexta, ne correspondent pas à un hybride en raison de l’absence de caractères ou de marqueurs hétérozygotes entre ces deux taxons. Nous suggérons donc que ces populations constituent un nouveau taxon, qui pourrait être l’ancêtre de M. ciliaris et M. intertexta. Cette hypothèse est appuyée par le fait que ces populations présentent une capacité symbiotique spécifique avec Sinorhizobium meliloti, alors que les quatre autres taxons de la section Intertextae auraient perdu cette aptitude. Compte tenu de ces différences morphologiques (morphologie des gousses et marque foliaire), génétiques et symbiotiques, nous proposons de classer ce taxon comme une nouvelle espèce au sein de la section des Intertextae.Item Impact des facteurs écoclimatiques sur Lepidosaphes beckii (Newman, 1869) (Homoptera : Diaspididae) sur oranger dans la région de Heuraoua(2024-11-09) KHEBBACHE, ZinebCette étude sur l'influence des facteurs écoclimatiques sur Lepidosaphes beckii dans un verger d'orangers à Heuraoua souligne l'importance d'inclure les conditions environnementales dans la compréhension et la gestion de ce ravageur. Les résultats montrent que L. beckii suit un cycle de trois générations par an (printemps, été, automne), influencé par les flux de sève de l'hôte. Les femelles adultes dominent les populations vivantes avec un taux de 57,17%, démontrant une grande résistance aux variations climatiques. En revanche, les mâles et les larves de premier stade sont particulièrement vulnérables, avec des taux de mortalité respectifs de 78,49% et 51,54%, ce qui indique une sensibilité accrue aux conditions climatiques. Bien que l'indice parasitaire global ait atteint 16,56% durant la période d'étude, ce niveau reste insuffisant pour contrôler efficacement les populations de cette cochenille. Ces données mettent en lumière la nécessité d'adopter des approches de gestion intégrée et de lutte biologique, en complément des méthodes actuelles, pour mieux réguler les populations de L.beckii dans les vergers d'agrumes.Item Effet des variations climatiques sur l’écologie de Lepidosaphes beckii (Newman, 1869) (Homoptera Diaspididae) sur oranger à Rouïba : Proposition d’une méthode de lutte intégrée(2024-10-19) AOUAICHIA, FahimaLe présent travail met en lumière l'étude de la dynamique des populations de Lepidosaphes beckii ainsi que l'impact de son parasitoïde Aphytis lepidosaphes sur la période d’étude, dans un verger d'orangers à Rouïba. L'objectif de cette étude est de déterminer des méthodes de lutte adaptées et efficaces pour la région étudiée. Les résultats montrent que L. beckii développe trois générations annuelles : une génération automnale, une génération printanière, et une génération estivale. De plus, cette cochenille affiche une préférence marquée pour la face inférieure des feuilles dans la région de Rouïba. La mortalité naturelle de L. beckii est principalement influencée par des facteurs climatiques chez les jeunes stades, et par des facteurs physiologiques chez les femelles adultes. En ce qui concerne les ennemis naturels de L. beckii dans la région de Rouïba, les résultats montrent que A.lepidosaphes est le principal parasitoïde, avec trois générations annuelles : automnale, printanière et estivale. Ce parasitoïde hiverne sous forme de larve dans les populations de cochenilles et se trouve plus fréquemment là où son hôte est abondant. A. lepidosaphes attaque différents stades de développement de L. beckii, mais montre une préférence pour les femelles adultes, qui offrent des conditions nutritionnelles optimales à son développement. Le taux global de parasitisme observé est de 23%, un taux relativement faible pour permettre un contrôle efficace des populations de cochenilles
