Département Zoologie Agricole
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Item Bioécologie de deux aleurodes des cultures légumières : Bemisia tabaci Gennadius (1889) et Trialeurodes vaporariorum Westwood (1856) (Homoptera : Aleyrodidae) en Algérie(2005) BENMESSAOUD-BOUKHALFA, BassinaL’étude de l’ultrastructure a confirmé et précisé des détails non visibles par les moyens d’observation classiques. La longueur des plaques cirières ainsi que le nombre de soies par peigne diffèrent entre les deux espèces. Les soies des larves sont longues et réparties de manière indifférenciée à la surface du corps chez B. tabaci, alors qu’elles sont courtes et régulièrement espacées chez T. vaporariorum. La crête médiane, inexistante aux stades 1 et 2 chez B. tabaci, est bien apparente chez T. vaporariorum. L’observation des bordures marginales ainsi que des stylets mandibulaires et maxillaires des larves de quatrième stade permet de distinguer les deux phases. Il n’existe pas de bordure marginale au stade nymphal et les stylets sont accolés. La dynamique des populations a permis de déterminer trois générations annuelles chez B. tabaci et quatre chez T. vaporariorum. La comparaison des années d’observation révèle une périodicité dans l’apparition des populations. Les populations des deux aleurodes montrent une augmentation exponentielle sur l’ensemble des plants. La distribution spatiale évolue progressivement d’une agrégation extrême vers l’apparition d’un modèle s’ajustant à la distribution binomiale négative, puis l’agrégation se stabilise. La détection précoce des densités minimales de l’aleurode permet une meilleure évaluation des mesures de contrôle. L’étude de la sensibilité variétale des cultures a permis de définir les préférences de l’insecte et d’identifier les variétés les plus et les moins attractives à l’infestation. B. tabaci a produit une progéniture plus abondante sur la tomate de plein champ que sur celle cultivée sous tunnel plastique. Malgré une distribution sélective de l’aleurode des serres vis-à-vis des cultures, B. tabaci présente une distribution relativement régulière, avec de faibles différences entre celles-ci. La polyphagie de B. tabaci est plus marquée que celle de T. vaporariorum. Les deux espèces coexistent sur une même culture pendant au moins deux à trois générations. T. vaporariorum s’installe plus rapidement sur les cultures que B. tabaci. L’utilisation de Encarsia formosa diffère dans son efficacité vis-à-vis de B. tabaci. La spécificité du parasitoïde envers certains hôtes peut influencer son emploi en tant qu’agent de lutte biologique. L’introduction fractionnée de pupes noires a donné un bon taux de parasitisme. La forme imaginale demeure intéressante, mais son application reste difficile. Les prédateurs observés présentent un effectif réduit.Item Bioécologie et régime alimentaire de quelques rapaces dans différentes localités en Algérie : cas du Faucon crécerelle (Falco tinnunculus Linnaeus, 1758), de la Chouette effraie (Tyto alba Scopoli, 1759), de la Chouette hulotte (Strix aluco Linnaeus, 1758), de la Chevêche d’Athéna (Athene noctua Scopoli, 1769), du Hibou moyen-duc (Asio otus Linnaeus, 1758) et du Grand-duc ascalaphe (Bubo ascalaphus Savigny, 1809)(2002-11-05) BAZIZ, BelkacemL’étude du régime alimentaire du Faucon crécerelle dans un milieu suburbain à El Harrach, à travers l’analyse de 303 pelotes de réjection récoltées entre 1997 et 2000, montre la dominance du moineau hybride Passer domesticus × P. hispaniolensis (24,1 %). En termes de biomasse ingérée, le moineau hybride présente le taux le plus élevé avec 58,8 %. Le menu des jeunes Falco tinnunculus est basé surtout sur le moineau hybride (33,7 %). En biomasse, parmi les proies des jeunes faucons, Passer domesticus × P. hispaniolensis vient en tête avec 61,7 %. Dans un milieu agricole à Dergana, l’analyse de 29 pelotes estivales-automnales montre que les insectes (64,5 %) dominent, avec une forte représentation des Orthoptères (37,8 %). La biomasse la plus élevée concerne Passer domesticus × P. hispaniolensis (33,1 %). Pour installer leurs nids, les faucons crécerelles changent d’endroit d’une année à l’autre, délaissant les arbres mais préférant les bâtiments. La hauteur des nids varie entre 4 et 18 m. La femelle pond 5 œufs (avril 1999) à 6 œufs (avril 2000), pesant chacun en 1999 entre 18,7 et 21,8 g (20,73 ± 1,17 g). Ils mesurent 40,40 mm × 30,66 mm en 1999. Le succès de reproduction en 1999 est de 100 %, avec 3 oisillons envolés. Il est en 2000 égal à 83,3 %, avec 5 jeunes envolés. Dès le premier jour, les trois jeunes présents au nid présentent des poids différents, entre 16,2 g et 20,0 g. Au 27ᵉ jour, les poids des poussins fluctuent entre 190 g et 214 g. Chez la Chevêche d’Athéna, l’étude du régime alimentaire dans différentes stations a porté sur l’analyse de 363 pelotes de réjection. Au total, 6 827 proies ont été déterminées, correspondant à 249 espèces animales. Les arthropodes, dont les insectes, occupent les premières places, avec : Carabidae sp. indéterminé (25,7 %), Messor sp. (12,8 %), Anisolabis mauritanicus (11,2 %), Rhizotrogus sp. (4,0 %). Sur le littoral, les Coléoptères (59,9 %) sont les plus consommés par Athene noctua glaux. Par contre, sur les Hauts Plateaux, ingurgités par Athene noctua saharae, les Coléoptères (36,4 %) occupent la seconde place derrière les Hyménoptères (45,1 %). La ponte de la Chouette effraie en Algérie débute en janvier ou février, avec une taille moyenne de 3 à 4 œufs près des lacs Tonga et Oubeira, 3 œufs à Bordj Menaïel et à El Milia, et 2 œufs à Sidi Ali, dans les environs de Mostaganem. L’éclosion se produit environ trois semaines plus tard : en février pour les pontes précoces (lacs Tonga et Oubeira), en mars-avril à Bordj Menaïel, en mai à El Milia, en juin à Souk Ahras, et en octobre à Sidi Ali (Mostaganem) pour les pontes tardives.La reproduction chez Tyto alba semble plus tardive lorsqu’on se déplace vers l’Ouest ou vers le Sud. Le taux d’éclosion varie entre 66,7 % et 100 %. L’analyse des pelotes de réjection de la Chouette effraie, récoltées dans plusieurs localités en Algérie, montre que les mammifères interviennent dans son régime alimentaire à hauteur de 54,7 %. Les rongeurs, à eux seuls, représentent 48,3 %, et sont fortement consommés dans les différents milieux, sauf en zone suburbaine. En 1999, un couple de Strix aluco s’est reproduit à El-Harrach dans une cavité du tronc d’un Fraxinus berlandieri. À la mi-avril, la femelle a pondu 4 œufs (longueur moyenne : 44,6 ± 0,76 mm ; poids moyen : 36,8 ± 1,04 g), qui ont éclos le 5 mai. Les jeunes d’un jour pèsent en moyenne 25 g, et atteignent, au 6 juin, un poids compris entre 278 et 349 g. L’analyse de 850 pelotes d’adultes récoltées entre 1995 et 1999 montre que les oiseaux sont les proies les plus consommées (40,1 %), en particulier le moineau hybride Passer domesticus × P. hispaniolensis (AR% = 16,5 % ; B% = 15,3 %). L’examen du contenu de 52 régurgitats de jeunes de la Chouette hulotte, récoltés en juin et juillet 1999 dans le même site, montre également une dominance des oiseaux (AR% = 44,3 %), notamment le moineau hybride (AR% = 15,6 %) et Streptopelia senegalensis, qui arrive en tête pour la biomasse (B% = 22,7 %) qui sont les plus ingurgites. Le régime alimentaire d’Asio otus dans le milieu agricole de Staoueli est caractérisé par la dominance des oiseaux et par une présence relativement importante d’insectes. Les oiseaux, avec 521 individus, représentent 70,0 % du nombre total de proies. Le Hibou moyen-duc de Staoueli semble s’attaquer essentiellement aux oiseaux sociaux tels que le moineau (43,9 %). Dans les pelotes du Hibou moyen-duc ramassées à Oued Smar, Passer sp. est l’espèce la plus consommée avec 38,3 %. Le calcul de la biomasse par espèce-proie montre que le moineau hybride constitue la proie la plus profitable dans le régime alimentaire d’Asio otus à Staoueli, correspondant à 51,2 % de la biomasse ingérée. En revanche, à Oued Smar, c’est Rattus norvegicus qui compose la biomasse la plus élevée avec 54,9 %. L’examen de 200 régurgitats du Hibou grand-duc ascalaphe, récoltés à Béni Abbès, montre la présence de 341 proies. Les rongeurs représentent, en nombre, la part la plus importante du régime alimentaire de Bubo ascalaphus avec 96,2 %. Parmi ces rongeurs, Meriones libycus (19,9 %) et Gerbillus gerbillus (17,9 %) apparaissent comme les espèces-proies dominantes en nombre au sein des captures.Item Effet du parasitisme par Varroa destructor sur les paramètres morphométriques et physiologiques de l’abeille ouvrière dans la région médio-septentrionale d’Algérie(2011-12-04) BELAID, MessaoudaAfin d’étudier l’impact de Varroa destructor sur les paramètres morphométriques et physiologiques de l’abeille, des échantillons d’ouvrières prélevées dans une colonie saine d’Oued Aissi (Tizi Ouzou) ont fait l’objet d’une étude biométrique préliminaire visant à identifier la race d’abeille. De même, l’espèce de Varroa présente dans le rucher d’Oued Aissi a été déterminée. Les résultats obtenus montrent que, parmi les 23 caractères morphométriques étudiés, Varroa destructor réduit principalement la largeur de l’aile postérieure (11 %), plus faiblement la distance entre les deux miroirs à cire (10,5 %), ainsi que la largeur du miroir à cire (14 %), la somme des longueurs des tergites 3 et 4, et le poids corporel des ouvrières (10 %) d’Apis mellifera intermissa. Cependant, aucun effet significatif n’a été détecté pour les angles 31, 33 et 34 de l’aile antérieure, ni pour la longueur du fémur. Sur le plan physiologique, l’impact de Varroa destructor présente un effet immunopathogène, traduit par une diminution significative du poids sec de la cuticule, correspondant à une réduction de 17,8 %. Le poids sec moyen de la cuticule des nourrices saines est de 4,5 ± 0,56 mg contre 3,7 ± 0,83 mg pour les nourrices infestées. Le nombre total d’hémocytes est également diminué : 9 452,85 ± 990,06 cellules/µl chez les individus sains contre 5 842,85 ± 1 486,44 cellules/µl chez les individus parasités, soit une perte de 38,2 %. Une réduction significative de 22,5 % est également observée au niveau de la masse des corps gras. La masse relative mesurée chez les nourrices saines est de 53,8 ± 12,79 % contre 41,7 ± 4,0 % chez les nourrices parasitées. Sur le plan biochimique, les résultats montrent que Varroa destructor n’affecte pas les protéines hémolymphatiques des nymphes aux yeux blancs (47,3 ± 1,25 µg/µl chez les individus sains contre 46,2 ± 0,74 µg/µl chez les individus parasités ; P > 0,05). De même, il n’existe pas de différence significative entre les teneurs en protéines des nymphes aux yeux marron saines (38 ± 5,14 µg/µl) et celles des nymphes aux yeux marron faiblement parasitées (34 ± 7,32 µg/µl). En revanche, les nymphes aux yeux marron fortement infestées (22 ± 2,31 µg/µl) présentent une diminution significative. Chez l’abeille ouvrière, le test de Student montre une diminution significative (P = 0,011) de la teneur en protéines (11 ± 1,81 µg/µl chez les ouvrières saines contre 8,4 ± 0,63 µg/µl chez les ouvrières parasitées), soit une réduction de 23,6 %. Le parasitisme dû à Varroa destructor réduit également les glucides hémolymphatiques de l’abeille ouvrière aux trois stades de développement. De même, chez les nymphes aux yeux blancs et celles aux yeux marron faiblement infestées, la teneur en glucides de l’hémolymphe diminue d’environ 50 %. Pour les nymphes aux yeux marron fortement parasitées, la réduction atteint 69,9 %. Chez les nourrices, l’ectoparasite provoque également une diminution significative des glucides hémolymphatiques, estimée à 19,6 %.Item Recherches quantitatives sur le criquet migrateur Locusta migratoria (Orth. Oedipodinae) dans le Sahara algérien. Perspectives de lutte biologique à l'aide de microorganismes pathogènes et de peptides synthétiques(2006) Allal-Benfekih, LeilaCette thèse présente les résultats relatifs aux populations du criquet migrateur Locusta migratoria (L., 1758) qui ont manifesté des pullulations récemment dans des périmètres irrigués dans le Sahara central algérien. Les études morphométriques montrent que les individus étudiés se rapportent à la sous-espèce cinerascens. Le cycle est décrit et comprend une succession de trois générations. La première, printanière, se développe sur les céréales d'hiver, essentiellement du blé dur ; la seconde et la troisième, printano-estivale et estivo-automnale, se rencontrent dans des champs de sorgho et dans des maraîchages, La première génération se caractérise par une variation temporelle drastique de son sexe-ratio et d'un stress de développement mis en évidence par l'asymétrie fluctuante des élytres grâce à une méthode originale de morphométrie géométrique. Les générations suivantes ont au contraire un sexe-ratio plus équilibré, sans variation temporelle, et peu d'asymétrie fluctuante. Le régime alimentaire de 9 populations naturelles révèle l'originalité des larves de stade 5 par rapport aux larves 4 et aux adultes, ainsi qu'une différence souvent significative entre les 2 sexes. Les expériences de croissance en présencede blé, de sorgho et d'un mélange de graminées spontanées rendent compte des anomalies de croissance des populations développées sur le blé. Pour lutter contre ce ravageur, diverses voies ont été explorées. Sur le terrain,nous préconisons un entretien des champs avec une limitation des graminées adventices. En laboratoire, nous avons testé l'efficacité de trois souches de Baci/lus subtilis sur le TL50 chez les larves L5, la croissance et la résorption des ovocytes des adultes, en utilisant plusieurs modes d'administration. Parmi différentes Cry-toxines produites par Bacillus thuringiensis, seule Cry 1 a montré un effet limitant significatif sur la croissance des larves. Enfin, nous avons testé l'effet de perturbation du fonctionnement ovarien grâce à un neuropeptide extrait de Leptinotarsa decemlineata.Item Biodiversité de l’entomofaune de la tomate: les principaux bioagresseurs dans la région de Mitidja(2022-03-09) DJEBARA, FatihaL’étude a été menée sur l’entomofaune associée de la tomate sous abri plastique dans deux sites situés à Zéralda (Sahel occidental) et à Boudouaou El Bahri (Sahel oriental) au cours de l’année 2015 et 2016. Les données de ce présent travail nous ont permis de mettre en évidence une diversité entomologique composée de 111 taxonsrépartis dans 9 ordres, 51 familles et 115 genres. La station de Boudouaou El Bahri est qualitativement la plus riche avec 86 espèces, celle de Zéralda abrite 82 taxons.L’ordre des Hyménoptère prédomine dans les deux stations avec 33,50 % à Zeralda et 37,80 % à Boudouaou El Bahri de l’effectif total,suivi par celui des Diptères avec respectivement 16.25% et de 21.75 % de l’entomofaune inventoriée dans ces deux derniers sites. Les Coléoptères arrivent en 3ème position avec 15.85%, suivis des Homoptères et Hémiptères. Enfin, les autres ordres en l’occurrence, les Lépidoptères, les Thysanoptères, et les Névroptère sont faiblement représentés Parmi, les espèces les plus redoutables nous citerons : les Aphides avec des espèces Macrosiphum euphorbiae, Myzus persicae, Aphis gossypii et Aulacorthum solani. L’Aleurode Bemisia tabaci marque une activité très intense dans la serre de tomate en raison des conditions climatiques très favorables en cette période à Boudouaou El Bahri. De même, Tuta absoluta considérée aussi comme ravageur majeura été recensée avec des effectifs importants. Concernant, les noctuelles : cinq espèces ont été également capturées ; il s’agit des espèces : Autographa gamma, Agrotis segetum, Chrysodeixis chalcites ,Helicoverpa armigera, et Lacanobia oleracea. Les thrips figurent également parmi les principaux bioagresseurs de la tomate et sont omniprésents avec deux espèces :Frankliniella occidentalis et Thrips tabaci représentée respectivement avec 15,90% et 36,65% de l’effectif total . L’évolution spatio-temporelle des populations des différentes espèces dans les deux sites d’étude a montré que les espèces les plus menaçantes répertoriées dans ce présent travail sont à leur optimum en été et dépend des conditions climatiques, cet aspect mérite d’être approfondi durant le cycle végétatif de la tomate en tenant compte de ces paramètres. L’analyse des données a également révélé la présence d’un important complexe parasites- prédateurs. Cette entomofaune utile est constituée d’une diversité d’espèces d’auxiliaires et joue un rôle dans la régulation des populations des bioagresseurs de la tomate et peut assurer ainsi un équilibre biologique dans les deux stations. Il est important de souligner également que le complexe parasite-prédateur des principaux ravageurs de la tomate marque une forte présence dans les deux zones. Il est représenté par 37,96% de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée.Parmi,les parasites nous citerons : les Aphidiphages : Aphedrus sp et Aphidius ervi, l’Aleurodiphage Encarcia formosa endoparasite de Bemesia tabaci. Enfin, l’eulophidae : Neochrysocharis sp est considéré comme le principal parasite de Tuta absoluta dans les deux stations d’étude. Ces auxiliaires trouvent une importante biomasse de nourriture constituée de 62,04% d’espèces d’insectes en majorité des phytophages. Par ailleurs, pas moins de 16 espèces de prédateurs reparties dans cinq ordres et cinq familles ont été répertoriées. La famille des coccinellidae prédomine avec six espèces et regroupe deux aphidiphages: Coccinella septempunctata et Scymnus interruptus. Ces deux prédateurs bénéficient d’une importante biomasse de nourriture composée de 11 espèces de pucerons ; les coccidiphages sont représentés avec deux taxons: Chilocoris bipunctatus et Rhyzobius lophantae. Les aleurodes sont attaqués par deux autres coccinelles en l’occurrence, Clitostethus arcuatus et Stethorus punctillum. La famille des Syrphidae utilisent les pucerons comme nourriture essentielle, il s’agit des espèces Episyrphus balteatus, Eupeodes corolae, Allographa obliqua et Sphaerophoria scripta. Enfin, ces résultats montrent l’importance et l’intérêt de développer la lutte biologique à l’égard des espèces les plus redoutables de la tomate dans une stratégie de lutte intégrée.Item Place des Arthropodes au sein de la faune du parc national de Theniet El Had Wilaya de Tissemsilt(2024-12-12) MAIRIF, MohamedLa présente étude a pour but de recenser la faune Arthropodologique du parc national de Theniet El Had. Le site est entièrement forestier (Cédraie, Yeuseraie, Subéraie, Zeenaie…) avec de nombreux milieux naturels (clairières, pelouses, habitats rocheux, sources, mares,…). Cette mosaïque d’habitats abrite une richesse faunistique et floristique remarquable. Nos prospections se sont déroulées dans les milieux terrestres et aquatiques. A cet effet, 06 sites sont choisies pour l’étude des Arthropodes terrestres, dont 03 à exposition Nord et 03 à exposition Sud et 08 sites pour l’étude des espèces aquatiques. La collecte des Arthropodes est réalisée à fréquence mensuelle de mars 2016 jusqu’en février 2017 en utilisant plusieurs méthodes de piègeage. Le groupe des Odonates a bénéficié d’une étude plus poussée vue les intérets biologiques et écologiques qu’ils revêtent Leurinventaire est réalisé à travers des prospections mensuelles de 08 plans d’eau (07 mares forestières et une retenue collinaire) allant de mars 2017 jusqu’en février 2018. Les résultats de toutes les prospections et collectes ont permis d’inventorier 10148 individus appartenant à 04 sous embranchements (Hexapoda, Myriapoda, Chelicerata et Crustacea), 06 classes (Insecta, Entognatha, Arachnida, Malacostraca, Diplopoda et Chilopoda), 26 ordres, 147 familles, 390 genres et 574 espèces. Le peuplement des Arthropodes inventorié dans le parc national de Theniet el Had est nettement dominé par les Hexapodes avec 492 espèces, soit un taux de 86%, les Coléoptères occupent presque le 1/3 de la richesse spécifique totale. Ces résultats font l’objet de trois types d’analyses, une analyse graphique basée sur les variations mensuelles, saisonnières et stationnelles, une analyse statistique multivariée par l’application de l’ACP et CAH et une analyse indicielle portée sur les indices de structure et de composition. Cette étude a permis d’enrichir La collection du Parc national de Theniet El Had par 386 espèces non citées dans cette aire protégée (101 Coléoptères, 70 Hyménoptères, 64 Arachnides, 39 Lépidoptères, 31 Diptères, 25 Hémiptères, 17 odonates, 14 Orthoptères, 12 Myriapodes, 06 Crustacés, 02 Neuroptères, 02 Blattodes, 01 Dermaptères, 01 Raphidioptera, 01 Diplura) et d’ajouter deux nouvelles espèces à l’entomofaune algérienne. Il s’agit de Mellinus arvensis (Crabronidae, Hymenoptera) et Saprinus maculatus (Histeridae, Coleoptera)Item Bioécologie des oiseaux de la région du Sahel algérois : Aspect parasitologique du Passer domesticus × Passer hispaniolensis(2025-01-30) MESSAI, MarwaLa présente étude porte sur deux volets, à savoir l’avifaune du Sahel algérois et l’aspect parasitologique du moineau hybride Passer domesticus × Passer hispaniolensis. L’étude de l’avifaune du Sahel algérois s’est étalée sur quatre années (décembre 2019 - Décembre 2023) au niveau de cinq stations, soit la forêt de Ben Aknoun et celle de Paradou, le Jardin d’Essai du Hamma et celui de l’École Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) à El Harrach et le lac de Réghaïa. Pour cela, trois méthodes de recensement des oiseaux ont été utilisés, à savoir léthode des E.F.P., des I.P.A. et des quadrats. Ainsi, 205 espèces d’oiseaux ont été identifiées appartenant à 22 ordres et 60 familles. Sept nouvelles espèces ont été enregistrées. Il s’agit notamment du Pic épeichette Dryobates minor, de l'Hirondelle rousseline Cecropis daurica, du Tarier des prés Saxicola rubetra, du Gobemouche à collier Ficedula albicollis, du Pluvier guignard Charadrius morinellus, du Labbe pomarin Pomarine Jaeger et du Labbe parasite Stercorarius parasiticus. Les Passeriformes constituent l’ordre le plus diversifié avec 74 espèces réparties en 23 familles (36,1%), suivis des Charadriiformes avec 47 espèces (22,9%) (9 familles). D’autres ordres, comme les Anseriformes, les Pelecaniformes et les Accipitriformes, les Gruiformes et les Strigiformes sont moins représentés. Les espèces nicheuses résidentes dominent avec 37,4%. Les espèces migratrices nicheuses et les oiseaux hivernants occupent également une place importante, soit 23,2% et 17,9% respectives. Les invertivores constituent la catégorie trophique la plus représentée, regroupant 34 oiseaux d'eau et 84 oiseaux terrestres. Les oiseaux polyphages occupent la deuxième position avec 40 espèces (16,3%). Pour ce qui concerne le deuxième volet, l’étude de l’aspect parasitologique du moineau hybride Passer domesticus × Passer hispaniolensis s’est déroulée du mois de mai 2022 au mois d’avril 2023 au niveau de la Résidence El Alia, la forêt de Ben Aknoun et celle de Paradou ainsi que le jardin d’essai du Hamma et de l’ENSA. Un total de 100 individus mâles et femelles, a été traité et analysé. Cette étude a révélé la présence d’ectoparasites et d’endoparasites sur le moineau hybride. Parmi les ectoparasites identifiés, il est à signaler Ceratophyllus gallinae (puces), Dermanyssus gallinae et Dermanyssus sp. (acariens) et Menacanthus stramineus (poux mallophages). Les variations saisonnières montrent que les acariens augmentent en été, tandis que les puces et les poux atteignent leurs pics au printemps et en été, avant de diminuer à l’automne et en hiver. Pour les endoparasites, des nématodes à savoir Trichostrongylus sp. et des protozoaires Eimeria sp. et Isospora sp. ont été identifiés. Cette étude a permis d’enrechir la liste des oiseaux du Sahel algérois. Les inventaires des espèces aviennes de cette région, combiné à l'étude de l'écologie parasitaire du moineau hybride, offre une vision de la biodiversité et l’état des écosystèmes locauxItem Etude des Nématodes à Kystes « Heterodera » Inféodés aux Céréales et aux Légumineuses dans la Région de Médéa(2021-04-11) RAHIM, ZohraCette étude a permis d'identifier trois taxons de nématodes phytoparasites appartenant à trois ordres (Tylenchida, Dorylaimida et Anguinidae) ainsi que quatre espèces de nématodes à kystes du genre Heterodera (H. avenae, H. latipons, H. hordecalis, H. filipjevi). L'objectif principal était d'évaluer l'impact des rotations culturales et de la sensibilité de variétés de blé dur (waha) et de pois chiche (Fllip) aux nématodes, en conditions naturelles. Les résultats ont révélé des taux de multiplication plus élevés la première année que la seconde, avec une variabilité significative selon les stades de développement des cultures. La lutte contre ces parasites repose sur des rotations culturales, l’introduction de cultures non hôtes, et la jachère pour réduire la densité des populations. Les sols lourds et les pratiques agricoles influencent également leur distribution, certaines textures de sol favorisant leur développement, comme les sols argilo-limoneux, tandis que les sols argilo-calcaires y sont moins propices. Les nématodes phytoparasites affectent négativement les paramètres de croissance des cultures (nombre de talles, grains par mètre carré, poids des mille grains). L’étude souligne la nécessité d’une gestion intégrée incluant des prospections régulières, une sensibilisation des agriculteurs, et le développement de méthodes de lutte respectueuses de l’environnement. Des recherches futures sur l’identification moléculaire des espèces et l’évaluation des pathotypes sont recommandées pour mieux comprendre ces parasites et développer des stratégies de lutte adaptées.Item Systématique et écologie des Orthoptères Caelifères dans neuf stations à Kherrata, Setif et Jijel(2024-05-26) AZIL, AmmarLe recensement de la faune orthoptérique dans neuf stations à Kherrata, Setif et Jijel a montré la présence de 30 espèces appartenant à 11 sous-familles et ce sont les Oedipodinae et les Gomphocerinae qui prédominent. Les richesses totale et moyenne ainsi que la diversité sont faibles dans les milieux cultivés qui sont des milieux anthropisés, et importantes dans les milieux vallée et friche qui sont des milieux stables et moins perturbés par les activités humaines. Les valeurs de l’équitabilité sont supérieures à 0,5 et tendent vers 1 pour l’ensemble des stations d’étude, ceci traduit une distribution d’abondance équilibrée. Calliptamus barbarus se distingue des autres espèces du fait qu’elle est constante dans toutes les stations d’étude, Aiolopus strepens, Pezotettix giornae, Oedipoda fuscocincta et Oedipoda caerulescens sulfurescens se distinguent aussi puisqu’elles sont constantes dans la majorité des stations. L’étude de l’effet de l’altitude sur la diversité et l’abondance acridiennes montre que la richesse spécifique la plus élevée est enregistrée dans la station à moyenne altitude par rapport aux stations basse et haute altitude. La famille des Acrididae est de loin la plus fréquente et les sousfamilles des Oedipodinae, Acridinae et Eyprepocnemidinae sont les plus abondantes. L’AFC a permis de distinguer trois groupes d’acridiens selon l’altitude : un premier groupe des espèces propres au milieu à faible altitude, un deuxième groupe comprenant les espèces de moyenne altitude et un troisième groupe des espèces de haute altitude, les chiffres montrent que l’altitude n’a pas d’effet sur la richesse et la diversité orthoptérique puisque c’est le milieu à moyen altitude qui est le plus riche en espèces acridiennes. Concernant les structures génitales, cette étude nous a permis de rajouter ces structures (plaques supra-anales, sous-génitales et l’épiphalle) comme clés d’identification qui sont d’une importance capitale puisqu’elles permettent d’identifier de manière sûre les différentes espèces Caelifères surtout celles qui se ressemblent morphologiquement. Nous avons dressé une liste comprenant un groupe d’espèces acridiennes identifiables à partir de la plaque supra-anale, un deuxième groupe identifiable à partir de la plaque sous-génitale et un troisième groupe à partir de l’épiphalleItem Ecologie trophique de la loutre d'Europe Lutra Lutra L. 1758, liée à un écosystème aquatique saharien(2021-02-22) Kaci, ZakiaL’étude a été réalisée dans un écosystème saharien, le barrage de Djorf Torba d’une superficie de 2770 km² situé à 60 km à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Béchar et à 25 km de la commune de Kenadsa avec 800 m d’altitude. Ayant une capacité de 360 millions de m3. Dans ce milieu subsiste une population de loutre Lutra lutra (L. 1758) sur laquelle nous avons étudier l’écologie trophique par le seul mammifère semi aquatique d’Algérie par l’analyse de 576 épreintes de janvier à décembre durant deux cycles annuels (2015 et 2019). Nous étions amenés à étudier les disponibilités alimentaires du barrage en procédant à faire un inventaire de l’ichtyofaune lié au barrage dans le but d’établir notre propre clé de référence afin d’identifier les proies consommées par la loutre pour tous les poissons peuplant le barrage de Djorf Torba. Le peuplement ichtyologique recensé est composé essentiellement de 5 familles englobant 13 espèces avec une nette dominance des Cyprinidae qui est composée de 8 espèces : le Barbeau (Luciobarbus. pallaryi), le Pseudorasbora (Pseudorasbora parva), la Carpe argentée (Hypophtalmichthys molitrix), la Carpe à grande bouche (Hypophtalmichthys nobilis), la Carpe commune (Cyprinus carpio, l’Ablette commune (Alburnus alburnus), le Carassin (Carassius carassius) et la Brême (Abramis brama). La famille des Cichlidae comptent deux espèces le Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus et le Tilapia rouge (Oreochromis aureus), Pour les Centrarchidae, les Percidae et les Poeciliidae sont représentées par une seule espèce chacune, à savoir : le Black bass (Micropterus salmoides), le Sandre (Sander lucioperca) et la Gambusie (Gambusia affinis). Les épreintes analysées ont permis d’identifier 5134 proies réparties en 6 catégories différentes (les poissons, les mammifères, les arthropodes, les batraciens, les reptiles et les oiseaux). Le régime alimentaire global de la loutre est diversifié, mais les poissons constituent la ressource alimentaire principale avec plus de 70% en occurrence relative et plus de 87% en abondance relative. Le mustélidé se nourrit de tous les poissons peuplant le barrage avec une seule espèce qui vient en tête : le Pseudorasbora, suivi de l’ablette commune et du barbeau. Le Pseudorasbora domine le régime durant l’année 2015 et 2019 avec une occurrence relative et une abondance relative, respectivement (20,34%-46,92%) et (16,89%-30,04%). Le menu de la loutre est très varié où elle s’adapte en fonction des sites, des saisons, de l’espace et de l’abondance des proies peuplant le milieu. L’analyse statistique, test de comparaison multiple montre que plusieurs proies se différencier des fréquences d’occurrence et d’abondance avec l’ensemble de proies durant les quatre saisons. Le test multivarié Manova pour la variable proie et saison avec les deux variables fréquence d’occurrence et d’abondance pour les deux années d’étude montre une différence hautement significative (p=0,000). La richesse mensuelle la plus importante est enregistrée au printemps et en été et la plus faible en hiver. L’indice de diversité H’ atteint son maximum durant les mois d’aout et octobre avec respectivement 3,1 et 3,25 bits (année 2019) et 1,81 bits durant le mois d’aout (année 2015). Les valeurs de l’indice d’équitabilité sont de 0,55 et 0,93 bits qui montrent que la loutre diversifie son régime.
