Département Economie Rurale
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Item Analyse de la filière dattes en Algérie, constats et perspectives de développement(2012-04-12) BENZIOUCHE, Salah EddineCette thèse se propose d'étudier la filière datte en Algérie et de faire apparaître d'un coté, les principaux obstacles qui empêchent l'essor des exportations de dattes et, d'un autre, les possibilités d'amélioration de ses performances. Elle procède par une analyse sectorielle à une étude économique des différents maillons de la filière dans la région de Tolga. La recherche révèle que cette filière rencontre beaucoup de difficultés dans son fonctionnement et n'arrive pas à atteindre ses objectifs. Plusieurs facteurs externes et internes affectent sensiblement ses performances et sa compétitivité. En effet, l'analyse, montre une stagnation, voire même des régressions qui dénotent une instabilité récurrente de la position de l'Algérie sur le marché mondial, fortement concurrencée par la Tunisie; notamment sur la "Deglet Nour" et dans le marché français; alors que sur les autres marchés, cette position demeure très faible. Les causes de cette situation sont le dysfonctionnement de la filière en amont et en aval. Le manque de compétitivité sur le marché international et la faiblesse d'utilisation des potentialités existantes, l'accessibilité limitée au marché mondial des dattes, mais aussi, les retombées socioéconorniques des différentes politiques menées par l'Etat dans la filière, qui n'étaient pas toujours fructueuses et efficacesItem Conception et application des politiques foncières en Algérie(2010-12-27) BOUCHAIB, FaouziLa réforme agricole adoptée en Algérie en 1987 (loi 87-19), a décidé le partage des Domaines agricoles socialistes et la création des Exploitations Agricoles Collectives (EAC) et Individuelles (EAI). Cette réforme a introduit deux contraintes : la première impose aux EAC le mode de production collectif et la seconde interdit le mode de faire valoir indirect. Cependant, le morcellement informel et le mode de faire valoir indirect se sont imposés très rapidement. L’enquête qualitative réalisée auprès d’un échantillon de 47 attributaires et intervenants dans le périmètre irrigué de la Mitidja Ouest a montré que l’échec de la forme de production collective et l’évolution vers un morcellement informel a pour origine le passage brutal du système de production autogéré à une forme de gestion collective autonome qui aurait nécessité une préparation. En effet, les attributaires étaient en majorité des ouvriers et donc de simples exécutants dans les Domaines Agricoles Socialistes et le passage du statut d’ouvrier à celui de gestionnaire autonome d’une exploitation collective a été vécu comme une rupture. Par la suite, le morcellement informel des EAC, interdit par la loi 87-19, et l’éclatement du pouvoir de décision économique se sont traduits par une diversité comportementale des attributaires (dix types de comportements) et le développement du mode de faire valoir indirect, également interdit par la loi 87-19. Ainsi, le système de production collectif imposé par la loi 87-19 a été un échec qui s’explique par l’inadaptation des règles formelles à la réalité socio-économique.Item Analyse économique néo-institutionnelle du fonctionnement des coopératives agricoles de services en Algérie(2020-10-03) AMGHROUS, SmailL’objectif de ce travail de recherche est d’analyser le fonctionnement des coopératives agricoles de services algériennes en s’appuyant sur la théorie néo-institutionnelle (les droits de propriété et la théorie de l’agence). Il a été constaté que les coopératives agricoles de services ont connu un déclin remarquable à partir des années 1990. Il était donc, nécessaire de se pencher sur la question et d’essayer de comprendre le fonctionnement et /ou les disfonctionnements qui ont freiné leur développement. Pour ce faire, nous avons effectué des enquêtes de terrain aux niveaux de sept coopératives et un échantillon de 203 sociétaires réparties sur trois wilaya ( Mascara, Tiziouzou, Sétif). Pour l’analyse des données, nous avons mobilisé un probit bivarié , ce qui nous a permis de déterminer les facteurs qui influent sur l’implication des agriculteurs dans leurs coopératives. Ainsi, nous avons mis en évidence le rôle que pourrait jouer les facteurs tels que la confiance organisationnelle, l’information et la communication, l’investissement des coopératives, la structure des droits de propriété des coopératives dans le renforcement de la relation sociétaires-coopératives, et par conséquent, de l’amélioration des conditions de leur bonne gouvernance et de leur développement. En outre, nous avons mis en relief le fait que l’instabilité du cadre institutionnel dans lequel ont évolué ces coopératives, les avait impacté négativement. En effet, Les réformes qu’avait connues l’agriculture algérienne depuis 1988, ont eu pour effet une restructuration des coopératives qui sont passées d’un statut d’organisations gérées par l’Etat à des organisations autonomes. Ce changement de statut n’a pas été accompagné d’un renforcement du lien sociétaires-coopératives, condition sine qua none de la réussite économique de ces dernières, ce qui s’est répercuté sur la performance de cesItem Contribution à l'étude de la relation entre la mutation des systèmes de production pastoraux et les savoir-faire des femmes(2020-02-27) Meguellati-Kanoun, AmelCette thèse a été menée parce qu’il n’existe que peu de sujets s’occupant des savoir-faire en particulier ayant trait à la production traditionnelle et à la commercialisation des étoffes confectionnées en poils "Ouabri" de dromadaires de type Aiguiga dans la région de Djelfa. Une région, considérée comme étant le berceau des activités artisanales et de production d’étoffes en poils de dromadaires pour lesquelles il subsiste une très forte demande. Ces activités artisanales revêtent une importance sociale et économique toute particulière parce qu'elles impliquent les femmes de ces sociétés rurales. Elles constituent une source d’emplois et de revenu à un grand nombre d'individus. Par conséquent, cette filière artisanale représente un fort enjeu dans ces régions agropastorales qui ont subit des mutations sociales et économiques profondes. Face à ces changements qui perturbent les conditions de production des étoffes, l’objectif de cette recherche est de montrer ; pourquoi les sociétés issues du monde pastoral et agropastoral sont-elles de nos jours confrontées à une dévalorisation, voir même d’une déperdition progressive des savoir-faire liés à la pratique de la confection des étoffes en poil local de dromadaire ? Pour répondre aux questions de recherche et aux hypothèses de travail, la méthodologie a été basée sur une démarche systémique et insiste sur les concepts filière et genre. Les enquêtes qualitatives et quantitatives le plus souvent participatives ont été menées auprès des acteurs de la filière au niveau de la région de Djelfa. La recherche a montré que le produit étoffe Ouabri local présente toutes les caractéristiques qui permettent de générer des revenus à des ménages évoluant dans des milieux marqués par des contextes incertains. La particularité révélée dans cette étude est que les résultats ont bien mis en exergue que le problème de la filière n’est pas lié à un déséquilibre entre l’offre et la demande pour les produits Ouabri. En effet, la variable clé de notre recherche qui est l'âge des artisanes constitue le facteur déterminant qui influence non seulement le niveau de production des étoffes Ouabri mais aussi le transfert et la transmission des savoir-faire aux membres de la famille et aux générations futures. L’autre enseignement notable de cette étude, c'est que, l’absence d’une reconnaissance du produit local comme étant très étroitement associé à la région dont il provient constitue un facteur de dévalorisation. Le développement d’un système de reconnaissance et de certification des signes distinctifs d’origine et de qualité des produits liés à la Filière Tissage Ouabri est une démarche incontournable à entreprendre pour reconnaître officiellement et de les protéger légalement contre ceux qui les imitent. Cependant, l’approche telle que nous l’avons mise en oeuvre, demande à être complétée pour permettre d’aller jusqu’au bout de la logique qui la sous-tend.Item La politique de régulation des prix de la pomme de terre de consommation par le stockage(2020-11-11) HITOUCHE, SalimL’objectif de cette thèse est d’appréhender les apports du dispositif Syrpalac en matière de maîtrise des instabilités des prix de la pomme de terre de consommation et de contribuer à l’étude du comportement des opérateurs stockeurs impliqués dans la constitution des stocks de régulation. Nos résultats indiquent que l’instabilité des prix de la pomme de terre a relativement baissé depuis la mise en place du dispositif Syrpalac, les volumes de stockage sont en accroissement et les entrepôts frigorifiques affectés à la pomme de terre de consommation se modernisent. En revanche, vue les conditions de création du dispositif Syrpalac, les établissements de stockages ne sont pas satisfaits des incitations qui leurs sont attribuées. Ils expriment intensément le besoin d’amélioration des conditions de marché et la maitrise de l’offre pour maintenir les prix à l’intérieur d’une fourchette raisonnable. Les établissements de stockage enquêtés sont soumis à deux modes de coordination stables, à savoir : la communauté et le réseau. Ces modes de coordinations attribuent aux établissements de stockage des avantages pécuniaires mais aussi leur permettent de gagner du temps et d’acquérir un savoir-faire. Ils structurent alors la qualité des flux d’informations qui se partagent entre les établissements de stockage. Cette thèse a mis en évidence la faible implication effective des établissements de stockage dans le dispositif Syrpalac. La modélisation économétrique à fait ressortir que la décision d’implication effective des établissements de stockage dans le dispositif Syrpalac est déterminée par plusieurs facteurs, en l’occurrence : les facteurs socio-économiques, géographiques, techniques, liés aux incitations et exigences et les facteurs liés aux interactions des établissements de stockage avec leur environnement institutionnel.Item Analyse des formes de Valorisation des potentialités oléicoles nationales(2019-11-03) LACHIBI, MoussaLa filière oléicole nationale possède des potentialités naturelles importantes. Ce potentiel s’est constaté sous valorisé enregistrant des faiblesses en production et en productivité. Et malgré cette faiblesse, l’effectif des huileries est constaté important et en progression. A cet effet, nous avons essayé à travers cette recherche de comprendre les causes à l’origine de la fragilité de cette filière et les stratégies des acteurs le long de la filières pour se maintenir et rentabiliser leurs activités. La recherche a été menée au niveau de la région de Jijel, touchant des oléiculteurs , des oléofacteurs et des institutions en relation. L’analyse de l’amont de la filière à travers le dire des exploitants, fait sortir qu’il y a une faiblesse dans la production et la productivité même après l’instauration du programme, dont les résultats montrent que les causes à l’origine de ces faiblesses se renvoient principalement à la faiblesse des systèmes de cultures existants où l’ensemble des systèmes se caractérise par le traditionnel. A ce point, une analyse approfondie sur les facteurs qui ont un impact significatif sur les rendements dans les conditions régionales a permis d’identifier quatre facteurs ayant un impact significatif sur les rendements : deux liés à la variété qui sont l’origine de variété et l’âge, et les deux autres liés au milieu qui sont la pente et l’altitude. L’analyse du segment de transformation a montré l’impact de l’insuffisance de la production oléicole locale sur le taux de fonctionnement des huileries et leur rentabilité. A cet effet, l’approvisionnement de ces unités en olives locaux est devenu un facteur déterminant pour la rentabilité et la continuité dans l’activité de transformation, et face à cette carence en olive les oléifacteur de la région recourent aux olives hors région pour assurer ces besoins, dont le taux d’intégration allant de 30% à 70% des quantités transformées. Pour cela des stratégies adoptées pour assurer les approvisionnements, achat auprès des producteurs direct ; achat auprès des collecteurs ; achat auprès des fournisseurs. L’analyse en termes de système de marché nous a permis de repérer des insuffisances et des lacunes au sein de l’organisation de la filière nécessaires pour un fonctionnement efficient et compétitif. Ces insuffisances sont constatées pour des composantes essentielles à savoir : absence d’un marché réglementé ; absence des institutions de contrôle de la qualité et de suivi ; absence des instituts de soutien technique, dysfonctionnement des organismes de travail collectif, mauvaise connexion entre les industriels et les institutions de financement. Les différentes insuffisances ont influé sur la performance globale de la filière oléicole et les a rendu défaillante via les objectifs assignés à son développement. Cependant, le potentiel naturel et financier, ainsi que les opportunités offertes sur le marché oléicole national et international constituent des atouts et des citations importants pour porter la filière locale à des niveaux de compétitivité élevée.Item Analyse économétrique de quelques aspects de l'intégration verticale dans l'agriculture algérienne(2019-11-10) BENMEHAIA, Mohamed AmineL’objet de notre thèse est de présenter quelques réflexions sur le processus de l’intégration verticale dans l’agriculture. La problématique de notre thèse est centrée sur les déterminants de ce processus dans le contexte de l’agriculture algérienne. Pour cela, nous étudions, d’une part les mécanismes con-tractuels qui incitent les fermiers à réaliser des investissements spécifiques pour répondre à la demande des marchés, et à moderniser leur production. D’autre part, nous étudions également la performance des mécanismes de coordination verticale des filières agroalimentaires. L’analyse économique institu-tionnelle de la coordination et des pratiques d’intégration verticale dans les secteurs agricole et agroa-limentaire est encore embryonnaire. Les études à ce propos sont absentes en Algérie. Pourtant, la question du lien entre l’agriculture et les performances économiques bute aujourd’hui sur l’efficacité des pratiques contractuelles instituées par les différentes composantes de l’environnement institution-nel. Aussi est-il devenu urgent de consacrer de l’attention à la régulation des marchés des produits agricoles et alimentaires à travers une analyse des moyens et de l’organisation des chaines de valeur agroalimentaire. Nos différents chapitres ont contribué à éclairer certaines dimensions de ce problème. À travers cette thèse, il s’est avéré que plusieurs facteurs influent les mécanismes de coordination verticale mise en oeuvre. Nous pouvons restituer les apports de notre thèse dans les points suivants : 1) La Nouvelle Economie Institutionnelle, centrée sur la recherche de la meilleure organisation (l’efficience) et les choix de mécanismes de gouvernance, peut être mobilisée de façon fructueuse afin d’éclairer les phénomènes organisationnels liés aux stratégies d’acteurs en termes d’intégration verticale (dans ses multiples formes). 2) Pour une intervention efficace et raisonnée des pouvoirs publics dans la coordination du secteur agroalimentaire, la politique publique devrait tenir en compte les coûts engagés, les caractéristiques structurelles et les interdépendances sectorielles (intra-filières) afin de rationaliser l’action de régulation des chaines de valeur dans notre contexte. 3) La nature du produit et les caractéristiques techniques des éventuelles transformations ont une influence sur les exigences des acteurs tout au long d’une filière. Chaque produit a donc des caractéristiques propres (périssabilité, facilité de stockage, saisonnalité, etc.) qui ont des impacts sur la pratique d’intégration verticale à mettre en oeuvre. 4) Les caractéristiques des fermiers influent sur les mécanismes de coordination verticale. Bien entendu, la structure de propriété de la ferme a des répercussions importantes. Plus les exploitations sont petites et dispersées, plus le besoin de coordination est important, mais aussi plus les coûts de cette coordination seront importants (diffusion d’information, collecte du produit, etc.). 5) Le niveau de spécialisation des exploitations, impliquant la mobilisation d’actifs spécifiques (investis-sements, connaissances, etc.), est également essentiel à prendre en compte dans la politique publique, car il détermine les coûts d’opportunité pour faire évoluer le système de production. 6) Dans l’agriculture algérienne, le marché spot ne fonctionne que dans de rares cas, tant les imperfections des marchés sont fortes (absence de concurrence pure et parfaite, information asymétrique, accès inégal aux infrastructures et aux services, faiblesse des mécanismes d’enforcement, etc.). La coordination verticale hiérarchique n’existe que dans peu de situations et s’inscrit plutôt dans une agriculture indus-trielle. En Algérie, ce type de réflexions devrait contribuer à offrir des solutions de sortie de crise de la dé-pendance alimentaire. Dans les pays en développement, dont la qualité des institutions – y compris des institutions de l’agriculture – joue un rôle primordial dans la croissance économique, l’analyse des conditions d’efficacité des institutions agricoles relève aussi d’enjeux importants. Notre schéma de compréhension du processus d’intégration verticale et de ces déterminants laisse entrevoir la possibili-té de nombreuses recherches, tant théoriques qu’empiriques, visant à mettre en évidence d’autres interactions entre les moyens de l’organisation du secteur agricole et ses performances.Item Pratique de coordination pour l'accès aux ressources productives dans la petite et moyenne hydraulique(2019-01-07) YAKOUBI, YasminaL’étude des pratiques de coordination pour l’accès aux ressources productives, dans la PMH et dans le domaine privé de l’Etat, renseigne sur la manière dont se fait la jonction entre les actions publiques et celles des agriculteurs. La PMH a connu différentes périodes de stabilité, de marginalisation et d’intervention publiques. Actuellement, l’Etat y force les agriculteurs à la gestion collective et participative de l’eau. Mais, l’examen des aspects pratiques des mécanismes mis en place par les administrations locales, révèle l’incapacité de celles-ci à créer un climat favorable à une gestion collective des ressources naturelles. La médiocrité du service public, conduit par un personnel incapable d’assumer un tel processus, se traduit par une très faible implication des bénéficiaires dans les projets collectifs qui, souvent, se soldent par des échecs patents. Les agriculteurs de la zone montagneuse de Benchicao, les plus nantis, entretiennent des réseaux relationnels suffisamment efficaces pour leur garantir un accès sécurisé à la terre, l’eau et l’arbre. En maintenant leurs pratiques routinières, ils parviennent à s’inscrire dans des actions stratégiques. A l’inverse, la catégorie des fellahs obligés de fuir leurs exploitations, durant la décennie d’insécurité, se retrouve aujourd’hui, à négocier la cession de leurs terres aux plus puissants. Ces derniers, parvenus financièrement et socialement, revendiquent, dans une logique totalement capitaliste, le droit d’accéder aux terres "non travaillées" situées à proximité immédiate de leurs exploitations. Rejetant le collectivisme synonyme d’échec, les agriculteurs adoptent des postures libérales et individuelles. Ils valorisent pleinement leur force de travail et les ressources productives. Les apprentissages sont mis à profit pour investir la sphère publique à dessein. L’agriculteur apprend à saisir les opportunités offertes par l’Etat, sans jamais adhérer à ses projets collectifs. Certes, les exploitations connaissent un développement, mais, la concurrence sur les ressources productives s’exacerbe. Ainsi, les questions du développement durable et la meilleure coordination pour la gouvernance responsable de ces ressources, reste posée.Item Economie de l'eau(2019-02-07) AZZI, MalikaLes tarifs de l’eau payés par les agriculteurs dans les grands périmètres publics d’irrigation sont très faibles et ne couvrent pas les charges d’exploitation et d’entretien entrainant ainsi la détérioration des infrastructures. L’objectif de cette étude est d’estimer le consentement à payer (CAP) des agriculteurs pour l’eau d’irrigation au niveau du périmètre irrigué de la Mitidja Ouest d’abord en maintenant le service d’approvisionnement en eau à l`état actuel en terme de quantité, de qualité et de fiabilité afin d’assurer sa durabilité à long terme. Ensuite en améliorant le service d’approvisionnement en eau. Le CAP des agriculteurs a été estimé en utilisant la méthode d’évaluation contingente auprès de 120 agriculteurs sélectionnés d’une manière aléatoire. Les variables explicatives du CAP ont été également identifiées. Nos résultats montrent que la majorité des agriculteurs enquêtés seraient prêts à payer plus pour l’eau d’irrigation dans les deux situations.Item Systèmes d'élevages ruminants en zone de montagne et dynamique d'adaptation des éleveurs(2015-12-16) MOUHOUS, AzeddineLes politiques de développement des systèmes d’élevages mises en oeuvre en Algérie n’ont pas tout à fait atteint les objectifs escomptés. Ces systèmes d’élevages en région montagneuse de Tizi-Ouzou, connaissent une forte transformation, depuis une trentaine d’années. Des changements dynamiques ont eu lieu dans les composantes structurelles et fonctionnelles des élevages afin de s’adapter aux nouveaux contextes socio-économiques dans le but d’être viable et moins vulnérable. L’objectif de recherche de la présente thèse porte sur l’identification des facteurs qui ont induit cette dynamique, ainsi que leurs conséquences sur la vulnérabilité des élevages de ruminants et les déterminants structurels et fonctionnels qui leur permettent de s’adapter, en empruntant des voies d’évolution différenciées. Pour se faire, un dispositif d’enquête et de suivi a été mis en place afin d’analyser les changements des systèmes d’élevages opérés dans le temps long et l’évaluation de leurs performances technico-économiques. Nos résultats confirment d’abord la pertinence de la méthodologie d’enquête choisie. Les trajectoires d’évolution des systèmes d’élevages montrent deux orientations de production (lait et viande) et l’adoption des innovations techniques et technologiques en fonction de l’espèce exploitée. La vulnérabilité de certains types d’élevage est accentuée par leur dépendance aux politiques de soutien et aux intrants importés. Le choix du type de cheptel détermine différentes stratégies de gestion de la part des éleveurs en vue d’assurer la viabilité de leurs élevages. Le choix des espèces élevées s’insère aussi différemment selon le projet général de développement de l’exploitation et de ses choix stratégiques prospectifs. Les résultats obtenus permettent d’éclairer les décideurs politiques sur les atouts et contraintes des systèmes d’élevages ruminant en zone montagneuse, en vue de formulation de politiques de développement.
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