Département Economie Rurale

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    Diagnostic systémique de la filière lait en Algérie Organisation et traitement de l'information pour l'analyse des profils de livraison en laiteries et des paramètres de production des élevages
    (2005) BENYOUCEF, Mohamed Tahar
    Cette thèse porte sur un diagnostic systémique de la filière lait en Algérie, dans un contexte marqué par une forte dépendance aux importations, une demande croissante en produits laitiers et des mutations profondes des politiques agricoles. Elle s’inscrit dans les enjeux de sécurité alimentaire, de développement rural et de réorganisation des filières agroalimentaires. L’objectif principal est de montrer qu’en l’absence d’un système officiel structuré de collecte de données (notamment de contrôle laitier), il est néanmoins possible de caractériser les systèmes de production laitière à partir des informations disponibles au niveau des laiteries et d’enquêtes de terrain. La thèse analyse ainsi les profils de livraison du lait cru et les paramètres de production des élevages laitiers dans trois régions représentatives : la Mitidja, la Kabylie et l’Oranie. La première partie situe l’agriculture et la filière lait dans l’économie algérienne, en mettant en évidence la dépendance alimentaire, le poids des importations et la place stratégique du lait dans la consommation nationale. La deuxième partie propose un diagnostic global de la filière lait, intégrant les contraintes agroclimatiques (eau, foncier), l’évolution des cheptels, des ressources fourragères, de la production et de la collecte du lait, ainsi qu’une analyse physique et financière de l’industrie laitière publique et des politiques de soutien mises en œuvre. La troisième partie expose les fondements scientifiques et méthodologiques, fondés sur l’approche systémique et la typologie des exploitations agricoles. La quatrième partie présente les résultats d’analyses statistiques (ACP, classifications, analyses de variance) permettant d’identifier différents types de profils de livraison et types d’exploitations laitières, ainsi que leur contribution réelle à l’approvisionnement des laiteries. La thèse met en évidence une grande diversité des logiques de production et de livraison du lait, un faible niveau d’intégration du lait cru local dans la transformation industrielle, et des dysfonctionnements dans l’organisation de la collecte. Elle propose enfin des pistes d’amélioration pour l’organisation, la collecte et le traitement de l’information, afin de mieux valoriser la production laitière nationale, renforcer la filière et contribuer durablement à la sécurité alimentaire de l’Algérie.
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    Conception et application des politiques foncières en Algérie
    (2010-12-27) BOUCHAIB, Faouzi
    La réforme agricole adoptée en Algérie en 1987 (loi 87-19), a décidé le partage des Domaines agricoles socialistes et la création des Exploitations Agricoles Collectives (EAC) et Individuelles (EAI). Cette réforme a introduit deux contraintes : la première impose aux EAC le mode de production collectif et la seconde interdit le mode de faire valoir indirect. Cependant, le morcellement informel et le mode de faire valoir indirect se sont imposés très rapidement. L’enquête qualitative réalisée auprès d’un échantillon de 47 attributaires et intervenants dans le périmètre irrigué de la Mitidja Ouest a montré que l’échec de la forme de production collective et l’évolution vers un morcellement informel a pour origine le passage brutal du système de production autogéré à une forme de gestion collective autonome qui aurait nécessité une préparation. En effet, les attributaires étaient en majorité des ouvriers et donc de simples exécutants dans les Domaines Agricoles Socialistes et le passage du statut d’ouvrier à celui de gestionnaire autonome d’une exploitation collective a été vécu comme une rupture. Par la suite, le morcellement informel des EAC, interdit par la loi 87-19, et l’éclatement du pouvoir de décision économique se sont traduits par une diversité comportementale des attributaires (dix types de comportements) et le développement du mode de faire valoir indirect, également interdit par la loi 87-19. Ainsi, le système de production collectif imposé par la loi 87-19 a été un échec qui s’explique par l’inadaptation des règles formelles à la réalité socio-économique.
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    Economie des pêches en Algérie
    (INA, 2005) CHAKOUR, Saïd Chaouki
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    L'économie internationale du sucre et les stratégies des firmes
    (2010-12-27) BENZOHRA, Benyoucef
    L’analyse de la filière mondiale du sucre montre une tendance à la reconversion vers la production de bioéthanol. Ā l’origine de cette transformation, la forte instabilité des prix du sucre sur le marché mondial, et la recherche de la réduction de la dépendance pétrolière de la part de certains pays exportateurs de sucre. Par ailleurs, cette volatilité des prix explique aussi le recours aux édulcorants à la place du sucre, notamment dans l’industrie alimentaire. Le développement de la production de bioéthanol à partir du sucre est aujourd’hui favorisé par la réforme de l’Organisation commune du marché du sucre en Europe et le regain d’intérêt dans plusieurs pays du monde pour les énergies renouvelables moins polluantes. En Algérie, la régulation de la filière sucre par l’intervention directe de l’Etat, s’est soldée par un échec total. La concentration de l’activité de l’entreprise publique qui monopolisait le marché, n’a pas engendré une amélioration de sa situation financière. Le déclin de cette entreprise et l’ouverture économique du pays, ont favorisé une structure de marché favorable à l’émergence d’une entreprise privée qui compte parmi ses activités le raffinage du sucre roux. La performance de cette entreprise en matière de production de sucre, s’explique notamment par une protection douanière contre l’importation de sucre blanc. Elle affronte aujourd’hui une concurrence internationale intense, en raison du pouvoir des grandes firmes du sucre, notamment celles qui l’approvisionnent en sucre roux. A long terme, une telle situation pourrait l’entraîner à recourir à la production de bioéthanol, afin de valoriser son surplus de production sucrière.
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    Les déterminants du niveau des revenus des ménages ruraux et la pauvreté dans la vallée du fleuve au Niger région de Tillabéry
    (2006-03-07) BOUBACAR, Soumana
    La pauvreté a globalement persisté dans les pays en développement au cours des dix dernières années et s’est même accentuée dans certaines régions, notamment en Afrique subsaharienne. Parmi ces régions, se trouve le Niger qui occupe une place décevante dans le classement des pays selon les indicateurs de développement (IDH) et de pauvreté (IPH). La pauvreté, se manifeste aussi bien, au niveau de l’Etat qu’au niveau des ménages. On estime que 63% de la population nigérienne est pauvre. Dans ce pays éminemment rural, à plus de 80% de la population, ce sont les ruraux qui constituent la frange la plus vulnérable et la grande majorité des pauvres. Or, si la pauvreté est une privation des possibilités de choix, accroître le niveau des revenus réels des individus, est sans doute l’un des principaux moyens de lutte contre ce dénuement humain. Certes, aujourd’hui, il est unanimement admis que la pauvreté va au-delà d’une insuffisance de revenu et exprime l’absence de tout ce qui est nécessaire aux individus pour mener une vie décente, mais cela ne porte pas préjudice à la place prépondérante qu’occupe le revenu dans l’expression du dénuement humain. Nombreuses sont les études qui ont montré la convergence entre lutte contre la pauvreté et la recherche de revenu suffisant. Or, on ne saurait parvenir à améliorer le revenu, sans une identification des déterminants du niveau des revenus de ménages. Cela conduit au réexamen, non seulement de la formation et de la distribution du revenu, mais aussi, des facteurs externes, influençant les activités socioéconomiques des paysans. Autrement dit, une analyse micro-économique et macroéconomique s’impose. Cette étude, a non seulement, montré les différents déterminants du niveau de ménage qui comprend le revenu agricole et le revenu non agricole, mais aussi, les incidences du niveau de revenu faible sur certains indicateurs de pauvreté
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    LA RECHERCHE AGRONOMIQUE ET LA SITUATION ALIMENTAIRE EN ALGERIE
    (INA, 2008-12-15) ATCHEMDI, Komi Apédo
    Cette thèse englobe une grande diversité d’expériences depuis les périodes coloniales (1830-1961) et, surtout, d’hésitation (1962-1966) de l’Etat algérien, à la suite de la finalité ou la contradiction des modes de production, jusqu’au IIIe millénaire. Elle explique originalement la dépendance alimentaire au travers du déficit de production scientifique et technologique en se fondant sur des nouvelles théories économiques de production de richesse au-delà des discours sur les désavantages comparatifs naturels. La macroéconomie de la croissance endogène traite du capital humain et des externalités. Le modèle d’économie cognitive du changement technique conçoit l’innovation comme un processus social d’apprentissage créateur. Il n’est pas question ici d’argumenter sur l’état de la recherche scientifique et du développement technologique dans le pays. Puisque l’objectif scientifique de la thèse est la connaissance critique du réel, impliquant une ou en modifiant leur déroulement. Le but ultime est celui de rechercher à partir d’un modèle opératoire les conditions dans lesquelles la croissance de la productivité peut venir en appoint au développement qui soit sustainable et conforme aux spécificités du pays. Le plus intéressant pour une nation est l'obtention, dans un contexte favorable à la création de richesse additionnelle, d’éléments de monopoles ou d’avantages absolus sur des compétences spécifiques sans avoir à engendrer la moindre atteinte à l’environnement. Il est indispensable alors de souligner que les avantages absolus dont bénéficie le pays grâce à un gain de la productivité créent durablement des conditions favorables à l’augmentation du bien-être de la société toute entière. L’économie du pays demeure dominée par le secteur des hydrocarbures. Il représente effectivement 38 % du PIB, 98 % des exportations de biens et 71 % des recettes budgétaires en 2004. Quant à l’agriculture, elle vise en permanence la réduction de la dépendance alimentaire à travers notamment un gain de productivité. Sa place dans l’économie globale reste encore relativement importante : 12% de la PIB (hors services administratifs) en moyenne dès la période 2000, 18,1% de l’emploi en 2006, 0,21% des exportations (en valeur US $) contre 11,43% des importations (produits alimentaires, boissons et tabacs, équipements agricoles), 10% des dépenses publiques). Une multitude d’interrogations et de préoccupations y compris des idées à la mode ou des réminiscences vagues et floues, certaines de façon récurrente depuis plusieurs années, la traversent. Des mesures ont été préconisées et des réformes ont été introduites. Malgré tout, le secteur agricole avec ses parties prenantes du SNST demeurent globalement soumis démesurément à des fins improductives. Cela s’opère avec une velléité politique diffuse ou expresse de résoudre des difficultés économiques et le désir d’améliorer le niveau de vie des populations découlant de la problématique alimentaire. Au cours des vingt six dernières années, le déséquilibre entre l’évolution de la population du pays et celle de la disponibilité alimentaire n'a cessé de se creuser. Le pays s’installe progressivement dans un déficit alimentaire qui se veut structurel, si bien que certains pensent qu’il faut trouver des alternatives à l’agriculture pour les populations qui y vivent et pour le pays. L’accroissement de la productivité pour résoudre le problème de la dépendance alimentaire dans le pays constitue un enjeu majeur pour cinq raisons : La première, c’est que le déficit alimentaire se produit sous les effets conjugués du climat, de la production et de la productivité agricoles avec la dégradation du capital naturel. Il peut aussi découler des facteurs économiques et sociaux.