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Item Caracterisation des ressources genetiques de l’olivier (olea europaea l.) a l’aide des descripteurs morphologiques, des marqueurs biochimiques et moleculaires ssr (simple sequence repeats)(2025-05-05) MOUSSI, SoniaL'olivier (Olea europaea L.) occupe une place d'importance capitale dans l'agriculture algérienne. L'identification précise des espèces d'Olea revêt une importance cruciale tant pour la préservation de celles-ci que pour l'exploitation judicieuse de ce genre économiquement significatif. Ce travail de recherche est consacré à la caractérisation morphologique, biochimique et moléculaire de plusieurs cultivars d’olivier provenant de la collection nationale de Sidi-Aich à Thakerietz, Bejaia, ITAFV qui abrite pas moins de 36 variétés locales algériennes. Ces variétés locales présentent un intérêt considérable et méritent d'être explorées dans le cadre des programmes de sélection et d'amélioration, d'où l'importance de leur caractérisation et conservation. Des études biochimiques et des propriétés fonctionnelles ont été étudiées, à savoir la caractérisation morpho-biométrique et agronomique à travers l’étude de leur comportement sur la base des 18 traits quantitatifs. Et en dernier lieu, l’aspect moléculaire a aussi été évalué par l’utilisation de l’ensemble de onze marqueurs microsatellites (SSR) pour l’identification moléculaire. Les résultats de l'analyse biochimique indiquent que les huiles d'olive algériennes présentent une variabilité biochimique significative tout en conservant des caractéristiques fonctionnelles acceptables, ce qui les classe comme une source nutritive de qualité. De plus, il est à noter que les six variétés Boughenfous, Abani, Aghenfas, et Tefah, Sigoise, et Aberkane se distinguent par leur teneur élevée en acide oléique, les rendant ainsi particulièrement nutritives. Cependant, il y a un effet très hautement significatif entre les cultivars étudiés pour les paramètres biochimiques étudiés avec un coefficient de variation très élevé. Sur le plan morphologique, les variétés appartenant aux groupes G4, G5 et G6 de l'analyse CHA se distinguent particulièrement et sont considérées comme les plus prometteuses du point de vue agronomique et industriel. Ces groupes présentent des caractéristiques de fruit qui semblent être plus élevées, offrant ainsi des opportunités intéressantes pour des applications commerciales et agricoles plus performantes. D’autre part, l’analyse moléculaire, à travers le dendrogramme basé sur la méthode UPGMA, a révélé le regroupement des cultivars algériens en fonction de leur utilisation et de leur origine de distribution. Les résultats fournissent des informations utiles pour une enquête sur le germoplasme autochtone et peuvent être utilisés pour la construction d'une base de données unique comprenant toutes les variétés d'oliviers algériennes.Item Biodiversité de l’entomofaune de la tomate: les principaux bioagresseurs dans la région de Mitidja(2022-03-09) DJEBARA, FatihaL’étude a été menée sur l’entomofaune associée de la tomate sous abri plastique dans deux sites situés à Zéralda (Sahel occidental) et à Boudouaou El Bahri (Sahel oriental) au cours de l’année 2015 et 2016. Les données de ce présent travail nous ont permis de mettre en évidence une diversité entomologique composée de 111 taxonsrépartis dans 9 ordres, 51 familles et 115 genres. La station de Boudouaou El Bahri est qualitativement la plus riche avec 86 espèces, celle de Zéralda abrite 82 taxons.L’ordre des Hyménoptère prédomine dans les deux stations avec 33,50 % à Zeralda et 37,80 % à Boudouaou El Bahri de l’effectif total,suivi par celui des Diptères avec respectivement 16.25% et de 21.75 % de l’entomofaune inventoriée dans ces deux derniers sites. Les Coléoptères arrivent en 3ème position avec 15.85%, suivis des Homoptères et Hémiptères. Enfin, les autres ordres en l’occurrence, les Lépidoptères, les Thysanoptères, et les Névroptère sont faiblement représentés Parmi, les espèces les plus redoutables nous citerons : les Aphides avec des espèces Macrosiphum euphorbiae, Myzus persicae, Aphis gossypii et Aulacorthum solani. L’Aleurode Bemisia tabaci marque une activité très intense dans la serre de tomate en raison des conditions climatiques très favorables en cette période à Boudouaou El Bahri. De même, Tuta absoluta considérée aussi comme ravageur majeura été recensée avec des effectifs importants. Concernant, les noctuelles : cinq espèces ont été également capturées ; il s’agit des espèces : Autographa gamma, Agrotis segetum, Chrysodeixis chalcites ,Helicoverpa armigera, et Lacanobia oleracea. Les thrips figurent également parmi les principaux bioagresseurs de la tomate et sont omniprésents avec deux espèces :Frankliniella occidentalis et Thrips tabaci représentée respectivement avec 15,90% et 36,65% de l’effectif total . L’évolution spatio-temporelle des populations des différentes espèces dans les deux sites d’étude a montré que les espèces les plus menaçantes répertoriées dans ce présent travail sont à leur optimum en été et dépend des conditions climatiques, cet aspect mérite d’être approfondi durant le cycle végétatif de la tomate en tenant compte de ces paramètres. L’analyse des données a également révélé la présence d’un important complexe parasites- prédateurs. Cette entomofaune utile est constituée d’une diversité d’espèces d’auxiliaires et joue un rôle dans la régulation des populations des bioagresseurs de la tomate et peut assurer ainsi un équilibre biologique dans les deux stations. Il est important de souligner également que le complexe parasite-prédateur des principaux ravageurs de la tomate marque une forte présence dans les deux zones. Il est représenté par 37,96% de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée.Parmi,les parasites nous citerons : les Aphidiphages : Aphedrus sp et Aphidius ervi, l’Aleurodiphage Encarcia formosa endoparasite de Bemesia tabaci. Enfin, l’eulophidae : Neochrysocharis sp est considéré comme le principal parasite de Tuta absoluta dans les deux stations d’étude. Ces auxiliaires trouvent une importante biomasse de nourriture constituée de 62,04% d’espèces d’insectes en majorité des phytophages. Par ailleurs, pas moins de 16 espèces de prédateurs reparties dans cinq ordres et cinq familles ont été répertoriées. La famille des coccinellidae prédomine avec six espèces et regroupe deux aphidiphages: Coccinella septempunctata et Scymnus interruptus. Ces deux prédateurs bénéficient d’une importante biomasse de nourriture composée de 11 espèces de pucerons ; les coccidiphages sont représentés avec deux taxons: Chilocoris bipunctatus et Rhyzobius lophantae. Les aleurodes sont attaqués par deux autres coccinelles en l’occurrence, Clitostethus arcuatus et Stethorus punctillum. La famille des Syrphidae utilisent les pucerons comme nourriture essentielle, il s’agit des espèces Episyrphus balteatus, Eupeodes corolae, Allographa obliqua et Sphaerophoria scripta. Enfin, ces résultats montrent l’importance et l’intérêt de développer la lutte biologique à l’égard des espèces les plus redoutables de la tomate dans une stratégie de lutte intégrée.
