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Item Contribution à l'étude de Colletotrichum sp., agent de l'anthracnose des agrumes : évaluation du pouvoir pathogène sur quelques plantes hôtes et recherche de moyens de lutte chimiques et alternatifs.(2025-12-18) DJEDDIS, MelissaL’anthracnose des agrumes, causée par des espèces du genre Colletotrichum, constitue une menace importante pour la qualité, la conservation et la valeur commerciale des fruits. Cette étude in vivo évalue la pathogénicité d’un isolat de Colletotrichum sp. sur trois hôtes (citron, pomme et tomate), ainsi que l’efficacité d’un fongicide (Azoxystrobine + Difénoconazole) et d’une huile essentielle de girofle. Les essais in vivo ont montré une sensibilité variable selon l’hôte : le citron a présenté les lésions les plus rapides et les plus étendues, tandis que la pomme a révélé la progression la plus faible. L’analyse de l’AUDPC confirme ces différences en identifiant trois profils distincts de développement de la maladie. Concernant les moyens de lutte, le fongicide s’est révélé très efficace sur tous les hôtes et dans les deux modalités d’application. À l’inverse, l’huile essentielle n’a exercé qu’un effet antifongique faible, limité au citron, avec un taux d’inhibition inférieur à 30 %. Sur pomme et tomate, l’huile essentielle a provoqué un effet stimulant, caractérisé par une augmentation de la sporulation du pathogène, accompagnée d’un accroissement léger de la sévérité des lésions. Ces résultats confirment que, dans les conditions in vivo testées, le fongicide demeure la méthode la plus efficace, tandis que l’huile essentielle présente une activité faible, dépendante de l’hôte, et peut même stimuler la sporulation fongique.Item Identification et caractérisation des agents pathogènes responsables des taches foliaires sur l’avocatier au niveau de la région d’Alger et moyens de lutte(2025-10-28) FERDI, ChaimaL’avocatier (Persea americana Mill), introduit en Algérie dans les années 1950, est une culture en expansion mais reste sensible aux agents pathogènes fongiques et bactériens. Entre 2024 et 2025 dans la région d’Alger, des symptômes foliaires sévères ont été observés, principalement sur les parties apicales, caractérisés par des taches nécrotiques, un dessèchement progressif et la présence de pycnides, pseudothécies et acervules. Les caractères morphologiques et culturales, appuyés par des observations microscopiques, ont permis d’attribuer les isolats aux genres Neofusicoccum et Colletotrichum, ainsi qu’à certaines bactéries phytopathogènes associées. L’extraction de l’ADN des isolats fongiques et l’amplification par PCR de la région ITS de certains isolats ont été réalisées, leur séquençage étant prévu pour compléter l’identification moléculaire. Des tests in vitro avec les matières actives azoxystrobine,difénoconazole et leur combinaison ont montré une inhibition nette de la croissance mycélienne pour les deux genres fongiques, à l’exception de l’azoxystrobine seule, qui n’a provoqué aucune inhibition. Le traitement combiné a montré la meilleure efficacité, confirmant l’effet synergique entre les deux molécules. Ces résultats soulignent l’importance des stratégies de lutte intégrée et des pratiques culturales adaptées, et incitent à réaliser des études supplémentaires in vivo pour confirmer les résultats et développer des mesures de protection durables.
