Département Economie Rurale

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    Analyse multicritères de l’évolution de la durabilité des exploitations bovines laitières de la zone périurbaine de la ville d’Alger
    (ENSA, 2016-10-27) IKHLEF- MEHENNAOUI, Sarah
    Un dispositif d’enquête de 45 exploitations bovines laitières de la zone périphérique de la ville d’Alger a été mis en place en 2012 pour i) réaliser une analyse descriptive, ii) évaluer leur durabilité à l’aide des 42 indicateurs de la méthode IDEA et iii) élaborer une typologie de ces exploitations en fonction de leur niveau de durabilité. Une deuxième enquête a été exécutée en 2015 pour travailler sur l’évolution de leur durabilité à court terme (3 années) et l’origine des variations. L’analyse descriptive a permis de mettre en évidence quelques similitudes entre les exploitations (faible dotation en terre, forte parcellisation, difficulté d’accès à la ressource eau, chargement animal élevé, faible proportion de la superficie agricole utile irriguée et faible niveau de production laitière) mais aussi quelques différences pour ce qui concerne les effectifs animaux, les surfaces agricoles disponibles, la main d’oeuvre employée et la conduite alimentaire. L’analyse globale de la durabilité a permis de relever la tendance suivante : elles sont moyennement durables sur le plan agro-écologique, moins durables sur le plan économique et plutôt non durables sur le plan socio-territorial. L’analyse typologique a mis en évidence 4 classes de durabilité : i)- classe1 : exploitations à durabilité moyenne limitée par l’échelle socio-territoriale (10 exploitations), ii)- classe 2 : exploitations à durabilité faible limitée par l’échelle économique (13 exploitations), iii)- classe 3 : exploitations à durabilité très faible limitée par l’échelle économique (5 exploitations), iv)- classe 4 : exploitations à durabilité très faible limitée par l’échelle socioterritoriale (17 exploitations). La première observation qui ressort de l’étude de la trajectoire à court terme de ces exploitations concerne en premier lieu et sans doute la disparition de cinq exploitations typées en 2012 dans les classes de durabilité 3 (1exploitation) et 2 (4 exploitations). La deuxième observation porte sur la disparition en 2015 de la classe de durabilité 2 et la migration des exploitations de cette classe vers la classe 3 (9 exploitations), la classe 1 (3 exploitations) et la classe 4 (1 exploitation). Ce travail montre ainsi que si l’élevage bovin laitier est supposé occuper une place stratégique dans le développement agricole et économique de la zone périurbaine de la ville d’Alger, sa durabilité semble aujourd’hui menacée par plusieurs facteurs d’ordre environnementaux mais surtout d’ordre sociaux territoriaux et économiques.
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    Adaptation des éleveurs ovins face aux multiples changements d’ordre environnementaux et socioéconomiques dans les territoires steppiques
    (2016-05-05) KANOUN, Mohamed
    En Algérie, la production animale demeure un secteur d’importance politique, sociale et économique considérable. En effet, ce secteur représente près de 51 % du Produit Intérieur Brut de l’Agriculture. L’élevage des petits ruminants, notamment ovins, qui participe pour 50 % à la formation de ce PIB est concentré principalement dans les territoires steppiques où de nombreux changements ont été enregistrés et qui ont engendré un contexte d’incertitudes élevé (climat, démographie, programmes de développement, pression sur les ressources, urbanisation, etc.). Les objectifs assignés à cette thèse sont d’une part, d’appréhender les capacités des éleveurs à se maintenir sur ce territoire soumis à de forte contraintes et incertitudes et, d’autre part, d’apprécier les facultés de résilience des systèmes d’élevage identifiés. L’hypothèse de base de cette thèse est que face à ce contexte d’incertitudes et jeux de contraintes, les éleveurs ont appris à s’adapter selon les opportunités présentes qui sont basées sur la valorisation de leurs différents "atouts - capitaux" (capital naturel, physique, financier, social, humain et de savoirs) pour développer des stratégies diversifiées de mise en oeuvre de leurs projets de production. La recherche a été conduite en faisant appel à des enquêtes quantitatives et qualitatives le plus souvent participatives auprès de 86 éleveurs appartenant à différentes fractions de la communauté agropastorale des Ouled M’Hani, située dans la zone d’El-Guedid-Djelfa de la région de Djelfa. Afin de comprendre les stratégies qui permettent aux éleveurs de développer des flexibilités multiples, un cadre d’approche intégré a été mis au point. Il repose sur le croisement de plusieurs disciplines et sciences (zootechnie, écologie, agronomie, sociologie, économie, gestion et communication. En outre, pour analyser les logiques des éleveurs en matière de valorisation des différents capitaux (atouts) dans la mise en oeuvre de leurs stratégies d’adaptation pour faire face aux multiples contraintes, l’approche basée sur "Sustainable Livelihood Approache SLA" a été mobilisée. Les principaux résultats montrent que les agropasteurs sont dans une logique d’adaptation permanente. Tous les systèmes d’élevage ont réussi à se maintenir et à se reproduire en s’appuyant sur des stratégies diverses et variées pour assurer un accès facile aux différentes ressources fourragères locales (autoproduites, louées et achetées). Ils combinent de façon variés leurs capitaux (ressources ou atouts) dans leurs décisions qui conditionnent la façon dont ils vont appréhender et anticiper les situations de sécheresse. Les capitaux humain et social restent des éléments importants dans la manière dont les éleveurs répondent aux événements qui affectent leur activité. Cette dotation en capitaux permet en effet aux éleveurs de développer des stratégies basées sur la diversification des produits et des revenus, l’agrandissement du patrimoine foncier et animal et surtout la mobilité des troupeaux, etc. Cependant, pour apprécier l’efficacité des stratégies variées mises en oeuvre par les différents groupes d’agropasteurs, des activités participatives de suivis de performances sont à envisager. Elles permettront de mieux juger l’efficience et la pertinence des leviers et actions déployés actuellement par les agropasteurs.
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    L'impact du PNDA sur l'emploi agricole
    (2016-05-04) BOUCHAKOUR, Radhia
    La pluriactivité est un phénomène très ancien dans les sociétés agricoles et rurales. Ce phénomène touche l’ensemble des agriculteurs dans les pays développés et en voie de développement, en particulier dans les pays Méditerranéens, où il est considéré comme un élément structurel de leur agriculture. Les agriculteurs ont connu beaucoup de difficultés à travers l’histoire et la pluriactivité a été un des moyens efficaces pour contrer ces difficultés. Par conséquent, la pluriactivité est devenue un phénomène très important dans les pays développés autant plus pour les agriculteurs, que pour les décideurs politiques et les chercheurs. Contrairement aux pays développés, ce phénomène est très peu connu dans les pays en voie de développement, et particulièrement en Algérie. L’agriculteur Algérien a dû faire face à beaucoup de crises économiques, climatiques et structurelles ce qui aurait pu les pousser vers la pluriactivité. Ces difficultés étant différentes par rapport aux autres pays, ceci nous a mené à poser les deux questions suivantes : (i) Est ce que la pratique de la pluriactivité en Algérie est similaire à d’autre pays ? (ii) Est ce que les politiques agricoles en Algérie ont efficacement remédié aux problèmes des agriculteurs Algériens ? Ce travail a deux objectifs. Le premier objectif est d’expliquer le niveau de la pluriactivité en Algérie, les motifs qui poussent les agriculteurs à être pluriactifs, et les facteurs de causalité liés à la pluriactivité. Concernant ce premier objectif nous proposons dix hypothèses principales liées à : la position géographique ; la taille du ménage ; le revenu agricole ; l’équipement agricole ; la compétence de l’agriculteur, l’âge, l’expérience, et la situation financière de l’exploitant ; et enfin l’élevage. Pour répondre à nos questions de recherche, nous nous sommes basés sur des données collectées grâce à trois enquêtes réalisées dans trois différentes wilayas du pays. En se basant sur une épistémologie positiviste, une ontologie réaliste et une approche hypothético-déductive, nous avons utilisé trois modèles de probabilité pour expliquer la pluriactivité simple, l’intensité de la pluriactivité, et le choix du type de travail non agricole. Nous avons tiré plusieurs résultats de nos analyses. En premier lieu, nous avons constaté que la pluriactivité est influencée par la présence des équipements au niveau des exploitations et les compétences techniques des exploitants et par la superficie des terres irriguées. L’âge de l’exploitant est particulièrement intéressant, car nos résultats indiquent qu’il a un effet positif sur la probabilité de la pratique de la pluriactivité jusqu’à l’âge de 40 ans. Cet effet devient négatif pour les âges les plus avancés. Nous avons donc rejeté la majorité de nos hypothèses ; ce qui signifie que la pluriactivité en Algérie est causée par des facteurs différents que ceux connus dans d’autre pays développés et en voie de développement. Notre deuxième objectif, est de discuter le PNDAR, qui est venu relancer le secteur agricole après une période de désinvestissement, via un ensemble de programmes, complété par la suite par d’autres politiques, comme la Politique de Renouveau Rural et la Politique de Renouveau de l’Economie Agricole et Rural. Ces derniers ont beaucoup apporté au secteur agricole et aux agriculteurs mais restent insuffisants sur le terrain.