Doctorat
Permanent URI for this communityhttp://10.10.20.114:4000/handle/123456789/3
Browse
26 results
Search Results
Item Étude des performances de la race ovine Hamra conduite en système semi-intensif dans une zone céréalière(2026-07-07) AIT LHADI, AzizaLa race ovine Hamra « Deghma », emblématique des steppes et hautes plaines de l’Ouest algérien, constitue un patrimoine zoogénétique d’intérêt majeur. Cependant, cette race autochtone est aujourd’hui menacée par une érosion génétique croissante, due principalement à la diminution de ses effectifs et aux croisements non contrôlés avec les autres races. La présente thèse vise à caractériser le noyau pur de la race ovine Hamra, rigoureusement conservé à la Ferme de Démonstration et de Production de Semences de l’ITELV d’Aïn El Hadjar (Saïda), afin de soutenir la mise en place d’un programme d’amélioration génétique fondé sur un système de familles, garantissant la préservation et le renforcement du capital génétique de cette population. L’étude repose sur l’évaluation des paramètres morphométriques, des indices zootechniques ainsi que des performances de reproduction, de production laitière et de croissance des agneaux de la naissance jusqu’au sevrage. L’analyse des données morphométriques révèle que la race Hamra présente un format intermédiaire, avec un dimorphisme sexuel marqué. Les poids moyens adultes atteignent environ 87,21 ± 9,57kg chez les béliers et 44,75 ± 5,41kg chez les brebis, avec une hauteur au garrot moyenne comprise entre 82,82 ± 2,31cm chez les mâles et 72,46 ± 2,15cm chez les femelles. Cette race confirme son profil mixte à travers les indices zootechniques, lesquels mettent en lumière un double potentiel productif à la fois laitier et boucher. Sur le plan reproductif, les performances observées sont jugées bonnes à très bonnes : la fertilité atteint 86,8 %, tandis que la fécondité s’élève à 95,6 %. Quant à la prolificité, elle s’établit en moyenne à 110,1 %, le tout sans aucune intervention hormonale. Les performances laitières estimées révèlent un potentiel laitier appréciable, avec pic moyen de production est de 1,30 ± 0,24kg atteint à la première semaine de lactation et une production laitière totale des 3 premiers mois est de 77,16 ± 9,37Kg, permettant d’assurer une bonne croissance des agneaux. Le modèle prédictif développé, basé sur la vitesse de croissance des agneaux durant le premier mois d’allaitement, constitue un outil opérationnel original pour l’estimation indirecte de la production laitière. L’étude de la croissance pré-sevrage révèle des poids de naissance moyens de 3,80 ± 0,79 kg. Ces valeurs évoluent pour atteindre 9,71 ± 1,83 kg à l’âge d'un mois, puis 20,81 ± 3,0 kg lors du sevrage à 90 jours. Quant à la vitesse de croissance, les gains moyens quotidiens (GMQ) s'avèrent satisfaisants : ils se situent à 197,02 ± 51,49 g/j pour la phase initiale (0-30 jours) et à 184,8 ± 26,27 g/j pour la période allant de 30 à 90 jours. L'analyse a permis d'identifier plusieurs déterminants influençant cette croissance, notamment le sexe, le mode de naissance, le mois de mise bas ainsi que le poids de la brebis à l’agnelage. Ces paramètres doivent impérativement faire l'objet de corrections pour assurer la fiabilité des futures évaluations génétiques. En conclusion, ces travaux de recherche établissent des fondements scientifiques rigoureux visant à préserver et promouvoir durablement la race Hamra « Deghma ». L'étude apporte également des leviers opérationnels facilitant le déploiement d'un schéma d’amélioration génétique en phase avec les réalités du terrain.Item Diversité génotypique et phénotypique des Phoma spp. et espèces apparentées pathogènes sur les Fabaceae : évaluation de la pathogénicité et de la gamme d’hôte - Cas du bersim (Trifolium alexandrinum L.)(2026-07-07) GHIAT, NaouelLes Phoma spp. et espèces apparentées constituent un complexe important d’agents phytopathogènes responsables des anthracnoses et des pourritures racinaires des Fabaceae. Leur identification demeure difficile en raison de la forte similitude morphologique entre les espèces et d’une spécificité parasitaire complexe. A cet effet, plusieurs objectifs ont été étudiés : (1) inventorier et caractériser les Phoma spp. et les espèces apparentées associées aux cultures des Fabacées alimentaires et fourragères en Algérie, avec un intérêt particulier pour le bersim, (2) évaluer la diversité génétique inter- et intraspécifique des populations fongiques identifiées, (3) caractériser par marqueurs phénotypique les espèces fongiques identifiées et évaluer leur pathogénicité. L’approche multilocus, basée sur l’analyse phylogénétiques des régions ITS, LSU et des gènes tub2 et rpb2 a permis d’identifier 5 genres : Phoma, Ascochyta, Didymella, Nothophoma et Boeremia et 14 espèces au sein de la famille des Didymellaceae. Parmi celles-ci, on peut citer P. herbarum, A. nigripycnidia, A. syringae, D. lethalis, B. exigua et N. pruni isolées du pois, de la luzerne et du bersim, observées pour la première fois en Algérie. L’analyse du polymorphisme nucléotidique par DnaSP a mis en évidence une diversité génétique contrastée entre les espèces étudiées. Les isolats d’A. medicaginicola et D. pinodella ont présenté les niveaux de diversité les plus élevés, traduisant une importante variabilité interspécifique, tandis que ceux d’A. nigripycnidia, ont montré une faible diversité génétique suggérant une structure plus homogène. Par ailleurs, les analyses haplotypiques et la construction des réseaux réalisées par PopArt, sur D. pinodella et A. nigripycnidia isolées du bersim ont révélé des structures génétiques distinctes. L’espèce D. pinodella présente un haplotype dominant largement distribué à l’échelle mondiale (Algérie, Asie, Europe), alors qu’A. nigripycnidia montre une diversité géographique plus marquée et un flux génétique limité. Sur le plan morphologique et cultural, une variabilité importante entre les espèces étudiées est constatée. La concordance globale entre les données morphologiques et phylogénétiques confirme l’intérêt d’une approche polyphasique pour l’identification des espèces appartenant aux Didymellaceae. Les essais de pathogénicité révèlent une forte variabilité des capacités infectieuses des 14 espèces sur les Fabaceae. Les espèces D. pinodella, D. pinodes et A. medicaginicola se distinguent par une forte agressivité, avec une capacité d’infection à la fois sur les organes aériens et souterrains. Par contre, les espèces D. pisi, D. fabae, A. nigripycnidia, D. lethalis, et P. rabiei présentent une agressivité intermédiaire et variable avec une spécificité plus marquée selon l’hôte ou l’organe. En revanche, B. exigua, A. syringae, P. herbarum et N. pruni montrent une faible pathogénicité et un spectre d’hôtes restreint. Ces résultats mettent en évidence une pathogénicité dominée par des espèces polyphages et fortement agressives dans les infections des organes aériens et souterrains. Le pathosystème bersim et les trois espèces A. nigripycnidia, D. pinodella et B. exigua a révélé une variabilité importante de l’agressivité et de la spécialisation d’hôte entre les espèces étudiées. En particulier, D. pinodella et A. nigripycnidia se sont montrées les plus agressives avec une grande capacité à infecter les parties souterraines. À l’inverse, B. exigua a montré une pathogénicité plus faible et un spectre d’hôtes plus restreint.Item L’amélioration de la productivité de la race ovine Ouled Djellal (bouchère) par croisement alternatif avec la race ovine D’man (prolifique)(2026-06-29) SEBKHI, KahinaDans une optique d’améliorer la productivité numérique et les performances pondérales du cheptel national, un croisement a été entrepris entre les races ovines locales Ouled Djellal et D’man. La race Ouled Djellal est reconnue pour sa conformation bouchère et son potentiel de croissance, tandis que la race D’man se distingue par sa forte prolificité et sa précocité. Afin d’exploiter cette complémentarité, un plan de croisement alternatif a été conduit entre 2012 et 2022 au sein de l’ITELv de Baba Ali. Cette étude vise à évaluer l’effet du croisement sur l’amélioration de la productivité de la race Ouled Djellal. Les objectifs spécifiques incluent l’évaluation des performances de reproduction des brebis et de croissance des agneaux sur quatre générations, ainsi que la comparaison des performances d’engraissement, d’abattage et des caractéristiques de carcasses des produits croisés par rapport aux races parentales. L’étude s’est concentrée sur les deux dernières générations, G3 et G4, comprenant 154 brebis croisées et 171 agneaux, en prolongement des travaux d’Adaouri (2019) sur les générations G1 et G2. La reproduction a été conduite selon la méthode de lutte « effet bélier ». Les animaux ont été alimentés avec une ration composée de foin d’avoine complété par un concentré adapté au stade physiologique. Les résultats montrent une amélioration notable des performances des brebis croisées, notamment chez les générations G2 et G3, avec une prolificité moyenne de 1,27 agneau par brebis, une productivité numérique de 92,96 ± 61,34 %, et une productivité pondérale au sevrage de 17,35 ± 61,34 kg. Pendant la phase d’engraissement, les agneaux issus du croisement présentent une croissance plus rapide et une meilleure efficacité alimentaire. L’analyse des carcasses indique que ces gains productifs ne compromettent pas la qualité bouchère, le rendement à l’abattage (51,63 %) et la conformation restante comparables aux standards des races parentales. Ces résultats confirment l’effet d’hétérosis du croisement, permettant une amélioration simultanée de la productivité numérique et pondérale. Le schéma de croisement Ouled Djellal × D’man constitue ainsi une stratégie génétique pertinente pour optimiser la rentabilité des élevages ovins en Algérie. La nouvelle population issue de ce croisement pourrait contribuer significativement à l’augmentation de la production de viande ovine, à l’amélioration du revenu des éleveurs et au renforcement de la sécurité alimentaire en protéines animales.Item Bioécologie de quelques araignées de la région de Biskra -Cas de Stegodyphus dufouri (Audouin, 1826)(2026-06-18) BERRETIMA, WahibaUne étude sur les Araignées est réalisée dans trois palmeraies de la région saharienne de Biskra. Le milieu d’étude est un agroécosystème composé de diverses variétés de palmiers-dattiers. Les Aranéides sont piégés dans des pots Barber et capturés à la main. L’inventaire inventaire a permis de recenser 105 espèces appartenant à 25 familles, avec une dominance des Gnaphosidae et des Salticidae. Quatre espèces des Salticidae sont Euophrys friedmani, Menemerus fagei, Menemerus modestus et Pellenes nigrociliatus. De la famille des Lycosidae Evippa kirchshoferae, et des Zodariidae, Zodarion cesari sont nouvellement signalées dans la région de Biskra. Ainsi que Zodarion bifidum en tant qu’espèce nouvelle pour la science. L’étude du régime alimentaire de l’araignée Stegodyphus dufouri est la révèle une grande diversité trophique, soit 140 insectes-proies, dominée par les Hyménoptères, avec des variations saisonnières marquées. C’est la première étude du spectre trophique de cette araignée. L’analyse de la prédation montre une préférence pour les Diptères et les Isoptères, et indique que la taille de la proie n’est pas le facteur décisif pour déclencher une attaque ou bien arriver à une efficacité importante du venin qui conduit à la mort du sujet.Item Délimitation d'espèces au sein du complexe Medicago murex : approche intégrative par analyses morphométriques et marqueurs microsatellites(2026-06-10) DJEDID, Khadidja ImeneLe complexe Medicago murex, légumineuse fourragère méditerranéenne, fait l'objet d'une controverse taxonomique depuis plus de deux siècles. Au cœur de cette controverse se trouvent deux cytotypes reproductivement isolés (2n=14 et 2n=16) qui présentent des caractères morphologiques corrélés, mais dont la délimitation nomenclaturale prête à confusion. Cette thèse vise à résoudre l'ambiguïté nomenclaturale en réattribuant les noms scientifiques à l'aide d'une approche intégrative combinant, pour la première fois, des analyses morphologiques statistiquement robustes et une caractérisation moléculaire à l'aide de marqueurs microsatellites nucléaires et chloroplastiques. Une étape préliminaire de validation, conduite sur 11 espèces de Medicago représentatives de trois sections taxonomiques majeures du genre, a permis d'évaluer le pouvoir discriminant et la complémentarité informationnelle des marqueurs n-SSR et cp-SSR, confirmant leur efficacité pour la différenciation taxonomique au sein du genre. Par la suite, dix-sept populations méditerranéennes représentant les trois taxons présumés du complexe (M. murex, M. heterocarpa forme épineuse et forme non épineuse) ont été caractérisées pour 15 traits morphologiques et analysées moléculairement à l'aide des marqueurs précédemment validés, sept loci nucléaires (n-SSR) et cinq loci chloroplastiques (cp-SSR). Des analyses morphologiques multivariées (NMDS, MCA, DFA, FAMD, HCA) et une régression logistique multinomiale ont permis d'identifier des traits diagnostiques fiables, tels que le nombre de sillons sur les gousses, la forme des feuilles mâtures, le rapport pédoncule/pétiole et le nombre de dents sur les feuilles. Cela a permis de différencier les taxons avec un taux de précision supérieur à 90 %. Les analyses moléculaires ont confirmé l'existence de trois entités génétiquement distinctes avec des taux d'attribution de 98,93 % pour les n-SSR et de 95,88 % pour les cpSSR. Parmi les autres conclusions importantes, citons une grande diversité génétique (97 allèles nucléaires, 85 haplotypes chloroplastiques), un système de reproduction autogame fort (92 % d'autofécondation) et une différenciation importante entre les populations (Fst = 0,311 pour n-SSR ; PT = 0,430 pour cp-SSR). La concordance partielle entre les compartiments génomiques chloroplastiques et nucléaires (r = 0,455) suggère une histoire évolutive complexe impliquant une divergence allopatrique, un flux génétique asymétrique et une capture chloroplastique. Cette étude confirme que deux des trois entités sont des espèces biologiques véritablement distinctes. De plus, les résultats montrent qu'elles nécessitent des révisions nomenclaturales. Contrairement aux désignations courantes dans les flores actuelles, cette recherche montre que Medicago heterocarpa Spach (1849) devrait être prioritaire et désignée pour le cytotype 2n=16 au lieu de Medicago murex willd. En outre, Medicago murex willd. (1802) devrait être désigné pour le cytotype 2n=14 au lieu de Medicago Sphaerocarpos (1810). En ce qui concerne la troisième entité, le statut de M. heterocarpa inerme en tant qu'espèce distincte reste à confirmer. Enfin, cette recherche fournit également des bases essentielles pour la conservation et la valorisation continues du complexe Medicago murex en tant que ressource génétique fourragère d'importance agronomique majeure dans le contexte méditerranéen.Item Contribution à l’étude des interactions palmier dattier (Phoenix dactylifera L.) agent causal du bayoud (Fusarium oxysporum f. sp. albidinis (Killian & Maire) Malençon) par analyses phytochimiques des composés phénoliques des racines de deux cultivars endémiques de la région de Laghouat « Tadala » et « Tizaouet »(2026-05-06) HAMINI, FaϊzaLa maladie du Bayoud, causée par Fusarium oxysporum f. sp. albedinis (Foa), représente un facteur limitant majeur à la phoeciculture en Algérie, les cultivars de qualité étant les plus sensibles. Dans un souci de compréhension des interactions hôte/pathogène et de préservation et valorisation de la biodiversité locale, nous avons évalué les qualités agronomiques, économiques et la résistance constitutive de deux cultivars de palmier dattier endémiques a la région de Laghouat. Après une caractérisation morphologique et biochimique des fruits, nous avons utilisé le montage a reflux et l’hydrolyse alcaline pour l’extraction des phénols totaux solubles et liés des fruits, feuilles et racines. Des méthodes spectrométriques ont été utilisées pour la détermination du contenu phénolique total (TPC) et du contenu en flavonoïdes (TFC). L'activité antiradicalaire des extraits fut testée par le test DPPH (2,2-diphényl-1-picrylhydrazyl). De plus, une analyse HPLC-DAD a été réalisée pour l'identification des acides phénoliques impliquées dans la résistance contre Foa. Pour finir, nous avons testé l’efficacité des extraits racinaires et foliaires contre Foa par la méthode « Food poisoning method » et le docking moléculaire. Les résultats ont démontré que les fruits des cultivars se distinguaient par une excellente qualité commerciale et une importante variabilité morphologique que nous avons retranscrit dans des fiches d’identification. Ils ont également présenté des teneurs très élevées en TPC et de TFC dans les fruits, feuilles et racines des cultivars. Les extraits ont révélé une efficacité antiradicalaire significative par rapport à la vitamine C. Cela suggère que toutes les parties des cultivars représentent une bonne source d’antioxydants naturels. Au total, douze acides phénoliques liés à la résistance à Foa et d’autre pathogènes ont été identifiés. Les composés majoritaires des feuilles étant les acides phénoliques associés à la paroi des cellules (acide sinapique, acide pcoumarique et acide férulique) tandis que dans les racines c’est l’acide p-Hydrobenzoic qui prévalait. À une concentration de 1000 ppm, les extraits des feuilles de TIZ ont atteint une inhibition remarquable de 79 % de Foa, contre 70 % pour les feuilles de TAD et 59 % pour les racines de TAD. Les résultats in silico des simulations ont montré que le resvératrol possédait la plus forte affinité de liaison avec les deux cibles enzymatiques (3-Phytase et FGB1) du Fusarium. En conclusion, les niveaux exceptionnellement élevés de TPC, associés à l'identification des acides phénoliques clés et à leur activité antifongique avérée, offrent une base solide pour l’élaboration de stratégies durables pour lutter contre Foa (résistance génétique, biopesticide). Ces résultats suggèrent aussi que ces cultivars locaux riches en composés phénoliques pourraient renforcer les efforts de sélection variétale visant à optimiser la qualité des fruits et la résistance aux maladies.Item Caracterisation du citrus exocortis viroïd sur agrumes en Algerie(2025-12-07) EL FERRAN, AhlemCette étude caractérise le Citrus exocortis viroid (CEVd) dans les vergers algériens afin d'évaluer la prévalence de la maladie et de développer des stratégies de résistance par le remplacement des porte-greffes. Menée sur sept saisons culturales (2009-2016) dans la région de la Mitidja, la recherche a combiné des approches biologiques et moléculaires pour évaluer la distribution du CEVd et ses relations génétiques. Des échantillons foliaires de multiples variétés d'agrumes ont été soumis à un indexage biologique sur indicateur Cédratier Etrog et à une inoculation mécanique sur une gamme d'hôtes herbacés et ligneux. Ces tests ont été réalisés sous conditions contrôlées de serre (3234°C) au laboratoire de virologie de l'Université de Blida 1. La caractérisation moléculaire à l'INRA de Corse a utilisé la RT-PCR en une étape, la RT-PCR avec amorces aléatoires et la PCR quantitative en temps réel (qPCR) pour une détection complète du viroïde. Les résultats de l'indexage ont démontré une prévalence globale du CEVd de 55,71%, avec une sensibilité variétale la plus élevée chez Thomson (40,60%), suivie des cultivars de citronnier et de Washington Navel. L'inoculation mécanique a révélé des taux d'infection de 33,80% chez les hôtes herbacés et 26,85% chez les hôtes ligneux. L'analyse moléculaire a confirmé la présence du CEVd dans 85,41% des échantillons par RT-PCR en une étape et 76% par qPCR. La caractérisation génétique indique une forte similarité entre les isolats algériens de CEVd et les souches de référence d'Espagne et de Corse. Ces résultats établissent une prévalence significative du CEVd dans les zones de production agrumicole algérienne et fournissent des données essentielles pour la mise en œuvre de porte-greffes résistants et de pratiques de gestion durable.Item Diagnostic de la filière bovine lait en région semi aride et aride de l'Est Algérien(2025-06-16) DEBECHE, El HaouasL’Algérie est le premier consommateur de lait au Maghreb, avec près de 6 milliards de litres par an. La filière lait en Algérie a subi des mutations profondes depuis l’indépendance en 1962. Plusieurs programmes de développement ont été mis en œuvre pour promouvoir les différents segments de la filière pour qu’elle puisse répondre à une demande croissante en lait et produits laitiers. Notre travail comporte trois parties, La première partie intitulée ; Dynamique de la filière bovine lait en région semi aride de l’Est Algérien donne un aperçu sur la filière et analyse les données qui proviennent d’un réseau de collecte de lait cru de 6 wilayates de l’Est. L’objectif dans cette partie est d’analysé les effets de la politique publique récente, initiée depuis 2008 visant le développement de la filière bovine lait sur la production, la collecte et la transformation du lait produit majoritairement par des exploitations familiales de petite et moyenne dimension, à travers des subventions significatives pour la production, la collecte et la transformation. Les résultats obtenus révèlent un développement significatif de l’amont de l’entreprise depuis 2009, visant à sécuriser ses approvisionnements en lait. La quantité de lait collecté est passée de 5,9 millions litres en 2009 à 58,94 millions en 2015, soit une progression de 998,98%. Le nombre de collecteurs est passé de 12 collecteurs en fin 2009 à 85 en fin 2014 et 76 en 2016, soit une progression de 633,33%. Le nombre d’éleveurs passe de 255 éleveurs en 2009 à 2496 en 2014 ce qui représente une augmentation de 807,45%, suivi d’une chute à 2059 en 2016. Le nombre de vaches laitières a augmenté de 2170 vaches en 2009 à 17620 en 2014, puis une chute à 15874 vaches en 2016. Par contre, à l’échelle exploitation, le rendement moyen par vache et par jour n’a pas subit d’augmentation significative (9,76 L/V/J en 2009 vs 9,55 L/V/J en 2015). Dans la deuxième partie intitulé ; Facteurs de variation de la composition physico - chimique du lait cru produit en région semi aride de l’Est Algérien. On a essayé de déterminer les caractéristiques de lait cru produit dans la région d’étude, et voire les variations de ces caractéristiques d’une zone à l’autre et d’une saison a une autre. L’objectif de cette partie est de déterminer les facteurs de variations des paramètres physico-chimiques de lait cru de vache produit par des éleveurs rattachés à une laiterie privée représentative des grands groupes agroindustriels, située dans une région semi aride. Les éleveurs sont répartis sur six wilayas de l’Est algérien (M’sila, Setif, Constantine, Batna, Bordj Bou Arreridj, Mila). Les analyses de lait sont réalisées sur des échantillons de lait de mélange dans les laboratoires de la laiterie. Les échantillons du lait de vache utilisés pour effectuer les différentes analyses physicochimiques provenaient du lait collecté par le réseau de collecte de la laiterie. Le pH ; la valeur moyenne obtenue de pH du lait analysé est de 6,71±0,06, il varie entre 6,45 et 6,9. Le lait analysé a une acidité moyenne de 16,3°D, elle oscille entre 14 et 20°D, la saison a un effet significatif sur ce paramètre. La valeur moyenne obtenue pour la densité des laits analysés est de 1030,76±1,25. Le taux de matière grasse obtenu se situe entre 2,8 et 4,01% avec une valeur moyenne de 3,35±0,19%. La matière protéique à un taux moyen de 3,17± 0,14%, il varie entre 2,12 et 3,83%. Les résultats présentent des valeurs d’extrait sec total allant de 10,28 à 13,81%, avec une valeur moyenne de 11,78± 0,4%. Dans la troisième partie intitulé ; Importance de certains résidus d’antibiotiques dans le lait de vache en région semi aride de l’Est Algérien. Cas de la wilaya de M’sila. Cette étude a été réalisée dans le but d’évaluer la présence des résidus d’antibiotiques dans le lait cru de vaches collecté par le circuit de ramassage d’une laiterie représentative des transformateurs de lait produit localement. Dix mille échantillons de lait cru issus des tanks de livraison ont été analysés durant la période comprise entre janvier et juillet 2017. Les échantillons ont été analysés à l’aide d’un kit de détection rapide de résidus d’antibiotiques dans le lait. La quantité de lait contenant des résidus d’antibiotique représente 3,25 % de la quantité globale livrée. Cette proportion varie selon le mois: la plus élevée (p <0,05) était en hiver, durant le mois de janvier, qui représente 8,67 % du total, et la plus basse était celle du mois de juin avec 0,31 %. La contamination par les antibiotiques était variable aussi selon la région : la proportion la plus élevée concernait la région de Boussaâda (p <0,05), 4,19 %, caractérisée par un élevage spécialisé et intensif. L’objectif de cette étude était de sensibiliser les vétérinaires praticiens sur les risques pour les consommateurs des résidus pour qu’ils respectent les délais d’attente recommandés tout en préconisant l’usage d’antibiotique à faible délai d’attente et la sélection d’animaux plus résistants aux mammites.Item Caracterisation des ressources genetiques de l’olivier (olea europaea l.) a l’aide des descripteurs morphologiques, des marqueurs biochimiques et moleculaires ssr (simple sequence repeats)(2025-05-05) MOUSSI, SoniaL'olivier (Olea europaea L.) occupe une place d'importance capitale dans l'agriculture algérienne. L'identification précise des espèces d'Olea revêt une importance cruciale tant pour la préservation de celles-ci que pour l'exploitation judicieuse de ce genre économiquement significatif. Ce travail de recherche est consacré à la caractérisation morphologique, biochimique et moléculaire de plusieurs cultivars d’olivier provenant de la collection nationale de Sidi-Aich à Thakerietz, Bejaia, ITAFV qui abrite pas moins de 36 variétés locales algériennes. Ces variétés locales présentent un intérêt considérable et méritent d'être explorées dans le cadre des programmes de sélection et d'amélioration, d'où l'importance de leur caractérisation et conservation. Des études biochimiques et des propriétés fonctionnelles ont été étudiées, à savoir la caractérisation morpho-biométrique et agronomique à travers l’étude de leur comportement sur la base des 18 traits quantitatifs. Et en dernier lieu, l’aspect moléculaire a aussi été évalué par l’utilisation de l’ensemble de onze marqueurs microsatellites (SSR) pour l’identification moléculaire. Les résultats de l'analyse biochimique indiquent que les huiles d'olive algériennes présentent une variabilité biochimique significative tout en conservant des caractéristiques fonctionnelles acceptables, ce qui les classe comme une source nutritive de qualité. De plus, il est à noter que les six variétés Boughenfous, Abani, Aghenfas, et Tefah, Sigoise, et Aberkane se distinguent par leur teneur élevée en acide oléique, les rendant ainsi particulièrement nutritives. Cependant, il y a un effet très hautement significatif entre les cultivars étudiés pour les paramètres biochimiques étudiés avec un coefficient de variation très élevé. Sur le plan morphologique, les variétés appartenant aux groupes G4, G5 et G6 de l'analyse CHA se distinguent particulièrement et sont considérées comme les plus prometteuses du point de vue agronomique et industriel. Ces groupes présentent des caractéristiques de fruit qui semblent être plus élevées, offrant ainsi des opportunités intéressantes pour des applications commerciales et agricoles plus performantes. D’autre part, l’analyse moléculaire, à travers le dendrogramme basé sur la méthode UPGMA, a révélé le regroupement des cultivars algériens en fonction de leur utilisation et de leur origine de distribution. Les résultats fournissent des informations utiles pour une enquête sur le germoplasme autochtone et peuvent être utilisés pour la construction d'une base de données unique comprenant toutes les variétés d'oliviers algériennes.Item Etude de la diversité génétique et évaluation de l’effet du milieu sur le comportement agronomique du pois chiche (cicer arietinum l.) en algérie(2026-04-30) ZINE, FatihaLe pois chiche (Cicer arietinum L.) constitue une culture stratégique dans les zones méditerranéennes semi-arides, où la variabilité climatique limite fortement l’expression du potentiel génétique. Cette étude visait à analyser la variabilité agro-morphologique, le potentiel productif, ainsi que la stabilité et l’adaptabilité des génotypes en conditions semi-arides en Algérie, au moyen d’une approche expérimentale intégrée. Dans un premier axe, dix-huit génotypes ont été évalués dans la région de Tadjena (wilaya de Chlef) afin d’estimer l’ampleur de la variabilité génétique et les paramètres d’amélioration. L’analyse de variance a révélé des différences hautement significatives (p ≤ 0,001) pour l’ensemble des caractères étudiés, notamment le rendement en grains, le nombre de gousses par plante, le poids des graines, la hauteur de la plante et la distance à la première gousse. Les coefficients de variation génotypique et phénotypique ont mis en évidence une grande diversité, notamment pour les composantes du rendement. Les valeurs d’héritabilité étaient modérées à élevées (70 % pour la hauteur de plante et 66 % pour le rendement), ce qui indique une forte contribution génétique.. Les analyses multivariées (classification hiérarchique et ACP) ont permis d’identifier des groupes distincts, dont un cluster performant atteignant 2,89 t/ha. Dans un second axe, l’interaction génotype × environnement (G×E) a été étudiée par l’évaluation de dix génotypes dans des environnements semi-arides contrastés. L’analyse combinée a mis en évidence des effets significatifs du génotype, de l’environnement et de leur interaction sur le rendement et les caractères morphologiques liés au port de la plante. L’environnement expliquait environ 26 % de la variance totale du rendement, contre 16 % pour l’interaction G×E. Les modèles AMMI et GGE biplot ont permis de caractériser les profils d’adaptation. Certains génotypes ont combiné un rendement élevé et une stabilité relative, ce qui témoigne d’une large adaptation, tandis que d’autres ont montré une adaptation spécifique. Les caractères morphologiques se sont révélés plus stables que le rendement. L’indice WAAS a confirmé le classement des génotypes selon leur stabilité globale. Les résultats soulignent l’importance d’intégrer la performance, la stabilité et l’adaptabilité dans les programmes d’amélioration variétale en zones semi-arides.
- «
- 1 (current)
- 2
- 3
- »
