Département Zoologie Agricole

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    Bioécologie de deux aleurodes des cultures légumières : Bemisia tabaci Gennadius (1889) et Trialeurodes vaporariorum Westwood (1856) (Homoptera : Aleyrodidae) en Algérie
    (2005) BENMESSAOUD-BOUKHALFA, Bassina
    L’étude de l’ultrastructure a confirmé et précisé des détails non visibles par les moyens d’observation classiques. La longueur des plaques cirières ainsi que le nombre de soies par peigne diffèrent entre les deux espèces. Les soies des larves sont longues et réparties de manière indifférenciée à la surface du corps chez B. tabaci, alors qu’elles sont courtes et régulièrement espacées chez T. vaporariorum. La crête médiane, inexistante aux stades 1 et 2 chez B. tabaci, est bien apparente chez T. vaporariorum. L’observation des bordures marginales ainsi que des stylets mandibulaires et maxillaires des larves de quatrième stade permet de distinguer les deux phases. Il n’existe pas de bordure marginale au stade nymphal et les stylets sont accolés. La dynamique des populations a permis de déterminer trois générations annuelles chez B. tabaci et quatre chez T. vaporariorum. La comparaison des années d’observation révèle une périodicité dans l’apparition des populations. Les populations des deux aleurodes montrent une augmentation exponentielle sur l’ensemble des plants. La distribution spatiale évolue progressivement d’une agrégation extrême vers l’apparition d’un modèle s’ajustant à la distribution binomiale négative, puis l’agrégation se stabilise. La détection précoce des densités minimales de l’aleurode permet une meilleure évaluation des mesures de contrôle. L’étude de la sensibilité variétale des cultures a permis de définir les préférences de l’insecte et d’identifier les variétés les plus et les moins attractives à l’infestation. B. tabaci a produit une progéniture plus abondante sur la tomate de plein champ que sur celle cultivée sous tunnel plastique. Malgré une distribution sélective de l’aleurode des serres vis-à-vis des cultures, B. tabaci présente une distribution relativement régulière, avec de faibles différences entre celles-ci. La polyphagie de B. tabaci est plus marquée que celle de T. vaporariorum. Les deux espèces coexistent sur une même culture pendant au moins deux à trois générations. T. vaporariorum s’installe plus rapidement sur les cultures que B. tabaci. L’utilisation de Encarsia formosa diffère dans son efficacité vis-à-vis de B. tabaci. La spécificité du parasitoïde envers certains hôtes peut influencer son emploi en tant qu’agent de lutte biologique. L’introduction fractionnée de pupes noires a donné un bon taux de parasitisme. La forme imaginale demeure intéressante, mais son application reste difficile. Les prédateurs observés présentent un effectif réduit.
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    Bioécologie et régime alimentaire de quelques rapaces dans différentes localités en Algérie : cas du Faucon crécerelle (Falco tinnunculus Linnaeus, 1758), de la Chouette effraie (Tyto alba Scopoli, 1759), de la Chouette hulotte (Strix aluco Linnaeus, 1758), de la Chevêche d’Athéna (Athene noctua Scopoli, 1769), du Hibou moyen-duc (Asio otus Linnaeus, 1758) et du Grand-duc ascalaphe (Bubo ascalaphus Savigny, 1809)
    (2002-11-05) BAZIZ, Belkacem
    L’étude du régime alimentaire du Faucon crécerelle dans un milieu suburbain à El Harrach, à travers l’analyse de 303 pelotes de réjection récoltées entre 1997 et 2000, montre la dominance du moineau hybride Passer domesticus × P. hispaniolensis (24,1 %). En termes de biomasse ingérée, le moineau hybride présente le taux le plus élevé avec 58,8 %. Le menu des jeunes Falco tinnunculus est basé surtout sur le moineau hybride (33,7 %). En biomasse, parmi les proies des jeunes faucons, Passer domesticus × P. hispaniolensis vient en tête avec 61,7 %. Dans un milieu agricole à Dergana, l’analyse de 29 pelotes estivales-automnales montre que les insectes (64,5 %) dominent, avec une forte représentation des Orthoptères (37,8 %). La biomasse la plus élevée concerne Passer domesticus × P. hispaniolensis (33,1 %). Pour installer leurs nids, les faucons crécerelles changent d’endroit d’une année à l’autre, délaissant les arbres mais préférant les bâtiments. La hauteur des nids varie entre 4 et 18 m. La femelle pond 5 œufs (avril 1999) à 6 œufs (avril 2000), pesant chacun en 1999 entre 18,7 et 21,8 g (20,73 ± 1,17 g). Ils mesurent 40,40 mm × 30,66 mm en 1999. Le succès de reproduction en 1999 est de 100 %, avec 3 oisillons envolés. Il est en 2000 égal à 83,3 %, avec 5 jeunes envolés. Dès le premier jour, les trois jeunes présents au nid présentent des poids différents, entre 16,2 g et 20,0 g. Au 27ᵉ jour, les poids des poussins fluctuent entre 190 g et 214 g. Chez la Chevêche d’Athéna, l’étude du régime alimentaire dans différentes stations a porté sur l’analyse de 363 pelotes de réjection. Au total, 6 827 proies ont été déterminées, correspondant à 249 espèces animales. Les arthropodes, dont les insectes, occupent les premières places, avec : Carabidae sp. indéterminé (25,7 %), Messor sp. (12,8 %), Anisolabis mauritanicus (11,2 %), Rhizotrogus sp. (4,0 %). Sur le littoral, les Coléoptères (59,9 %) sont les plus consommés par Athene noctua glaux. Par contre, sur les Hauts Plateaux, ingurgités par Athene noctua saharae, les Coléoptères (36,4 %) occupent la seconde place derrière les Hyménoptères (45,1 %). La ponte de la Chouette effraie en Algérie débute en janvier ou février, avec une taille moyenne de 3 à 4 œufs près des lacs Tonga et Oubeira, 3 œufs à Bordj Menaïel et à El Milia, et 2 œufs à Sidi Ali, dans les environs de Mostaganem. L’éclosion se produit environ trois semaines plus tard : en février pour les pontes précoces (lacs Tonga et Oubeira), en mars-avril à Bordj Menaïel, en mai à El Milia, en juin à Souk Ahras, et en octobre à Sidi Ali (Mostaganem) pour les pontes tardives.La reproduction chez Tyto alba semble plus tardive lorsqu’on se déplace vers l’Ouest ou vers le Sud. Le taux d’éclosion varie entre 66,7 % et 100 %. L’analyse des pelotes de réjection de la Chouette effraie, récoltées dans plusieurs localités en Algérie, montre que les mammifères interviennent dans son régime alimentaire à hauteur de 54,7 %. Les rongeurs, à eux seuls, représentent 48,3 %, et sont fortement consommés dans les différents milieux, sauf en zone suburbaine. En 1999, un couple de Strix aluco s’est reproduit à El-Harrach dans une cavité du tronc d’un Fraxinus berlandieri. À la mi-avril, la femelle a pondu 4 œufs (longueur moyenne : 44,6 ± 0,76 mm ; poids moyen : 36,8 ± 1,04 g), qui ont éclos le 5 mai. Les jeunes d’un jour pèsent en moyenne 25 g, et atteignent, au 6 juin, un poids compris entre 278 et 349 g. L’analyse de 850 pelotes d’adultes récoltées entre 1995 et 1999 montre que les oiseaux sont les proies les plus consommées (40,1 %), en particulier le moineau hybride Passer domesticus × P. hispaniolensis (AR% = 16,5 % ; B% = 15,3 %). L’examen du contenu de 52 régurgitats de jeunes de la Chouette hulotte, récoltés en juin et juillet 1999 dans le même site, montre également une dominance des oiseaux (AR% = 44,3 %), notamment le moineau hybride (AR% = 15,6 %) et Streptopelia senegalensis, qui arrive en tête pour la biomasse (B% = 22,7 %) qui sont les plus ingurgites. Le régime alimentaire d’Asio otus dans le milieu agricole de Staoueli est caractérisé par la dominance des oiseaux et par une présence relativement importante d’insectes. Les oiseaux, avec 521 individus, représentent 70,0 % du nombre total de proies. Le Hibou moyen-duc de Staoueli semble s’attaquer essentiellement aux oiseaux sociaux tels que le moineau (43,9 %). Dans les pelotes du Hibou moyen-duc ramassées à Oued Smar, Passer sp. est l’espèce la plus consommée avec 38,3 %. Le calcul de la biomasse par espèce-proie montre que le moineau hybride constitue la proie la plus profitable dans le régime alimentaire d’Asio otus à Staoueli, correspondant à 51,2 % de la biomasse ingérée. En revanche, à Oued Smar, c’est Rattus norvegicus qui compose la biomasse la plus élevée avec 54,9 %. L’examen de 200 régurgitats du Hibou grand-duc ascalaphe, récoltés à Béni Abbès, montre la présence de 341 proies. Les rongeurs représentent, en nombre, la part la plus importante du régime alimentaire de Bubo ascalaphus avec 96,2 %. Parmi ces rongeurs, Meriones libycus (19,9 %) et Gerbillus gerbillus (17,9 %) apparaissent comme les espèces-proies dominantes en nombre au sein des captures.
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    Effet du parasitisme par Varroa destructor sur les paramètres morphométriques et physiologiques de l’abeille ouvrière dans la région médio-septentrionale d’Algérie
    (2011-12-04) BELAID, Messaouda
    Afin d’étudier l’impact de Varroa destructor sur les paramètres morphométriques et physiologiques de l’abeille, des échantillons d’ouvrières prélevées dans une colonie saine d’Oued Aissi (Tizi Ouzou) ont fait l’objet d’une étude biométrique préliminaire visant à identifier la race d’abeille. De même, l’espèce de Varroa présente dans le rucher d’Oued Aissi a été déterminée. Les résultats obtenus montrent que, parmi les 23 caractères morphométriques étudiés, Varroa destructor réduit principalement la largeur de l’aile postérieure (11 %), plus faiblement la distance entre les deux miroirs à cire (10,5 %), ainsi que la largeur du miroir à cire (14 %), la somme des longueurs des tergites 3 et 4, et le poids corporel des ouvrières (10 %) d’Apis mellifera intermissa. Cependant, aucun effet significatif n’a été détecté pour les angles 31, 33 et 34 de l’aile antérieure, ni pour la longueur du fémur. Sur le plan physiologique, l’impact de Varroa destructor présente un effet immunopathogène, traduit par une diminution significative du poids sec de la cuticule, correspondant à une réduction de 17,8 %. Le poids sec moyen de la cuticule des nourrices saines est de 4,5 ± 0,56 mg contre 3,7 ± 0,83 mg pour les nourrices infestées. Le nombre total d’hémocytes est également diminué : 9 452,85 ± 990,06 cellules/µl chez les individus sains contre 5 842,85 ± 1 486,44 cellules/µl chez les individus parasités, soit une perte de 38,2 %. Une réduction significative de 22,5 % est également observée au niveau de la masse des corps gras. La masse relative mesurée chez les nourrices saines est de 53,8 ± 12,79 % contre 41,7 ± 4,0 % chez les nourrices parasitées. Sur le plan biochimique, les résultats montrent que Varroa destructor n’affecte pas les protéines hémolymphatiques des nymphes aux yeux blancs (47,3 ± 1,25 µg/µl chez les individus sains contre 46,2 ± 0,74 µg/µl chez les individus parasités ; P > 0,05). De même, il n’existe pas de différence significative entre les teneurs en protéines des nymphes aux yeux marron saines (38 ± 5,14 µg/µl) et celles des nymphes aux yeux marron faiblement parasitées (34 ± 7,32 µg/µl). En revanche, les nymphes aux yeux marron fortement infestées (22 ± 2,31 µg/µl) présentent une diminution significative. Chez l’abeille ouvrière, le test de Student montre une diminution significative (P = 0,011) de la teneur en protéines (11 ± 1,81 µg/µl chez les ouvrières saines contre 8,4 ± 0,63 µg/µl chez les ouvrières parasitées), soit une réduction de 23,6 %. Le parasitisme dû à Varroa destructor réduit également les glucides hémolymphatiques de l’abeille ouvrière aux trois stades de développement. De même, chez les nymphes aux yeux blancs et celles aux yeux marron faiblement infestées, la teneur en glucides de l’hémolymphe diminue d’environ 50 %. Pour les nymphes aux yeux marron fortement parasitées, la réduction atteint 69,9 %. Chez les nourrices, l’ectoparasite provoque également une diminution significative des glucides hémolymphatiques, estimée à 19,6 %.
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    Recherches quantitatives sur le criquet migrateur Locusta migratoria (Orth. Oedipodinae) dans le Sahara algérien. Perspectives de lutte biologique à l'aide de microorganismes pathogènes et de peptides synthétiques
    (2006) Allal-Benfekih, Leila
    Cette thèse présente les résultats relatifs aux populations du criquet migrateur Locusta migratoria (L., 1758) qui ont manifesté des pullulations récemment dans des périmètres irrigués dans le Sahara central algérien. Les études morphométriques montrent que les individus étudiés se rapportent à la sous-espèce cinerascens. Le cycle est décrit et comprend une succession de trois générations. La première, printanière, se développe sur les céréales d'hiver, essentiellement du blé dur ; la seconde et la troisième, printano-estivale et estivo-automnale, se rencontrent dans des champs de sorgho et dans des maraîchages, La première génération se caractérise par une variation temporelle drastique de son sexe-ratio et d'un stress de développement mis en évidence par l'asymétrie fluctuante des élytres grâce à une méthode originale de morphométrie géométrique. Les générations suivantes ont au contraire un sexe-ratio plus équilibré, sans variation temporelle, et peu d'asymétrie fluctuante. Le régime alimentaire de 9 populations naturelles révèle l'originalité des larves de stade 5 par rapport aux larves 4 et aux adultes, ainsi qu'une différence souvent significative entre les 2 sexes. Les expériences de croissance en présencede blé, de sorgho et d'un mélange de graminées spontanées rendent compte des anomalies de croissance des populations développées sur le blé. Pour lutter contre ce ravageur, diverses voies ont été explorées. Sur le terrain,nous préconisons un entretien des champs avec une limitation des graminées adventices. En laboratoire, nous avons testé l'efficacité de trois souches de Baci/lus subtilis sur le TL50 chez les larves L5, la croissance et la résorption des ovocytes des adultes, en utilisant plusieurs modes d'administration. Parmi différentes Cry-toxines produites par Bacillus thuringiensis, seule Cry 1 a montré un effet limitant significatif sur la croissance des larves. Enfin, nous avons testé l'effet de perturbation du fonctionnement ovarien grâce à un neuropeptide extrait de Leptinotarsa decemlineata.
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    Diversité Orthoptérologique dans quelques oasis du Sud Algérien
    (2015-03-04) BELHADJ, Hamida
    L’étude de la faune orthoptérologique a été réalisée dans quatre régions du Sud algérien : Ouargla, Boussaada, Oued Souf et Adrar. La méthode d’échantillonnage utilisée est celle des quadrats. Dans les quatre régions d’étude, 30 espèces d’Orthoptères ont été inventoriées, dont 4 Ensifères et 26 Caelifères. La cuvette de Ouargla abrite 18 espèces, la région de Boussaada 12 espèces, 13 espèces ont été capturées à Oued Souf et 15 espèces à Adrar.Trois stations ont été sélectionnées dans chaque région. La diversité des populations orthoptérologiques y a été analysée. La richesse spécifique la plus élevée est enregistrée dans la station de l’I.N.F.S.A.S. à Ouargla, où 14 espèces ont été recensées.Les résultats des abondances relatives montrent que les espèces Pyrgomorpha cognata et Acrotylus patruelis comptent parmi les plus abondantes dans les régions étudiées, avec une valeur d’abondance relative atteignant 57,60 % pour Pyrgomorpha cognata dans la station d’Ougrout (cultures maraîchères) à Adrar.L’application de la fréquence d’occurrence et de la constance aux espèces d’Orthoptères dans les différentes stations révèle que certaines espèces sont omniprésentes. C’est le cas de Acrotylus patruelis et Ochrilidia gracilis dans la station de Hassi Ben Abdellah (F.O. = 100 %), ainsi que Pyrgomorpha cognata (F.O. = 100 %) et Acrotylus patruelis (92,85 %) dans la station d’Ougrout (Adrar). Les valeurs de l’indice de diversité de Shannon-Weaver appliquées aux espèces d’Orthoptères varient entre 0,63 et 3,01 bits. La diversité la plus élevée est observée dans la station de Trifawi (cultures maraîchères) à Oued Souf, avec 3,01 bits en octobre. Néanmoins, les espèces acridiennes montrent une tendance à l’équilibre dans toutes les stations, avec un indice d’équitabilité supérieur à 0,50.L’étude de la biologie des espèces Pyrgomorpha cognata, Aiolopus thalassinus, Duroniella kasi, Acrotylus patruelis et Ochrilidia gracilis a montré que la majorité de ces acridiens présentent une reproduction continue, la plupart des espèces fréquentes à Ouargla préférant les milieux humides.
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    Etude de la dynamique et de la bioécologie des populations du criquet pèlerin (Schistocerca gregaria, Forskal 1775) au Sahara algérien
    (ENSA, 2015-03-09) BENSAAD, Hamid
    Notre travail a porté sur l’étude de la dynamique et de la bioécologie des populations du criquet pèlerin en période de forte activité, ainsi que sur la cartographie des zones de reproduction acridienne, réalisée à partir de la distribution des signalisations de larves et de femelles en ponte. La première partie de l’étude a été menée grâce à l’exploitation, au niveau de la base de données RAMSES V3, de 22 500 enregistrements géoréférencés représentant des relevés de terrain collectés par les prospecteurs entre 1987 et 2013. Le dénombrement des essaims et le suivi chronologique de leurs déplacements entre les régions montrent que, durant les périodes d’invasion, l’Algérie est confrontée à deux principaux mouvements d’infiltration de criquets, favorisés notamment par les conditions de vent. Des infiltrations de faible ampleur, en provenance du Mali et du Niger, se produisent en automne au niveau de l’extrême sud, à travers trois couloirs de passage, tandis que des infiltrations en provenance du Maroc et de la Mauritanie surviennent au printemps le long des piémonts de l’Atlas saharien. Lors des invasions en Algérie, le criquet pèlerin n’effectue qu’une seule génération. Le début de l’activité larvaire au Sahara central et au niveau de l’Atlas saharien s’étend du mois d’avril jusqu’aux mois de mai et juin, tandis qu’au nord de l’Atlas saharien et sur les Hauts Plateaux, cette activité débute en juin et s’achève en juillet. Les régions les plus infestées par le criquet pèlerin en période d’invasion se situent au niveau du piémont de l’Atlas saharien, notamment Djelfa, Laghouat, El Bayadh, Naâma et Biskra. La deuxième partie de l’étude a porté sur certains aspects bioécologiques du criquet pèlerin durant les deux résurgences de 2012 et 2013. Il a été observé que l’installation et la reproduction des criquets au printemps 2012 et 2013 dans ces zones ont été favorisées par les pluies automnales de l’année précédant la résurgence, tandis que leurs déplacements ont été facilités par des vents exceptionnels. La quasi-totalité des signalisations a été localisée au niveau des oueds des deux régions étudiées. La durée moyenne du développement embryonnaire et larvaire dans les conditions naturelles a été estimée à environ deux mois dans les deux régions. Les espèces végétales présentant une forte corrélation avec l’ensemble des variables acridiennes — à savoir les ailés solitaires, les ailés transiens et les larves — sont, au niveau d’Illizi : Schouwia purpurea (Brassicaceae) et Astragalus vogelii (Fabaceae), et au niveau de Béchar : Diplotaxis hara (Brassicaceae) et Cotula cinerea (Asteraceae). La cartographie des larves et des femelles en ponte par degré carré a montré qu’un total de 25 degrés carrés a été concerné par la reproduction du criquet pèlerin en Algérie, soit une superficie de 291 600 km². Ces zones englobent notamment les oueds d’Illizi, In Salah, Ahnet, Mouydir, Tin Tarabine, In Guezzam, Bordj Badji Mokhtar, la vallée de la Saoura et Tabelbala, avec une forte fréquence de présence au niveau des zones agricoles d’Adrar. Enfin, les différents diagrammes issus des mesures morphométriques réalisées sur 57 mâles et 54 femelles ont révélé que les populations mâles et femelles évoluant dans les deux régions sahariennes (Sahara méridional et central) durant les années 2010, 2012 et 2013 présentent des statuts solitaire et transien. Aucun individu grégaire n’a été détecté.
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    Impact de quelques agents biotiques et abiotiques sur la dispersion des graines dans différents milieux urbains, agricoles et naturels
    (ENSA, 2015-03-04) BELKOUCHE, Salima
    La présente étude est entamée dans 3 milieux, l'un suburbain (jardins de l'Institut National Agronomique d'El Harrach et Jardin d'Essai du Hamma), le second naturel (forêt de Baïnem) et le troisième de type agricole céréalier sur les Hauts plateaux (Messaâd près de Djelfa). L'analyse des fientes du Merle noir dans les deux jardins suburbains révèle la présence d'une partie animale (62 % < A.R. % S 75,4 %) et d'une autre végétale (24,7 %5, A.R. % 5, 38,0 %). La partie animale est représentée par des Insecta avec un taux élevé (53,4 % < A.R. % < 66 %) avec une dominance des Hymenoptera (69,6 % < A.R. % < 82,6 %). La partie végétale est composée dans les deux jardins par 36 espèces. Les fruits les plus ingérés par Turdus inerula, correspondant à des taux élevés sont ceux de Ficus retissa (27,4 % < A.R. %< 58,3 %) et de Phoenix canariensis (16,3% < A.R. % < 37,0 %). La diversité des éléments végétaux ingérés exprimée par l'indice de Shannon-Weaver varie d'un mois à un autre (2,3 bits < H' < 4,8 bits). Les valeurs de l'équitabilité tendent vers 1 pour les deux stations. Turdus merztla dissémine les graines de Phillyrea angustifolia dans toutes les directions, à une distance maximale de 200 m notée dans les jardins de l'I.N.A. Il dissémine 13 espèces végétales en 1997 à l'I.N.A., 7 espèces en 1997 et 3 espèces en 2004/2005 dans le Jardin d'Essai du Hamma. Les graines de Ficus refusa sont les plus dispersées en grands nombres (829 < ni < I 732/mois). La distance de dispersion maximale peut atteindre 370 m signalée pour Latania barbonica dans le Jardin d'Essai du Hamma durant 2004/2005. Le menu trophique de Messor barbants et de M. aegyptiacus est étudié à partir des rejets recueillis autour de l'entrée des nids. Messor barbants dans la station de Messaâd ramasse des graines provenant de 20 familles botaniques dont les Poaceae (A.R. % = 72,1 %) sont les plus recueillies. L'espèce Messor aegyptiacus ramènent au nid des graines qui appartiennent à 11 familles botaniques dont les Asteraceae (A.R. % = 44,4 %) viennent au premier rang. La richesse totale des graines récoltées par Messor barbarus est de 39 espèces végétales et celles recueillies par M. uegyptiacus est de 21 espèces botaniques. Les diversités de grailles récoltées par les deux espèces de ,Messor près de Messâad sont moyennes (2,7 bits < H' <, 2,9 bits). Dans la forêt de Baïnem, en été 2007, Messor barbarus ramasse surtout des graines de Poaceae (49,4 %) même au-delà de 20 m correspondant à une diversité élevée (If= 3,9 bits) et à une équitabilité (E = 0,79) qui traduit une tendance vers un équilibre de leurs effectifs. Le transport par le vent des graines et des fruits de Tipuana tipu, de Robinia pseudoacacia, de Fraxinus communis, d'Ailanthus altissima et de Platanus La distance de dispersion maximale peut atteindre 370 m signalée pour Latania barbonica dans le Jardin d'Essai du Hamma durant 2004/2005. Le menu trophique de Messor barbants et de M. aegyptiacus est étudié à partir des rejets recueillis autour de l'entrée des nids. Messor barbants dans la station de Messaâd ramasse des graines provenant de 20 familles botaniques dont les Poaceae (A.R. % = 72,1 %) sont les plus recueillies. L'espèce Messor aegyptiacus ramènent au nid des graines qui appartiennent à 11 familles botaniques dont les Asteraceae (A.R. % = 44,4 %) viennent au premier rang. La richesse totale des graines récoltées par Messor barbarus est de 39 espèces végétales et celles recueillies par M. uegyptiacus est de 21 espèces botaniques. Les diversités de grailles récoltées par les deux espèces de ,Messor près de Messâad sont moyennes (2,7 bits < H' <, 2,9 bits). Dans la forêt de Baïnem, en été 2007, Messor barbarus ramasse surtout des graines de Poaceae (49,4 %) même au-delà de 20 m correspondant à une diversité élevée (If= 3,9 bits) et à une équitabilité (E = 0,79) qui traduit une tendance vers un équilibre de leurs effectifs. Le transport par le vent des graines et des fruits de Tipuana tipu, de Robinia pseudoacacia, de Fraxinus communis, d'Ailanthus altissima et de Platanus rientalis dans les jardins de l'Ecole normale supérieure de Kouba et au Jardin d'Essai du Hamma montre que les distances de disséminations sont considérables atteignent 467,7 m. cette distance répend de la vitesse des vents, poids de la graine et de sa hauteur de chute par rapport au sol.