Département Economie Rurale
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Item Etude d’impacts économiques, sociaux et environnementaux des politiques publiques de l’Etat d’Algérie en matière de gestion des parcours steppiques et lutte contre la désertification : cas de la steppe centrale wilaya de Djelfa(2025-07-01) BENBADER, HabibDans l’objectif d’analyser l’état actuel des parcours steppique, et les impacts de l’action publique en matière de lutte contre la désertification et d’amélioration des parcours, il nous a été nécessaire d’adopter une démarche qui se base principalement sur l’écoute des différents acteurs se liants avec cette problématique, et d’utiliser un ensemble d’analyses empiriques pour déterminer avec l’exactitude la plus possible les retombés de cette politique. Nos analyses basées sur des indicateurs de performance, démontrent la viabilité des actions d’amélioration de parcours, avec une offre de services environnementaux multiplié à plusieurs fois par rapport au parcours libre, engendrant ainsi un nombre de bénéficiaires plus important, et un accroissement de surplus de producteur et du consommateur ainsi que le surplus collectif de la société. A la suite de quoi, l’action publique à contribuer dans la réduction de notre dépendance vis-à-vis des marchés internationaux pour renforcer notre sécurité alimentaire. Suite aux résultats calculés et aux entretiens effectués, on a élaboré des simulations et des scénarios pour l’avenir de l’élevage dans la zone d’étude, aussi, on a exposé les conditions dans lesquelles l’activité de l’élevage est pratiquée, pour dégager des conclusions en matière d’amélioration des conditions de pacage sur les périmètres aménagés, et les attentes de la population rurale de l’action publique pour améliorer le bien-être de la société pastorale dans les zones rurales de la steppe.Item Intensification céréalière et performance technico-économique des exploitations agricoles en zones semi-arides : Analyse des systèmes de production du blé en Algérie cas de la wilaya de Sétif (Algérie)(2026-07-07) ALLILOUCHE, AsmaCette recherche s’inscrit dans une réflexion approfondie sur les déterminants de la performance économique des exploitations céréalières dans la wilaya de Sétif, région stratégique de la production de blé en Algérie. Face aux enjeux croissants de sécurité alimentaire, de variabilité climatique et de durabilité des systèmes agricoles, l’étude vise à analyser les coûts de production du blé et à évaluer les écarts de performance entre exploitations selon leurs caractéristiques agro-écologiques et structurelles. L’approche méthodologique repose sur l’exploitation de données issues d’enquêtes de terrain menées auprès d’un échantillon représentatif d’exploitations céréalières. L’analyse combine des outils statistiques descriptifs, une comparaison inter-zonale (zones nord, centre et sud) et une lecture économique des structures de coûts, permettant d’identifier les principaux déterminants de la rentabilité. Les indicateurs mobilisés portent notamment sur les charges variables et fixes, les coûts unitaires de production, les rendements et les marges économiques. Les résultats mettent en évidence une forte hétérogénéité des performances selon les zones agro-écologiques. La zone centrale se distingue par une meilleure efficience technicoéconomique, résultant d’une intensification plus maîtrisée et d’une organisation productive plus performante. À l’inverse, la zone nord, bien que dotée d’un potentiel agronomique important, présente des performances contrastées, tandis que la zone sud demeure contrainte par des conditions climatiques défavorables limitant les possibilités d’intensification. L’étude souligne ainsi que la performance économique des exploitations dépend moins du volume des intrants mobilisés que de leur adéquation aux conditions locales et aux capacités de gestion des exploitants. Ces résultats mettent en évidence la nécessité d’adopter des politiques agricoles différenciées et territorialisées, fondées sur une meilleure prise en compte des spécificités agro-écologiques. Ils soulignent également l’importance de renforcer l’accompagnement technique, la diffusion de pratiques adaptées et l’optimisation des systèmes de production afin de favoriser une intensification durable et économiquement viable de la céréaliculture en Algérie.Item Évaluation de la mise en œuvre et de l'équité des politiques foncières redistributives de mise en valeur en Algérie : une analyse de l'écart entre le cadre légal et les pratiques locales.(2026-06-16) BAROUD, KhadidjaCette thèse s’intéresse à l’évaluation des politiques redistributives de mise en valeur des terres agricoles en Algérie, en analysant les écarts entre le cadre légal et les pratiques locales, ainsi que leurs incidences sur l’équité dans l’accès au foncier. À travers une approche comparative menée dans les wilayas de Laghouat et d’El Oued, combinant entretiens qualitatifs et analyses quantitatives, ce travail met en lumière une application différenciée des dispositifs selon les contextes locaux et la capacité des acteurs, tant institutionnels que locaux, à contourner ou à adapter les règles, ainsi que la présence d’une iniquité procédurale, notamment dans la Grande MEV. L’analyse de l’écart à la règle se décline sur deux plans complémentaires : celui des pratiques administratives et celui des comportements des populations cibles. Les résultats révèlent un décalage entre la temporalité politique (intentions législatives) et la temporalité administrative (pratiques concrètes sur le terrain). Bien que les agents de l’administration respectent globalement le cadre légal, ils exploitent les marges d’interprétation et les zones floues des textes pour adapter leur action aux réalités locales, pour faciliter la MEO des politiques ou de satisfaire des intérêts particuliers. Les interactions entre les responsables locaux et leur contexte social engendrent, à leur tour, une pluralité d’adaptations, conduisant parfois à une application partielle, modifiée, voire à une inapplication de la politique. Ces écarts, souvent tolérés, résultent autant des limites institutionnelles que de considérations sociales et productives. L’analyse des réactions des populations cibles face aux politiques de MEV des terres révèle trois dynamiques majeures. D’abord, les conditions d’accès à la terre ont favorisé une forte individualisation, souvent non régularisée, à l’origine d’un marché foncier informel. Ce dernier, bien qu’en marge du cadre légal, a contribué à un usage productif des terres et à l’émergence d’exploitants performants. Ensuite, les modes d’usage se distinguent par une grande diversité, liée aux profils des agriculteurs et aux ressources disponibles, traduisant la modernisation progressive de l’agriculture familiale. Enfin, l’évaluation de l’efficacité technique met en évidence un potentiel productif important, avec des exploitations informelles parfois plus performantes que les formelles, soulignant la capacité d’adaptation et d’innovation des agriculteurs locaux malgré les contraintes institutionnelles. L’analyse des mécanismes d’attribution foncière montre, par ailleurs, une iniquité procédurale marquée, notamment par l’opposition entre la petite et la grande mise en valeur. Dans la petite MEV, la redistribution foncière repose sur une légitimation locale, fondée sur des critères de besoin et de droit d’usage. Cependant, malgré son apparente équité, la procédure demeure encadrée et limitée par l’administration. À l’inverse, la grande MEV repose exclusivement sur le critère économique de la capacité d’investissement. Les terres sont attribuées à des investisseurs souvent extérieurs à la localité, avec un fort appui politique des cadres de l’État. Cette orientation, bien qu’appuyée par des objectifs de développement et d’emploi, génère localement un sentiment d’injustice et d’exclusion.Item Le système d’innovation agricole, rôle des acteurs privés : cas du maraichage sous serre à Biskra – Algérie(2026-06-16) LAOUAR, NadhirCette thèse de doctorat analyse la reconfiguration du Système d'Innovation Agricole (SIA) dans le bassin maraîcher sous serre de Biskra (Algérie), suite au désengagement de l’État des services de vulgarisation. Elle interroge la manière dont les acteurs privés de l'agrofourniture ont investi ce vide institutionnel pour gouverner les trajectoires d'innovation. Adoptant une démarche méthodologique triangulée, la recherche combine l'analyse stratégique des jeux d’acteurs (MACTOR), l'Analyse des Réseaux Sociaux (SNA) et la classification statistique multidimensionnelle (AFCM/CAH). Les résultats démontrent que la privatisation a engendré une marchandisation du conseil agricole. Les détaillants d'intrants imposent leurs choix technologiques par le mécanisme des « marchés liés », en conditionnant le conseil à l'octroi d'un crédit informel, ce qui enferme le territoire dans un verrouillage socio-technique chimio-intensif. La cartographie réticulaire révèle un réseau asymétrique à topologie « Scale-Free », hautement performant pour la diffusion technologique rapide, mais structurellement vulnérable en raison de sa dépendance à quelques super-pivots marchands. Enfin, la typologie des détaillants prouve que le secteur privé est profondément stratifié : le rôle de « courtier d'innovation » est confisqué par une élite commerciale dotée d'un fort capital socio-économique, précarisant les petits producteurs et les métayers. La thèse conclut sur la nécessité d'une gouvernance hybride réintroduisant un conseil public neutre pour garantir la durabilité écologique et l'équité sociale.Item Gouvernance territoriale en zone de montagne : Cas du massif des Bibans dans la wilaya de Béjaïa, Commune d’Ighil Ali(2026-02-19) CHOUAKI, SalahCette thèse porte sur la gouvernance territoriale en milieu montagnard en Algérie, à travers une étude approfondie du massif des Bibans dans la wilaya de Béjaïa, Commune d’Ighil Ali. L’objectif central est de comprendre dans quelle mesure les dispositifs institutionnels, les pratiques participatives et les ressources locales peuvent contribuer à un développement durable adapté aux spécificités des zones de montagne. En s’inscrivant dans un contexte marqué par une centralisation historique de l’Etat, la recherche interroge la capacité des collectivités locales à participer activement à la gestion de leur territoire, alors même qu’elles sont confrontées à de multiples vulnérabilités : isolement géographique, pauvreté, pression environnementale, faible accès aux infrastructures et aux services de base. La thèse adopte une approche méthodologique fondée sur le cadre des Moyens d’Existence Durable (MED), combinée à des outils participatifs (entretiens, cartes, diagnostics de genre, transects historiques, focus groups, MARP) et à une analyse multi-niveaux. Elle repose sur une enquête de terrain menée dans quatre villages représentatifs du massif : Kalâa, Tazla, Tiniri et Bélayel. Cette approche permet de dresser un diagnostic précis des contextes de vulnérabilité et de mettre en évidence les stratégies de résilience développées localement. Les résultats montrent que la gouvernance territoriale en Algérie reste largement théorique et peu opérationnelle, particulièrement dans les régions montagneuses. Malgré les réformes annoncées et les dispositifs tels que la Politique du Renouveau Rural (PRR) ou les Projets de Proximité de Développement Rural Intégré (PPDRI), les collectivités locales peinent à jouer un rôle actif, faute de compétences transférées, de moyens financiers suffisants et d’un cadre institutionnel clair. La participation locale, bien que présente dans les discours, reste faible et souvent instrumentalisée. Le capital social des communautés, solidarité, réseaux d’entraide, savoirs locaux, n’est pas suffisamment mobilisé comme levier de développement, alors qu’il pourrait compenser certaines faiblesses structurelles. La recherche souligne que la durabilité des politiques publiques repose sur une meilleure articulation entre les échelles de gouvernance, sur une reconnaissance des ressources territoriales (naturelles, sociales, culturelles) et sur l’institutionnalisation de mécanismes de concertation et de médiation. Elle recommande un renforcement effectif de la décentralisation, une formation ciblée des acteurs locaux, l’intégration du capital social dans les outils de planification, et la promotion de stratégies économiques adaptées (diversification, produits de terroir, tourisme durable). Inspirée par les travaux de chercheurs, la thèse plaide pour une gouvernance polycentrique, résiliente et centrée sur les dynamiques locales. Un changement de paradigme est nécessaire pour que la gouvernance territoriale devienne un levier réel de développement durable dans les zones de montagne : un paradigme fondé sur la participation, l’autonomie locale, la valorisation des savoirs endogènes et la justice territoriale.Item Les défaillances du marché du travail agricole en Algérie. Cas du pôle maraîcher de M’zirâa (Wilaya de Biskra)(2025-12-16) CHAAMI, MarouaneLa pénurie de main-d’œuvre agricole en Algérie, peu étudiée, s’est accentuée ces dernières années, menaçant la viabilité des exploitations. Cette étude empirique se concentre sur le pôle maraîcher de M’zirâa (Biskra). Trois hypothèses structurent la recherche : (1) l’emploi agricole est un segment secondaire du marché du travail, caractérisé par de faibles rémunérations, des postes précaires et peu qualifiés ; (2) les jeunes privilégient des emplois urbains ou recourent aux aides publiques pour créer des micro-entreprises ; (3) la diminution de la main-d’œuvre familiale résulte de la sédentarisation urbaine et de la diversification des activités des membres de la famille. L’étude adopte une approche mixte. La phase quantitative (hypothético-déductive) repose sur des questionnaires menés durant les campagnes 2018 et 2019, auprès de 132 exploitants et co-exploitants et de 18 travailleurs répartis sur 125 exploitations sélectionnées par échantillonnage aléatoire stratifié, complétée par une analyse économétrique utilisant la régression logistique et l’analyse des correspondances multiples sous STATA 14.2. La phase qualitative (abductive), s’appuie sur des entretiens semi-directifs pour analyser les contrats de métayage, avec une comparaison territoriale entre M’zirâa et El Ghrous, réalisée auprès de 52 enquêtés issus de M’zirâa et de 52 autres à El Ghrous, sélectionnés par échantillonnage raisonné. Les résultats montrent que la pénurie de main-d’œuvre est ressentie dans 56.8% des exploitations et devient critique au-delà de dix serres ou de 3.5 ha de cultures de plein champ. Parmi les exploitations touchées, 44% demandent moins de 0.33 ETP et 14% plus d’un ETP. Le métayage apparaît comme une solution privilégiée pour pallier le déficit de main-d’œuvre familiale : 58.5% des exploitants y recourent afin d’anticiper les besoins en travail permanent. Sur un total de 65 977 heures de travail saisonnier, 40% concernent la récolte en plein champ, 18% la récolte sous serre, 22% la préparation des serres et 7% les tâches d’entretien. Le recrutement repose largement sur les réseaux sociaux locaux. Les analyses économétriques confirment que les faibles rémunérations et incitations, jugées insuffisantes tant par les travailleurs que par les nouveaux arrivants, ainsi que les conditions de travail et de vie difficiles, constituent les principaux facteurs de désengagement (coefficients logit négatifs significatifs au seuil de 1 %). Par ailleurs, les emplois dans le secteur tertiaire offrent des revenus plus attractifs que l’activité agricole, de moins en moins rémunératrice et attrayante. Les politiques d’emploi, favorisant la création de micro-entreprises pour les chômeurs, contribuent également à détourner la main-d’œuvre, surtout les jeunes (β = +2.336 ; p < 0.01). Le comportement des jeunes, en quête d’emplois plus flexibles, accentue la pénurie (β = +1.869 ; p < 0.01), tandis que la réduction de la main-d’œuvre familiale, liée à la migration ou à la diversification des activités, constitue un autre facteur clé (β = +1.432 ; p < 0.01). En revanche, le capital humain et les contraintes socio-économiques de la force de travail juvénile apparaissent comme des variables secondaires, statistiquement non significatives malgré leur fréquence respective dans les réponses (62.67% et 55.33%). Pour faire face à la pénurie, les agriculteurs adoptent des stratégies à court terme (augmentation des salaires, réduction des superficies), à moyen terme (cultures moins exigeantes en travail) et à long terme (modification des termes de métayage et adoption de nouveaux arrangements). Des mesures politiques sont envisagées, telles que l’adaptation du droit du travail agricole, la révision des rémunérations et de la sécurité sociale, ainsi que le soutien à des groupements d’employeurs ou à des prestataires privés de placement et de technologies facilitant le travail, afin de rendre le secteur plus attractif, notamment pour les jeunes.Item Marchés fonciers et développement agricole dans le Ziban (Biskra)(2024-02-01) OUENDENO, Mohamed LamineCe travail de recherche a été construit dans une perspective comparative sur le fonctionnement des marchés fonciers (A/V et FVI) dans deux communes limitrophes de la wilaya de Biksra, El Ghrous et Doucen. Les marchés fonciers à El Ghrous ont d’abord été étudiés dans le cadre de la réalisation de mon mémoire de magister ; une étude élargie et approfondie dans le cadre de la présente thèse. Ces marchés sont caractérisés par une grande fluidité en termes de superficies mises sur le marché et aussi en termes de nombre de transactions. Une plasticité des termes de contrat de location et de métayage est également constatée. Cette plasticité a contribué à : (i) la dynamisation du marché de FVI ; (ii) la stimulation du marché à l’achat/vente par l’effet d’entraînement qu’il a provoqué ; (iii) une meilleure perceptive de rentabilisation pour les nouveaux acquéreurs pour rembourser les investissements engagés dans l’achat de la terre et la réalisation de forage pour approvisionner les preneurs. Elle a aussi permis aux acteurs moins dotés en facteurs de production d’entrée à plusieurs niveaux de statuts d’acteur dans une perspective évolutive dans l’échelle agricole (agricultural ladder) ; (iv) Le jeu de ces marchés fonciers ont stimulé le processus d’adoption et diffusion des innovations techniques ; (v) nous constatons un enchâssement social des transactions foncières (A/V et FVI) dans les terres résidentielles qui se traduit par différentes mécanismes (confiance, préférence entre les acteurs, souplesse dans les modalités de paiement, la durée de location et autres objets de transaction, pour les acteurs proches, etc.) ; (vi) une nette différenciation en termes de type d’acteurs (barrière à l’entrée) est remarqué entre les terres familiales résidentielles où les acteurs (acheteurs et vendeurs et aussi les tenanciers) sont de la même famille étendue et les terres non résidentielles qui sont ouvertes aux différents types d’acteurs (y a compris pour les allogènes). Cette différence dans le comportement des marchés entre anciennes et nouvelles terres de mise en culture est due au processus historique d’individualisation et de marchandisation de ces terres et au caractère résidentiel des terres familiales ; (vii) ainsi, nous documentons la réémergence d’une institution foncière qui est le contrat de plantation, vers les années 1990, qui été pratiqué auparavant dans les oasis. Ce type de contrat est un arrangement foncier qui permet aux investisseurs (preneurs) d’accéder à la propriété foncière (après partage de la terre) moyennent le financement des investissements nécessaires à la création d’une palmeraie et le creusement, le cas échéant, d’un forage. La rencontre entre offre et demande dans ce marché foncier est possible par la mobilisation des réseaux sociaux de l’acteur et le recours à l’intermédiation dans certains cas. Ce réseau constitue aussi un moyen efficace de respect des engagements contractuels pour les agriculteurs allogènes. L’effectivité des échanges fonciers, dans les zones d’étude, est assurée par la mobilisation de plusieurs mécanismes qui assurent l’enforcement des engagements contractuels : de la design contractuel au niveau bilatéral au rôle de relations sociales dans le respect de droits échangés.Item La politique rurale en Algérie à l’épreuve de la territorialisation : cas d’étude des PPRDI wilaya de Médéa(2024-06-27) SAIDOUN, RymÀ partir des années 2000, différentes politiques agricoles et rurales se sont déployées en Algérie faisant référence à un modèle de développement rural territorial, parmi lesquelles la Politique du Renouveau Agricole et Rural (PRAR). Une politique ancrée dans l’approche de développement territorial, fondée sur les principes de valorisation des ressources locales et de participation de l’ensemble des acteurs parties prenantes dans l’action de développement de l’agriculture et des territoires ruraux. Afin de pouvoir appréhender ces nouvelles modalités d’intervention publique, nous nous intéressons au PPDRI instrument déployé dans le cadre de cette politique. Cette approche par les instruments nous permettra d’appréhender le changement opéré en matière de territorialisation de l’action publique rurale. L’analyse de la territorialisation des PPDRI s’est faite à travers une grille d’analyse issue de la littérature et un cas d’étude les PPDRI de la wilaya de Médéa. Trois mécanismes de territorialisation sont retenus pour composer cette grille : le territoire d’intervention, la gouvernance territoriale et la valorisation des ressources locales. L’analyse de cet instrument révèle plusieurs distorsions qui ont fait obstacle à la territorialisation des PPDRI. Le territoire de mise en place des PPDRI est un territoire donné. La gestion des projets est dominée par l’acteur public et marquée par la faible participation des parties prenantes au processus décisionnel. La standardisation globale des projets a inhibé toute forme de différentiation et de valorisation des ressources locales.Item L’accès des agriculteurs au crédit bancaire d’investissement (ettahad) : cas de la wilaya de Laghouat(2023-09-01) OUBRAHAM, FaridEn Algérie, l’agriculture constitue un pilier économique et social important. Elle crée des emplois, fourni les produits alimentaires, contribue à la formation du PIB et à l’amélioration de la sécurité alimentaire du pays devenue un enjeu de souveraineté nationale. Cependant, les exploitations agricoles algériennes demeurent confrontées à d’importantes difficultés de financement. Et parce que beaucoup d’exploitants agricoles sollicitent et/ou accèdent peu au crédit bancaire, ils éprouvent d’énormes difficultés à acquérir les intrants nécessaires pour mener les campagnes agricoles dans de bonnes conditions et ont encore plus de difficultés à investir. Cela se traduit dans les faits par une sous-capitalisation des exploitations agricoles qui, à son tour, se traduit par la faiblesse des rendements qui s’éloignent de leurs niveaux potentiels, ce qui hypothèque leur développement et leur modernisation. Les difficultés d’accès des agriculteurs au crédit bancaire est due en grande partie à aux risques liés à l’activité agricole (climat, maladie et marché), mais aussi à l’indisponibilité d’informations fiables sur leur situation financière et à leur faible taux de remboursement. Cette situation est d’autant plus problématique dans la mesure où, jusqu’à présent, l’Etat lui-même s’avère toujours incapable d’apporter des solutions satisfaisantes et durables. Pour relever ce défi, dans un contexte international particulier marqué par la crise alimentaire mondiale survenue entre 2007 et 2008, l’Etat a revisité l’usage de la bonification des taux d’intérêts bancaires en mettant en place en 2011 le crédit d’investissement bonifié appelé Ettahadi et en créant le Fonds de Garantie Agricole (FGA). L’objectif étant de susciter la demande de financement de la part des agriculteurs et d’impliquer davantage la Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (BADR) dans le financement du plus grand nombre d’agriculteurs. L’objectif principal de cette thèse qui porte sur l’accès des agriculteurs aux crédits bancaires d’investissement dans la wilaya de Laghouat est d’évaluer l’effet de la bonification et du FGA sur la demande de financement et l’accès des agriculteurs au crédit bonifié. Pour se faire, une enquête de terrain auprès d’un échantillon représentatif d’agriculteurs de la wilaya de Laghouat a été menée et les données de la Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (BADR) succursale de Laghouat ainsi que la convention de financement établie entre le Ministère de l’agriculture et du Développement Rural (MADR) et la BADR ont été analysées. Les principaux résultats auxquels le travail a abouti montrent que : - les motifs religieux (Ribaa) et les lourdeurs administratives induisant des coûts de transaction élevés ont été déterminants et expliquent, en grande partie, le faible recours des agriculteurs à ce type de crédit ; - les risques liés à l’activité agricole, la faible bancarisation des agriculteurs, la faiblesse des garanties, l’absence d’informations fiables et vérifiables concernant les exploitations agricoles et l’absence de contrôle par le MADR sur l’activité « crédit Résumé agricole » de la BADR sont, quant à eux, des facteurs qui ont été à l’origine de la limitation de l’accès des agriculteurs au crédit par la BADR.Item Enjeux, apports et contraintes à la mise en place du système HACCP dans les entreprises agro-alimentaires algériennes(2023-09-26) BOULFOUL, NouaraLa sécurité sanitaire des aliments basée sur le système HACCP fait partie intégrante de la stratégie des entreprises agroalimentaires et de la sécurité alimentaire. Elle constitue un enjeu majeur pour la santé public et englobe l’ensemble des mesures prises pour garantir que les aliments produits et commercialisés sont sûrs à la consommation et ne présentent pas de risques pour la santé des consommateurs. Au terme de notre travail, une enquête est réalisée auprès de 46 entreprises agro-alimentaires ayant adoptées le système HACCP dans la wilaya de Blida et d’Alger. L'étude met en lumière l'importance vitale de la sécurité sanitaire des aliments dans le contexte algérien. Elle souligne également les avantages potentiels du système HACCP, notamment l'amélioration de la qualité des produits alimentaires, la réduction des coûts de production et l'accroissement de la satisfaction des clients. Cependant, elle identifie également des contraintes spécifiques, telles que l’insuffisance des connaissances sur le système, le cout élevé pour mettre en place le système ainsi que la résistance au changement de la part du personnel qui peuvent entraver la mise en oeuvre efficace de ce système. En fin de compte, cette étude offre une perspective globale sur les enjeux auxquels sont confrontées les entreprises agro-alimentaires algériennes lors de la mise en place du système HACCP. Elle met en évidence l'importance cruciale de la sécurité alimentaire dans un contexte national, tout en reconnaissant les avantages potentiels de ce système. Cette analyse approfondie des défis et des opportunités contribue à orienter les décisions des entreprises et des régulateurs dans la quête de la sécurité alimentaire en Algérie.
