Département Zoologie Agricole

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    Biocénose des haies de cactus (Opuntia ficus- indica) dans la région de Bouira
    (2025-11-08) ADJOU, Naima
    Le présent travail traite la biocénose des haies de figuier de Barbarie dans trois stations situées dans la région de Bouira pendant l’année 2019. La biodiversité floristique est étudiée grâce à la technique du transect végétal. L’étude de la zoocénose est réalisée en s’appuient sur deux techniques, la première concerne l’utilisation des pots Barber et la deuxième traite du régime alimentaire de la fourmi prédatrice Cataglyphis viatica. La technique des pots enterrés a permis de discerner 146 espèces d’Invertébrés. Ces taxas se répartissent entre 88 familles, 24 ordres, 7 classes et 2 embranchements. Dans la station d’Ain El Azzra, une richesse totale de 78 espèces est identifiée. Les espèces de la famille des Formicidae représentent 72,0 % de l’effectif total estimé à 897 individus. Dans cette station Monomorium salomonis est la plus abondante (A.R. % =16,4 %). Elle est suivie de près par Camponotus barbaricus (A.R. % = 15,2 %), Messor barbarus (A.R. % = 13,5 %) et Pheidole pallidula (A.R. % = 9,6 %). Dans la station d’El Mâsra, 80 espèces sont piégées dans les pots enterrés. Elles sont représentées par 459 individus. La famille des Formicidae représente 42,7 % de l’effectif total, suivie par celle des Entomobryidae (17,9 %). A côté d’une espèce indéterminée de la famille des Entomobryidae (A.R. % = 14,4 %), les plus fortes abondances concernent les espèces sociales notamment Monomorium salomonis (A.R. %= 12,6 %) et Messor barbarus (A.R. % = 11,3 %). Dans la station d’El Barda 90 espèces sont échantillonnées, représentées par un effectif de 653 individus. Dans cette station, les espèces appartenant à la famille des Formicidae représentent 56,5 % de l’effectif total. Les espèces les plus abondantes sont Pheidole pallidula (A.R. % = 21,8 %) et Monomorium salomonis (A.R. % = 18,8 %). Les valeurs de l'indice de diversité de Shannon appliquées aux Invertébrés piégés dans les trois stations varient entre 4,3 et 4,9 bits. Pour ce qui est du régime alimentaire de Cataglyphis viatica, l’analyse des contenus du nid situé près de la haie du figuier de Barbarie dans la station d’El Mâsra révèle une richesse totale de 82 espèces d’Invertébrés. Les Insecta forment la quasi-totalité des proies consommées avec 92,7 % de l’effectif total estimé à 1.415 individus. Une forte dominance de la famille des Formicidae est constatée dans le menu trophique de Cataglyphis viatica (90,2 % de l’effectif total). L’espèce la plus consommée est Messor barbarus (A.R. % = 57,5 %), suivie de loin par Pheidole pallidula (A. R. % = 13,1 %) et par Camponotus sp. (A. R. % = 13 %). L’étude de la bio-écologie et de l’ontogenèse de Sciobia bouvieri (espèce de grillon endémique en Algérie) échantillonné sous la haie de figuier de Barbarie dans la station d’El Mâsra a montré que cette espèce possède un cycle biologique univoltin ralenti par deux diapauses.
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    Etude de l'activité insecticide des extraits des champignons endophytes isolées à partir des feuilles du ricin commun Ricinus communis L. (Euphorbiaceae,Malpighiales) contre le criquet migrateur Locusta migratoria L. (Oedipodinae, Acrididae)
    (2025-04-24) LAIB, Djamel Eddine
    Cette étude met en avant les propriétés insecticides des champignons endophytes tels qu'A.alternata, A. tenuissima, A. niger et Trichoderma sp, extraits du ricin commun et testés contre L. migratoria. Ces champignons se distinguent par la production de métabolites secondaires, à la fois volatils et non volatils. Une analyse chimique préliminaire des extraits fongiques révèle la présence de polyphénols, d'alcaloïdes, de terpénoïdes et de saponines dans les extraits d'A. alternata et A. niger, tandis que Trichoderma sp et A. tenuissima présentent également des polyphénols et des tanins. Tous les extraits fongiques sont dépourvus de flavonoïdes. L’activité insecticide des extraits fongiques est avérée mais leur efficacité est variable selon le champignon endophytes, la dose ainsi que le temps d’exposition au traitement. Pour le traitement par contact, les champignons A. alternaria, A. tenuissima, Aspergillus niger et Trichoderma sp provoquent des mortalités de 72,22%, 72,22%, 72,22% et 66,67% respectivement à la dose de 2 g/l. En revanche, Pour le traitement par ingestion les mortalités corrigées enregistrées sont de 88,89%, 88,89%, 77,78% et 66,67% pour A. alternaria, A. tenuissima, Aspergillus niger et Trichoderma sp respectivement.La DL50 d’A. tenuissima et A. alternata présente des valeurs sensiblement égales, soit 1,17 et 1,20 g/l respectivement. Ces valeurs sont encore plus basses lors du traitement par ingestion, s'établissant à 0,65 et 0,88 g/l respectivement. En revanche, Aspergillus niger et Trichoderma sp affichent également des DL50 similaires, indiquant une activité comparable voire supérieure à celle des deux champignons endophytes précédents. Pour Trichoderma sp, les DL50 sont de 1,79 pour le traitement par contact et ingestion, tandis qu'elles sont de 1,47 pour Aspergillus niger.Le temps léthal (TL50) pour A. alternata s’élève à 108,62 heures, 4,53 jours Après traitement par contact alors que pour le traitement par ingestion, la TL50 est de 88,02 heures, soit 3,67 jours. Par contre A. Tenuissima a une TL50 égale à 126,65 heures, soit 5,38 jours. Aspergillus sp et Trichoderma sp se distinguent par des temps léthaux qui sont plus ou moins élevés par rapport aux deux endophytes précédents, 205,52 heures, soit 8 jours et 216,10 heures soit 9 jours pour le traitement par contact et 152,22 heures 6,34 jours et 172,86 soit 7,20 jours). Les extraits fongiques d’A. alternata, A. tenuissima, A. niger et Trichoderma sp ont une activité inhibitrice sur l’Acétylcholinestérase à des taux d’inhibition respectifs variables de 62,22%, 73,11%, 53,77% et 80 % après 15 minutes. L’analyse FTIR-ATR d’extraits fongiques montre qu’A.Alternata et A. tenuissima comprennent des groupes communs : il s’agit de sulfone, nitro, imine, éther d’enol, alcyne, hydroxyle. Les sulfones n’existent ni chez Aspergillus niger ni chez Trichoderma sp, mais ils ont en commun les groupes alcool, nitro, imine, alcyne hydroxyle.L'analyse GC-MS des extraits fongiques d'Aspergillus sp a révélé la présence de métabolites volatils insecticides, notamment l'Hexahydro-1H-cyclopenta[c]isoxazole- 4,5,6-triol, le 2,3,4,4a,5,6,7,8-octahydro-1H-naphtalène-1,8a-diol et l'acide propanoïque 2-éthyl-3-hydroxyhexyle. De même, l'analyse d’extrait fongique d'Alternaria tenuissima a mis en évidence la présence de métabolites volatils insecticides tels que le phénol 3,5-bis(1,1-diméthyléthyl), le phénol 2,6-bis(1,1-diméthyléthyl) -4-méthyl- et le 2,6-di-tert-butyl-4-méthylphénol. L'examen d’extrait fongique d'Alternaria alternata a identifié des métabolites volatils insecticides similaires, dont le phénol 3,5-bis(1,1-diméthyléthyl), le phénol 2,6-bis(1,1-diméthyléthyl) -4- méthyl-, le 2,6-di-tert-butyl-4-méthylphénol, le 1,3-pentanediol 2,2,4-triméthyl- et le 2,3,4,4a,5,6,7,8-octahydro- 1H-naphtalène-1,8a-diol. Enfin, l'analyse d’extrait fongique de Trichoderma sp a mis en lumière la présence de métabolites volatils insecticides tels que le curlone, le phénol 2,6-bis(1,1-diméthyléthyle) et le phénol 3,5-bis(1,1- diméthyléthyl).
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    Evaluation du potentiel insecticide des huiles essentielles du Myrte (Myrtus communis) et du Fenouil commun (Foeniculum vulgare) sur le puceron du maïs Rhopalosiphum maidis en Algérie
    (2024-07-11) BENDDINE, Hichem
    Dans le cadre de la valorisation de la flore algérienne, la sévérité des dommages causés par Rhopalosiphum maidis et la recherche de solutions alternatives plus respectueuses pour l'environnement s’appuie sur l’utilisation des biopesticides d’origine végétale. C’est dans cette perspective que s’inscrit cette étude dont les objectifs d’études visent à identifier les constituants chimiques de deux plantes Myrtus communis L, appartenant à la famille des Myrtaceae, et Foeniculum vulgare à la famille des Apiaceae, et d’évaluer leurs activités insecticides sur des populations hétérogènes naturelles de Rhopalosiphum maidis, en culture de maïs en plein champ, dans les régions ouest (Hassiane Ettoual, Oran) et sud (El Méniaa) de l’Algérie, aux conditions environnementales très différentes. Des feuilles de M. communis L, et F.vulgare ont été récoltées, avant floraison, et séchées à l’ombre, puis leurs huiles essentielles extraites par entrainement à la vapeur d'eau. Les huiles essentielles obtenues ont été analysées par chromatographie en phase gazeuse (CPG) couplée à un spectromètre de masse (MS). L’activité insecticide a été évaluée par pulvérisations directes contre Rhopalosiphum maidis, aux concentrations 2mL/L, 3mL/L, 4mL/L, 5mL/L et 6mL/L. Les résultats, en rendements en huiles essentielles, ont été de 1,02 % et de 0,9 % pour respectivement Foeniculum vulgare et Myrtus communis. Les huiles essentielles contenaient principalement l’anéthole (84,60%) pour Foeniculum vulgare, et l’alpha-Pinène (55,47%) et 1,8-Cineole (28,00%) pour Myrtus communis. A Hassiane Ettoual, commune de Ben Freha (Oran), les résultats des huiles essentielles révélaient des taux de mortalité corrigée entre 24% et 63%, aux concentrations 2mL/L, 3mL/L et 4mL/L, après quatre jours d’exposition. Les taux de mortalité corrigée atteignaient des maximums entre 77% et 88% pour les concentrations 5mL/L et 6mL/L. En région désertique, les résultats affichaient des taux de mortalité corrigée maximums de 15%, aux concentrations 4mL/L et 5mL/L, après quatre jours d’exposition. Certes, les taux de mortalité corrigée, en région saharienne (El Méniaa), des huiles essentielles ne sont pas très significatifs, et peuvent conduire à conclure à l’inexistence de leur effets insecticides. Ce qui n’est pas le cas, il est reconnu scientifiquement que les huiles essentielles présentent une forte instabilité vis-à-vis de divers facteurs extrinsèques et intrinsèques. En conséquence, ces huiles essentielles pourraient être considérées comme bio insecticides alternatifs aux insecticides chimiques.
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    Bioécologie de deux aleurodes des cultures légumières : Bemisia tabaci Gennadius (1889) et Trialeurodes vaporariorum Westwood (1856) (Homoptera : Aleyrodidae) en Algérie
    (2005) BENMESSAOUD-BOUKHALFA, Bassina
    L’étude de l’ultrastructure a confirmé et précisé des détails non visibles par les moyens d’observation classiques. La longueur des plaques cirières ainsi que le nombre de soies par peigne diffèrent entre les deux espèces. Les soies des larves sont longues et réparties de manière indifférenciée à la surface du corps chez B. tabaci, alors qu’elles sont courtes et régulièrement espacées chez T. vaporariorum. La crête médiane, inexistante aux stades 1 et 2 chez B. tabaci, est bien apparente chez T. vaporariorum. L’observation des bordures marginales ainsi que des stylets mandibulaires et maxillaires des larves de quatrième stade permet de distinguer les deux phases. Il n’existe pas de bordure marginale au stade nymphal et les stylets sont accolés. La dynamique des populations a permis de déterminer trois générations annuelles chez B. tabaci et quatre chez T. vaporariorum. La comparaison des années d’observation révèle une périodicité dans l’apparition des populations. Les populations des deux aleurodes montrent une augmentation exponentielle sur l’ensemble des plants. La distribution spatiale évolue progressivement d’une agrégation extrême vers l’apparition d’un modèle s’ajustant à la distribution binomiale négative, puis l’agrégation se stabilise. La détection précoce des densités minimales de l’aleurode permet une meilleure évaluation des mesures de contrôle. L’étude de la sensibilité variétale des cultures a permis de définir les préférences de l’insecte et d’identifier les variétés les plus et les moins attractives à l’infestation. B. tabaci a produit une progéniture plus abondante sur la tomate de plein champ que sur celle cultivée sous tunnel plastique. Malgré une distribution sélective de l’aleurode des serres vis-à-vis des cultures, B. tabaci présente une distribution relativement régulière, avec de faibles différences entre celles-ci. La polyphagie de B. tabaci est plus marquée que celle de T. vaporariorum. Les deux espèces coexistent sur une même culture pendant au moins deux à trois générations. T. vaporariorum s’installe plus rapidement sur les cultures que B. tabaci. L’utilisation de Encarsia formosa diffère dans son efficacité vis-à-vis de B. tabaci. La spécificité du parasitoïde envers certains hôtes peut influencer son emploi en tant qu’agent de lutte biologique. L’introduction fractionnée de pupes noires a donné un bon taux de parasitisme. La forme imaginale demeure intéressante, mais son application reste difficile. Les prédateurs observés présentent un effectif réduit.
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    Bioécologie et régime alimentaire de quelques rapaces dans différentes localités en Algérie : cas du Faucon crécerelle (Falco tinnunculus Linnaeus, 1758), de la Chouette effraie (Tyto alba Scopoli, 1759), de la Chouette hulotte (Strix aluco Linnaeus, 1758), de la Chevêche d’Athéna (Athene noctua Scopoli, 1769), du Hibou moyen-duc (Asio otus Linnaeus, 1758) et du Grand-duc ascalaphe (Bubo ascalaphus Savigny, 1809)
    (2002-11-05) BAZIZ, Belkacem
    L’étude du régime alimentaire du Faucon crécerelle dans un milieu suburbain à El Harrach, à travers l’analyse de 303 pelotes de réjection récoltées entre 1997 et 2000, montre la dominance du moineau hybride Passer domesticus × P. hispaniolensis (24,1 %). En termes de biomasse ingérée, le moineau hybride présente le taux le plus élevé avec 58,8 %. Le menu des jeunes Falco tinnunculus est basé surtout sur le moineau hybride (33,7 %). En biomasse, parmi les proies des jeunes faucons, Passer domesticus × P. hispaniolensis vient en tête avec 61,7 %. Dans un milieu agricole à Dergana, l’analyse de 29 pelotes estivales-automnales montre que les insectes (64,5 %) dominent, avec une forte représentation des Orthoptères (37,8 %). La biomasse la plus élevée concerne Passer domesticus × P. hispaniolensis (33,1 %). Pour installer leurs nids, les faucons crécerelles changent d’endroit d’une année à l’autre, délaissant les arbres mais préférant les bâtiments. La hauteur des nids varie entre 4 et 18 m. La femelle pond 5 œufs (avril 1999) à 6 œufs (avril 2000), pesant chacun en 1999 entre 18,7 et 21,8 g (20,73 ± 1,17 g). Ils mesurent 40,40 mm × 30,66 mm en 1999. Le succès de reproduction en 1999 est de 100 %, avec 3 oisillons envolés. Il est en 2000 égal à 83,3 %, avec 5 jeunes envolés. Dès le premier jour, les trois jeunes présents au nid présentent des poids différents, entre 16,2 g et 20,0 g. Au 27ᵉ jour, les poids des poussins fluctuent entre 190 g et 214 g. Chez la Chevêche d’Athéna, l’étude du régime alimentaire dans différentes stations a porté sur l’analyse de 363 pelotes de réjection. Au total, 6 827 proies ont été déterminées, correspondant à 249 espèces animales. Les arthropodes, dont les insectes, occupent les premières places, avec : Carabidae sp. indéterminé (25,7 %), Messor sp. (12,8 %), Anisolabis mauritanicus (11,2 %), Rhizotrogus sp. (4,0 %). Sur le littoral, les Coléoptères (59,9 %) sont les plus consommés par Athene noctua glaux. Par contre, sur les Hauts Plateaux, ingurgités par Athene noctua saharae, les Coléoptères (36,4 %) occupent la seconde place derrière les Hyménoptères (45,1 %). La ponte de la Chouette effraie en Algérie débute en janvier ou février, avec une taille moyenne de 3 à 4 œufs près des lacs Tonga et Oubeira, 3 œufs à Bordj Menaïel et à El Milia, et 2 œufs à Sidi Ali, dans les environs de Mostaganem. L’éclosion se produit environ trois semaines plus tard : en février pour les pontes précoces (lacs Tonga et Oubeira), en mars-avril à Bordj Menaïel, en mai à El Milia, en juin à Souk Ahras, et en octobre à Sidi Ali (Mostaganem) pour les pontes tardives.La reproduction chez Tyto alba semble plus tardive lorsqu’on se déplace vers l’Ouest ou vers le Sud. Le taux d’éclosion varie entre 66,7 % et 100 %. L’analyse des pelotes de réjection de la Chouette effraie, récoltées dans plusieurs localités en Algérie, montre que les mammifères interviennent dans son régime alimentaire à hauteur de 54,7 %. Les rongeurs, à eux seuls, représentent 48,3 %, et sont fortement consommés dans les différents milieux, sauf en zone suburbaine. En 1999, un couple de Strix aluco s’est reproduit à El-Harrach dans une cavité du tronc d’un Fraxinus berlandieri. À la mi-avril, la femelle a pondu 4 œufs (longueur moyenne : 44,6 ± 0,76 mm ; poids moyen : 36,8 ± 1,04 g), qui ont éclos le 5 mai. Les jeunes d’un jour pèsent en moyenne 25 g, et atteignent, au 6 juin, un poids compris entre 278 et 349 g. L’analyse de 850 pelotes d’adultes récoltées entre 1995 et 1999 montre que les oiseaux sont les proies les plus consommées (40,1 %), en particulier le moineau hybride Passer domesticus × P. hispaniolensis (AR% = 16,5 % ; B% = 15,3 %). L’examen du contenu de 52 régurgitats de jeunes de la Chouette hulotte, récoltés en juin et juillet 1999 dans le même site, montre également une dominance des oiseaux (AR% = 44,3 %), notamment le moineau hybride (AR% = 15,6 %) et Streptopelia senegalensis, qui arrive en tête pour la biomasse (B% = 22,7 %) qui sont les plus ingurgites. Le régime alimentaire d’Asio otus dans le milieu agricole de Staoueli est caractérisé par la dominance des oiseaux et par une présence relativement importante d’insectes. Les oiseaux, avec 521 individus, représentent 70,0 % du nombre total de proies. Le Hibou moyen-duc de Staoueli semble s’attaquer essentiellement aux oiseaux sociaux tels que le moineau (43,9 %). Dans les pelotes du Hibou moyen-duc ramassées à Oued Smar, Passer sp. est l’espèce la plus consommée avec 38,3 %. Le calcul de la biomasse par espèce-proie montre que le moineau hybride constitue la proie la plus profitable dans le régime alimentaire d’Asio otus à Staoueli, correspondant à 51,2 % de la biomasse ingérée. En revanche, à Oued Smar, c’est Rattus norvegicus qui compose la biomasse la plus élevée avec 54,9 %. L’examen de 200 régurgitats du Hibou grand-duc ascalaphe, récoltés à Béni Abbès, montre la présence de 341 proies. Les rongeurs représentent, en nombre, la part la plus importante du régime alimentaire de Bubo ascalaphus avec 96,2 %. Parmi ces rongeurs, Meriones libycus (19,9 %) et Gerbillus gerbillus (17,9 %) apparaissent comme les espèces-proies dominantes en nombre au sein des captures.
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    Effet du parasitisme par Varroa destructor sur les paramètres morphométriques et physiologiques de l’abeille ouvrière dans la région médio-septentrionale d’Algérie
    (2011-12-04) BELAID, Messaouda
    Afin d’étudier l’impact de Varroa destructor sur les paramètres morphométriques et physiologiques de l’abeille, des échantillons d’ouvrières prélevées dans une colonie saine d’Oued Aissi (Tizi Ouzou) ont fait l’objet d’une étude biométrique préliminaire visant à identifier la race d’abeille. De même, l’espèce de Varroa présente dans le rucher d’Oued Aissi a été déterminée. Les résultats obtenus montrent que, parmi les 23 caractères morphométriques étudiés, Varroa destructor réduit principalement la largeur de l’aile postérieure (11 %), plus faiblement la distance entre les deux miroirs à cire (10,5 %), ainsi que la largeur du miroir à cire (14 %), la somme des longueurs des tergites 3 et 4, et le poids corporel des ouvrières (10 %) d’Apis mellifera intermissa. Cependant, aucun effet significatif n’a été détecté pour les angles 31, 33 et 34 de l’aile antérieure, ni pour la longueur du fémur. Sur le plan physiologique, l’impact de Varroa destructor présente un effet immunopathogène, traduit par une diminution significative du poids sec de la cuticule, correspondant à une réduction de 17,8 %. Le poids sec moyen de la cuticule des nourrices saines est de 4,5 ± 0,56 mg contre 3,7 ± 0,83 mg pour les nourrices infestées. Le nombre total d’hémocytes est également diminué : 9 452,85 ± 990,06 cellules/µl chez les individus sains contre 5 842,85 ± 1 486,44 cellules/µl chez les individus parasités, soit une perte de 38,2 %. Une réduction significative de 22,5 % est également observée au niveau de la masse des corps gras. La masse relative mesurée chez les nourrices saines est de 53,8 ± 12,79 % contre 41,7 ± 4,0 % chez les nourrices parasitées. Sur le plan biochimique, les résultats montrent que Varroa destructor n’affecte pas les protéines hémolymphatiques des nymphes aux yeux blancs (47,3 ± 1,25 µg/µl chez les individus sains contre 46,2 ± 0,74 µg/µl chez les individus parasités ; P > 0,05). De même, il n’existe pas de différence significative entre les teneurs en protéines des nymphes aux yeux marron saines (38 ± 5,14 µg/µl) et celles des nymphes aux yeux marron faiblement parasitées (34 ± 7,32 µg/µl). En revanche, les nymphes aux yeux marron fortement infestées (22 ± 2,31 µg/µl) présentent une diminution significative. Chez l’abeille ouvrière, le test de Student montre une diminution significative (P = 0,011) de la teneur en protéines (11 ± 1,81 µg/µl chez les ouvrières saines contre 8,4 ± 0,63 µg/µl chez les ouvrières parasitées), soit une réduction de 23,6 %. Le parasitisme dû à Varroa destructor réduit également les glucides hémolymphatiques de l’abeille ouvrière aux trois stades de développement. De même, chez les nymphes aux yeux blancs et celles aux yeux marron faiblement infestées, la teneur en glucides de l’hémolymphe diminue d’environ 50 %. Pour les nymphes aux yeux marron fortement parasitées, la réduction atteint 69,9 %. Chez les nourrices, l’ectoparasite provoque également une diminution significative des glucides hémolymphatiques, estimée à 19,6 %.
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    Recherches quantitatives sur le criquet migrateur Locusta migratoria (Orth. Oedipodinae) dans le Sahara algérien. Perspectives de lutte biologique à l'aide de microorganismes pathogènes et de peptides synthétiques
    (2006) Allal-Benfekih, Leila
    Cette thèse présente les résultats relatifs aux populations du criquet migrateur Locusta migratoria (L., 1758) qui ont manifesté des pullulations récemment dans des périmètres irrigués dans le Sahara central algérien. Les études morphométriques montrent que les individus étudiés se rapportent à la sous-espèce cinerascens. Le cycle est décrit et comprend une succession de trois générations. La première, printanière, se développe sur les céréales d'hiver, essentiellement du blé dur ; la seconde et la troisième, printano-estivale et estivo-automnale, se rencontrent dans des champs de sorgho et dans des maraîchages, La première génération se caractérise par une variation temporelle drastique de son sexe-ratio et d'un stress de développement mis en évidence par l'asymétrie fluctuante des élytres grâce à une méthode originale de morphométrie géométrique. Les générations suivantes ont au contraire un sexe-ratio plus équilibré, sans variation temporelle, et peu d'asymétrie fluctuante. Le régime alimentaire de 9 populations naturelles révèle l'originalité des larves de stade 5 par rapport aux larves 4 et aux adultes, ainsi qu'une différence souvent significative entre les 2 sexes. Les expériences de croissance en présencede blé, de sorgho et d'un mélange de graminées spontanées rendent compte des anomalies de croissance des populations développées sur le blé. Pour lutter contre ce ravageur, diverses voies ont été explorées. Sur le terrain,nous préconisons un entretien des champs avec une limitation des graminées adventices. En laboratoire, nous avons testé l'efficacité de trois souches de Baci/lus subtilis sur le TL50 chez les larves L5, la croissance et la résorption des ovocytes des adultes, en utilisant plusieurs modes d'administration. Parmi différentes Cry-toxines produites par Bacillus thuringiensis, seule Cry 1 a montré un effet limitant significatif sur la croissance des larves. Enfin, nous avons testé l'effet de perturbation du fonctionnement ovarien grâce à un neuropeptide extrait de Leptinotarsa decemlineata.
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    Biodiversité de l’entomofaune de la tomate: les principaux bioagresseurs dans la région de Mitidja
    (2022-03-09) DJEBARA, Fatiha
    L’étude a été menée sur l’entomofaune associée de la tomate sous abri plastique dans deux sites situés à Zéralda (Sahel occidental) et à Boudouaou El Bahri (Sahel oriental) au cours de l’année 2015 et 2016. Les données de ce présent travail nous ont permis de mettre en évidence une diversité entomologique composée de 111 taxonsrépartis dans 9 ordres, 51 familles et 115 genres. La station de Boudouaou El Bahri est qualitativement la plus riche avec 86 espèces, celle de Zéralda abrite 82 taxons.L’ordre des Hyménoptère prédomine dans les deux stations avec 33,50 % à Zeralda et 37,80 % à Boudouaou El Bahri de l’effectif total,suivi par celui des Diptères avec respectivement 16.25% et de 21.75 % de l’entomofaune inventoriée dans ces deux derniers sites. Les Coléoptères arrivent en 3ème position avec 15.85%, suivis des Homoptères et Hémiptères. Enfin, les autres ordres en l’occurrence, les Lépidoptères, les Thysanoptères, et les Névroptère sont faiblement représentés Parmi, les espèces les plus redoutables nous citerons : les Aphides avec des espèces Macrosiphum euphorbiae, Myzus persicae, Aphis gossypii et Aulacorthum solani. L’Aleurode Bemisia tabaci marque une activité très intense dans la serre de tomate en raison des conditions climatiques très favorables en cette période à Boudouaou El Bahri. De même, Tuta absoluta considérée aussi comme ravageur majeura été recensée avec des effectifs importants. Concernant, les noctuelles : cinq espèces ont été également capturées ; il s’agit des espèces : Autographa gamma, Agrotis segetum, Chrysodeixis chalcites ,Helicoverpa armigera, et Lacanobia oleracea. Les thrips figurent également parmi les principaux bioagresseurs de la tomate et sont omniprésents avec deux espèces :Frankliniella occidentalis et Thrips tabaci représentée respectivement avec 15,90% et 36,65% de l’effectif total . L’évolution spatio-temporelle des populations des différentes espèces dans les deux sites d’étude a montré que les espèces les plus menaçantes répertoriées dans ce présent travail sont à leur optimum en été et dépend des conditions climatiques, cet aspect mérite d’être approfondi durant le cycle végétatif de la tomate en tenant compte de ces paramètres. L’analyse des données a également révélé la présence d’un important complexe parasites- prédateurs. Cette entomofaune utile est constituée d’une diversité d’espèces d’auxiliaires et joue un rôle dans la régulation des populations des bioagresseurs de la tomate et peut assurer ainsi un équilibre biologique dans les deux stations. Il est important de souligner également que le complexe parasite-prédateur des principaux ravageurs de la tomate marque une forte présence dans les deux zones. Il est représenté par 37,96% de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée.Parmi,les parasites nous citerons : les Aphidiphages : Aphedrus sp et Aphidius ervi, l’Aleurodiphage Encarcia formosa endoparasite de Bemesia tabaci. Enfin, l’eulophidae : Neochrysocharis sp est considéré comme le principal parasite de Tuta absoluta dans les deux stations d’étude. Ces auxiliaires trouvent une importante biomasse de nourriture constituée de 62,04% d’espèces d’insectes en majorité des phytophages. Par ailleurs, pas moins de 16 espèces de prédateurs reparties dans cinq ordres et cinq familles ont été répertoriées. La famille des coccinellidae prédomine avec six espèces et regroupe deux aphidiphages: Coccinella septempunctata et Scymnus interruptus. Ces deux prédateurs bénéficient d’une importante biomasse de nourriture composée de 11 espèces de pucerons ; les coccidiphages sont représentés avec deux taxons: Chilocoris bipunctatus et Rhyzobius lophantae. Les aleurodes sont attaqués par deux autres coccinelles en l’occurrence, Clitostethus arcuatus et Stethorus punctillum. La famille des Syrphidae utilisent les pucerons comme nourriture essentielle, il s’agit des espèces Episyrphus balteatus, Eupeodes corolae, Allographa obliqua et Sphaerophoria scripta. Enfin, ces résultats montrent l’importance et l’intérêt de développer la lutte biologique à l’égard des espèces les plus redoutables de la tomate dans une stratégie de lutte intégrée.
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    Place des Arthropodes au sein de la faune du parc national de Theniet El Had Wilaya de Tissemsilt
    (2024-12-12) MAIRIF, Mohamed
    La présente étude a pour but de recenser la faune Arthropodologique du parc national de Theniet El Had. Le site est entièrement forestier (Cédraie, Yeuseraie, Subéraie, Zeenaie…) avec de nombreux milieux naturels (clairières, pelouses, habitats rocheux, sources, mares,…). Cette mosaïque d’habitats abrite une richesse faunistique et floristique remarquable. Nos prospections se sont déroulées dans les milieux terrestres et aquatiques. A cet effet, 06 sites sont choisies pour l’étude des Arthropodes terrestres, dont 03 à exposition Nord et 03 à exposition Sud et 08 sites pour l’étude des espèces aquatiques. La collecte des Arthropodes est réalisée à fréquence mensuelle de mars 2016 jusqu’en février 2017 en utilisant plusieurs méthodes de piègeage. Le groupe des Odonates a bénéficié d’une étude plus poussée vue les intérets biologiques et écologiques qu’ils revêtent Leurinventaire est réalisé à travers des prospections mensuelles de 08 plans d’eau (07 mares forestières et une retenue collinaire) allant de mars 2017 jusqu’en février 2018. Les résultats de toutes les prospections et collectes ont permis d’inventorier 10148 individus appartenant à 04 sous embranchements (Hexapoda, Myriapoda, Chelicerata et Crustacea), 06 classes (Insecta, Entognatha, Arachnida, Malacostraca, Diplopoda et Chilopoda), 26 ordres, 147 familles, 390 genres et 574 espèces. Le peuplement des Arthropodes inventorié dans le parc national de Theniet el Had est nettement dominé par les Hexapodes avec 492 espèces, soit un taux de 86%, les Coléoptères occupent presque le 1/3 de la richesse spécifique totale. Ces résultats font l’objet de trois types d’analyses, une analyse graphique basée sur les variations mensuelles, saisonnières et stationnelles, une analyse statistique multivariée par l’application de l’ACP et CAH et une analyse indicielle portée sur les indices de structure et de composition. Cette étude a permis d’enrichir La collection du Parc national de Theniet El Had par 386 espèces non citées dans cette aire protégée (101 Coléoptères, 70 Hyménoptères, 64 Arachnides, 39 Lépidoptères, 31 Diptères, 25 Hémiptères, 17 odonates, 14 Orthoptères, 12 Myriapodes, 06 Crustacés, 02 Neuroptères, 02 Blattodes, 01 Dermaptères, 01 Raphidioptera, 01 Diplura) et d’ajouter deux nouvelles espèces à l’entomofaune algérienne. Il s’agit de Mellinus arvensis (Crabronidae, Hymenoptera) et Saprinus maculatus (Histeridae, Coleoptera)
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    Bioécologie des oiseaux de la région du Sahel algérois : Aspect parasitologique du Passer domesticus × Passer hispaniolensis
    (2025-01-30) MESSAI, Marwa
    La présente étude porte sur deux volets, à savoir l’avifaune du Sahel algérois et l’aspect parasitologique du moineau hybride Passer domesticus × Passer hispaniolensis. L’étude de l’avifaune du Sahel algérois s’est étalée sur quatre années (décembre 2019 - Décembre 2023) au niveau de cinq stations, soit la forêt de Ben Aknoun et celle de Paradou, le Jardin d’Essai du Hamma et celui de l’École Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) à El Harrach et le lac de Réghaïa. Pour cela, trois méthodes de recensement des oiseaux ont été utilisés, à savoir léthode des E.F.P., des I.P.A. et des quadrats. Ainsi, 205 espèces d’oiseaux ont été identifiées appartenant à 22 ordres et 60 familles. Sept nouvelles espèces ont été enregistrées. Il s’agit notamment du Pic épeichette Dryobates minor, de l'Hirondelle rousseline Cecropis daurica, du Tarier des prés Saxicola rubetra, du Gobemouche à collier Ficedula albicollis, du Pluvier guignard Charadrius morinellus, du Labbe pomarin Pomarine Jaeger et du Labbe parasite Stercorarius parasiticus. Les Passeriformes constituent l’ordre le plus diversifié avec 74 espèces réparties en 23 familles (36,1%), suivis des Charadriiformes avec 47 espèces (22,9%) (9 familles). D’autres ordres, comme les Anseriformes, les Pelecaniformes et les Accipitriformes, les Gruiformes et les Strigiformes sont moins représentés. Les espèces nicheuses résidentes dominent avec 37,4%. Les espèces migratrices nicheuses et les oiseaux hivernants occupent également une place importante, soit 23,2% et 17,9% respectives. Les invertivores constituent la catégorie trophique la plus représentée, regroupant 34 oiseaux d'eau et 84 oiseaux terrestres. Les oiseaux polyphages occupent la deuxième position avec 40 espèces (16,3%). Pour ce qui concerne le deuxième volet, l’étude de l’aspect parasitologique du moineau hybride Passer domesticus × Passer hispaniolensis s’est déroulée du mois de mai 2022 au mois d’avril 2023 au niveau de la Résidence El Alia, la forêt de Ben Aknoun et celle de Paradou ainsi que le jardin d’essai du Hamma et de l’ENSA. Un total de 100 individus mâles et femelles, a été traité et analysé. Cette étude a révélé la présence d’ectoparasites et d’endoparasites sur le moineau hybride. Parmi les ectoparasites identifiés, il est à signaler Ceratophyllus gallinae (puces), Dermanyssus gallinae et Dermanyssus sp. (acariens) et Menacanthus stramineus (poux mallophages). Les variations saisonnières montrent que les acariens augmentent en été, tandis que les puces et les poux atteignent leurs pics au printemps et en été, avant de diminuer à l’automne et en hiver. Pour les endoparasites, des nématodes à savoir Trichostrongylus sp. et des protozoaires Eimeria sp. et Isospora sp. ont été identifiés. Cette étude a permis d’enrechir la liste des oiseaux du Sahel algérois. Les inventaires des espèces aviennes de cette région, combiné à l'étude de l'écologie parasitaire du moineau hybride, offre une vision de la biodiversité et l’état des écosystèmes locaux