Département Zoologie Agricole
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Item Etude comparative des associations plantes-fourmis dans quelques milieux de la région de Djelfa(2014-12-04) BOUZEKRI, Madiha AhlamDans une étude myrmécologique, une comparaison entre différents milieux steppiques a été réalisée. Il s'agit de deux stations reboisées du pin d'Alep (Moudjbara et Oued sidi Slimane), une station forestière à Senalba chergui, deux stations steppiques ouvertes (Oued sidi Slimane et Djelalia) et une station cultivée de pomme de terre et de carotte, deux stations avoisinantes (l'une pâturée et l'autre protégée) à Oued S'deur. La collecte des différentes espèces de fourmis et le suivi de leurs fourmilières sont effectuées par la méthode des quadrats (l Omx l Om), des transects (JOrn) et l'installation des pots Barber. Les résultats ont révélé un inventaire de 15 espèces de fourmis. Le nombre des individus et des nids de chaque espèce est variable d'une station à une autre. La dispersion des nids par rapport les plantes et les pierres est liée aux stations, certaines fourmis présentent une préférence remarquable envers une ou plusieurs plantes. D'autres espèces sont indifférentes aux essences végétales du milieu.Item Dynamique spatio-temporelle et dégâts de Lobesia botrana (Denis & Shiffermuller, 1776) (Lepidoptera : Tortricidae), Jacobiasca lybica (Bergevin & Zanon,1922) (Homoptera: Jassidae) et Planococcus ficus (Signoret, 1875) (Homoptera : Pseudococcidae) dans les vignobles de la Mitidja(2010) BOUNACEUR, FaridCette thèse présente les résultats relatifs à la biocénose et aux populations des bioagresseurs dans l'agro-écosystème viticole dans la Mitidja. De plus, elle met en évidence la dynamique spatio-temporelle de trois ravageurs potentiels du vignoble algérien Lobesia botrana, Jacobiasca lybica et l'/l1nOCOCCl/S ficus. L'analyse de la biocénose au sein de ces milieux viticoles montre une diversité d'arthropodes appartenant à plusieurs groupes fonctionnels. Soit un total de 7540 spécimen a été récolté au cours de l'année 2005. Les relevés bimensuels ont permis de capturer cinq groupes fonctionnels répartis sur 3449 individus phytophages, 3256 individus opophages, 22 individus xylophages, 778 individus prédateurs et 35 individus parasitoides. L'étude de la dynamique spatio-temporelle et les dégàts des trois ravageurs potentiels ont été suivi en 2006, 2007 et 2008. Les résultats ont montré que pour Lobesia botrana quatre vols ont été observés, la ponte varie selon les cépages, les années et les générations. Quant aux dégàts, les cépages de cuves sont les plus sensibles en raison de la structure de leurs grappes. Les fluctuations des populations de cicadelles Jacobiasca Iybica ont permis de relever quatre pics, correspondant à quatre générations annuelles. La vigueur des plants semble exercer un effet sur la distribution des populations de cette cicadelle, les cépages les plus vigoureux sont les plus infestés et les plus attaqués. En ce qui concerne Planococus ficus, le suivi des populations a montré la succession de cinq pics, le suivi des populations sur grappe de raisin a montré un effet cépage très marqué, particulièrement pour les cépages de cuves. En revanche l'étude de l'effet des composés biochimiques et des sucres totaux n'a pas montré une réelle interaction entre ces éléments et cette répartition. La dynamique des dégàts révèle des différences entre cépages et années, l'évolution des attaques fait ressortir d'importantes pertes qui varient entre 3 à 43% pour l'eudémis, 5 à 90% pour la Cicadelle verte et 2 à 56% pour la Cochenille farineuse.Item Etude bio-écologique de la cigogne blanche (Ciconia ciconia l., 1775) et du héron garde-boeufs (Bubulcus ibis l., 1775) en kabylie: Analyse démographique, écologique et essai d’interprétation des stratégies trophiques(2001) BOUKHEMZA, MohamedCe travail tend, par une approche multidisciplinaire et particulièrement sous une perception ornithologique, à appréhender le fonctionnement écosystémique de la Kabylie. Pour ce faire, deux modèles biologiques d’étude des régressions et des expansions sont pris en considération.Il s’agit de la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), espèce qui connaît un déclin dans la partie occidentale de son aire de répartition et qui, en Algérie, à l’instar des pays du Maghreb, était autrefois très répandue et a régressé.L’autre modèle pris en compte dans la présente étude est, de par sa dynamique des populations, antagoniste au précédent. Il s’agit du Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis), espèce que l’on rencontre aujourd’hui dans le monde entier et qui a acquis une extraordinaire capacité d’implantation, devenant ubiquiste et synanthrope.La nidification de cet Ardéidé en 1993 dans la vallée du Sébaou est une première pour la Kabylie, alors que la présence de la Cigogne blanche dans cette région est connue de longue date.Le travail d’échantillonnage et d’observations entrepris en Kabylie, réparti sur plus de cinq années, a permis d’évaluer la fécondité et le succès de la reproduction, paramètres indicateurs du renouvellement des effectifs. Si une forte augmentation de l’effectif nicheur de la Cigogne blanche, qui est passé de 750 en 1935 à 1723 en 1955, soit une croissance de +129,73 %, est à noter, un déclin très prononcé de -83,3 % est, au contraire, à signaler entre 1955 et 1995. La dégradation de l’environnement de nidification et les mauvaises conditions d’hivernage sont les causes probables de cet important déclin. La grandeur moyenne des nichées (2,33 jeunes envolés par couple en 1995), qui reste faible, expliquerait aussi partiellement les difficultés de renouvellement des effectifs. La légère remontée dans les années 1990 indiquerait une stabilisation, peut-être provisoire. La forte augmentation de l’effectif nicheur du Héron garde-bœufs en Kabylie, qui est passée de 50 en 1993 à 1153 en 1997, soit une croissance de +2306 %, est notable. La grandeur moyenne des nichées, qui reste bonne (2,61 ± 1,05 jeunes envolés par couple), expliquerait partiellement le bon recrutement des reproducteurs. Cette augmentation s’inscrit dans le cadre de l’expansion mondiale que connaît cette espèce. La colonisation de l’Algérie à partir de l’Espagne est récente, puisque l’espèce ne s’est définitivement installée en Kabylie qu’à partir de 1993. Diverses causes possibles peuvent être envisagées pour expliquer cette extraordinaire expansion géographique. Entre autres, les modifications du comportement ou du régime alimentaire, les valeurs particulières des paramètres démographiques spécifiques, qui pourraient assurer un avantage au Garde-bœufs sur les autres espèces d’Ardéidés.Un intérêt particulier est porté à l’écologie trophique de ces deux échassiers. L’objectif est de montrer comment ces deux espèces utilisent divers milieux trophiques dont, pour certains, une évaluation des disponibilités en ressources alimentaires est réalisée. Aussi, trois niveaux d’analyse complémentaires sont retenus. Le premier concerne l’étude du régime alimentaire par le biais de plusieurs méthodes directes. La première concerne l’analyse de 350 pelotes de réjection de la Cigogne blanche, récoltées entre 1992 et 1995 dans les nids, dans plusieurs stations, dans les quartiers de reproduction. Et 150 pelotes du Héron garde-bœufs, récoltées du 12 novembre 1994 au 30 octobre 1995 dans les sites de reproduction et les dortoirs. L’autre méthode est basée sur plusieurs heures d’observations directes de l’activité de chasse et d’alimentation de ces oiseaux. Pour la Cigogne blanche, une analyse de restes au nid est également effectuée. Par ailleurs, pour le Garde-bœufs, une analyse de 12 contenus stomacaux est entreprise. Le second niveau d’analyse consiste en une approche énergétique indirecte des oiseaux étudiés par le biais de l’évaluation de certains paramètres énergétiques. Le dernier volet est consacré à l’étude phénologique de la fréquentation des aires de gagnage par les deux espèces envisagées.Avec 94 % des proies et 74,2 % de la biomasse ingérée, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux trouvées dans les pelotes de la Cigogne blanche. Les orthoptères, en particulier, représentent 62 % de la biomasse ingérée. Les vertébrés, peu importants en nombre (0,5 %), représentent 17,9 % de la biomasse ingérée. Par ailleurs, à partir des données basées sur les observations directes de l’activité d’alimentation, la prédominance des insectes est confirmée en termes numériques (66,9 % des captures). Du point de vue de la biomasse, ils n’occupent qu’une petite partie du poids ingéré (2,9 %). Les lombrics, absents dans les pelotes, occupent une bonne place dans le menu de cet échassier avec 17,8 % des captures et 11,5 % de la biomasse totale. Les vertébrés, bien que faiblement représentés en nombre (13,9 % des captures), occupent à eux seuls la quasi-totalité de la biomasse ingérée (84,8 %), avec surtout des batraciens. Concernant l’analyse des restes au nid, avec 47,6 % des proies, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux. Les vertébrés occupent 44,4 % des proies laissées, avec surtout des batraciens. Globalement, à travers l’analyse des pelotes, les résultats ont montré que les hérons garde-bœufs de la vallée du Sébaou ont un régime alimentaire fondé sur les insectes, représentant 97,1 % des proies et 57,2 % de la biomasse ingérée par les oiseaux de trois colonies étudiées en 1994-1995. Les orthoptères, en particulier, représentent 47,3 % de la biomasse ingérée. Les vertébrés, peu importants en nombre (1,5 % des proies), représentent cependant 42,5 % de la biomasse ingérée. À partir des données basées sur les observations directes de l’activité d’alimentation, la prédominance des insectes est confirmée en termes numériques (89,4 %). En revanche, les batraciens et les lombrics, qui constituent l’essentiel des proies capturées en termes de biomasse, soit respectivement 56,5 % et 28,3 % du poids sec ingéré, ne représentent que 1,8 % et 8,8 % en nombre de captures. En outre, l’examen des contenus stomacaux du Héron garde-bœufs révèle aussi qu’avec 90,8 % des proies et 30,3 % de la biomasse ingérée, les insectes dominent numériquement toutes les autres classes d’animaux. Les vertébrés, bien que faiblement représentés en nombre d’individus (8,2 %), représentent 69,6 % de la biomasse ingérée, avec notamment des amphibiens.Les variations du régime alimentaire de ces deux espèces, d’une colonie à l’autre, d’une année à l’autre et au cours de l’année, correspondent aux disponibilités et à la phénologie locale des proies. Ainsi, ces oiseaux modifient leurs régimes alimentaires afin de répondre à leurs besoins énergétiques et de respecter la balance nutritionnelle. Ceci est bien illustré par le succès de reproduction du Garde-bœufs qui, pendant la période d’étude, fut en moyenne de 2,61 ± 1,05 jeunes à l’envol par couple, ce qui est plutôt élevé (VOISIN, 1991). Les deux échassiers fréquentent les divers milieux d’une même localité en fonction de la disponibilité des proies qui s’y trouvent et de leurs besoins nutritionnels. Dans la vallée du Sébaou, comme ailleurs, ces oiseaux apparaissent comme des espèces « opportunistes » qui, lorsque les proies sont abondantes, sélectionnent celles qui leur conviennent le mieux, mais savent se contenter de ce qu’ils trouvent lorsqu’elles sont rares. Ceci explique certainement en bonne partie le succès de l’expansion récente du Garde-bœufs en Algérie. Concernant les interactions compétitives, ces deux échassiers coexistent en période de reproduction sur un même espace en dehors de toute compétition notable, quelle que soit la saison ; la séparation de leurs niches étant le reflet de potentialités morpho-physiologiques différentes leur conférant des niveaux d’exploitation disjoints sur le plan trophique. Ainsi, il existe des ressources exploitées uniquement par l’un ou l’autre des échassiers. En revanche, le prélèvement commun de certains taxons n’est pas important, comme l’illustre si bien la comparaison des tailles de proies.Item Ecologie du hérisson du désert Hemiechinus aethiopicus (ehrenberg, 1833) (insectivora-erinaceidae) dans la réserve naturelle de Mergueb (M'sila-Algérie)(UNIVERSITÉ DE LIEGE, 2004) BICHE, MohamedCe travail a été réalisé dans la réserve naturelle de Mergueb (12 500 ha), située dans la commune d’Aïn El Hadjel (wilaya de M’sila, Algérie). Dans ce milieu subsiste une population de hérisson du désert, Hemiechinus aethiopicus (Ehrenberg, 1833), dont nous avons étudié l’écologie trophique à travers l’analyse microscopique de 1 529 crottes collectées entre avril et octobre durant trois années consécutives (1996-1999). Le hérisson du désert occupe une vaste aire de distribution en Algérie, dont la limite septentrionale se situe au niveau de la wilaya de M’sila, en bordure des zones steppiques. L’entomofaune de la réserve se révèle très diversifiée. Les coléoptères des genres Blaps, Pimelia et Timarcha sont les plus abondants. Leur phénologie, étudiée sur deux années, met en évidence deux groupes : le premier, composé de Blaps, Pimelia et Timarcha, présente une activité printanière et automnale ; le second, constitué notamment de Heliotaurus et Tentyria. Chez les fourmis, les genres Messor et Cataglyphis dominent, la saison estivale étant particulièrement favorable à leur développement. Le régime alimentaire de cet animal présente des variations saisonnières. Au printemps, le hérisson élargit son spectre alimentaire à l’ensemble des proies disponibles, les insectes constituant un apport protéique essentiel pour le développement embryonnaire. En été, les hyménoptères formicidés dominent largement le régime. En automne, on observe un léger retour des coléoptères et des isoptères, bien que les hyménoptères demeurent les proies les plus importantes. Les analyses coprologiques ont révélé la présence d’un nématode parasite, Spirura rytipleurites seurati (Chabaud, 1954). Les hôtes intermédiaires de ce parasite sont principalement les orthoptères et les coléoptères, notamment ceux des genres Blaps et Pimelia (Ténébrionidés), ainsi que Onthophagus et Scarabaeus (Scarabéidés). Le pic d’infestation est observé en été, avec un nombre élevé de crottes parasitées. À la fin de cette saison, la prévalence du parasite diminue parallèlement à la réduction des coléoptères dans le régime alimentaire. L’impact de la prédation du Hibou Grand-Duc sur les populations de hérisson à Mergueb reste faible. En revanche, la prédation exercée par le chacal et le renard est plus marquée, notamment au printemps et en automne, périodes correspondant probablement aux déplacements accrus du hérisson à la recherche de nourritureItem Polymorphismegéographique de l'espèce Calliptamus barbarus (Costa, 1836) (Orthoptera: Acrididae) en Algérie(2004-04-11) BENZARA, AbdelmadjidCe travail porte sur l’étude de l’acridien Calliptamus barbarus en Algérie, en analysant sa variabilité morphologique, écologique et biochimique à travers différentes populations réparties dans plusieurs bioclimats (semi-aride et sub-humide notamment). L’étude s’appuie sur :des prospections de terrain dans plusieurs stations (friches, maquis, milieux cultivés, etc.),l’analyse des caractères morphométriques (taille des fémurs, élytres, taches fémorales, structures génitales),et des analyses enzymatiques (électrophorèse des protéines et enzymes). Les résultats montrent :une variabilité importante des populations selon les conditions écologiques, des différences morphologiques et enzymatiques entre populations du semi-aride et du sub-humide, mais aussi une parenté biologique suggérant qu’il s’agit d’une même espèce avec des adaptations locales.L’étude discute également le rôle des taches fémorales comme marqueurs phénotypiques et leur lien avec l’adaptation environnementale.Enfin, les analyses enzymatiques réalisées restent insuffisantes pour trancher définitivement sur la différenciation des populations, et des études génétiques plus poussées sont recommandées.Item Biocénose des haies de cactus (Opuntia ficus- indica) dans la région de Bouira(2025-11-08) ADJOU, NaimaLe présent travail traite la biocénose des haies de figuier de Barbarie dans trois stations situées dans la région de Bouira pendant l’année 2019. La biodiversité floristique est étudiée grâce à la technique du transect végétal. L’étude de la zoocénose est réalisée en s’appuient sur deux techniques, la première concerne l’utilisation des pots Barber et la deuxième traite du régime alimentaire de la fourmi prédatrice Cataglyphis viatica. La technique des pots enterrés a permis de discerner 146 espèces d’Invertébrés. Ces taxas se répartissent entre 88 familles, 24 ordres, 7 classes et 2 embranchements. Dans la station d’Ain El Azzra, une richesse totale de 78 espèces est identifiée. Les espèces de la famille des Formicidae représentent 72,0 % de l’effectif total estimé à 897 individus. Dans cette station Monomorium salomonis est la plus abondante (A.R. % =16,4 %). Elle est suivie de près par Camponotus barbaricus (A.R. % = 15,2 %), Messor barbarus (A.R. % = 13,5 %) et Pheidole pallidula (A.R. % = 9,6 %). Dans la station d’El Mâsra, 80 espèces sont piégées dans les pots enterrés. Elles sont représentées par 459 individus. La famille des Formicidae représente 42,7 % de l’effectif total, suivie par celle des Entomobryidae (17,9 %). A côté d’une espèce indéterminée de la famille des Entomobryidae (A.R. % = 14,4 %), les plus fortes abondances concernent les espèces sociales notamment Monomorium salomonis (A.R. %= 12,6 %) et Messor barbarus (A.R. % = 11,3 %). Dans la station d’El Barda 90 espèces sont échantillonnées, représentées par un effectif de 653 individus. Dans cette station, les espèces appartenant à la famille des Formicidae représentent 56,5 % de l’effectif total. Les espèces les plus abondantes sont Pheidole pallidula (A.R. % = 21,8 %) et Monomorium salomonis (A.R. % = 18,8 %). Les valeurs de l'indice de diversité de Shannon appliquées aux Invertébrés piégés dans les trois stations varient entre 4,3 et 4,9 bits. Pour ce qui est du régime alimentaire de Cataglyphis viatica, l’analyse des contenus du nid situé près de la haie du figuier de Barbarie dans la station d’El Mâsra révèle une richesse totale de 82 espèces d’Invertébrés. Les Insecta forment la quasi-totalité des proies consommées avec 92,7 % de l’effectif total estimé à 1.415 individus. Une forte dominance de la famille des Formicidae est constatée dans le menu trophique de Cataglyphis viatica (90,2 % de l’effectif total). L’espèce la plus consommée est Messor barbarus (A.R. % = 57,5 %), suivie de loin par Pheidole pallidula (A. R. % = 13,1 %) et par Camponotus sp. (A. R. % = 13 %). L’étude de la bio-écologie et de l’ontogenèse de Sciobia bouvieri (espèce de grillon endémique en Algérie) échantillonné sous la haie de figuier de Barbarie dans la station d’El Mâsra a montré que cette espèce possède un cycle biologique univoltin ralenti par deux diapauses.Item Etude de l'activité insecticide des extraits des champignons endophytes isolées à partir des feuilles du ricin commun Ricinus communis L. (Euphorbiaceae,Malpighiales) contre le criquet migrateur Locusta migratoria L. (Oedipodinae, Acrididae)(2025-04-24) LAIB, Djamel EddineCette étude met en avant les propriétés insecticides des champignons endophytes tels qu'A.alternata, A. tenuissima, A. niger et Trichoderma sp, extraits du ricin commun et testés contre L. migratoria. Ces champignons se distinguent par la production de métabolites secondaires, à la fois volatils et non volatils. Une analyse chimique préliminaire des extraits fongiques révèle la présence de polyphénols, d'alcaloïdes, de terpénoïdes et de saponines dans les extraits d'A. alternata et A. niger, tandis que Trichoderma sp et A. tenuissima présentent également des polyphénols et des tanins. Tous les extraits fongiques sont dépourvus de flavonoïdes. L’activité insecticide des extraits fongiques est avérée mais leur efficacité est variable selon le champignon endophytes, la dose ainsi que le temps d’exposition au traitement. Pour le traitement par contact, les champignons A. alternaria, A. tenuissima, Aspergillus niger et Trichoderma sp provoquent des mortalités de 72,22%, 72,22%, 72,22% et 66,67% respectivement à la dose de 2 g/l. En revanche, Pour le traitement par ingestion les mortalités corrigées enregistrées sont de 88,89%, 88,89%, 77,78% et 66,67% pour A. alternaria, A. tenuissima, Aspergillus niger et Trichoderma sp respectivement.La DL50 d’A. tenuissima et A. alternata présente des valeurs sensiblement égales, soit 1,17 et 1,20 g/l respectivement. Ces valeurs sont encore plus basses lors du traitement par ingestion, s'établissant à 0,65 et 0,88 g/l respectivement. En revanche, Aspergillus niger et Trichoderma sp affichent également des DL50 similaires, indiquant une activité comparable voire supérieure à celle des deux champignons endophytes précédents. Pour Trichoderma sp, les DL50 sont de 1,79 pour le traitement par contact et ingestion, tandis qu'elles sont de 1,47 pour Aspergillus niger.Le temps léthal (TL50) pour A. alternata s’élève à 108,62 heures, 4,53 jours Après traitement par contact alors que pour le traitement par ingestion, la TL50 est de 88,02 heures, soit 3,67 jours. Par contre A. Tenuissima a une TL50 égale à 126,65 heures, soit 5,38 jours. Aspergillus sp et Trichoderma sp se distinguent par des temps léthaux qui sont plus ou moins élevés par rapport aux deux endophytes précédents, 205,52 heures, soit 8 jours et 216,10 heures soit 9 jours pour le traitement par contact et 152,22 heures 6,34 jours et 172,86 soit 7,20 jours). Les extraits fongiques d’A. alternata, A. tenuissima, A. niger et Trichoderma sp ont une activité inhibitrice sur l’Acétylcholinestérase à des taux d’inhibition respectifs variables de 62,22%, 73,11%, 53,77% et 80 % après 15 minutes. L’analyse FTIR-ATR d’extraits fongiques montre qu’A.Alternata et A. tenuissima comprennent des groupes communs : il s’agit de sulfone, nitro, imine, éther d’enol, alcyne, hydroxyle. Les sulfones n’existent ni chez Aspergillus niger ni chez Trichoderma sp, mais ils ont en commun les groupes alcool, nitro, imine, alcyne hydroxyle.L'analyse GC-MS des extraits fongiques d'Aspergillus sp a révélé la présence de métabolites volatils insecticides, notamment l'Hexahydro-1H-cyclopenta[c]isoxazole- 4,5,6-triol, le 2,3,4,4a,5,6,7,8-octahydro-1H-naphtalène-1,8a-diol et l'acide propanoïque 2-éthyl-3-hydroxyhexyle. De même, l'analyse d’extrait fongique d'Alternaria tenuissima a mis en évidence la présence de métabolites volatils insecticides tels que le phénol 3,5-bis(1,1-diméthyléthyl), le phénol 2,6-bis(1,1-diméthyléthyl) -4-méthyl- et le 2,6-di-tert-butyl-4-méthylphénol. L'examen d’extrait fongique d'Alternaria alternata a identifié des métabolites volatils insecticides similaires, dont le phénol 3,5-bis(1,1-diméthyléthyl), le phénol 2,6-bis(1,1-diméthyléthyl) -4- méthyl-, le 2,6-di-tert-butyl-4-méthylphénol, le 1,3-pentanediol 2,2,4-triméthyl- et le 2,3,4,4a,5,6,7,8-octahydro- 1H-naphtalène-1,8a-diol. Enfin, l'analyse d’extrait fongique de Trichoderma sp a mis en lumière la présence de métabolites volatils insecticides tels que le curlone, le phénol 2,6-bis(1,1-diméthyléthyle) et le phénol 3,5-bis(1,1- diméthyléthyl).Item Evaluation du potentiel insecticide des huiles essentielles du Myrte (Myrtus communis) et du Fenouil commun (Foeniculum vulgare) sur le puceron du maïs Rhopalosiphum maidis en Algérie(2024-07-11) BENDDINE, HichemDans le cadre de la valorisation de la flore algérienne, la sévérité des dommages causés par Rhopalosiphum maidis et la recherche de solutions alternatives plus respectueuses pour l'environnement s’appuie sur l’utilisation des biopesticides d’origine végétale. C’est dans cette perspective que s’inscrit cette étude dont les objectifs d’études visent à identifier les constituants chimiques de deux plantes Myrtus communis L, appartenant à la famille des Myrtaceae, et Foeniculum vulgare à la famille des Apiaceae, et d’évaluer leurs activités insecticides sur des populations hétérogènes naturelles de Rhopalosiphum maidis, en culture de maïs en plein champ, dans les régions ouest (Hassiane Ettoual, Oran) et sud (El Méniaa) de l’Algérie, aux conditions environnementales très différentes. Des feuilles de M. communis L, et F.vulgare ont été récoltées, avant floraison, et séchées à l’ombre, puis leurs huiles essentielles extraites par entrainement à la vapeur d'eau. Les huiles essentielles obtenues ont été analysées par chromatographie en phase gazeuse (CPG) couplée à un spectromètre de masse (MS). L’activité insecticide a été évaluée par pulvérisations directes contre Rhopalosiphum maidis, aux concentrations 2mL/L, 3mL/L, 4mL/L, 5mL/L et 6mL/L. Les résultats, en rendements en huiles essentielles, ont été de 1,02 % et de 0,9 % pour respectivement Foeniculum vulgare et Myrtus communis. Les huiles essentielles contenaient principalement l’anéthole (84,60%) pour Foeniculum vulgare, et l’alpha-Pinène (55,47%) et 1,8-Cineole (28,00%) pour Myrtus communis. A Hassiane Ettoual, commune de Ben Freha (Oran), les résultats des huiles essentielles révélaient des taux de mortalité corrigée entre 24% et 63%, aux concentrations 2mL/L, 3mL/L et 4mL/L, après quatre jours d’exposition. Les taux de mortalité corrigée atteignaient des maximums entre 77% et 88% pour les concentrations 5mL/L et 6mL/L. En région désertique, les résultats affichaient des taux de mortalité corrigée maximums de 15%, aux concentrations 4mL/L et 5mL/L, après quatre jours d’exposition. Certes, les taux de mortalité corrigée, en région saharienne (El Méniaa), des huiles essentielles ne sont pas très significatifs, et peuvent conduire à conclure à l’inexistence de leur effets insecticides. Ce qui n’est pas le cas, il est reconnu scientifiquement que les huiles essentielles présentent une forte instabilité vis-à-vis de divers facteurs extrinsèques et intrinsèques. En conséquence, ces huiles essentielles pourraient être considérées comme bio insecticides alternatifs aux insecticides chimiques.Item Bioécologie de deux aleurodes des cultures légumières : Bemisia tabaci Gennadius (1889) et Trialeurodes vaporariorum Westwood (1856) (Homoptera : Aleyrodidae) en Algérie(2005) BENMESSAOUD-BOUKHALFA, BassinaL’étude de l’ultrastructure a confirmé et précisé des détails non visibles par les moyens d’observation classiques. La longueur des plaques cirières ainsi que le nombre de soies par peigne diffèrent entre les deux espèces. Les soies des larves sont longues et réparties de manière indifférenciée à la surface du corps chez B. tabaci, alors qu’elles sont courtes et régulièrement espacées chez T. vaporariorum. La crête médiane, inexistante aux stades 1 et 2 chez B. tabaci, est bien apparente chez T. vaporariorum. L’observation des bordures marginales ainsi que des stylets mandibulaires et maxillaires des larves de quatrième stade permet de distinguer les deux phases. Il n’existe pas de bordure marginale au stade nymphal et les stylets sont accolés. La dynamique des populations a permis de déterminer trois générations annuelles chez B. tabaci et quatre chez T. vaporariorum. La comparaison des années d’observation révèle une périodicité dans l’apparition des populations. Les populations des deux aleurodes montrent une augmentation exponentielle sur l’ensemble des plants. La distribution spatiale évolue progressivement d’une agrégation extrême vers l’apparition d’un modèle s’ajustant à la distribution binomiale négative, puis l’agrégation se stabilise. La détection précoce des densités minimales de l’aleurode permet une meilleure évaluation des mesures de contrôle. L’étude de la sensibilité variétale des cultures a permis de définir les préférences de l’insecte et d’identifier les variétés les plus et les moins attractives à l’infestation. B. tabaci a produit une progéniture plus abondante sur la tomate de plein champ que sur celle cultivée sous tunnel plastique. Malgré une distribution sélective de l’aleurode des serres vis-à-vis des cultures, B. tabaci présente une distribution relativement régulière, avec de faibles différences entre celles-ci. La polyphagie de B. tabaci est plus marquée que celle de T. vaporariorum. Les deux espèces coexistent sur une même culture pendant au moins deux à trois générations. T. vaporariorum s’installe plus rapidement sur les cultures que B. tabaci. L’utilisation de Encarsia formosa diffère dans son efficacité vis-à-vis de B. tabaci. La spécificité du parasitoïde envers certains hôtes peut influencer son emploi en tant qu’agent de lutte biologique. L’introduction fractionnée de pupes noires a donné un bon taux de parasitisme. La forme imaginale demeure intéressante, mais son application reste difficile. Les prédateurs observés présentent un effectif réduit.Item Bioécologie et régime alimentaire de quelques rapaces dans différentes localités en Algérie : cas du Faucon crécerelle (Falco tinnunculus Linnaeus, 1758), de la Chouette effraie (Tyto alba Scopoli, 1759), de la Chouette hulotte (Strix aluco Linnaeus, 1758), de la Chevêche d’Athéna (Athene noctua Scopoli, 1769), du Hibou moyen-duc (Asio otus Linnaeus, 1758) et du Grand-duc ascalaphe (Bubo ascalaphus Savigny, 1809)(2002-11-05) BAZIZ, BelkacemL’étude du régime alimentaire du Faucon crécerelle dans un milieu suburbain à El Harrach, à travers l’analyse de 303 pelotes de réjection récoltées entre 1997 et 2000, montre la dominance du moineau hybride Passer domesticus × P. hispaniolensis (24,1 %). En termes de biomasse ingérée, le moineau hybride présente le taux le plus élevé avec 58,8 %. Le menu des jeunes Falco tinnunculus est basé surtout sur le moineau hybride (33,7 %). En biomasse, parmi les proies des jeunes faucons, Passer domesticus × P. hispaniolensis vient en tête avec 61,7 %. Dans un milieu agricole à Dergana, l’analyse de 29 pelotes estivales-automnales montre que les insectes (64,5 %) dominent, avec une forte représentation des Orthoptères (37,8 %). La biomasse la plus élevée concerne Passer domesticus × P. hispaniolensis (33,1 %). Pour installer leurs nids, les faucons crécerelles changent d’endroit d’une année à l’autre, délaissant les arbres mais préférant les bâtiments. La hauteur des nids varie entre 4 et 18 m. La femelle pond 5 œufs (avril 1999) à 6 œufs (avril 2000), pesant chacun en 1999 entre 18,7 et 21,8 g (20,73 ± 1,17 g). Ils mesurent 40,40 mm × 30,66 mm en 1999. Le succès de reproduction en 1999 est de 100 %, avec 3 oisillons envolés. Il est en 2000 égal à 83,3 %, avec 5 jeunes envolés. Dès le premier jour, les trois jeunes présents au nid présentent des poids différents, entre 16,2 g et 20,0 g. Au 27ᵉ jour, les poids des poussins fluctuent entre 190 g et 214 g. Chez la Chevêche d’Athéna, l’étude du régime alimentaire dans différentes stations a porté sur l’analyse de 363 pelotes de réjection. Au total, 6 827 proies ont été déterminées, correspondant à 249 espèces animales. Les arthropodes, dont les insectes, occupent les premières places, avec : Carabidae sp. indéterminé (25,7 %), Messor sp. (12,8 %), Anisolabis mauritanicus (11,2 %), Rhizotrogus sp. (4,0 %). Sur le littoral, les Coléoptères (59,9 %) sont les plus consommés par Athene noctua glaux. Par contre, sur les Hauts Plateaux, ingurgités par Athene noctua saharae, les Coléoptères (36,4 %) occupent la seconde place derrière les Hyménoptères (45,1 %). La ponte de la Chouette effraie en Algérie débute en janvier ou février, avec une taille moyenne de 3 à 4 œufs près des lacs Tonga et Oubeira, 3 œufs à Bordj Menaïel et à El Milia, et 2 œufs à Sidi Ali, dans les environs de Mostaganem. L’éclosion se produit environ trois semaines plus tard : en février pour les pontes précoces (lacs Tonga et Oubeira), en mars-avril à Bordj Menaïel, en mai à El Milia, en juin à Souk Ahras, et en octobre à Sidi Ali (Mostaganem) pour les pontes tardives.La reproduction chez Tyto alba semble plus tardive lorsqu’on se déplace vers l’Ouest ou vers le Sud. Le taux d’éclosion varie entre 66,7 % et 100 %. L’analyse des pelotes de réjection de la Chouette effraie, récoltées dans plusieurs localités en Algérie, montre que les mammifères interviennent dans son régime alimentaire à hauteur de 54,7 %. Les rongeurs, à eux seuls, représentent 48,3 %, et sont fortement consommés dans les différents milieux, sauf en zone suburbaine. En 1999, un couple de Strix aluco s’est reproduit à El-Harrach dans une cavité du tronc d’un Fraxinus berlandieri. À la mi-avril, la femelle a pondu 4 œufs (longueur moyenne : 44,6 ± 0,76 mm ; poids moyen : 36,8 ± 1,04 g), qui ont éclos le 5 mai. Les jeunes d’un jour pèsent en moyenne 25 g, et atteignent, au 6 juin, un poids compris entre 278 et 349 g. L’analyse de 850 pelotes d’adultes récoltées entre 1995 et 1999 montre que les oiseaux sont les proies les plus consommées (40,1 %), en particulier le moineau hybride Passer domesticus × P. hispaniolensis (AR% = 16,5 % ; B% = 15,3 %). L’examen du contenu de 52 régurgitats de jeunes de la Chouette hulotte, récoltés en juin et juillet 1999 dans le même site, montre également une dominance des oiseaux (AR% = 44,3 %), notamment le moineau hybride (AR% = 15,6 %) et Streptopelia senegalensis, qui arrive en tête pour la biomasse (B% = 22,7 %) qui sont les plus ingurgites. Le régime alimentaire d’Asio otus dans le milieu agricole de Staoueli est caractérisé par la dominance des oiseaux et par une présence relativement importante d’insectes. Les oiseaux, avec 521 individus, représentent 70,0 % du nombre total de proies. Le Hibou moyen-duc de Staoueli semble s’attaquer essentiellement aux oiseaux sociaux tels que le moineau (43,9 %). Dans les pelotes du Hibou moyen-duc ramassées à Oued Smar, Passer sp. est l’espèce la plus consommée avec 38,3 %. Le calcul de la biomasse par espèce-proie montre que le moineau hybride constitue la proie la plus profitable dans le régime alimentaire d’Asio otus à Staoueli, correspondant à 51,2 % de la biomasse ingérée. En revanche, à Oued Smar, c’est Rattus norvegicus qui compose la biomasse la plus élevée avec 54,9 %. L’examen de 200 régurgitats du Hibou grand-duc ascalaphe, récoltés à Béni Abbès, montre la présence de 341 proies. Les rongeurs représentent, en nombre, la part la plus importante du régime alimentaire de Bubo ascalaphus avec 96,2 %. Parmi ces rongeurs, Meriones libycus (19,9 %) et Gerbillus gerbillus (17,9 %) apparaissent comme les espèces-proies dominantes en nombre au sein des captures.
