Département Economie Rurale

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    Conception et application des politiques foncières en Algérie
    (2010-12-27) BOUCHAIB, Faouzi
    La réforme agricole adoptée en Algérie en 1987 (loi 87-19), a décidé le partage des Domaines agricoles socialistes et la création des Exploitations Agricoles Collectives (EAC) et Individuelles (EAI). Cette réforme a introduit deux contraintes : la première impose aux EAC le mode de production collectif et la seconde interdit le mode de faire valoir indirect. Cependant, le morcellement informel et le mode de faire valoir indirect se sont imposés très rapidement. L’enquête qualitative réalisée auprès d’un échantillon de 47 attributaires et intervenants dans le périmètre irrigué de la Mitidja Ouest a montré que l’échec de la forme de production collective et l’évolution vers un morcellement informel a pour origine le passage brutal du système de production autogéré à une forme de gestion collective autonome qui aurait nécessité une préparation. En effet, les attributaires étaient en majorité des ouvriers et donc de simples exécutants dans les Domaines Agricoles Socialistes et le passage du statut d’ouvrier à celui de gestionnaire autonome d’une exploitation collective a été vécu comme une rupture. Par la suite, le morcellement informel des EAC, interdit par la loi 87-19, et l’éclatement du pouvoir de décision économique se sont traduits par une diversité comportementale des attributaires (dix types de comportements) et le développement du mode de faire valoir indirect, également interdit par la loi 87-19. Ainsi, le système de production collectif imposé par la loi 87-19 a été un échec qui s’explique par l’inadaptation des règles formelles à la réalité socio-économique.
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    Systèmes d'élevages ruminants en zone de montagne et dynamique d'adaptation des éleveurs
    (2015-12-16) MOUHOUS, Azeddine
    Les politiques de développement des systèmes d’élevages mises en oeuvre en Algérie n’ont pas tout à fait atteint les objectifs escomptés. Ces systèmes d’élevages en région montagneuse de Tizi-Ouzou, connaissent une forte transformation, depuis une trentaine d’années. Des changements dynamiques ont eu lieu dans les composantes structurelles et fonctionnelles des élevages afin de s’adapter aux nouveaux contextes socio-économiques dans le but d’être viable et moins vulnérable. L’objectif de recherche de la présente thèse porte sur l’identification des facteurs qui ont induit cette dynamique, ainsi que leurs conséquences sur la vulnérabilité des élevages de ruminants et les déterminants structurels et fonctionnels qui leur permettent de s’adapter, en empruntant des voies d’évolution différenciées. Pour se faire, un dispositif d’enquête et de suivi a été mis en place afin d’analyser les changements des systèmes d’élevages opérés dans le temps long et l’évaluation de leurs performances technico-économiques. Nos résultats confirment d’abord la pertinence de la méthodologie d’enquête choisie. Les trajectoires d’évolution des systèmes d’élevages montrent deux orientations de production (lait et viande) et l’adoption des innovations techniques et technologiques en fonction de l’espèce exploitée. La vulnérabilité de certains types d’élevage est accentuée par leur dépendance aux politiques de soutien et aux intrants importés. Le choix du type de cheptel détermine différentes stratégies de gestion de la part des éleveurs en vue d’assurer la viabilité de leurs élevages. Le choix des espèces élevées s’insère aussi différemment selon le projet général de développement de l’exploitation et de ses choix stratégiques prospectifs. Les résultats obtenus permettent d’éclairer les décideurs politiques sur les atouts et contraintes des systèmes d’élevages ruminant en zone montagneuse, en vue de formulation de politiques de développement.
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    L'économie internationale du sucre et les stratégies des firmes
    (2010-12-27) BENZOHRA, Benyoucef
    L’analyse de la filière mondiale du sucre montre une tendance à la reconversion vers la production de bioéthanol. Ā l’origine de cette transformation, la forte instabilité des prix du sucre sur le marché mondial, et la recherche de la réduction de la dépendance pétrolière de la part de certains pays exportateurs de sucre. Par ailleurs, cette volatilité des prix explique aussi le recours aux édulcorants à la place du sucre, notamment dans l’industrie alimentaire. Le développement de la production de bioéthanol à partir du sucre est aujourd’hui favorisé par la réforme de l’Organisation commune du marché du sucre en Europe et le regain d’intérêt dans plusieurs pays du monde pour les énergies renouvelables moins polluantes. En Algérie, la régulation de la filière sucre par l’intervention directe de l’Etat, s’est soldée par un échec total. La concentration de l’activité de l’entreprise publique qui monopolisait le marché, n’a pas engendré une amélioration de sa situation financière. Le déclin de cette entreprise et l’ouverture économique du pays, ont favorisé une structure de marché favorable à l’émergence d’une entreprise privée qui compte parmi ses activités le raffinage du sucre roux. La performance de cette entreprise en matière de production de sucre, s’explique notamment par une protection douanière contre l’importation de sucre blanc. Elle affronte aujourd’hui une concurrence internationale intense, en raison du pouvoir des grandes firmes du sucre, notamment celles qui l’approvisionnent en sucre roux. A long terme, une telle situation pourrait l’entraîner à recourir à la production de bioéthanol, afin de valoriser son surplus de production sucrière.
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    L’agriculture contractuelle dans la filière tomate industrielle : logiques d’acteurs et effets sur leurs performances
    (ENSA, 2017-11-29) ASSASSI, Sami
    La limite des résultats des réformes agricoles en Algérie n’est plus à démontrer. L’agriculture nationale se montre de plus en plus incapable de couvrir les besoins alimentaires de la population ; le déficit agricole est importé. La facture alimentaire est sans cesse croissante et a atteint ces dernières années des niveaux très élevés. Les importations de produits alimentaires ne se limitent pas aux biens stratégiques (céréales, lait et oléagineux), dont la production est limitée par des contraintes naturelles. D’autres produits, comme la tomate industrielle, pour lesquels l’Algérie dispose de potentiels de production importants, continuent d’alourdir la facture des importations. De grandes sommes sont dépensées sur le marché mondial chaque année pour couvrir les besoins nationaux en double concentré de tomate, qui est un produit de large consommation en Algérie. La filière tomate industrielle locale qui assure principalement la production de double concentré de tomate, couvre les besoins nationaux à des degrés très variables d’une année à l’autre. Cette instabilité permanente pénalise à la fois les agriculteurs et les entreprises. Pour y remédier, l’Etat promeut, dès 2009, l’agriculture contractuelle, considérée comme une option pour améliorer la coordination entre les producteurs et les conserveries. Depuis son initiation, l’agriculture contractuelle est fortement soutenue par les autorités publiques. Ses effets et son coût élevé font débat en Algérie. Le présent travail tente de fournir des réponses fiables aux différentes questions relatives à l’agriculture contractuelle et contribuer à son amélioration. Le principal objectif de cette thèse est donc d’évaluer les effets de ce mode de coordination sur les principaux acteurs de la filière. Pour ce faire, nous avons étudié le dispositif contractuel liant la plus grande conserverie de tomate en Algérie, la Conserverie Amor Benamor, et les producteurs de tomate industrielle de la wilaya de Guelma, région leader dans la production de ce produit. Plusieurs enquêtes exploratoires au niveau des exploitations agricoles, de l’entreprise et des différentes institutions concernées ont été réalisées pour l’identification des pratiques contractuelles à Guelma, des acteurs impliqués ainsi que leurs difficultés de coordination. Une grille d’analyse a été ensuite élaborée pour l’étude de l’effet des contrats, en se basant sur les observations empiriques et la revue de la littérature portant à la fois sur la théorie des contrats, notamment celle des coûts de transaction, et des études empiriques et théoriques sur l’agriculture contractuelle. Les données nécessaires pour l’analyse des effets ont été collectées à travers une série d’enquêtes par questionnaire auprès des producteurs de la région, sous et hors contrat. Cinq principaux résultats ont été obtenus : 1) le poids conséquent de la prime sur les décisions et logiques des agriculteurs et de l’entreprise en matière de commercialisation et de modes d’approvisionnement, 2) l’effet engagements de la part des deux acteurs , 3) les agriculteurs n’ont plus de problème de débouchés et l’entreprise a augmenter les quantités de tomate achetée localement, sans, pour autant, améliorer considérablement son ratio d’utilisation de ses capacités de transformation qui dépassent largement le volume collecté à Guelma, 4) l’effet positif de ce mode de coordination sur les performances des agriculteurs, qui ont amélioré leur rendement et leur revenu, et 5) l’effet limité de ce mode de coordination sur certaines difficultés majeures auxquelles sont confrontés les producteurs de tomate à Guelma, à savoir l’accès à l’eau d’irrigation et au foncier agricole et la maîtrise des délais de livraison et des pertes post-récolte. La forte adhésion à ce dispositif, l’augmentation de la production nationale et des quantités livrées aux conserveries sont censés être synonymes de réussite. Cependant, l’augmentation paradoxale de l’importation de triple concentré de tomate, le coût élevé des subventions à l’intégration et la dépendance forte et directe des effets de l’agriculture contractuelle aux aides de l’Etat questionnent son efficacité, efficience et durabilité.
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    Effets de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC et à la zone de libre échange Euro-méditerranéenne sur la filière viande bovine
    (ENSA, 2014-07-02) SADOUD, Mohamed
    La filière viande bovine algérienne est confrontée au problème de la mondialisation de l'économie et l'ouverture progressive des frontières aux produits d'origine animale et leurs dérivés venant d'autres pays plus performants où les évolutions techniques et organisationnelles ont permis depuis de longues années la mise à niveau de leur filière viande et l'amélioration de la qualité des produits. Il s'agit de la transition vers une économie concurrentielle et le désengagement de l'Etat, ce dernier étant conduit à concevoir et à mettre en œuvre des réformes dans un contexte marqué par l'accord conclu avec l'union Européenne, et d'adhésion à l'OMC. Les diverses mesures initiés vont aboutirent dans les délais relativement courts à la déprotection du marché national, cette situation renvoie aux défis de la conception de nouvelles politiques adaptées à la fois aux données internes et au contexte régional et mondial. Cette problématique a été étudiée à la fois dans le cadre macroéconomique global et dans un cadre régional, celui de la région du grand Cheliff. Ainsi, l’analyse est effectuée par le recours à une méthodologie pour apporter une analyse aussi exhaustive que possible de l’organisation économique de la filière viande bovine. L’accent a été mis sur structure, comportements des acteurs et les performances en adaptant le paradigme structure, comportement et performances (ACP) à notre étude. La démarche en termes de structures de la filière viande bovine au niveau de la région du grand Cheliff révèle une grande hétérogénéité entre les acteurs grâce à l’outil statistique qui différencient entre exploitatations enquêtées. L’analyse typologique des données collectées au cours de l’enquête nous permet d’identifier trois classes d’exploitations bovines de viandes. En effet, L’élevage bovin de viande est présent dans des exploitations très hétérogènes sur le plan structurel. On assite à l’existance de petites, moyennes et grandes exploitations. Les revenus que réalisent les exploitants proviennent de la pluriactivité. La majorité des exploitations se trouvent dans des conditions de production peu favorables , avec insuffisance des techniques et des méthodes de gestion, ce qui influent sur leurs rendements et limitent leurs compétitivité. L’effet, induit de la libéralisation affecterait l’ensemble des exploitations bovine de viande conformément à la typologie dégagées, développée dans les parties structures, comportements et performances, suite aux difficultés et contraintes des nouvelles conditions du commerce international , les facteurs de production locaux (foncier, fourrages) ou importés (aliments concentrés, fourrages) suivraient certainement le mouvement ascendant des prix. Ces exploitants seraient des victimes de la volatilité des prix. La condition de leur survie serait la chute des prix des aliments de bétail Cependant, les structures de regroupement , en l’ocurrence les marchés aux bestiaux fonctionnent sans contraintes, ce qui leur offre une meilleure diffusion de l’information sur les produits et les prix. Par contre, les structures de transformation, en l’occurrence les abattoirs se trouvent dans des conditions d’abattage qui ne sont pas favorables (problèmes d’hygiènes), ainsi, ils fonctionnent en dessous de leurs capacité d’abattage. Il en découle que la situation de l’abattage vis à vis de la compétitivité est difficile à établir. Ces dernières suscite une restructuration par le recherche d’un partenaire ou un transfert au privé doit résoudre plusieurs difficultés de nature technico-économique tel que le calcul du seuil de rentabilité pour les abattoirs. Ainsi, l’innovation organisationnelle relève de l’adoption de façons de gérer plus efficientes aux différentes stades de la transformation.
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    Stratégies des éleveurs ovins en milieu steppique et contraintes du marché
    (ENSA, 2017-07-03) BELHOUADJEB, Fathi Abdellatif
    L’objectif de ce travail est de contribuer à une meilleure compréhension du fonctionnement du marché ovin en milieu steppique et d’analyser les stratégies adoptées par les éleveurs pour rentabiliser leurs élevages face aux fluctuations des prix. Ainsi, quatre objectifs spécifiques ont été définis : identification des différents types de système d'élevage ovin dans le but d'évaluer le poids des contraintes liées aux élevages ainsi que les charges liées à la production, analyse de la structure du coût de production des ovins, analyse des différents facteurs influençant l'offre et la demande qui agissent sur les fluctuations du prix des moutons, et enfin, analyse des stratégies adoptées par les éleveurs face au marché. Ce travail s’est appuyé sur une enquête auprès des éleveurs de la région d’Ain El Bel dans la wilaya Djelfa, cette commune ayant été choisie pour le volume de sa production ovine (première productrice au niveau national). Notre typologie révèle qu’il y a trois types d’éleveurs : transhumants, sédentaires et semi-sédentaires ; ces derniers -dans leur ensemble- ont les coûts de production les plus bas, le coût de l'alimentation occupant la part la plus importante dans la structure du coût de production quel que soit le type d’éleveurs. L’analyse des prix des moutons durant la période 2003-2015, montre que les fluctuations des prix des ovins sont influencées par des facteurs liés à l’animal tels que le sexe et l’âge, et par des facteurs extrinsèques tels que le climat (type de l’année), les variations saisonnières, l’alimentation du bétail et les périodes de fêtes (Ramadhan, Aïd El-Adha). Pour analyser les éléments de caractérisation des stratégies de mises en marché des ovins chez les éleveurs enquêtés, on s’est référé au calendrier des ventes de la campagne précédente (2014- 2015), et pour chaque transaction (ou groupe de transactions), nous avons renseignés les caractéristiques des animaux vendus, les volumes et les causes de vente. La vente des agneaux et des agnelles est basée sur une combinaison de quatre causes : les périodes de fête, les besoins de l’agriculture, les besoins familiaux et les besoins pour alimenter le cheptel. Quatre à cinq stratégies de vente sont remarquées chez les différents types d’éleveurs enquêtés. La vente des antenais est enregistrée chez la moitié des éleveurs transhumants et semi sédentaires et chez la majorité des éleveurs sédentaires enquêtés. Elle est basée uniquement sur les périodes des fêtes. On a remarqué plusieurs stratégies de vente des antenais basées sur les organisations temporelles et sur la taille des lots. La majorité des éleveurs enquêtés ne vend pas les antenaises, et les stratégies de vente de cette catégorie sont basées essentiellement sur les périodes des fêtes et secondairement sur les besoins liés à l’alimentation du cheptel ou pour faire de l’agriculture. La comparaison entre les coûts de production des ovins et leurs prix de vente pendant la compagne précédente montre que tous les éleveurs enquêtés sont bénéficiaires, et ce, grâce au mode de gestion des ventes. La comparaison internationale en matière des coûts de production des agneaux montre que la ferme ovine algérienne a le coût de production le plus élevé par rapport aux 33 fermes typiques qui se trouvent dans le monde, et en matière de prix à la production, la ferme ovine algérienne enregistre le prix le plus élevé par rapport aux autres fermes ovines qui se trouvent dans ce réseau international. La majorité des éleveurs enquêtés ont des forces supérieures aux faiblesses internes mais ils sont vulnérables par rapport aux menaces externes. Ces éleveurs adoptent alors une stratégie d’ajustement.
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    Analyse multicritères de l’évolution de la durabilité des exploitations bovines laitières de la zone périurbaine de la ville d’Alger
    (ENSA, 2016-10-27) IKHLEF- MEHENNAOUI, Sarah
    Un dispositif d’enquête de 45 exploitations bovines laitières de la zone périphérique de la ville d’Alger a été mis en place en 2012 pour i) réaliser une analyse descriptive, ii) évaluer leur durabilité à l’aide des 42 indicateurs de la méthode IDEA et iii) élaborer une typologie de ces exploitations en fonction de leur niveau de durabilité. Une deuxième enquête a été exécutée en 2015 pour travailler sur l’évolution de leur durabilité à court terme (3 années) et l’origine des variations. L’analyse descriptive a permis de mettre en évidence quelques similitudes entre les exploitations (faible dotation en terre, forte parcellisation, difficulté d’accès à la ressource eau, chargement animal élevé, faible proportion de la superficie agricole utile irriguée et faible niveau de production laitière) mais aussi quelques différences pour ce qui concerne les effectifs animaux, les surfaces agricoles disponibles, la main d’oeuvre employée et la conduite alimentaire. L’analyse globale de la durabilité a permis de relever la tendance suivante : elles sont moyennement durables sur le plan agro-écologique, moins durables sur le plan économique et plutôt non durables sur le plan socio-territorial. L’analyse typologique a mis en évidence 4 classes de durabilité : i)- classe1 : exploitations à durabilité moyenne limitée par l’échelle socio-territoriale (10 exploitations), ii)- classe 2 : exploitations à durabilité faible limitée par l’échelle économique (13 exploitations), iii)- classe 3 : exploitations à durabilité très faible limitée par l’échelle économique (5 exploitations), iv)- classe 4 : exploitations à durabilité très faible limitée par l’échelle socioterritoriale (17 exploitations). La première observation qui ressort de l’étude de la trajectoire à court terme de ces exploitations concerne en premier lieu et sans doute la disparition de cinq exploitations typées en 2012 dans les classes de durabilité 3 (1exploitation) et 2 (4 exploitations). La deuxième observation porte sur la disparition en 2015 de la classe de durabilité 2 et la migration des exploitations de cette classe vers la classe 3 (9 exploitations), la classe 1 (3 exploitations) et la classe 4 (1 exploitation). Ce travail montre ainsi que si l’élevage bovin laitier est supposé occuper une place stratégique dans le développement agricole et économique de la zone périurbaine de la ville d’Alger, sa durabilité semble aujourd’hui menacée par plusieurs facteurs d’ordre environnementaux mais surtout d’ordre sociaux territoriaux et économiques.
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    Essai d’évaluation de la compétitivité de la filière ovine algérienne dans la zone de libre échange euro méditerranéenne. Cas de la Wilaya de Tiaret
    (ENSA, 2017-10-26) OULD AMROUCHE - ZOUBEIDI, Malika
    L’élevage ovin a toujours été la profession et la source de revenu des pasteurs. En effet, à l’époque de la période coloniale, les parcours de l’ouest algérien constituaient le foyer d’exportation du « mouton de l’armoise » ou « mouton oranais » sur les marchés européens et grand fournisseur d’ovins aux souks locaux et nationaux. Suite à la forte pression sur les ressources naturelles et le développement des échanges avec les grandes zones d’agriculture, les systèmes d’élevage des hauts plateaux du Sersou ont connu d’importants changements caractérisés par l’intensification de l’alimentation des animaux, notamment le recours à l’engraissement, pour diminuer la dépendance vis-à-vis d’un milieu très fluctuant. A la lumière de notre travail d’enquête qui s’est étalé sur trois campagnes, de pluviométrie différente, il ressort que pour la compétitivité hors prix, les engagements entre les différents opérateurs de la filière ovine se font dans le cadre de transactions collectives ou bilatérales. En mobilisant la théorie d’E Ostrom, la théorie de l’agence et la théorie des coûts de transaction, nous montrons que la gestion des biens communs se fait à travers l’organisation de la communauté et que les relations contractuelles sont déterminantes dans les stratégies de production et de commercialisation des ovins. Pour ce qui est de la compétitivité prix, les coûts de production sont constitués essentiellement des coûts de l’alimentation et de la main d’oeuvre, ce qui rend la rentabilité économique aléatoire pendant les années de sécheresse, surtout pour les exploitations de petite taille et à mobilité limitée. Face au Royaume uni et l’Irlande, premiers fournisseurs de l’union européenne, le marché français, en particulier et le marché européen en générale devinrent une cible impossible à atteindre, devant le poids du prix élevé du Kg de viande ovine algérienne et devant les mesures sanitaires exigées par ces pays. Le futur de la filière ovine algérienne doit être traité à la lumière des exigences des performances technico économiques, de l’entretien d’un écosystème fragile et du model de consommation actuel. Il apparaît dans cette analyse que le futur de la production ovine s’avère difficile lorsqu’on prend en considération l’ouverture de notre marché. Aussi, des actions en matière de politique de l’Etat et d’organisation des producteurs s’avèrent plus que nécessaires afin d’assurer la mise à niveau de la filière avant de penser à sa compétitivité sur le marché européen.
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    ÉCONOMIE DES RESSOURCES EN EAU EN ALGÉRIE
    (ENSA, 2015-06-04) AKLI, Samia
    La réponse traditionnelle du gouvernement algérien aux problèmes de rareté de l’eau est centrée sur l’accroissement de l’offre. Or, l’ensemble des analystes s’accorde sur la nécessité d’une transition vers une gestion de la demande favorisant les économies d’eau et l’utilisation rationnelle de cette ressource. Ces derniers soutiennent que les mesures de gestion de la demande sont moins coûteuses et plus efficaces. Pour vérifier cette thèse, notre travail consiste à trouver grâce à l’application d’une analyse économique, la séquence d’investissement optimale qui permettrait de couvrir à moindre coût la demande en eau future à l’échelle du bassin côtier algérois 02a et à l’horizon 2030. Les mesures de gestion de l’offre ou de la demande ont fait l’objet d’une analyse coût efficacité pour trois scénarios d’évolution de la demande en eau (pessimiste, optimiste et scénario de référence du MRE). Les deux premiers scénarios, définis à partir des combinaisons de tendances des facteurs de changement influant sur la demande en eau future, ont été construits et validés par une approche prospective participative. Les résultats démontrent globalement que les mesures de gestion de la demande présentent des rapports coût efficacité meilleurs que les mesures de gestion par l’offre pour tous les scénarios étudiés. Le classement de ces rapports du moins au plus coût efficace pour chaque scénario permet d’échelonner et de hiérarchiser les différents projets d’investissement dans le secteur hydraulique, dans le but d’atteindre le double objectif, social (satisfaire la demande en eau) et économique (minimiser les dépenses publiques)