Département Economie Rurale
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Item Marchés fonciers et développement agricole dans le Ziban (Biskra)(2024-02-01) OUENDENO, Mohamed LamineCe travail de recherche a été construit dans une perspective comparative sur le fonctionnement des marchés fonciers (A/V et FVI) dans deux communes limitrophes de la wilaya de Biksra, El Ghrous et Doucen. Les marchés fonciers à El Ghrous ont d’abord été étudiés dans le cadre de la réalisation de mon mémoire de magister ; une étude élargie et approfondie dans le cadre de la présente thèse. Ces marchés sont caractérisés par une grande fluidité en termes de superficies mises sur le marché et aussi en termes de nombre de transactions. Une plasticité des termes de contrat de location et de métayage est également constatée. Cette plasticité a contribué à : (i) la dynamisation du marché de FVI ; (ii) la stimulation du marché à l’achat/vente par l’effet d’entraînement qu’il a provoqué ; (iii) une meilleure perceptive de rentabilisation pour les nouveaux acquéreurs pour rembourser les investissements engagés dans l’achat de la terre et la réalisation de forage pour approvisionner les preneurs. Elle a aussi permis aux acteurs moins dotés en facteurs de production d’entrée à plusieurs niveaux de statuts d’acteur dans une perspective évolutive dans l’échelle agricole (agricultural ladder) ; (iv) Le jeu de ces marchés fonciers ont stimulé le processus d’adoption et diffusion des innovations techniques ; (v) nous constatons un enchâssement social des transactions foncières (A/V et FVI) dans les terres résidentielles qui se traduit par différentes mécanismes (confiance, préférence entre les acteurs, souplesse dans les modalités de paiement, la durée de location et autres objets de transaction, pour les acteurs proches, etc.) ; (vi) une nette différenciation en termes de type d’acteurs (barrière à l’entrée) est remarqué entre les terres familiales résidentielles où les acteurs (acheteurs et vendeurs et aussi les tenanciers) sont de la même famille étendue et les terres non résidentielles qui sont ouvertes aux différents types d’acteurs (y a compris pour les allogènes). Cette différence dans le comportement des marchés entre anciennes et nouvelles terres de mise en culture est due au processus historique d’individualisation et de marchandisation de ces terres et au caractère résidentiel des terres familiales ; (vii) ainsi, nous documentons la réémergence d’une institution foncière qui est le contrat de plantation, vers les années 1990, qui été pratiqué auparavant dans les oasis. Ce type de contrat est un arrangement foncier qui permet aux investisseurs (preneurs) d’accéder à la propriété foncière (après partage de la terre) moyennent le financement des investissements nécessaires à la création d’une palmeraie et le creusement, le cas échéant, d’un forage. La rencontre entre offre et demande dans ce marché foncier est possible par la mobilisation des réseaux sociaux de l’acteur et le recours à l’intermédiation dans certains cas. Ce réseau constitue aussi un moyen efficace de respect des engagements contractuels pour les agriculteurs allogènes. L’effectivité des échanges fonciers, dans les zones d’étude, est assurée par la mobilisation de plusieurs mécanismes qui assurent l’enforcement des engagements contractuels : de la design contractuel au niveau bilatéral au rôle de relations sociales dans le respect de droits échangés.Item La politique rurale en Algérie à l’épreuve de la territorialisation : cas d’étude des PPRDI wilaya de Médéa(2024-06-27) SAIDOUN, RymÀ partir des années 2000, différentes politiques agricoles et rurales se sont déployées en Algérie faisant référence à un modèle de développement rural territorial, parmi lesquelles la Politique du Renouveau Agricole et Rural (PRAR). Une politique ancrée dans l’approche de développement territorial, fondée sur les principes de valorisation des ressources locales et de participation de l’ensemble des acteurs parties prenantes dans l’action de développement de l’agriculture et des territoires ruraux. Afin de pouvoir appréhender ces nouvelles modalités d’intervention publique, nous nous intéressons au PPDRI instrument déployé dans le cadre de cette politique. Cette approche par les instruments nous permettra d’appréhender le changement opéré en matière de territorialisation de l’action publique rurale. L’analyse de la territorialisation des PPDRI s’est faite à travers une grille d’analyse issue de la littérature et un cas d’étude les PPDRI de la wilaya de Médéa. Trois mécanismes de territorialisation sont retenus pour composer cette grille : le territoire d’intervention, la gouvernance territoriale et la valorisation des ressources locales. L’analyse de cet instrument révèle plusieurs distorsions qui ont fait obstacle à la territorialisation des PPDRI. Le territoire de mise en place des PPDRI est un territoire donné. La gestion des projets est dominée par l’acteur public et marquée par la faible participation des parties prenantes au processus décisionnel. La standardisation globale des projets a inhibé toute forme de différentiation et de valorisation des ressources locales.Item L’accès des agriculteurs au crédit bancaire d’investissement (ettahad) : cas de la wilaya de Laghouat(2023-09-01) OUBRAHAM, FaridEn Algérie, l’agriculture constitue un pilier économique et social important. Elle crée des emplois, fourni les produits alimentaires, contribue à la formation du PIB et à l’amélioration de la sécurité alimentaire du pays devenue un enjeu de souveraineté nationale. Cependant, les exploitations agricoles algériennes demeurent confrontées à d’importantes difficultés de financement. Et parce que beaucoup d’exploitants agricoles sollicitent et/ou accèdent peu au crédit bancaire, ils éprouvent d’énormes difficultés à acquérir les intrants nécessaires pour mener les campagnes agricoles dans de bonnes conditions et ont encore plus de difficultés à investir. Cela se traduit dans les faits par une sous-capitalisation des exploitations agricoles qui, à son tour, se traduit par la faiblesse des rendements qui s’éloignent de leurs niveaux potentiels, ce qui hypothèque leur développement et leur modernisation. Les difficultés d’accès des agriculteurs au crédit bancaire est due en grande partie à aux risques liés à l’activité agricole (climat, maladie et marché), mais aussi à l’indisponibilité d’informations fiables sur leur situation financière et à leur faible taux de remboursement. Cette situation est d’autant plus problématique dans la mesure où, jusqu’à présent, l’Etat lui-même s’avère toujours incapable d’apporter des solutions satisfaisantes et durables. Pour relever ce défi, dans un contexte international particulier marqué par la crise alimentaire mondiale survenue entre 2007 et 2008, l’Etat a revisité l’usage de la bonification des taux d’intérêts bancaires en mettant en place en 2011 le crédit d’investissement bonifié appelé Ettahadi et en créant le Fonds de Garantie Agricole (FGA). L’objectif étant de susciter la demande de financement de la part des agriculteurs et d’impliquer davantage la Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (BADR) dans le financement du plus grand nombre d’agriculteurs. L’objectif principal de cette thèse qui porte sur l’accès des agriculteurs aux crédits bancaires d’investissement dans la wilaya de Laghouat est d’évaluer l’effet de la bonification et du FGA sur la demande de financement et l’accès des agriculteurs au crédit bonifié. Pour se faire, une enquête de terrain auprès d’un échantillon représentatif d’agriculteurs de la wilaya de Laghouat a été menée et les données de la Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (BADR) succursale de Laghouat ainsi que la convention de financement établie entre le Ministère de l’agriculture et du Développement Rural (MADR) et la BADR ont été analysées. Les principaux résultats auxquels le travail a abouti montrent que : - les motifs religieux (Ribaa) et les lourdeurs administratives induisant des coûts de transaction élevés ont été déterminants et expliquent, en grande partie, le faible recours des agriculteurs à ce type de crédit ; - les risques liés à l’activité agricole, la faible bancarisation des agriculteurs, la faiblesse des garanties, l’absence d’informations fiables et vérifiables concernant les exploitations agricoles et l’absence de contrôle par le MADR sur l’activité « crédit Résumé agricole » de la BADR sont, quant à eux, des facteurs qui ont été à l’origine de la limitation de l’accès des agriculteurs au crédit par la BADR.Item Enjeux, apports et contraintes à la mise en place du système HACCP dans les entreprises agro-alimentaires algériennes(2023-09-26) BOULFOUL, NouaraLa sécurité sanitaire des aliments basée sur le système HACCP fait partie intégrante de la stratégie des entreprises agroalimentaires et de la sécurité alimentaire. Elle constitue un enjeu majeur pour la santé public et englobe l’ensemble des mesures prises pour garantir que les aliments produits et commercialisés sont sûrs à la consommation et ne présentent pas de risques pour la santé des consommateurs. Au terme de notre travail, une enquête est réalisée auprès de 46 entreprises agro-alimentaires ayant adoptées le système HACCP dans la wilaya de Blida et d’Alger. L'étude met en lumière l'importance vitale de la sécurité sanitaire des aliments dans le contexte algérien. Elle souligne également les avantages potentiels du système HACCP, notamment l'amélioration de la qualité des produits alimentaires, la réduction des coûts de production et l'accroissement de la satisfaction des clients. Cependant, elle identifie également des contraintes spécifiques, telles que l’insuffisance des connaissances sur le système, le cout élevé pour mettre en place le système ainsi que la résistance au changement de la part du personnel qui peuvent entraver la mise en oeuvre efficace de ce système. En fin de compte, cette étude offre une perspective globale sur les enjeux auxquels sont confrontées les entreprises agro-alimentaires algériennes lors de la mise en place du système HACCP. Elle met en évidence l'importance cruciale de la sécurité alimentaire dans un contexte national, tout en reconnaissant les avantages potentiels de ce système. Cette analyse approfondie des défis et des opportunités contribue à orienter les décisions des entreprises et des régulateurs dans la quête de la sécurité alimentaire en Algérie.Item Évaluation ex-post du programme pndar: cas de lamise en valeur des terres agricoles en algérien(2023-10-22) Hanafi, WassilaAlors que l’évaluation des effets des programmes publics est une pratique solidement ancrée depuis plusieurs décennies dans les économies des pays développés, force est de constater qu’en Algérie, la prise de conscience de son importance par les pouvoirs publics tarde encore à émerger. Les investigations menées à ce sujet ont conduit à constater le peu de démarches évaluatives en ex-post réalisées dans les programmes agricoles, à l’instar d’autres secteurs publics. En dépit des programmes successifs de mise en valeur conçue au profit des zones rurales, la compréhension des causes du délaissement des terres agricoles et du niveau insuffisant de développement de ces zones demeure vaine en raison de l’insuffisance d’études et d’analyses en termes d’impacts sur les agriculteurs. Ces constatations soulèvent dès lors l’importance de l’ancrage des bonnes pratiques de l’évaluation de ces programmes dans le but autant d’apprécier les effets de ces programmes que d’améliorer la prise de décision. Les investigations effectuées révèlent le peu de travaux de recherche s’appuyant sur une méthodologie rigoureuse à même de permettre l’obtention de résultats utilisables. Ce travail de recherche, soucieux de combler cette lacune, traite de la nécessité de réaliser des évaluations ex-post proprement dites soutenues par une démarche et des techniques appropriées. Appuyée par l’approche basée sur les méthodes mixtes, l’enquête de terrain, menée en 2015 sur une période de six mois, a permis de cibler trois zones agroécologiques retenues sur la base d’un échantillonnage aléatoire afin de permettre une exploration des résultats dans un contexte large et diversifié. La population de notre étude est constituée de 224 périmètres dont 75 sont localisés en montagne, 98 en steppe et 51 au Sahara. Par ailleurs, la nécessité d’alimenter notre recherche en données fiables, nous a conduit à cibler des institutions bénéficiant d’une assise solide ( la GCA, le BNEDER, les DSA et l’ONTA). D’autre part, le recours à des méthodes statistiques descriptives et économétriques ainsi qu’à des simulations s’inscrit dans une visée d’interprétation des données quantitatives. Les résultats obtenus ont permis de mettre en lumière une faible pertinence des décisions liées à la stratégie de développement rural concernant la non-attribution des périmètres réalisés, d’une part et des conflits de propriété du foncier affectant ces espaces (terres attribuées à d’autres programmes), d’autre part. La lenteur constatée dans la mise en oeuvre du programme de transfert de propriété explique une déprise agricole aux répercussions environnementales visibles et préjudiciables. Un autre résultat met en exergue un niveau relativement peu élevé de l’écart mesuré à partir de la comparaison de l’effet de mise en valeur observé sur la création de l’emploi : le non achèvement de certains projets dans trois wilayas, (Mila, Tissemsilt et Illizi). Il en résulte un pourcentage d’efficacité moyen (Δ d’emploi) de 22% comparativement aux prévisions. De même, l’analyse de l’efficience montre que seuls 9 périmètres (3 en montagne, 4 en steppe et 2 au Sahara) ont atteint la frontière d’efficience, leur taille optimale moyenne étant estimée à 135 ha en montagne, à près de 250 ha en steppe et à plus de 487 ha au Sahara. Le coût unitaire moyen de réalisation de ces périmètres efficients s’établit par ailleurs à 149.102 DA en montagne, à 539.376 DA en steppe et à 468.159 DA au Sahara. Un raisonnement symétrique permet de conclure à l’inefficience qui affecte sérieusement les périmètres restants. A ce titre, les résultats (VRS, CRS) sont révélateurs de la faiblesse des scores obtenus par les trois zones agroécologiques étudiées. L’efficience d’échelle (DRS) révèle entre autres un gaspillage énorme de l’investissement (80% en steppe, 73% en montagne et 45% au Sahara). D’autres résultats contribuant à la prise de décision des projets futurs révèlent l’incidence négative de l’analyse de la criticité des causes de mise en valeur en ex-post tant sur le délai de réalisation (indice de criticité 0,25) que sur le dépassement de coût (indice de criticité de 0,21). L’évaluation des impacts des investissements du programme révèle que les nouveaux périmètres n’ont pas eu d’effet durable sur le maintien de l’emploi et les superficies exploitées. Toutefois, le paiement en faveur des incendies (couvrant 14% du budget alloué à la zone montagneuse) a un effet significatif, d’un point de vue statistique, pour le maintien de l’exploitation des concessions. Enfin, les coûts les plus probables pour couvrir les risques de mise en valeur enregistrent des provisions budgétaires de 2 à 4% du coût du projet correspondant à des niveaux de confiance respectifs de 90 et 80%.Item Analyse des déterminants du choix des technologies d’irrigation par les exploitations de la Mitidja(2023-03-08) BELAIDI, SamirL’objectif de cette thèse est d’analyser les facteurs déterminants du processus de l’adoption des TIEE dans la plaine de Mitidja (Zone de Mitidja Ouest, Tranche 1). Sur la base d’une étude empirique, nous cherchons à modéliser le choix de l’agriculteur face à l’adoption de technologie d’irrigation localisée et aspersion, et ce en cherchant les facteurs significatifs qui influencent l’adoption des nouvelles technologies d’irrigation par les agriculteurs et quel effet exerce chaque déterminant sur le comportement d’adoption. Notre thèse confronte les observations de terrain (sur les irrigants enquêtés) aux éléments trouvés dans la littérature sur la sélection des technologies d’irrigation. Pour cela, nous avons mobilisé deux approches du changement technique : l’approche des préférences révélées (mo-dèles économétriques) et l’approche des préférences déclarées. La collecte des données s’est réalisée à travers une enquête auprès de 136 agriculteurs de la zone d’étude. Les investigations empiriques nous ont permis d’orienter la méthodologie du travail vers les modèles de choix, dont les modèles de Logit, Tobit et Poisson/Binomial Néga-tif ont été sélectionnés pour expliquer l’adoption qui est un choix, un taux et une intensité. Les principaux résultats obtenus dans notre thèse stipulent qu’il est clair qu’en parallèle de la politique nationale d’économie d’eau d’irrigation et du programme de subvention des équi-pements d’économie d’eau, le gouvernement doit se concentrer sur un ensemble de mesures d’accompagnement qui pourront promouvoir la diffusion des nouvelles techniques d’irrigation. L’encouragement des jeunes agriculteurs, les programmes d’éducation et de for-mation professionnelle des irrigants, leur sensibilisation, et l’amélioration des mécanismes de financement dans la plaine de Mitidja, peuvent être parmi ces mesures. D’autres formes d’interventions destinées à cette population peuvent être envisagées. Parmi celles-ci figurent l’assouplissement et l’amélioration de mécanismes d’incitation à l’adoption des techniques d’irrigation favorables à la préservation des ressources hydriques. Subventionner la TIEE permettra de réduire le coût et le prix de l’eau pour les agriculteurs qui envisagent de l'adop-ter. Cette politique atténuera potentiellement certains des effets des contraintes de capital sur les agriculteurs, mais seulement dans une faible mesure. Cette étude présente incontestablement des limites qui constituent, en même temps, autant de perspectives de recherche.Item Quelle stratégie pour l’atténuation de la dépendance alimentaire de l’Algérie des marches externes : Cas des blé(2023-07-03) BEKKIS, SoumeyaL’objet de notre thèse est d’évaluer la dépendance de la filière blé en Algérie à court et à long terme. La problématique de la dépendance, dont souffrent l’Algérie et les tensions politiques internationales qui peuvent affecter l’offre et l’approvisionnement, obligent le pays à détourner ses ressources en devises vers la satisfaction des besoins de la population en blé et ses dérivés. Le fait que l’Algérie soit, historiquement et actuellement un importateur net de blé justifie le choix de blé comme objet de notre analyse. La vulnérabilité du pays en matière d’approvisionnement pour satisfaire la demande en blé rend la sécurité alimentaire de plus en plus fragile. À ce titre, toutes les politiques céréalières menées par le gouvernement depuis l’indépendance nationale à la faveur de la filière blé n’ont pas atteint ses objectifs en matière de production et de rendement. Cela remet en cause, l’efficacité et l’efficience des politiques publiques agricoles adoptées par l’État. Le modèle économétrique proposé dans cette thèse conduit à la construction des fonctions d’offre s’inspirant des modèles de Nerlove. La réponse de l’offre agricole constitue un thème central des recherches en économie agricole. Les études à ce propos sont quasi-absentes en Algérie, d’où l’originalité de ce travail. À travers cette thèse, il s’est avéré qu’à travers l’analyse des principales variables macroéconomiques (quantitatives et qualitatives) de la filière blé, on pourra conclure les principales causes de la situation de la dépendance de la filière blé vis-à-vis des marchés externes. Nous pouvons restituer les apports de notre thèse dans les points suivants : 1) Malgré les politiques céréalières mises en œuvre par l’Algérie, notamment depuis 2000, les objectifs que les plus hautes autorités de l’État se sont assignés pour améliorer la production de blé n’ont pas atteints. 2) L’analyse économétrique, via l’application de deux modèles de cointégration générés à partir du modèle Nerlovien, a permis de mesurer la dépendance de la filière blé, en Algérie à court et à long terme. Les principaux résultats soulevés sont : i) un dysfonctionnement à court et à long terme du marché interne de blé dur et de blé tendre. À l’avenir non lointain, les activités de production de blé vont être abandonnées par les céréaliculteurs ; ii) À l’horizon 2040, une augmentation accrue en quantité (+186%) et en valeur (+227%) de la facture d’importation des blés. iii) La superficie cultivée de blé dur va stagner, tandis que, la superficie de blé tendre va encore régresser de façon drastique. Elle va s’annuler complètement en 2040. iv) Une surfacturation d’achat du blé peut exister surtout durant la période de 2000 à 2021 par rapport la période précédente (1965/1999). v) Les hausses du prix international de blé se transmettent plus rapidement aux prix domestiques que les baisses. vi) La transmission des prix entre le niveau du prix interne et celui international du blé est asymétrique. Cela, il pourrait s’expliquer par la défaillance de marché de blé en Algérie ainsi que les coûts de surestaries et le mode d’achat à terme avec une origine optionnelle appliqué durant les dernières années. L’impératif de la sécurité alimentaire du pays ainsi que la réduction de notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur exigent de réexaminer les dispositifs actuels et les efforts entrepris par les autorités publiques en matière de régulation, d’organisation et de coordination de la production et de la collecte des blés.Item Performances et conditions de valorisation de la filière oléicole dans une région steppique Cas de la wilaya de M’Sila(2021-12-18) HADJLOUNE, HouriaDans la région de M'Sila, zone steppique et caractéristique d'un cadre agro-pastoral dominant, la filière oléicole locale s'est certes développée en termes d'expansion de surface, mais les informations disponibles indiquent que son avenir en termes de performances dépend d’une série de facteurs internes et externes. L'objectif de cet article est de mettre en évidence les principales variables explicatives en analysant les forces et faiblesses du secteur, les opportunités et les menaces liées à son environnement. Deux méthodes sont utilisées: la première, SWOT, constitue un cadre de diagnostic structuré et un outil universel d'aide à la décision. La seconde, l'analyse de causalité, selon l'outil Parmenides EIDOS, permet d'obtenir une hiérarchie des relations dans le secteur à partir des avis des acteurs intervenant. Les données utilisées proviennent de la synthèse bibliographique d'une série d'études et des résultats d'une enquête réalisée en 2017 sur le terrain. Les résultats obtenus montrent que les facteurs internes sont liés aux caractéristiques des exploitations, aux systèmes de production et aux conditions environnantes de la chaîne de valeur. Les facteurs externes sont liés à la dynamique des marchés nationaux et mondiaux.Item Les effets sur la sécurité alimentaire des politiques de soutien à l’agriculture et à l’alimentation(2021-12-05) FERROUKHI, Sid AhmedLa question alimentaire et son corollaire les politiques de soutien, agricole au développement rural et des productions halieutiques, ont de tous temps constitué une question centrale dans le débat politique et sociétale de l’Algérie indépendante. Implicitement c’est la nature l’orientation et l’efficacité de l’action publique, dans ce domaine, qui sont constamment interrogées. Si la nécessité d’assurer la sécurité alimentaire du pays et des ménages, en tant que finalité, fait l’unanimité, ce n’est cependant pas le cas de l’évaluation des résultats et de l’orientation passée et future des politiques et des stratégies dans ce domaine. Ce travail tente de contribuer à éclairer ce débat à travers : une analyse rétrospective comparative (décennies 1990/2000-2020), une évaluation d’impact ex-post des politiques de soutiens récentes mises en oeuvre (dans l'agriculture et le développement rural, la pêche et l’aquaculture, l'innovation), une prospective exploratoire des scénarios globaux d’évolution de la sécurité alimentaire en Algérie à l’horizon 2050, et enfin une analyse en prospective stratégique à 2035 des politiques de soutiens des systèmes productifs agricoles et halieutiques et du développement technologique et de l’innovation orientées vers la sécurité alimentaire durable. Celle-ci en tant que résultante globale, socio-économique et environnementale, se retrouve au coeur des incertitudes relatives aux transitions multiples et complexes des modèles de croissance : économique, énergétique, écologique et de l’impact des changements climatiques et socio-économiques, au niveaux national et mondial. Le recours aux méthodes et outils de la prospective est dicté par la dimension éminemment systémique de la problématique de la sécurité alimentaire. L’innovation au sens large : politique, organisationnelle, institutionnelle, technologique est alors considérée comme le principal vecteur de changement, de réduction des vulnérabilités, de résilience et de progrès. Il ne s’agit pas ici de promouvoir n’importe quel type d’innovation mais plutôt celle qualifiée d’endogène, de robuste et d’adaptée pour les systèmes productifs agricoles et halieutiques, intégrant les enjeux du futur. Elle impose la construction d’un système d’innovation spécifique à la sécurité alimentaire durable SI-SAD. Cette thèse démontre qu’il est nécessaire, afin de mieux se préparer à ces enjeux du « du temps long » d’agir maintenant et d’aller plus loin et plus profondément qu’à travers des ajustements à la marge des politiques publiques liées à la sécurité alimentaire. Il s’agit de refonder et renforcer la cohérence et l’efficacité de l’action publique dans ce domaine par la mise en place d’une politique transversale de la sécurité alimentaire durable en Algérie et de s’assurer à travers sa déclinaison dans les politiques sectorielles de la transition vitale vers de nouveaux modèles de croissance adaptés de l’agriculture et de la pêche en Algérie à l’horizon 2035.Item Analyse économique néo-institutionnelle du fonctionnement des coopératives agricoles de services en Algérie(2020-10-03) AMGHROUS, SmailL’objectif de ce travail de recherche est d’analyser le fonctionnement des coopératives agricoles de services algériennes en s’appuyant sur la théorie néo-institutionnelle (les droits de propriété et la théorie de l’agence). Il a été constaté que les coopératives agricoles de services ont connu un déclin remarquable à partir des années 1990. Il était donc, nécessaire de se pencher sur la question et d’essayer de comprendre le fonctionnement et /ou les disfonctionnements qui ont freiné leur développement. Pour ce faire, nous avons effectué des enquêtes de terrain aux niveaux de sept coopératives et un échantillon de 203 sociétaires réparties sur trois wilaya ( Mascara, Tiziouzou, Sétif). Pour l’analyse des données, nous avons mobilisé un probit bivarié , ce qui nous a permis de déterminer les facteurs qui influent sur l’implication des agriculteurs dans leurs coopératives. Ainsi, nous avons mis en évidence le rôle que pourrait jouer les facteurs tels que la confiance organisationnelle, l’information et la communication, l’investissement des coopératives, la structure des droits de propriété des coopératives dans le renforcement de la relation sociétaires-coopératives, et par conséquent, de l’amélioration des conditions de leur bonne gouvernance et de leur développement. En outre, nous avons mis en relief le fait que l’instabilité du cadre institutionnel dans lequel ont évolué ces coopératives, les avait impacté négativement. En effet, Les réformes qu’avait connues l’agriculture algérienne depuis 1988, ont eu pour effet une restructuration des coopératives qui sont passées d’un statut d’organisations gérées par l’Etat à des organisations autonomes. Ce changement de statut n’a pas été accompagné d’un renforcement du lien sociétaires-coopératives, condition sine qua none de la réussite économique de ces dernières, ce qui s’est répercuté sur la performance de ces
