Département Zoologie Agricole

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    Réflexion sur les risques animaliers à l’égard de l’activité de l’aéroport d’Ain Arnet (Sétif)
    (2026-07-01) CHEURFA, Amina
    Cette étude a été réalisée au niveau du tarmac de l’aéroport d’Aïn Arnat dans le but d’identifier les espèces animales présentes et d’évaluer leur impact potentiel sur les infrastructures aéroportuaires et sur la végétation locale. Les inventaires effectués ont permis de recenser plusieurs groupes faunistiques, notamment des insectes, des mollusques, des oiseaux et des mammifères. Parmi les espèces présentant un intérêt particulier figurent le criquet Calliptamus barbarus, avec une densité de 76,9 individus/m², ainsi que l’escargot Sphincterochila candidissima, dont la densité moyenne atteint 228,2 individus/m², les effectifs variant entre 132 et 310 individus/m². Parmi les adventices les plus représentatives, on note Medicago polymorpha, Sinapis arvensis, Hordeum murinum et Inula viscosa, cette dernière ayant enregistré 26 individus. Les oiseaux observés sont relativement peu nombreux, aussi bien en termes de richesse spécifique que d’effectifs. L’enquête menée sur les mammifères à proximité du tarmac a permis de recenser cinq espèces, parmi lesquelles Lepus capensis (lièvre du Cap). Enfin, des propositions de techniques de lutte préventives et curatives visant à réduire les risques liés à la présence de la faune sauvage sur la plateforme aéroportuaire sont présentées dans la conclusion.
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    Biodiversité des Coléoptères dans la région de Djiouia (W. Relizane)
    (2026-06-23) ATTAOUI, Alaeddine
    La présente étude porte sur l'inventaire et l'analyse de la biodiversité des Coléoptères dans l'oliveraie de la ferme Casa Olive, wilaya de Relizane (nord-ouest de l'Algérie), réalisée entre juillet 2025 et avril 2026. Trois méthodes d'échantillonnage complémentaires ont été employées : les pièges Barber, le filet fauchoir et la capture directe à la main. Au total, 31 individus appartenant à 11 espèces réparties en 7 familles ont été recensés. Les Tenebrionidae constituent la famille dominante, en accord avec leur adaptation reconnue aux milieux semi-arides. L'exploitation des résultats par les indices écologiques de composition révèle une richesse totale de 11 espèces, avec une richesse moyenne variant selon la méthode employée. L'espèce Zophosis punctata s'est montrée la plus abondante dans les pièges Barber (AR% = 38,46 %), tandis que Chaetocnema sp. domine au filet fauchoir (AR% = 55,56 %). Les indices de structure indiquent une diversité spécifique moyenne à élevée, avec un indice de Shannon-Weaver variant de 1,435 bits (filet fauchoir) à 2,392 bits (pièges Barber), et des valeurs d'équitabilité proches de 1, traduisant une répartition homogène des effectifs entre les espèces. Les pièges Barber se sont avérés la méthode la plus performante pour l'inventaire des Coléoptères épigés. Cette étude constitue une contribution originale à la connaissance de l'entomofaune coléoptérique des agroécosystèmes oléicoles de la région de Relizane et constitue une base de référence pour de futures investigations sur la biodiversité entomologique locale.
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    Biodiversité des insectes déprédateurs des glands de chêne vert du nord de l’Algérie
    (2026-06-14) SARAOUI, Aya
    L'étude conduite sur 1200 glands de chêne vert (Quercus ilex L.) en provenance de six yeuseraies du Nord de l'Algérie a mis en évidence une diversité de quatre espèces de ravageurs appartenant à deux ordres d’insectes : les Coléoptères, représentés par Curculio elephas (Curculionidae), et les Lépidoptères, comprenant Cydia fagiglandana, Cydia splendana et Pammene fasciana (Tortricidae). Les espèces C. elephas et C. fagiglandana sont actives sur l'ensemble des échantillons analysés, avec une prédominance marquée dans les stations de Chréa et Tipaza. Les espèces C. splendana et Pammene fasciana sont relativement très limitées. L'analyse descriptive des mensurations des glands a montré des différences très hautement significatives entre les sites prospectés. Les glands de Djelfa présentent la longueur moyenne la plus conséquente (37 ± 2 mm), suivis de ceux d'Akfadou (37 ± 2 mm), à l'exception des glands récoltés à Tipaza dont la longueur moyenne est de 32 ± 2 mm. Vraisemblablement, cette valeur est liée aux conditions édaphiques et climatiques propres à chaque station. Pour le diamètre, Tlemcen (16 ± 2 mm) et Babor (16 ± 1 mm) présentent les valeurs les plus élevées, contrairement à Tipaza (13,13 ± 1,28 mm). Les glands en provenance des six sites prospectés révèlent un taux d'infestation très variable entre les localités. Le taux d'attaque le plus élevé est enregistré à Chréa avec 66 % de glands endommagés, suivi de Tipaza avec 44 %. À l'inverse, Djelfa (1,5 %), Tlemcen (3 %) et Babor (4,5 %) affichent des taux très faibles. Le milieu environnemental influe vraisemblablement sur le développement des populations de ravageurs. La dynamique d'émergence des larves de Curculio elephas et Cydia fagiglandana confirme l'intensité de la pression entomologique à Chréa et Tipaza, avec des effectifs cumulés nettement supérieurs à ceux des autres stations. Une compétition intra et interspécifique s'effectue sur les glands infestés et qui reste discutable.
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    Les insectes bioagresseurs des glands dans diverses suberaies du Nord de l´Algérie
    (2026-06-22) ROUKAS, Abdelmouiz
    Cette étude porte sur l’analyse de la biodiversité des insectes ravageurs des glands de chêne-liège (Quercus suber.) dans six subéraies du nord de l'Algérie. Un échantillonnage de 1200 glands a été réalisé durant la période de fructification (octobre-décembre 2025). Trois espèces majeures ont été identifiées : le charançon Curculio elephas (Coleoptera, Curculionidae) et deux tordeuses Cydia fagiglandana et Cydia splendana (Lepidoptera, Tortricidae). Les espèces C. elephas et C. fagiglandana étaient actives dans l'ensemble des échantillons analysés, avec une prédominance marquée dans les stations de Chréa et Babor, tandis que C. splendana était très limitée. L'analyse biométrique des glands a révélé des différences très hautement significatives entre les sites. Les glands de Bougous et Tlemcen présentaient la longueur moyenne la plus élevée (41 ± 3 mm), contrairement à Chréa qui affichait les valeurs les plus faibles (24 ± 4 mm). Pour le diamètre, les Bougous (19 ± 1 mm) et de Tlemcen (17 ± 1 mm) dépassaient significativement Chréa (14 ± 1 mm). Les taux d'infestation variaient considérablement : Babor enregistrait le taux le plus élevé (65,5%), suivi de Bougous (31%), alors que Souk Ahras (17%) et Akfadou (23,5%) présentaient les taux les plus faibles. La dynamique d'émergence des larves vers les sites de nymphose s'étalait d'octobre à décembre 2025, avec des profils temporels contrastés selon les stations bioclimatiques. Les attaques se concentraient préférentiellement sur la partie supérieure du gland. Ces résultats soulignent l'impact majeur des bioagresseurs sur la régénération naturelle du chêne-liège et la nécessité de stratégies de gestion intégrée adaptées aux spécificités écologiques de chaque station.
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    Gestion intégrée et intelligente du péril animalier à l’aéroport d'Alger Houari Boumediene : Analyse du risque et approches durables
    (2026-06-10) CHIKH, Syrine
    Le péril animalier aéroportuaire constitue l'une des menaces opérationnelles les plus persistantes de l'aviation civile internationale, générant annuellement des pertes économiques dépassant 1,48 milliard de dollars aux États-Unis seulement et causant des accidents mortels dont la tragédie du vol Jeju Air 2216 du 29 décembre 2024 offre l'illustration la plus récente. Le présent mémoire, réalisé à l'aéroport International Houari Boumediene d'Alger (DAAG) sur la période d'octobre 2025 à mai 2026, propose une approche intégrée et multidisciplinaire du péril animalier, articulant inventaire avifaunistique, analyse entomologique, observation faunistique globale et développement de solutions technologiques innovantes. L'inventaire avifaunistique, conduit par la méthode des Échantillonnages Fréquentiels Progressifs (EFP) et des Indices Ponctuels d'Abondance (IPA) sur quatre zones d'observation, a permis de caractériser la richesse spécifique, la structure et la dynamique saisonnière des peuplements aviaires de l'emprise aéroportuaire. L'inventaire entomologique, réalisé par la méthode des pots Barber dans la zone Glam, a révélé un peuplement d'invertébrés épigés fonctionnellement attracteur pour plusieurs guildes aviaires insectivores. L'analyse des relations trophiques entre ces deux compartiments biologiques, complétée par l'observation régulière de mammifères synanthropes — rats (Rattus spp.), chiens et chats errants — et de reptiles, a permis de modéliser le réseau trophique opérant sur la plateforme et d'identifier les mécanismes d'attraction indirecte de l'avifaune à risque. Sur le plan technologique, deux solutions originales ont été développées : Airport Monitor, système de surveillance satellitaire automatisé exploitant les indices spectraux NDVI et MNDWI issus des données Copernicus, générant un Bird Strike Risk Score (BSRS) transmis automatiquement aux équipes de sécurité et OrniS IA, assistant ornithologique conversationnel multilingue fondé sur les algorithmes .Les résultats obtenus confirment les trois hypothèses formulées et démontrent la complémentarité opérationnelle de l'écologie de terrain et des technologies numériques dans la prévention du péril animalier. Une étude économique évalue le potentiel de valorisation et de généralisation de ces outils à l'échelle du réseau aéroportuaire algérien et méditerranéen.
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    Fluctuations des populations du psylle Macrohomotoma gladiata (Kuwayama, 1908) (Hemiptera Homotomidae) sur Ficus retusa dans la localité de Bordj El Kiffan
    (2026-06-28) ZIANI, Lylia
    Notre étude porte sur les fluctuations des populations des stades larvaires et adultes du psylle Macrohomotoma gladiata sur Ficus retusa dans la localité de Bordj El Kiffan, (Est d'Alger). Pour cela, des prélèvements hebdomadaires de rameaux ont été effectués selon les quatre orientations cardinales sur cinq arbres, de décembre 2025 à mai 2026. En effet le psylle semble affectionné l'Ouest (28,15%), puis le Nord et le Sud, tandis que l'Est présente les effectifs les plus faibles (17,73%). Les œufs présentent deux pics, l'un en fin- janvier et l'autre en fin-avril, séparés par une chute significative en février. Les larves L4 et les nymphes prédominent pendant la période hiverno-printanière, alors que les larves L1, L2 et L3 sont présentes pendant toute la période de notre travail, avec une augmentation notable des stades L2 et L3 en hiver et au printemps. Les adultes, quant à eux, sont peu abondants affichant des effectifs insignifiants en mai. La mortalité des larves du premiers et deuxièmes stades est également très faible mais elle s'accroît progressivement chez les larves L3 et L4, et atteint des valeurs plus élevées chez les nymphes, notamment en avril. Par ailleurs, l'étude a permis d’identifier : deux prédateurs : la coccinelle Oenopia doublieri et la punaise Anthocoris némorales, dont le rôle est crucial dans la régulation naturelle des populations de M. gladiata, ainsi qu'un parasitoïde du genre Psyllaephagus qui parasite préférentiellement les stades larvaires avancés et les nymphes, son taux de parasitisme a atteint 5,32% dans le cadre de notre travail.
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    Bioécologie de l'avifaune et écologie trophique de quelques espèces animales sous l'effet des activités anthropiques et des paramètres climatiques de la région d'Alger
    (2025-10-18) OULDAISSA, Farouk
    Les résultats du recensement des oiseaux au niveau des trois stations d’étude de la région d’Alger, soit le parc de l’E.n.s.a, le Jardin d’essais du Hamma et la Fôret de Beaulieu, entre juillet 2019 et décembre 2022 à l’aide de trois techniques de recensement (I.P.A., E.F.P. et Quadrats) ont mis en évidence la présence de 60 espèces, appartenant à 14 ordres, 32 familles et 46 genres. L’ordre des Passeriformes est le mieux représenté avec 56,8 %. Quant à la famille la plus fréquente, c’est celle des Columbidae (Columbiformes) avec 30,8 %. Par ailleurs, l’espèce la plus abondante est Columba livia avec 16,7 %. L’accent est mis sur les statuts de protection en fonction des textes législatifs nationaux et annexes des conventions internationales sur la protection des oiseaux. A cet effet, la totalité des espèces recensées figurent dans la liste rouge de l’UICN dont deux espèces vulnérables et deux espèces quasimenacées. 93 % des espèces sont citées dans la convention de Berne dont 31 sont strictement protégées et 25 espèces protégées. Par ailleurs, 15 % de l’avifaune inventoriée sont sous la protection du décret exécutif 12-235 du 24/05/2012 de la loi algérienne. Pour la convention d’Alger, 6 espèces sont indexées. Statistiquement, l'analyse Anova révèle une différence significative dans les moyennes des effectifs entre les stations (F (2,657) = 6,553, p = 0,00152). La richesse tant en espèces qu’en individus dans la présente étude apparaît plus faible en comparaison avec les travaux antérieurement réalisés dans la même région. Ce déclin serait dû à l’anthropisation et aux changements climatiques. Par ailleurs, l'étude du régime alimentaire d’Apus pallidus suite à l’analyse de 110 fientes fait état de 8.229 proies appartenant à 299 espèces réparties entre 85 familles, 9 ordres et 2 classes. Les Hymenoptera constituent presque les 2/3 (64,7 %) des proies consommées par ce martinet. Pour ce qui est des familles, les Formicidae dominent avec 58,6 %. La valeur de l’indice de diversité est égale à 5 bits ce qui montre que la diversité des espèces-proies du martinet pâle est très grande. Pour ce qui concerne l’étude du régime alimentaire de Tarentola mauritanica, l’analyse de 112 fèces met en évidence la présence de 591 proies appartenant à 121 espèces réparties entre 62 familles, 13 ordres et 2 classes. Les Lepidoptera dominent le régime alimentaire de la Tarente de Mauritanie, fortement composés par des Noctuidae (33,3 %). La valeur de l’indice de diversité de Shannon est égale à 4,96 bits ce qui montre que la diversité des espèces-proies de cette tarente est très grande. L'ensemble des résultats présentés montrent que T. mauritanica et A. pallidus ont un comportement alimentaire opportuniste qui se traduit par un large spectre de proies et par la variabilité mensuelle de la composition de leurs régimes alimentaires. L'opportunisme alimentaire semble être une adaptation à l'anthropisation de l'habitat et aux variations des conditions environnementales.
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    Comportement de deux parasitoïdes hyménoptères Aphytis melinus et Comperiella bifasciata vis à vis d’Aonidiella aurantii sur oranger et citronnier dans la région de Boumerdes
    (2025-10-30) KACHA, Meriem
    L'objectif de cette étude est de comprendre le comportement de deux parasitoïdes hyménoptères, Aphytis melinus DeBach, 1959 et Comperiella bifasciata Howard, 1906, vis-àvis de leur hôte, la cochenille Aonidiella aurantii (Maskell, 1979), sur deux variétés d'agrumes dans la région de Boumerdes. La cochenille (A. aurantii) Cependant, l'incidence parasitoïde des deux espèces de parasitoïdes (A. melinus et C. bifasciata) diffère entre les deux plantes hôtes, selon la saison et l'organe végétal. En effet, le taux de parasitisme d'A. melinus est plus élevé que celui de C. bifasciata dans les deux plantes hôtes. En revanche, l'activité d'A. melinus est plus importante sur les citronniers que sur les orangers. De plus, nous avons remarqué une activité importante d'A. melinus pendant la période automnale et printanière, en particulier sur la face supérieure des feuilles. L'étude comparative des mesures biologiques et écologiques et du taux de parasitisme d'A. melinus pour A. aurantii sur les deux plantes hôtes démontre une relation positive entre les changements climatiques, les organes végétaux et la direction cardinale sur le cycle de vie des cochenilles et le taux de parasitisme enregistré dans cette région.
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    Potentiel nématicide de deux espèces de Trichoderma et d’une espèce d’endomycorhize contre les nématodes à galles du genre Meloidogyne
    (2025-10-30) ADEL, Malak Dina
    Notre étude, menée au cours de la campagne 2024–2025, a évalué l’efficacité de cinq traitements biologiques contre les nématodes Meloidogyne spp. sur des plants de tomate de la variété Hodna. Le protocole expérimental a comparé deux souches de Trichoderma, un traitement aux mycorhizes et un biostimulant à des témoins positifs et négatifs, ainsi qu’à un traitement de référence au nématicide Oxamyl. Les essais, conduits in vivo et in vitro, ont démontré une efficacité significative des traitements biologiques par rapport aux témoins. La combinaison des deux souches de Trichoderma a présenté les performances les plus remarquables, atteignant jusqu’à 60 % de réduction des galles, surpassant l’effet des mycorhizes. Cette étude met en lumière le potentiel des bioproduits à base de champignons et de mycorhizes comme alternatives prometteuses aux nématicides chimiques, ouvrant la voie à une réduction de l’utilisation abusive des pesticides nocifs.
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    Fluctuation des populations du puceron Rhopalosiphum padi sur blé dur dans la station ITGC oued Smar. Essai de lutte biologique
    (2025-07-13) BENMAHI, Oussama
    La présente étude vise un double objectif : d’une part, suivre la fluctuation des populations du puceron Rhopalosiphum padi sur le blé dur (Triticum durum) dans la station expérimentale de l’I.T.G.C. d’Oued Smar durant la campagne agricole 20242025. D’autre part, évaluer l’activité insecticide des extraits aqueux et éthanoliques de graines de Peganum harmala sur cette espèce nuisible. Pour cela, deux méthodes de piégeage (bassines jaunes et plaquettes engluées) ont permis de recenser six espèces de pucerons, dont R. padi s’est montrée dominante (75,8 % des individus capturés) confirmant son rôle clé dans la dynamique aphidienne locale. Les graines de P. harmala, récoltées dans la région de Djelfa, ont été soumises à une extraction par Soxhlet à l’éthanol, affichant un rendement de 36 %. Le dosage des métabolites secondaires a révélé une forte teneur en alcaloïdes (21,47 %), avec la présence de polyphénols et de flavonoïdes en quantités notables. L’évaluation biologique des extraits a été conduite par tests de toxicité par contact, en conditions in vitro (boîtes de Petri) et in vivo (sur plants de blé en pots). Les deux extraits ont provoqué une mortalité significative de R. padi, proportionnelle à la concentration et au temps d’exposition. L’extrait éthanolique a montré une efficacité supérieure, atteignant une mortalité corrigée de 100 % après 96 h. Les valeurs de la DL50 ont confirmé cette supériorité : DL50 in vitro : 0,26 mg/ml (éthanolique) vs. 5,19 mg/ml (aqueux) DL50 in vivo : 0,18 mg/ml (éthanolique) vs. 4,68 mg/ml (aqueux) Ces résultats mettent en évidence le potentiel insecticide de Peganum harmala, notamment de son extrait éthanolique, et suggèrent son intégration dans des stratégies de lutte biologique durable contre les pucerons du blé.