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    Contribution a la connaissance du genre Ascochyta : Cas particulier de l’étude biologique,ultrastructurale et cytochimique des relations hote-parasite chez le couple Pisum sativum L. / Assochyta pisi Lib
    (1989) BOUZNAD, Zouaoui
    Le travail mené sur les anthracnoses a permis d’identifier les principales espèces d’Ascochyta inféodées aux légumineuses cultivées et spontanées en Algérie. La caractérisation morphologique et culturale a confirmé leur hétérogénéité marquée ainsi que la confusion qui a souvent régné au sein de ce groupe de pathogènes. Par l’analyse des mécanismes ultrastructuraux de la conidiogenèse, il a été observé un mode de formation ontogénique de type phialidique, comparable à celui décrit chez le genre Phoma.L’aspect systématique des Ascochyta a été complété par une étude de la spécialisation parasitaire ; en dehors de Ascochyta pinodes et A. pinodella, les autres espèces ont montré une nette spécificité à l’égard de leur hôte d’origine. Dans la partie consacrée à l’anthracnose du pois causée par A. pisi Lib., l’étude des exigences biologiques et du pouvoir pathogène du champignon a permis de définir les conditions de transmission de la maladie ainsi que la variabilité génétique des isolats. Les relations hôte–parasite ont ensuite été abordées chez un phénotype sensible et un autre résistant. À l’aide de la M.E.B., les aspects du processus de germination des conidies et de la pénétration de l’hôte ont été précisés, en relation avec la morphologie externe des cultivars et la présence de cires cuticulaires. Les événements ultrastructuraux intervenant après la pénétration, jusqu’à la formation de la nécrose, ont montré des différences entre les interactions compatibles et incompatibles. La nature cytochimique de certains métabolites sécrétés par la plante ou le pathogène a également été discutée.
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    Etude bio-écologique de la cigogne blanche (Ciconia ciconia l., 1775) et du héron garde-boeufs (Bubulcus ibis l., 1775) en kabylie: Analyse démographique, écologique et essai d’interprétation des stratégies trophiques
    (2001) BOUKHEMZA, Mohamed
    Ce travail tend, par une approche multidisciplinaire et particulièrement sous une perception ornithologique, à appréhender le fonctionnement écosystémique de la Kabylie. Pour ce faire, deux modèles biologiques d’étude des régressions et des expansions sont pris en considération.Il s’agit de la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), espèce qui connaît un déclin dans la partie occidentale de son aire de répartition et qui, en Algérie, à l’instar des pays du Maghreb, était autrefois très répandue et a régressé.L’autre modèle pris en compte dans la présente étude est, de par sa dynamique des populations, antagoniste au précédent. Il s’agit du Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis), espèce que l’on rencontre aujourd’hui dans le monde entier et qui a acquis une extraordinaire capacité d’implantation, devenant ubiquiste et synanthrope.La nidification de cet Ardéidé en 1993 dans la vallée du Sébaou est une première pour la Kabylie, alors que la présence de la Cigogne blanche dans cette région est connue de longue date.Le travail d’échantillonnage et d’observations entrepris en Kabylie, réparti sur plus de cinq années, a permis d’évaluer la fécondité et le succès de la reproduction, paramètres indicateurs du renouvellement des effectifs. Si une forte augmentation de l’effectif nicheur de la Cigogne blanche, qui est passé de 750 en 1935 à 1723 en 1955, soit une croissance de +129,73 %, est à noter, un déclin très prononcé de -83,3 % est, au contraire, à signaler entre 1955 et 1995. La dégradation de l’environnement de nidification et les mauvaises conditions d’hivernage sont les causes probables de cet important déclin. La grandeur moyenne des nichées (2,33 jeunes envolés par couple en 1995), qui reste faible, expliquerait aussi partiellement les difficultés de renouvellement des effectifs. La légère remontée dans les années 1990 indiquerait une stabilisation, peut-être provisoire. La forte augmentation de l’effectif nicheur du Héron garde-bœufs en Kabylie, qui est passée de 50 en 1993 à 1153 en 1997, soit une croissance de +2306 %, est notable. La grandeur moyenne des nichées, qui reste bonne (2,61 ± 1,05 jeunes envolés par couple), expliquerait partiellement le bon recrutement des reproducteurs. Cette augmentation s’inscrit dans le cadre de l’expansion mondiale que connaît cette espèce. La colonisation de l’Algérie à partir de l’Espagne est récente, puisque l’espèce ne s’est définitivement installée en Kabylie qu’à partir de 1993. Diverses causes possibles peuvent être envisagées pour expliquer cette extraordinaire expansion géographique. Entre autres, les modifications du comportement ou du régime alimentaire, les valeurs particulières des paramètres démographiques spécifiques, qui pourraient assurer un avantage au Garde-bœufs sur les autres espèces d’Ardéidés.Un intérêt particulier est porté à l’écologie trophique de ces deux échassiers. L’objectif est de montrer comment ces deux espèces utilisent divers milieux trophiques dont, pour certains, une évaluation des disponibilités en ressources alimentaires est réalisée. Aussi, trois niveaux d’analyse complémentaires sont retenus. Le premier concerne l’étude du régime alimentaire par le biais de plusieurs méthodes directes. La première concerne l’analyse de 350 pelotes de réjection de la Cigogne blanche, récoltées entre 1992 et 1995 dans les nids, dans plusieurs stations, dans les quartiers de reproduction. Et 150 pelotes du Héron garde-bœufs, récoltées du 12 novembre 1994 au 30 octobre 1995 dans les sites de reproduction et les dortoirs. L’autre méthode est basée sur plusieurs heures d’observations directes de l’activité de chasse et d’alimentation de ces oiseaux. Pour la Cigogne blanche, une analyse de restes au nid est également effectuée. Par ailleurs, pour le Garde-bœufs, une analyse de 12 contenus stomacaux est entreprise. Le second niveau d’analyse consiste en une approche énergétique indirecte des oiseaux étudiés par le biais de l’évaluation de certains paramètres énergétiques. Le dernier volet est consacré à l’étude phénologique de la fréquentation des aires de gagnage par les deux espèces envisagées.Avec 94 % des proies et 74,2 % de la biomasse ingérée, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux trouvées dans les pelotes de la Cigogne blanche. Les orthoptères, en particulier, représentent 62 % de la biomasse ingérée. Les vertébrés, peu importants en nombre (0,5 %), représentent 17,9 % de la biomasse ingérée. Par ailleurs, à partir des données basées sur les observations directes de l’activité d’alimentation, la prédominance des insectes est confirmée en termes numériques (66,9 % des captures). Du point de vue de la biomasse, ils n’occupent qu’une petite partie du poids ingéré (2,9 %). Les lombrics, absents dans les pelotes, occupent une bonne place dans le menu de cet échassier avec 17,8 % des captures et 11,5 % de la biomasse totale. Les vertébrés, bien que faiblement représentés en nombre (13,9 % des captures), occupent à eux seuls la quasi-totalité de la biomasse ingérée (84,8 %), avec surtout des batraciens. Concernant l’analyse des restes au nid, avec 47,6 % des proies, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux. Les vertébrés occupent 44,4 % des proies laissées, avec surtout des batraciens. Globalement, à travers l’analyse des pelotes, les résultats ont montré que les hérons garde-bœufs de la vallée du Sébaou ont un régime alimentaire fondé sur les insectes, représentant 97,1 % des proies et 57,2 % de la biomasse ingérée par les oiseaux de trois colonies étudiées en 1994-1995. Les orthoptères, en particulier, représentent 47,3 % de la biomasse ingérée. Les vertébrés, peu importants en nombre (1,5 % des proies), représentent cependant 42,5 % de la biomasse ingérée. À partir des données basées sur les observations directes de l’activité d’alimentation, la prédominance des insectes est confirmée en termes numériques (89,4 %). En revanche, les batraciens et les lombrics, qui constituent l’essentiel des proies capturées en termes de biomasse, soit respectivement 56,5 % et 28,3 % du poids sec ingéré, ne représentent que 1,8 % et 8,8 % en nombre de captures. En outre, l’examen des contenus stomacaux du Héron garde-bœufs révèle aussi qu’avec 90,8 % des proies et 30,3 % de la biomasse ingérée, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux. Les vertébrés, bien que faiblement représentés en nombre d’individus (8,2 %), représentent 69,6 % de la biomasse ingérée, avec notamment des amphibiens.Les variations du régime alimentaire de ces deux espèces, d’une colonie à l’autre, d’une année à l’autre et au cours de l’année, correspondent aux disponibilités et à la phénologie locale des proies. Ainsi, ces oiseaux modifient leurs régimes alimentaires afin de répondre à leurs besoins énergétiques et de respecter la balance nutritionnelle. Ceci est bien illustré par le succès de reproduction du Garde-bœufs qui, pendant la période d’étude, fut en moyenne de 2,61 ± 1,05 jeunes à l’envol par couple, ce qui est plutôt élevé (VOISIN, 1991). Les deux échassiers fréquentent les divers milieux d’une même localité en fonction de la disponibilité des proies qui s’y trouvent et de leurs besoins nutritionnels. Dans la vallée du Sébaou, comme ailleurs, ces oiseaux apparaissent comme des espèces « opportunistes » qui, lorsque les proies sont abondantes, sélectionnent celles qui leur conviennent le mieux, mais savent se contenter de ce qu’ils trouvent lorsqu’elles sont rares. Ceci explique certainement en bonne partie le succès de l’expansion récente du Garde-bœufs en Algérie. Concernant les interactions compétitives, ces deux échassiers coexistent en période de reproduction sur un même espace en dehors de toute compétition notable, quelle que soit la saison ; la séparation de leurs niches étant le reflet de potentialités morpho-physiologiques différentes leur conférant des niveaux d’exploitation disjoints sur le plan trophique. Ainsi, il existe des ressources exploitées uniquement par l’un ou l’autre des échassiers. En revanche, le prélèvement commun de certains taxons n’est pas important, comme l’illustre si bien la comparaison des tailles de proies.
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    Effets nutritionnels des huiles thermooxydées sur certains paramètres structuraux et fonctionnels chez le rat en croissance
    (2005) BITAM, Arezki
    Cette étude porte sur l’évaluation des effets nutritionnels des huiles thermooxydées sur certains paramètres structuraux et fonctionnels chez le rat en croissance. Les traitements thermiques appliqués aux huiles alimentaires entraînent leur oxydation et la formation de composés secondaires susceptibles d’avoir des effets délétères sur l’organisme.L’expérimentation a été réalisée sur des rats en croissance soumis à différents régimes alimentaires contenant des huiles thermooxydées. Plusieurs paramètres ont été étudiés, notamment la croissance pondérale, les indices organiques, ainsi que des paramètres biochimiques liés au métabolisme lipidique. Des analyses structurales et fonctionnelles ont également été effectuées afin d’évaluer l’impact de ces huiles sur les tissus et les organes.Les résultats obtenus montrent que la consommation d’huiles thermooxydées entraîne des perturbations nutritionnelles, des altérations des structures tissulaires et des dysfonctionnements physiologiques. Ces effets sont attribués à la présence de produits d’oxydation lipidique, confirmant ainsi le risque lié à la consommation d’huiles dégradées
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    Ecologie du hérisson du désert Hemiechinus aethiopicus (ehrenberg, 1833) (insectivora-erinaceidae) dans la réserve naturelle de Mergueb (M'sila-Algérie)
    (UNIVERSITÉ DE LIEGE, 2004) BICHE, Mohamed
    Ce travail a été réalisé dans la réserve naturelle de Mergueb (12 500 ha), située dans la commune d’Aïn El Hadjel (wilaya de M’sila, Algérie). Dans ce milieu subsiste une population de hérisson du désert, Hemiechinus aethiopicus (Ehrenberg, 1833), dont nous avons étudié l’écologie trophique à travers l’analyse microscopique de 1 529 crottes collectées entre avril et octobre durant trois années consécutives (1996-1999). Le hérisson du désert occupe une vaste aire de distribution en Algérie, dont la limite septentrionale se situe au niveau de la wilaya de M’sila, en bordure des zones steppiques. L’entomofaune de la réserve se révèle très diversifiée. Les coléoptères des genres Blaps, Pimelia et Timarcha sont les plus abondants. Leur phénologie, étudiée sur deux années, met en évidence deux groupes : le premier, composé de Blaps, Pimelia et Timarcha, présente une activité printanière et automnale ; le second, constitué notamment de Heliotaurus et Tentyria. Chez les fourmis, les genres Messor et Cataglyphis dominent, la saison estivale étant particulièrement favorable à leur développement. Le régime alimentaire de cet animal présente des variations saisonnières. Au printemps, le hérisson élargit son spectre alimentaire à l’ensemble des proies disponibles, les insectes constituant un apport protéique essentiel pour le développement embryonnaire. En été, les hyménoptères formicidés dominent largement le régime. En automne, on observe un léger retour des coléoptères et des isoptères, bien que les hyménoptères demeurent les proies les plus importantes. Les analyses coprologiques ont révélé la présence d’un nématode parasite, Spirura rytipleurites seurati (Chabaud, 1954). Les hôtes intermédiaires de ce parasite sont principalement les orthoptères et les coléoptères, notamment ceux des genres Blaps et Pimelia (Ténébrionidés), ainsi que Onthophagus et Scarabaeus (Scarabéidés). Le pic d’infestation est observé en été, avec un nombre élevé de crottes parasitées. À la fin de cette saison, la prévalence du parasite diminue parallèlement à la réduction des coléoptères dans le régime alimentaire. L’impact de la prédation du Hibou Grand-Duc sur les populations de hérisson à Mergueb reste faible. En revanche, la prédation exercée par le chacal et le renard est plus marquée, notamment au printemps et en automne, périodes correspondant probablement aux déplacements accrus du hérisson à la recherche de nourriture
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    Polymorphismegéographique de l'espèce Calliptamus barbarus (Costa, 1836) (Orthoptera: Acrididae) en Algérie
    (2004-04-11) BENZARA, Abdelmadjid
    Ce travail porte sur l’étude de l’acridien Calliptamus barbarus en Algérie, en analysant sa variabilité morphologique, écologique et biochimique à travers différentes populations réparties dans plusieurs bioclimats (semi-aride et sub-humide notamment). L’étude s’appuie sur :des prospections de terrain dans plusieurs stations (friches, maquis, milieux cultivés, etc.),l’analyse des caractères morphométriques (taille des fémurs, élytres, taches fémorales, structures génitales),et des analyses enzymatiques (électrophorèse des protéines et enzymes). Les résultats montrent :une variabilité importante des populations selon les conditions écologiques, des différences morphologiques et enzymatiques entre populations du semi-aride et du sub-humide, mais aussi une parenté biologique suggérant qu’il s’agit d’une même espèce avec des adaptations locales.L’étude discute également le rôle des taches fémorales comme marqueurs phénotypiques et leur lien avec l’adaptation environnementale.Enfin, les analyses enzymatiques réalisées restent insuffisantes pour trancher définitivement sur la différenciation des populations, et des études génétiques plus poussées sont recommandées.
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    Diagnostic systémique de la filière lait en Algérie Organisation et traitement de l'information pour l'analyse des profils de livraison en laiteries et des paramètres de production des élevages
    (2005) BENYOUCEF, Mohamed Tahar
    Cette thèse porte sur un diagnostic systémique de la filière lait en Algérie, dans un contexte marqué par une forte dépendance aux importations, une demande croissante en produits laitiers et des mutations profondes des politiques agricoles. Elle s’inscrit dans les enjeux de sécurité alimentaire, de développement rural et de réorganisation des filières agroalimentaires. L’objectif principal est de montrer qu’en l’absence d’un système officiel structuré de collecte de données (notamment de contrôle laitier), il est néanmoins possible de caractériser les systèmes de production laitière à partir des informations disponibles au niveau des laiteries et d’enquêtes de terrain. La thèse analyse ainsi les profils de livraison du lait cru et les paramètres de production des élevages laitiers dans trois régions représentatives : la Mitidja, la Kabylie et l’Oranie. La première partie situe l’agriculture et la filière lait dans l’économie algérienne, en mettant en évidence la dépendance alimentaire, le poids des importations et la place stratégique du lait dans la consommation nationale. La deuxième partie propose un diagnostic global de la filière lait, intégrant les contraintes agroclimatiques (eau, foncier), l’évolution des cheptels, des ressources fourragères, de la production et de la collecte du lait, ainsi qu’une analyse physique et financière de l’industrie laitière publique et des politiques de soutien mises en œuvre. La troisième partie expose les fondements scientifiques et méthodologiques, fondés sur l’approche systémique et la typologie des exploitations agricoles. La quatrième partie présente les résultats d’analyses statistiques (ACP, classifications, analyses de variance) permettant d’identifier différents types de profils de livraison et types d’exploitations laitières, ainsi que leur contribution réelle à l’approvisionnement des laiteries. La thèse met en évidence une grande diversité des logiques de production et de livraison du lait, un faible niveau d’intégration du lait cru local dans la transformation industrielle, et des dysfonctionnements dans l’organisation de la collecte. Elle propose enfin des pistes d’amélioration pour l’organisation, la collecte et le traitement de l’information, afin de mieux valoriser la production laitière nationale, renforcer la filière et contribuer durablement à la sécurité alimentaire de l’Algérie.
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    Bioécologie de deux aleurodes des cultures légumières : Bemisia tabaci Gennadius (1889) et Trialeurodes vaporariorum Westwood (1856) (Homoptera : Aleyrodidae) en Algérie
    (2005) BENMESSAOUD-BOUKHALFA, Bassina
    L’étude de l’ultrastructure a confirmé et précisé des détails non visibles par les moyens d’observation classiques. La longueur des plaques cirières ainsi que le nombre de soies par peigne diffèrent entre les deux espèces. Les soies des larves sont longues et réparties de manière indifférenciée à la surface du corps chez B. tabaci, alors qu’elles sont courtes et régulièrement espacées chez T. vaporariorum. La crête médiane, inexistante aux stades 1 et 2 chez B. tabaci, est bien apparente chez T. vaporariorum. L’observation des bordures marginales ainsi que des stylets mandibulaires et maxillaires des larves de quatrième stade permet de distinguer les deux phases. Il n’existe pas de bordure marginale au stade nymphal et les stylets sont accolés. La dynamique des populations a permis de déterminer trois générations annuelles chez B. tabaci et quatre chez T. vaporariorum. La comparaison des années d’observation révèle une périodicité dans l’apparition des populations. Les populations des deux aleurodes montrent une augmentation exponentielle sur l’ensemble des plants. La distribution spatiale évolue progressivement d’une agrégation extrême vers l’apparition d’un modèle s’ajustant à la distribution binomiale négative, puis l’agrégation se stabilise. La détection précoce des densités minimales de l’aleurode permet une meilleure évaluation des mesures de contrôle. L’étude de la sensibilité variétale des cultures a permis de définir les préférences de l’insecte et d’identifier les variétés les plus et les moins attractives à l’infestation. B. tabaci a produit une progéniture plus abondante sur la tomate de plein champ que sur celle cultivée sous tunnel plastique. Malgré une distribution sélective de l’aleurode des serres vis-à-vis des cultures, B. tabaci présente une distribution relativement régulière, avec de faibles différences entre celles-ci. La polyphagie de B. tabaci est plus marquée que celle de T. vaporariorum. Les deux espèces coexistent sur une même culture pendant au moins deux à trois générations. T. vaporariorum s’installe plus rapidement sur les cultures que B. tabaci. L’utilisation de Encarsia formosa diffère dans son efficacité vis-à-vis de B. tabaci. La spécificité du parasitoïde envers certains hôtes peut influencer son emploi en tant qu’agent de lutte biologique. L’introduction fractionnée de pupes noires a donné un bon taux de parasitisme. La forme imaginale demeure intéressante, mais son application reste difficile. Les prédateurs observés présentent un effectif réduit.
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    Biochimie et Physiologie de l’oignon Allium cepa L. Étude des paramètres physiologiques, biochimiques et technologiques de la germination des bulbes au cours de la conservation
    (2000-06-08) BENKEBLIA, Noureddine
    La conservation et la préservation de l’oignon (comme tous les autres produits végétaux comestibles) nécessitent une connaissance approfondie de leurs caractéristiques physiologiques, biochimiques et de leur comportement dans différentes conditions. Le bulbe d’oignon de la variété Rouge AMPOSTA présente des activités physiologiques respiratoires (respiration, production d’éthylène) et fermentaires (production de CO₂ en conditions d’anoxie, production modérée d’éthanol) comparables à celles d’autres produits végétaux. Toutefois, en plus de la température, d’autres facteurs tels que l’ionisation et les inhibiteurs chimiques semblent ralentir ces activités. La composition du bulbe, proche de celle des autres oignons rouges, se distingue par la présence de certains aglycones anthocyaniques (delphinidine et pétunidine) ainsi que par une faible teneur en fructanes hautement polymérisés (degré de polymérisation supérieur à 8). La dormance du bulbe d’oignon est fortement influencée par les basses températures. Un froid intermédiaire (10–12 °C) apparaît comme un facteur efficace pour lever cette dormance. Certains composés, tels que les phénols et la peroxydase, ainsi que des facteurs hormonaux (auxines et cytokinines), jouent un rôle primordial, tandis que l’éthylène semble avoir un rôle secondaire. Le froid et l’ionisation sont des techniques efficaces pour la conservation de l’oignon, contrairement aux inhibiteurs chimiques (HM et CIP), qui sont moins performants. Durant la conservation, la température influence fortement les paramètres physiques (germination, pourritures) et physiologiques (intensité respiratoire, Km.app), alors que les paramètres biochimiques (oligosaccharides, fructanes, acide ascorbique) semblent peu affectés. L’effet de l’ionisation et des inhibiteurs chimiques sur ces paramètres. Les atmosphères modifiées pourraient constituer une alternative intéressante pour la conservation de l’oignon, notamment avec l’utilisation d’emballages adaptés à la physiologie du végétal. L’effet du choc au protoxyde d’azote (N₂O) reste encore mal compris, et des études supplémentaires sont nécessaires pour assurer la reproductibilité de la technique et préciser son effet fongistatique du (N₂O) appliqué en choc doit encore être précisé.
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    Les virus associés à la jaunisse nanisante de l’orge (BYD), des genres BYDV et CYDV, chez les céréales à paille en Algérie
    (2001-05-17) BELKAHLA, Hadjira
    La jaunisse nanisante de l’orge est une maladie qui entraîne des pertes considérables chez les céréales. Elle est associée à plusieurs virus de la famille des Luteoviridae (BYDV-PAV, BYDV-MAV, CYDV-RPV, RMV, SGV). Des prélèvements effectués dans plusieurs parcelles de blé dur, blé tendre, orge et avoine en Algérie et en Belgique, ainsi que dans des parcelles de maïs en France (à titre comparatif), ont montré que BYDV-PAV, BYDV-MAV, CYDV-RPV, RMV et SGV sont présents à des fréquences variables mais non négligeables. L’analyse en TAS-ELISA et DAS-ELISA a montré que BYDV-PAV est dominant. En revanche, BYDV-MAV A est absent en Algérie, en Belgique et en France. CYDV-RPV, RMV et SGV sont rares. L’analyse de la population aphidienne prélevée dans les régions céréalières d’Algérie [Alger (Oued Smar, El-Harrach, Blida), Guelma, Constantine, Sidi-Bel-Abbès] en 1997 et 1998 a montré la présence de Rhopalosiphum padi (L.), Sitobion avenae (F.), Sitobion fragariae (Walk.), Rhopalosiphum maidis (Fitch) et Schizaphis graminum (Rondani). Des tests de transmission comparée de BYDV-PAV, BYDV-MAV, CYDV-RPV et RMV par S. fragariae ont montré que seuls BYDV-PAV et BYDV-MAV sont transmissibles par ce puceron. CYDV-RPV et RMV ne le sont pas. S. fragariae est donc un vecteur efficient du genre Luteovirus, mais non du genre Polerovirus. L’efficacité de la transmission des isolats BYDV-PAV CpA et BYDV-PAV CpB par S. fragariae est comparable à celle de R. padi et S. avenae. Les concentrations de BYDV-PAV CpA et BYDV-PAV CpB dans des lots de 10 aptères varient selon le couple virus/aphide : elles sont élevées chez S. avenae et R. padi et plus faibles chez S. fragariae. Les concentrations de BYDV-MAV B chez S. avenae et S. fragariae sont relativement proches, tandis que la différence de concentration du BYDV-MAV A entre ces deux espèces est significative. S. fragariae transmet efficacement BYDV-MAV A, BYDV-MAV B, BYDV-PAV CpA et BYDV-PAV CpB jusqu’au 5ᵉ jour après transfert. Le taux de virus détecté par ELISA dans les lots de 10 aptères diminue plus rapidement dans les combinaisons virus / S. fragariae que dans celles virus / S. avenae ou virus / R. padi. L’estimation (DO ELISA) de la transmission de BYDV-MAV A et BYDV-MAV B par S. fragariae montre que la multiplication de BYDV-MAV B diffère sensiblement de celle de BYDV-MAV A. Les résultats de protection croisée indiquent que BYDV-MAV B, utilisé comme virus prémunisant, inhibe la multiplication de BYDV-MAV A. Une étude épidémiologique menée sur blé tendre (var. HD 1220) en 1998 dans la région de Blida a montré que l'incidence de la jaunisse nanisante de l'orge (BYD) était de 27,23 %. Les tests DAS-ELISA et TAS-ELISA ont révélé une forte prévalence des infections simples : BYDV-PAV : 28 % BYDV-MAV : 25 % CYDV-RPV : 14 % RMV : 13 % Les infections mixtes les plus fréquentes sont les co-infections BYDV-PAV + BYDV-MAV (11,22 %), suivies de BYDV-PAV + CYDV-RPV (3,74 %), BYDV-MAV + CYDV-RPV (1,87 %), et les combinaisons impliquant RMV ou SGV (0,93 % chacune). Les infections triples sont représentées par BYDV-PAV + BYDV-MAV + CYDV-RPV (3,74 %). L’analyse par immunocapture-RT-PCR révèle la présence de BYDV-PAV profil A et de BYDV-PAV profil B. L’étude de la variabilité biologique montre que BYDV-PAV CpA est plus agressif que BYDV-PAV CpB sur orge (cv. Plaisant). Sur avoine (cv. Coast Black), RMV induit des symptômes typiques de BYD.
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    Bioécologie et régime alimentaire de quelques rapaces dans différentes localités en Algérie : cas du Faucon crécerelle (Falco tinnunculus Linnaeus, 1758), de la Chouette effraie (Tyto alba Scopoli, 1759), de la Chouette hulotte (Strix aluco Linnaeus, 1758), de la Chevêche d’Athéna (Athene noctua Scopoli, 1769), du Hibou moyen-duc (Asio otus Linnaeus, 1758) et du Grand-duc ascalaphe (Bubo ascalaphus Savigny, 1809)
    (2002-11-05) BAZIZ, Belkacem
    L’étude du régime alimentaire du Faucon crécerelle dans un milieu suburbain à El Harrach, à travers l’analyse de 303 pelotes de réjection récoltées entre 1997 et 2000, montre la dominance du moineau hybride Passer domesticus × P. hispaniolensis (24,1 %). En termes de biomasse ingérée, le moineau hybride présente le taux le plus élevé avec 58,8 %. Le menu des jeunes Falco tinnunculus est basé surtout sur le moineau hybride (33,7 %). En biomasse, parmi les proies des jeunes faucons, Passer domesticus × P. hispaniolensis vient en tête avec 61,7 %. Dans un milieu agricole à Dergana, l’analyse de 29 pelotes estivales-automnales montre que les insectes (64,5 %) dominent, avec une forte représentation des Orthoptères (37,8 %). La biomasse la plus élevée concerne Passer domesticus × P. hispaniolensis (33,1 %). Pour installer leurs nids, les faucons crécerelles changent d’endroit d’une année à l’autre, délaissant les arbres mais préférant les bâtiments. La hauteur des nids varie entre 4 et 18 m. La femelle pond 5 œufs (avril 1999) à 6 œufs (avril 2000), pesant chacun en 1999 entre 18,7 et 21,8 g (20,73 ± 1,17 g). Ils mesurent 40,40 mm × 30,66 mm en 1999. Le succès de reproduction en 1999 est de 100 %, avec 3 oisillons envolés. Il est en 2000 égal à 83,3 %, avec 5 jeunes envolés. Dès le premier jour, les trois jeunes présents au nid présentent des poids différents, entre 16,2 g et 20,0 g. Au 27ᵉ jour, les poids des poussins fluctuent entre 190 g et 214 g. Chez la Chevêche d’Athéna, l’étude du régime alimentaire dans différentes stations a porté sur l’analyse de 363 pelotes de réjection. Au total, 6 827 proies ont été déterminées, correspondant à 249 espèces animales. Les arthropodes, dont les insectes, occupent les premières places, avec : Carabidae sp. indéterminé (25,7 %), Messor sp. (12,8 %), Anisolabis mauritanicus (11,2 %), Rhizotrogus sp. (4,0 %). Sur le littoral, les Coléoptères (59,9 %) sont les plus consommés par Athene noctua glaux. Par contre, sur les Hauts Plateaux, ingurgités par Athene noctua saharae, les Coléoptères (36,4 %) occupent la seconde place derrière les Hyménoptères (45,1 %). La ponte de la Chouette effraie en Algérie débute en janvier ou février, avec une taille moyenne de 3 à 4 œufs près des lacs Tonga et Oubeira, 3 œufs à Bordj Menaïel et à El Milia, et 2 œufs à Sidi Ali, dans les environs de Mostaganem. L’éclosion se produit environ trois semaines plus tard : en février pour les pontes précoces (lacs Tonga et Oubeira), en mars-avril à Bordj Menaïel, en mai à El Milia, en juin à Souk Ahras, et en octobre à Sidi Ali (Mostaganem) pour les pontes tardives.La reproduction chez Tyto alba semble plus tardive lorsqu’on se déplace vers l’Ouest ou vers le Sud. Le taux d’éclosion varie entre 66,7 % et 100 %. L’analyse des pelotes de réjection de la Chouette effraie, récoltées dans plusieurs localités en Algérie, montre que les mammifères interviennent dans son régime alimentaire à hauteur de 54,7 %. Les rongeurs, à eux seuls, représentent 48,3 %, et sont fortement consommés dans les différents milieux, sauf en zone suburbaine. En 1999, un couple de Strix aluco s’est reproduit à El-Harrach dans une cavité du tronc d’un Fraxinus berlandieri. À la mi-avril, la femelle a pondu 4 œufs (longueur moyenne : 44,6 ± 0,76 mm ; poids moyen : 36,8 ± 1,04 g), qui ont éclos le 5 mai. Les jeunes d’un jour pèsent en moyenne 25 g, et atteignent, au 6 juin, un poids compris entre 278 et 349 g. L’analyse de 850 pelotes d’adultes récoltées entre 1995 et 1999 montre que les oiseaux sont les proies les plus consommées (40,1 %), en particulier le moineau hybride Passer domesticus × P. hispaniolensis (AR% = 16,5 % ; B% = 15,3 %). L’examen du contenu de 52 régurgitats de jeunes de la Chouette hulotte, récoltés en juin et juillet 1999 dans le même site, montre également une dominance des oiseaux (AR% = 44,3 %), notamment le moineau hybride (AR% = 15,6 %) et Streptopelia senegalensis, qui arrive en tête pour la biomasse (B% = 22,7 %) qui sont les plus ingurgites. Le régime alimentaire d’Asio otus dans le milieu agricole de Staoueli est caractérisé par la dominance des oiseaux et par une présence relativement importante d’insectes. Les oiseaux, avec 521 individus, représentent 70,0 % du nombre total de proies. Le Hibou moyen-duc de Staoueli semble s’attaquer essentiellement aux oiseaux sociaux tels que le moineau (43,9 %). Dans les pelotes du Hibou moyen-duc ramassées à Oued Smar, Passer sp. est l’espèce la plus consommée avec 38,3 %. Le calcul de la biomasse par espèce-proie montre que le moineau hybride constitue la proie la plus profitable dans le régime alimentaire d’Asio otus à Staoueli, correspondant à 51,2 % de la biomasse ingérée. En revanche, à Oued Smar, c’est Rattus norvegicus qui compose la biomasse la plus élevée avec 54,9 %. L’examen de 200 régurgitats du Hibou grand-duc ascalaphe, récoltés à Béni Abbès, montre la présence de 341 proies. Les rongeurs représentent, en nombre, la part la plus importante du régime alimentaire de Bubo ascalaphus avec 96,2 %. Parmi ces rongeurs, Meriones libycus (19,9 %) et Gerbillus gerbillus (17,9 %) apparaissent comme les espèces-proies dominantes en nombre au sein des captures.