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    Étude des performances de la race ovine Hamra conduite en système semi-intensif dans une zone céréalière
    (2026-07-07) AIT LHADI, Aziza
    La race ovine Hamra « Deghma », emblématique des steppes et hautes plaines de l’Ouest algérien, constitue un patrimoine zoogénétique d’intérêt majeur. Cependant, cette race autochtone est aujourd’hui menacée par une érosion génétique croissante, due principalement à la diminution de ses effectifs et aux croisements non contrôlés avec les autres races. La présente thèse vise à caractériser le noyau pur de la race ovine Hamra, rigoureusement conservé à la Ferme de Démonstration et de Production de Semences de l’ITELV d’Aïn El Hadjar (Saïda), afin de soutenir la mise en place d’un programme d’amélioration génétique fondé sur un système de familles, garantissant la préservation et le renforcement du capital génétique de cette population. L’étude repose sur l’évaluation des paramètres morphométriques, des indices zootechniques ainsi que des performances de reproduction, de production laitière et de croissance des agneaux de la naissance jusqu’au sevrage. L’analyse des données morphométriques révèle que la race Hamra présente un format intermédiaire, avec un dimorphisme sexuel marqué. Les poids moyens adultes atteignent environ 87,21 ± 9,57kg chez les béliers et 44,75 ± 5,41kg chez les brebis, avec une hauteur au garrot moyenne comprise entre 82,82 ± 2,31cm chez les mâles et 72,46 ± 2,15cm chez les femelles. Cette race confirme son profil mixte à travers les indices zootechniques, lesquels mettent en lumière un double potentiel productif à la fois laitier et boucher. Sur le plan reproductif, les performances observées sont jugées bonnes à très bonnes : la fertilité atteint 86,8 %, tandis que la fécondité s’élève à 95,6 %. Quant à la prolificité, elle s’établit en moyenne à 110,1 %, le tout sans aucune intervention hormonale. Les performances laitières estimées révèlent un potentiel laitier appréciable, avec pic moyen de production est de 1,30 ± 0,24kg atteint à la première semaine de lactation et une production laitière totale des 3 premiers mois est de 77,16 ± 9,37Kg, permettant d’assurer une bonne croissance des agneaux. Le modèle prédictif développé, basé sur la vitesse de croissance des agneaux durant le premier mois d’allaitement, constitue un outil opérationnel original pour l’estimation indirecte de la production laitière. L’étude de la croissance pré-sevrage révèle des poids de naissance moyens de 3,80 ± 0,79 kg. Ces valeurs évoluent pour atteindre 9,71 ± 1,83 kg à l’âge d'un mois, puis 20,81 ± 3,0 kg lors du sevrage à 90 jours. Quant à la vitesse de croissance, les gains moyens quotidiens (GMQ) s'avèrent satisfaisants : ils se situent à 197,02 ± 51,49 g/j pour la phase initiale (0-30 jours) et à 184,8 ± 26,27 g/j pour la période allant de 30 à 90 jours. L'analyse a permis d'identifier plusieurs déterminants influençant cette croissance, notamment le sexe, le mode de naissance, le mois de mise bas ainsi que le poids de la brebis à l’agnelage. Ces paramètres doivent impérativement faire l'objet de corrections pour assurer la fiabilité des futures évaluations génétiques. En conclusion, ces travaux de recherche établissent des fondements scientifiques rigoureux visant à préserver et promouvoir durablement la race Hamra « Deghma ». L'étude apporte également des leviers opérationnels facilitant le déploiement d'un schéma d’amélioration génétique en phase avec les réalités du terrain.
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    Diversité génotypique et phénotypique des Phoma spp. et espèces apparentées pathogènes sur les Fabaceae : évaluation de la pathogénicité et de la gamme d’hôte - Cas du bersim (Trifolium alexandrinum L.)
    (2026-07-07) GHIAT, Naouel
    Les Phoma spp. et espèces apparentées constituent un complexe important d’agents phytopathogènes responsables des anthracnoses et des pourritures racinaires des Fabaceae. Leur identification demeure difficile en raison de la forte similitude morphologique entre les espèces et d’une spécificité parasitaire complexe. A cet effet, plusieurs objectifs ont été étudiés : (1) inventorier et caractériser les Phoma spp. et les espèces apparentées associées aux cultures des Fabacées alimentaires et fourragères en Algérie, avec un intérêt particulier pour le bersim, (2) évaluer la diversité génétique inter- et intraspécifique des populations fongiques identifiées, (3) caractériser par marqueurs phénotypique les espèces fongiques identifiées et évaluer leur pathogénicité. L’approche multilocus, basée sur l’analyse phylogénétiques des régions ITS, LSU et des gènes tub2 et rpb2 a permis d’identifier 5 genres : Phoma, Ascochyta, Didymella, Nothophoma et Boeremia et 14 espèces au sein de la famille des Didymellaceae. Parmi celles-ci, on peut citer P. herbarum, A. nigripycnidia, A. syringae, D. lethalis, B. exigua et N. pruni isolées du pois, de la luzerne et du bersim, observées pour la première fois en Algérie. L’analyse du polymorphisme nucléotidique par DnaSP a mis en évidence une diversité génétique contrastée entre les espèces étudiées. Les isolats d’A. medicaginicola et D. pinodella ont présenté les niveaux de diversité les plus élevés, traduisant une importante variabilité interspécifique, tandis que ceux d’A. nigripycnidia, ont montré une faible diversité génétique suggérant une structure plus homogène. Par ailleurs, les analyses haplotypiques et la construction des réseaux réalisées par PopArt, sur D. pinodella et A. nigripycnidia isolées du bersim ont révélé des structures génétiques distinctes. L’espèce D. pinodella présente un haplotype dominant largement distribué à l’échelle mondiale (Algérie, Asie, Europe), alors qu’A. nigripycnidia montre une diversité géographique plus marquée et un flux génétique limité. Sur le plan morphologique et cultural, une variabilité importante entre les espèces étudiées est constatée. La concordance globale entre les données morphologiques et phylogénétiques confirme l’intérêt d’une approche polyphasique pour l’identification des espèces appartenant aux Didymellaceae. Les essais de pathogénicité révèlent une forte variabilité des capacités infectieuses des 14 espèces sur les Fabaceae. Les espèces D. pinodella, D. pinodes et A. medicaginicola se distinguent par une forte agressivité, avec une capacité d’infection à la fois sur les organes aériens et souterrains. Par contre, les espèces D. pisi, D. fabae, A. nigripycnidia, D. lethalis, et P. rabiei présentent une agressivité intermédiaire et variable avec une spécificité plus marquée selon l’hôte ou l’organe. En revanche, B. exigua, A. syringae, P. herbarum et N. pruni montrent une faible pathogénicité et un spectre d’hôtes restreint. Ces résultats mettent en évidence une pathogénicité dominée par des espèces polyphages et fortement agressives dans les infections des organes aériens et souterrains. Le pathosystème bersim et les trois espèces A. nigripycnidia, D. pinodella et B. exigua a révélé une variabilité importante de l’agressivité et de la spécialisation d’hôte entre les espèces étudiées. En particulier, D. pinodella et A. nigripycnidia se sont montrées les plus agressives avec une grande capacité à infecter les parties souterraines. À l’inverse, B. exigua a montré une pathogénicité plus faible et un spectre d’hôtes plus restreint.
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    L’amélioration de la productivité de la race ovine Ouled Djellal (bouchère) par croisement alternatif avec la race ovine D’man (prolifique)
    (2026-06-29) SEBKHI, Kahina
    Dans une optique d’améliorer la productivité numérique et les performances pondérales du cheptel national, un croisement a été entrepris entre les races ovines locales Ouled Djellal et D’man. La race Ouled Djellal est reconnue pour sa conformation bouchère et son potentiel de croissance, tandis que la race D’man se distingue par sa forte prolificité et sa précocité. Afin d’exploiter cette complémentarité, un plan de croisement alternatif a été conduit entre 2012 et 2022 au sein de l’ITELv de Baba Ali. Cette étude vise à évaluer l’effet du croisement sur l’amélioration de la productivité de la race Ouled Djellal. Les objectifs spécifiques incluent l’évaluation des performances de reproduction des brebis et de croissance des agneaux sur quatre générations, ainsi que la comparaison des performances d’engraissement, d’abattage et des caractéristiques de carcasses des produits croisés par rapport aux races parentales. L’étude s’est concentrée sur les deux dernières générations, G3 et G4, comprenant 154 brebis croisées et 171 agneaux, en prolongement des travaux d’Adaouri (2019) sur les générations G1 et G2. La reproduction a été conduite selon la méthode de lutte « effet bélier ». Les animaux ont été alimentés avec une ration composée de foin d’avoine complété par un concentré adapté au stade physiologique. Les résultats montrent une amélioration notable des performances des brebis croisées, notamment chez les générations G2 et G3, avec une prolificité moyenne de 1,27 agneau par brebis, une productivité numérique de 92,96 ± 61,34 %, et une productivité pondérale au sevrage de 17,35 ± 61,34 kg. Pendant la phase d’engraissement, les agneaux issus du croisement présentent une croissance plus rapide et une meilleure efficacité alimentaire. L’analyse des carcasses indique que ces gains productifs ne compromettent pas la qualité bouchère, le rendement à l’abattage (51,63 %) et la conformation restante comparables aux standards des races parentales. Ces résultats confirment l’effet d’hétérosis du croisement, permettant une amélioration simultanée de la productivité numérique et pondérale. Le schéma de croisement Ouled Djellal × D’man constitue ainsi une stratégie génétique pertinente pour optimiser la rentabilité des élevages ovins en Algérie. La nouvelle population issue de ce croisement pourrait contribuer significativement à l’augmentation de la production de viande ovine, à l’amélioration du revenu des éleveurs et au renforcement de la sécurité alimentaire en protéines animales.
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    Bioécologie de quelques araignées de la région de Biskra -Cas de Stegodyphus dufouri (Audouin, 1826)
    (2026-06-18) BERRETIMA, Wahiba
    Une étude sur les Araignées est réalisée dans trois palmeraies de la région saharienne de Biskra. Le milieu d’étude est un agroécosystème composé de diverses variétés de palmiers-dattiers. Les Aranéides sont piégés dans des pots Barber et capturés à la main. L’inventaire inventaire a permis de recenser 105 espèces appartenant à 25 familles, avec une dominance des Gnaphosidae et des Salticidae. Quatre espèces des Salticidae sont Euophrys friedmani, Menemerus fagei, Menemerus modestus et Pellenes nigrociliatus. De la famille des Lycosidae Evippa kirchshoferae, et des Zodariidae, Zodarion cesari sont nouvellement signalées dans la région de Biskra. Ainsi que Zodarion bifidum en tant qu’espèce nouvelle pour la science. L’étude du régime alimentaire de l’araignée Stegodyphus dufouri est la révèle une grande diversité trophique, soit 140 insectes-proies, dominée par les Hyménoptères, avec des variations saisonnières marquées. C’est la première étude du spectre trophique de cette araignée. L’analyse de la prédation montre une préférence pour les Diptères et les Isoptères, et indique que la taille de la proie n’est pas le facteur décisif pour déclencher une attaque ou bien arriver à une efficacité importante du venin qui conduit à la mort du sujet.
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    Délimitation d'espèces au sein du complexe Medicago murex : approche intégrative par analyses morphométriques et marqueurs microsatellites
    (2026-06-10) DJEDID, Khadidja Imene
    Le complexe Medicago murex, légumineuse fourragère méditerranéenne, fait l'objet d'une controverse taxonomique depuis plus de deux siècles. Au cœur de cette controverse se trouvent deux cytotypes reproductivement isolés (2n=14 et 2n=16) qui présentent des caractères morphologiques corrélés, mais dont la délimitation nomenclaturale prête à confusion. Cette thèse vise à résoudre l'ambiguïté nomenclaturale en réattribuant les noms scientifiques à l'aide d'une approche intégrative combinant, pour la première fois, des analyses morphologiques statistiquement robustes et une caractérisation moléculaire à l'aide de marqueurs microsatellites nucléaires et chloroplastiques. Une étape préliminaire de validation, conduite sur 11 espèces de Medicago représentatives de trois sections taxonomiques majeures du genre, a permis d'évaluer le pouvoir discriminant et la complémentarité informationnelle des marqueurs n-SSR et cp-SSR, confirmant leur efficacité pour la différenciation taxonomique au sein du genre. Par la suite, dix-sept populations méditerranéennes représentant les trois taxons présumés du complexe (M. murex, M. heterocarpa forme épineuse et forme non épineuse) ont été caractérisées pour 15 traits morphologiques et analysées moléculairement à l'aide des marqueurs précédemment validés, sept loci nucléaires (n-SSR) et cinq loci chloroplastiques (cp-SSR). Des analyses morphologiques multivariées (NMDS, MCA, DFA, FAMD, HCA) et une régression logistique multinomiale ont permis d'identifier des traits diagnostiques fiables, tels que le nombre de sillons sur les gousses, la forme des feuilles mâtures, le rapport pédoncule/pétiole et le nombre de dents sur les feuilles. Cela a permis de différencier les taxons avec un taux de précision supérieur à 90 %. Les analyses moléculaires ont confirmé l'existence de trois entités génétiquement distinctes avec des taux d'attribution de 98,93 % pour les n-SSR et de 95,88 % pour les cpSSR. Parmi les autres conclusions importantes, citons une grande diversité génétique (97 allèles nucléaires, 85 haplotypes chloroplastiques), un système de reproduction autogame fort (92 % d'autofécondation) et une différenciation importante entre les populations (Fst = 0,311 pour n-SSR ; PT = 0,430 pour cp-SSR). La concordance partielle entre les compartiments génomiques chloroplastiques et nucléaires (r = 0,455) suggère une histoire évolutive complexe impliquant une divergence allopatrique, un flux génétique asymétrique et une capture chloroplastique. Cette étude confirme que deux des trois entités sont des espèces biologiques véritablement distinctes. De plus, les résultats montrent qu'elles nécessitent des révisions nomenclaturales. Contrairement aux désignations courantes dans les flores actuelles, cette recherche montre que Medicago heterocarpa Spach (1849) devrait être prioritaire et désignée pour le cytotype 2n=16 au lieu de Medicago murex willd. En outre, Medicago murex willd. (1802) devrait être désigné pour le cytotype 2n=14 au lieu de Medicago Sphaerocarpos (1810). En ce qui concerne la troisième entité, le statut de M. heterocarpa inerme en tant qu'espèce distincte reste à confirmer. Enfin, cette recherche fournit également des bases essentielles pour la conservation et la valorisation continues du complexe Medicago murex en tant que ressource génétique fourragère d'importance agronomique majeure dans le contexte méditerranéen.
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    Contribution à l’étude des interactions palmier dattier (Phoenix dactylifera L.) agent causal du bayoud (Fusarium oxysporum f. sp. albidinis (Killian & Maire) Malençon) par analyses phytochimiques des composés phénoliques des racines de deux cultivars endémiques de la région de Laghouat « Tadala » et « Tizaouet »
    (2026-05-06) HAMINI, Faϊza
    La maladie du Bayoud, causée par Fusarium oxysporum f. sp. albedinis (Foa), représente un facteur limitant majeur à la phoeciculture en Algérie, les cultivars de qualité étant les plus sensibles. Dans un souci de compréhension des interactions hôte/pathogène et de préservation et valorisation de la biodiversité locale, nous avons évalué les qualités agronomiques, économiques et la résistance constitutive de deux cultivars de palmier dattier endémiques a la région de Laghouat. Après une caractérisation morphologique et biochimique des fruits, nous avons utilisé le montage a reflux et l’hydrolyse alcaline pour l’extraction des phénols totaux solubles et liés des fruits, feuilles et racines. Des méthodes spectrométriques ont été utilisées pour la détermination du contenu phénolique total (TPC) et du contenu en flavonoïdes (TFC). L'activité antiradicalaire des extraits fut testée par le test DPPH (2,2-diphényl-1-picrylhydrazyl). De plus, une analyse HPLC-DAD a été réalisée pour l'identification des acides phénoliques impliquées dans la résistance contre Foa. Pour finir, nous avons testé l’efficacité des extraits racinaires et foliaires contre Foa par la méthode « Food poisoning method » et le docking moléculaire. Les résultats ont démontré que les fruits des cultivars se distinguaient par une excellente qualité commerciale et une importante variabilité morphologique que nous avons retranscrit dans des fiches d’identification. Ils ont également présenté des teneurs très élevées en TPC et de TFC dans les fruits, feuilles et racines des cultivars. Les extraits ont révélé une efficacité antiradicalaire significative par rapport à la vitamine C. Cela suggère que toutes les parties des cultivars représentent une bonne source d’antioxydants naturels. Au total, douze acides phénoliques liés à la résistance à Foa et d’autre pathogènes ont été identifiés. Les composés majoritaires des feuilles étant les acides phénoliques associés à la paroi des cellules (acide sinapique, acide pcoumarique et acide férulique) tandis que dans les racines c’est l’acide p-Hydrobenzoic qui prévalait. À une concentration de 1000 ppm, les extraits des feuilles de TIZ ont atteint une inhibition remarquable de 79 % de Foa, contre 70 % pour les feuilles de TAD et 59 % pour les racines de TAD. Les résultats in silico des simulations ont montré que le resvératrol possédait la plus forte affinité de liaison avec les deux cibles enzymatiques (3-Phytase et FGB1) du Fusarium. En conclusion, les niveaux exceptionnellement élevés de TPC, associés à l'identification des acides phénoliques clés et à leur activité antifongique avérée, offrent une base solide pour l’élaboration de stratégies durables pour lutter contre Foa (résistance génétique, biopesticide). Ces résultats suggèrent aussi que ces cultivars locaux riches en composés phénoliques pourraient renforcer les efforts de sélection variétale visant à optimiser la qualité des fruits et la résistance aux maladies.
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    Performances et gouvernance des entreprises publiques algériennes du secteur industriel agroalimentaire
    (2004) BRASEZ, Fatima
    L’objectif de ce travail est double : • Établir un diagnostic de la situation économique et financière des entreprises du secteur public des IAA ; • Sur la base de la théorie de l’agence qui insiste sur la relation étroite existant entre les performances financières et la qualité du management , essayer de trouver des éléments pertinents d’explication de ces performances dans les caractéristiques et les comportements des dirigeants, administrateurs et membres des conseils de surveillance de ces entreprises. Le document comprend, dans sa première partie, des chapitres qui traitent de l’évolution de l’organisation des entreprises suite aux différentes restructurations industrielles, des stratégies développées par les entreprises afin de répondre à un environnement en perpétuel changement, et présentent les performances réalisées par quelques entreprises agroalimentaires du secteur public (objet de l’étude). La seconde partie, qui s’intéresse au fonctionnement des principaux éléments de gouvernance des entreprises, permet d’analyser le cadre légal où s’inscrivent les principaux choix de l’Algérie en matière de « Corporate Governance », les motivations des dirigeants des entreprises, les formes des organes de direction et les caractéristiques des membres des conseils d’administration et de surveillance, le rôle du conseil d’administration en tant qu’organe de contrôle de la bonne gestion des entreprises, ainsi que le fonctionnement du conseil d’administration.
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    Etude comparative des associations plantes-fourmis dans quelques milieux de la région de Djelfa
    (2014-12-04) BOUZEKRI, Madiha Ahlam
    Dans une étude myrmécologique, une comparaison entre différents milieux steppiques a été réalisée. Il s'agit de deux stations reboisées du pin d'Alep (Moudjbara et Oued sidi Slimane), une station forestière à Senalba chergui, deux stations steppiques ouvertes (Oued sidi Slimane et Djelalia) et une station cultivée de pomme de terre et de carotte, deux stations avoisinantes (l'une pâturée et l'autre protégée) à Oued S'deur. La collecte des différentes espèces de fourmis et le suivi de leurs fourmilières sont effectuées par la méthode des quadrats (l Omx l Om), des transects (JOrn) et l'installation des pots Barber. Les résultats ont révélé un inventaire de 15 espèces de fourmis. Le nombre des individus et des nids de chaque espèce est variable d'une station à une autre. La dispersion des nids par rapport les plantes et les pierres est liée aux stations, certaines fourmis présentent une préférence remarquable envers une ou plusieurs plantes. D'autres espèces sont indifférentes aux essences végétales du milieu.
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    Dynamique spatio-temporelle et dégâts de Lobesia botrana (Denis & Shiffermuller, 1776) (Lepidoptera : Tortricidae), Jacobiasca lybica (Bergevin & Zanon,1922) (Homoptera: Jassidae) et Planococcus ficus (Signoret, 1875) (Homoptera : Pseudococcidae) dans les vignobles de la Mitidja
    (2010) BOUNACEUR, Farid
    Cette thèse présente les résultats relatifs à la biocénose et aux populations des bioagresseurs dans l'agro-écosystème viticole dans la Mitidja. De plus, elle met en évidence la dynamique spatio-temporelle de trois ravageurs potentiels du vignoble algérien Lobesia botrana, Jacobiasca lybica et l'/l1nOCOCCl/S ficus. L'analyse de la biocénose au sein de ces milieux viticoles montre une diversité d'arthropodes appartenant à plusieurs groupes fonctionnels. Soit un total de 7540 spécimen a été récolté au cours de l'année 2005. Les relevés bimensuels ont permis de capturer cinq groupes fonctionnels répartis sur 3449 individus phytophages, 3256 individus opophages, 22 individus xylophages, 778 individus prédateurs et 35 individus parasitoides. L'étude de la dynamique spatio-temporelle et les dégàts des trois ravageurs potentiels ont été suivi en 2006, 2007 et 2008. Les résultats ont montré que pour Lobesia botrana quatre vols ont été observés, la ponte varie selon les cépages, les années et les générations. Quant aux dégàts, les cépages de cuves sont les plus sensibles en raison de la structure de leurs grappes. Les fluctuations des populations de cicadelles Jacobiasca Iybica ont permis de relever quatre pics, correspondant à quatre générations annuelles. La vigueur des plants semble exercer un effet sur la distribution des populations de cette cicadelle, les cépages les plus vigoureux sont les plus infestés et les plus attaqués. En ce qui concerne Planococus ficus, le suivi des populations a montré la succession de cinq pics, le suivi des populations sur grappe de raisin a montré un effet cépage très marqué, particulièrement pour les cépages de cuves. En revanche l'étude de l'effet des composés biochimiques et des sucres totaux n'a pas montré une réelle interaction entre ces éléments et cette répartition. La dynamique des dégàts révèle des différences entre cépages et années, l'évolution des attaques fait ressortir d'importantes pertes qui varient entre 3 à 43% pour l'eudémis, 5 à 90% pour la Cicadelle verte et 2 à 56% pour la Cochenille farineuse.
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    Etude bio-écologique de la cigogne blanche (Ciconia ciconia l., 1775) et du héron garde-boeufs (Bubulcus ibis l., 1775) en kabylie: Analyse démographique, écologique et essai d’interprétation des stratégies trophiques
    (2001) BOUKHEMZA, Mohamed
    Ce travail tend, par une approche multidisciplinaire et particulièrement sous une perception ornithologique, à appréhender le fonctionnement écosystémique de la Kabylie. Pour ce faire, deux modèles biologiques d’étude des régressions et des expansions sont pris en considération.Il s’agit de la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), espèce qui connaît un déclin dans la partie occidentale de son aire de répartition et qui, en Algérie, à l’instar des pays du Maghreb, était autrefois très répandue et a régressé.L’autre modèle pris en compte dans la présente étude est, de par sa dynamique des populations, antagoniste au précédent. Il s’agit du Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis), espèce que l’on rencontre aujourd’hui dans le monde entier et qui a acquis une extraordinaire capacité d’implantation, devenant ubiquiste et synanthrope.La nidification de cet Ardéidé en 1993 dans la vallée du Sébaou est une première pour la Kabylie, alors que la présence de la Cigogne blanche dans cette région est connue de longue date.Le travail d’échantillonnage et d’observations entrepris en Kabylie, réparti sur plus de cinq années, a permis d’évaluer la fécondité et le succès de la reproduction, paramètres indicateurs du renouvellement des effectifs. Si une forte augmentation de l’effectif nicheur de la Cigogne blanche, qui est passé de 750 en 1935 à 1723 en 1955, soit une croissance de +129,73 %, est à noter, un déclin très prononcé de -83,3 % est, au contraire, à signaler entre 1955 et 1995. La dégradation de l’environnement de nidification et les mauvaises conditions d’hivernage sont les causes probables de cet important déclin. La grandeur moyenne des nichées (2,33 jeunes envolés par couple en 1995), qui reste faible, expliquerait aussi partiellement les difficultés de renouvellement des effectifs. La légère remontée dans les années 1990 indiquerait une stabilisation, peut-être provisoire. La forte augmentation de l’effectif nicheur du Héron garde-bœufs en Kabylie, qui est passée de 50 en 1993 à 1153 en 1997, soit une croissance de +2306 %, est notable. La grandeur moyenne des nichées, qui reste bonne (2,61 ± 1,05 jeunes envolés par couple), expliquerait partiellement le bon recrutement des reproducteurs. Cette augmentation s’inscrit dans le cadre de l’expansion mondiale que connaît cette espèce. La colonisation de l’Algérie à partir de l’Espagne est récente, puisque l’espèce ne s’est définitivement installée en Kabylie qu’à partir de 1993. Diverses causes possibles peuvent être envisagées pour expliquer cette extraordinaire expansion géographique. Entre autres, les modifications du comportement ou du régime alimentaire, les valeurs particulières des paramètres démographiques spécifiques, qui pourraient assurer un avantage au Garde-bœufs sur les autres espèces d’Ardéidés.Un intérêt particulier est porté à l’écologie trophique de ces deux échassiers. L’objectif est de montrer comment ces deux espèces utilisent divers milieux trophiques dont, pour certains, une évaluation des disponibilités en ressources alimentaires est réalisée. Aussi, trois niveaux d’analyse complémentaires sont retenus. Le premier concerne l’étude du régime alimentaire par le biais de plusieurs méthodes directes. La première concerne l’analyse de 350 pelotes de réjection de la Cigogne blanche, récoltées entre 1992 et 1995 dans les nids, dans plusieurs stations, dans les quartiers de reproduction. Et 150 pelotes du Héron garde-bœufs, récoltées du 12 novembre 1994 au 30 octobre 1995 dans les sites de reproduction et les dortoirs. L’autre méthode est basée sur plusieurs heures d’observations directes de l’activité de chasse et d’alimentation de ces oiseaux. Pour la Cigogne blanche, une analyse de restes au nid est également effectuée. Par ailleurs, pour le Garde-bœufs, une analyse de 12 contenus stomacaux est entreprise. Le second niveau d’analyse consiste en une approche énergétique indirecte des oiseaux étudiés par le biais de l’évaluation de certains paramètres énergétiques. Le dernier volet est consacré à l’étude phénologique de la fréquentation des aires de gagnage par les deux espèces envisagées.Avec 94 % des proies et 74,2 % de la biomasse ingérée, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux trouvées dans les pelotes de la Cigogne blanche. Les orthoptères, en particulier, représentent 62 % de la biomasse ingérée. Les vertébrés, peu importants en nombre (0,5 %), représentent 17,9 % de la biomasse ingérée. Par ailleurs, à partir des données basées sur les observations directes de l’activité d’alimentation, la prédominance des insectes est confirmée en termes numériques (66,9 % des captures). Du point de vue de la biomasse, ils n’occupent qu’une petite partie du poids ingéré (2,9 %). Les lombrics, absents dans les pelotes, occupent une bonne place dans le menu de cet échassier avec 17,8 % des captures et 11,5 % de la biomasse totale. Les vertébrés, bien que faiblement représentés en nombre (13,9 % des captures), occupent à eux seuls la quasi-totalité de la biomasse ingérée (84,8 %), avec surtout des batraciens. Concernant l’analyse des restes au nid, avec 47,6 % des proies, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux. Les vertébrés occupent 44,4 % des proies laissées, avec surtout des batraciens. Globalement, à travers l’analyse des pelotes, les résultats ont montré que les hérons garde-bœufs de la vallée du Sébaou ont un régime alimentaire fondé sur les insectes, représentant 97,1 % des proies et 57,2 % de la biomasse ingérée par les oiseaux de trois colonies étudiées en 1994-1995. Les orthoptères, en particulier, représentent 47,3 % de la biomasse ingérée. Les vertébrés, peu importants en nombre (1,5 % des proies), représentent cependant 42,5 % de la biomasse ingérée. À partir des données basées sur les observations directes de l’activité d’alimentation, la prédominance des insectes est confirmée en termes numériques (89,4 %). En revanche, les batraciens et les lombrics, qui constituent l’essentiel des proies capturées en termes de biomasse, soit respectivement 56,5 % et 28,3 % du poids sec ingéré, ne représentent que 1,8 % et 8,8 % en nombre de captures. En outre, l’examen des contenus stomacaux du Héron garde-bœufs révèle aussi qu’avec 90,8 % des proies et 30,3 % de la biomasse ingérée, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux. Les vertébrés, bien que faiblement représentés en nombre d’individus (8,2 %), représentent 69,6 % de la biomasse ingérée, avec notamment des amphibiens.Les variations du régime alimentaire de ces deux espèces, d’une colonie à l’autre, d’une année à l’autre et au cours de l’année, correspondent aux disponibilités et à la phénologie locale des proies. Ainsi, ces oiseaux modifient leurs régimes alimentaires afin de répondre à leurs besoins énergétiques et de respecter la balance nutritionnelle. Ceci est bien illustré par le succès de reproduction du Garde-bœufs qui, pendant la période d’étude, fut en moyenne de 2,61 ± 1,05 jeunes à l’envol par couple, ce qui est plutôt élevé (VOISIN, 1991). Les deux échassiers fréquentent les divers milieux d’une même localité en fonction de la disponibilité des proies qui s’y trouvent et de leurs besoins nutritionnels. Dans la vallée du Sébaou, comme ailleurs, ces oiseaux apparaissent comme des espèces « opportunistes » qui, lorsque les proies sont abondantes, sélectionnent celles qui leur conviennent le mieux, mais savent se contenter de ce qu’ils trouvent lorsqu’elles sont rares. Ceci explique certainement en bonne partie le succès de l’expansion récente du Garde-bœufs en Algérie. Concernant les interactions compétitives, ces deux échassiers coexistent en période de reproduction sur un même espace en dehors de toute compétition notable, quelle que soit la saison ; la séparation de leurs niches étant le reflet de potentialités morpho-physiologiques différentes leur conférant des niveaux d’exploitation disjoints sur le plan trophique. Ainsi, il existe des ressources exploitées uniquement par l’un ou l’autre des échassiers. En revanche, le prélèvement commun de certains taxons n’est pas important, comme l’illustre si bien la comparaison des tailles de proies.