Département Economie Rurale

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    Analyse des formes de Valorisation des potentialités oléicoles nationales
    (2019-11-03) LACHIBI, Moussa
    La filière oléicole nationale possède des potentialités naturelles importantes. Ce potentiel s’est constaté sous valorisé enregistrant des faiblesses en production et en productivité. Et malgré cette faiblesse, l’effectif des huileries est constaté important et en progression. A cet effet, nous avons essayé à travers cette recherche de comprendre les causes à l’origine de la fragilité de cette filière et les stratégies des acteurs le long de la filières pour se maintenir et rentabiliser leurs activités. La recherche a été menée au niveau de la région de Jijel, touchant des oléiculteurs , des oléofacteurs et des institutions en relation. L’analyse de l’amont de la filière à travers le dire des exploitants, fait sortir qu’il y a une faiblesse dans la production et la productivité même après l’instauration du programme, dont les résultats montrent que les causes à l’origine de ces faiblesses se renvoient principalement à la faiblesse des systèmes de cultures existants où l’ensemble des systèmes se caractérise par le traditionnel. A ce point, une analyse approfondie sur les facteurs qui ont un impact significatif sur les rendements dans les conditions régionales a permis d’identifier quatre facteurs ayant un impact significatif sur les rendements : deux liés à la variété qui sont l’origine de variété et l’âge, et les deux autres liés au milieu qui sont la pente et l’altitude. L’analyse du segment de transformation a montré l’impact de l’insuffisance de la production oléicole locale sur le taux de fonctionnement des huileries et leur rentabilité. A cet effet, l’approvisionnement de ces unités en olives locaux est devenu un facteur déterminant pour la rentabilité et la continuité dans l’activité de transformation, et face à cette carence en olive les oléifacteur de la région recourent aux olives hors région pour assurer ces besoins, dont le taux d’intégration allant de 30% à 70% des quantités transformées. Pour cela des stratégies adoptées pour assurer les approvisionnements, achat auprès des producteurs direct ; achat auprès des collecteurs ; achat auprès des fournisseurs. L’analyse en termes de système de marché nous a permis de repérer des insuffisances et des lacunes au sein de l’organisation de la filière nécessaires pour un fonctionnement efficient et compétitif. Ces insuffisances sont constatées pour des composantes essentielles à savoir : absence d’un marché réglementé ; absence des institutions de contrôle de la qualité et de suivi ; absence des instituts de soutien technique, dysfonctionnement des organismes de travail collectif, mauvaise connexion entre les industriels et les institutions de financement. Les différentes insuffisances ont influé sur la performance globale de la filière oléicole et les a rendu défaillante via les objectifs assignés à son développement. Cependant, le potentiel naturel et financier, ainsi que les opportunités offertes sur le marché oléicole national et international constituent des atouts et des citations importants pour porter la filière locale à des niveaux de compétitivité élevée.
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    Analyse économétrique de quelques aspects de l'intégration verticale dans l'agriculture algérienne
    (2019-11-10) BENMEHAIA, Mohamed Amine
    L’objet de notre thèse est de présenter quelques réflexions sur le processus de l’intégration verticale dans l’agriculture. La problématique de notre thèse est centrée sur les déterminants de ce processus dans le contexte de l’agriculture algérienne. Pour cela, nous étudions, d’une part les mécanismes con-tractuels qui incitent les fermiers à réaliser des investissements spécifiques pour répondre à la demande des marchés, et à moderniser leur production. D’autre part, nous étudions également la performance des mécanismes de coordination verticale des filières agroalimentaires. L’analyse économique institu-tionnelle de la coordination et des pratiques d’intégration verticale dans les secteurs agricole et agroa-limentaire est encore embryonnaire. Les études à ce propos sont absentes en Algérie. Pourtant, la question du lien entre l’agriculture et les performances économiques bute aujourd’hui sur l’efficacité des pratiques contractuelles instituées par les différentes composantes de l’environnement institution-nel. Aussi est-il devenu urgent de consacrer de l’attention à la régulation des marchés des produits agricoles et alimentaires à travers une analyse des moyens et de l’organisation des chaines de valeur agroalimentaire. Nos différents chapitres ont contribué à éclairer certaines dimensions de ce problème. À travers cette thèse, il s’est avéré que plusieurs facteurs influent les mécanismes de coordination verticale mise en oeuvre. Nous pouvons restituer les apports de notre thèse dans les points suivants : 1) La Nouvelle Economie Institutionnelle, centrée sur la recherche de la meilleure organisation (l’efficience) et les choix de mécanismes de gouvernance, peut être mobilisée de façon fructueuse afin d’éclairer les phénomènes organisationnels liés aux stratégies d’acteurs en termes d’intégration verticale (dans ses multiples formes). 2) Pour une intervention efficace et raisonnée des pouvoirs publics dans la coordination du secteur agroalimentaire, la politique publique devrait tenir en compte les coûts engagés, les caractéristiques structurelles et les interdépendances sectorielles (intra-filières) afin de rationaliser l’action de régulation des chaines de valeur dans notre contexte. 3) La nature du produit et les caractéristiques techniques des éventuelles transformations ont une influence sur les exigences des acteurs tout au long d’une filière. Chaque produit a donc des caractéristiques propres (périssabilité, facilité de stockage, saisonnalité, etc.) qui ont des impacts sur la pratique d’intégration verticale à mettre en oeuvre. 4) Les caractéristiques des fermiers influent sur les mécanismes de coordination verticale. Bien entendu, la structure de propriété de la ferme a des répercussions importantes. Plus les exploitations sont petites et dispersées, plus le besoin de coordination est important, mais aussi plus les coûts de cette coordination seront importants (diffusion d’information, collecte du produit, etc.). 5) Le niveau de spécialisation des exploitations, impliquant la mobilisation d’actifs spécifiques (investis-sements, connaissances, etc.), est également essentiel à prendre en compte dans la politique publique, car il détermine les coûts d’opportunité pour faire évoluer le système de production. 6) Dans l’agriculture algérienne, le marché spot ne fonctionne que dans de rares cas, tant les imperfections des marchés sont fortes (absence de concurrence pure et parfaite, information asymétrique, accès inégal aux infrastructures et aux services, faiblesse des mécanismes d’enforcement, etc.). La coordination verticale hiérarchique n’existe que dans peu de situations et s’inscrit plutôt dans une agriculture indus-trielle. En Algérie, ce type de réflexions devrait contribuer à offrir des solutions de sortie de crise de la dé-pendance alimentaire. Dans les pays en développement, dont la qualité des institutions – y compris des institutions de l’agriculture – joue un rôle primordial dans la croissance économique, l’analyse des conditions d’efficacité des institutions agricoles relève aussi d’enjeux importants. Notre schéma de compréhension du processus d’intégration verticale et de ces déterminants laisse entrevoir la possibili-té de nombreuses recherches, tant théoriques qu’empiriques, visant à mettre en évidence d’autres interactions entre les moyens de l’organisation du secteur agricole et ses performances.
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    Pratique de coordination pour l'accès aux ressources productives dans la petite et moyenne hydraulique
    (2019-01-07) YAKOUBI, Yasmina
    L’étude des pratiques de coordination pour l’accès aux ressources productives, dans la PMH et dans le domaine privé de l’Etat, renseigne sur la manière dont se fait la jonction entre les actions publiques et celles des agriculteurs. La PMH a connu différentes périodes de stabilité, de marginalisation et d’intervention publiques. Actuellement, l’Etat y force les agriculteurs à la gestion collective et participative de l’eau. Mais, l’examen des aspects pratiques des mécanismes mis en place par les administrations locales, révèle l’incapacité de celles-ci à créer un climat favorable à une gestion collective des ressources naturelles. La médiocrité du service public, conduit par un personnel incapable d’assumer un tel processus, se traduit par une très faible implication des bénéficiaires dans les projets collectifs qui, souvent, se soldent par des échecs patents. Les agriculteurs de la zone montagneuse de Benchicao, les plus nantis, entretiennent des réseaux relationnels suffisamment efficaces pour leur garantir un accès sécurisé à la terre, l’eau et l’arbre. En maintenant leurs pratiques routinières, ils parviennent à s’inscrire dans des actions stratégiques. A l’inverse, la catégorie des fellahs obligés de fuir leurs exploitations, durant la décennie d’insécurité, se retrouve aujourd’hui, à négocier la cession de leurs terres aux plus puissants. Ces derniers, parvenus financièrement et socialement, revendiquent, dans une logique totalement capitaliste, le droit d’accéder aux terres "non travaillées" situées à proximité immédiate de leurs exploitations. Rejetant le collectivisme synonyme d’échec, les agriculteurs adoptent des postures libérales et individuelles. Ils valorisent pleinement leur force de travail et les ressources productives. Les apprentissages sont mis à profit pour investir la sphère publique à dessein. L’agriculteur apprend à saisir les opportunités offertes par l’Etat, sans jamais adhérer à ses projets collectifs. Certes, les exploitations connaissent un développement, mais, la concurrence sur les ressources productives s’exacerbe. Ainsi, les questions du développement durable et la meilleure coordination pour la gouvernance responsable de ces ressources, reste posée.
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    Economie de l'eau
    (2019-02-07) AZZI, Malika
    Les tarifs de l’eau payés par les agriculteurs dans les grands périmètres publics d’irrigation sont très faibles et ne couvrent pas les charges d’exploitation et d’entretien entrainant ainsi la détérioration des infrastructures. L’objectif de cette étude est d’estimer le consentement à payer (CAP) des agriculteurs pour l’eau d’irrigation au niveau du périmètre irrigué de la Mitidja Ouest d’abord en maintenant le service d’approvisionnement en eau à l`état actuel en terme de quantité, de qualité et de fiabilité afin d’assurer sa durabilité à long terme. Ensuite en améliorant le service d’approvisionnement en eau. Le CAP des agriculteurs a été estimé en utilisant la méthode d’évaluation contingente auprès de 120 agriculteurs sélectionnés d’une manière aléatoire. Les variables explicatives du CAP ont été également identifiées. Nos résultats montrent que la majorité des agriculteurs enquêtés seraient prêts à payer plus pour l’eau d’irrigation dans les deux situations.