Département Zoologie Agricole

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    Effet du parasitisme par Varroa destructor sur les paramètres morphométriques et physiologiques de l’abeille ouvrière dans la région médio-septentrionale d’Algérie
    (2011-12-04) BELAID, Messaouda
    Afin d’étudier l’impact de Varroa destructor sur les paramètres morphométriques et physiologiques de l’abeille, des échantillons d’ouvrières prélevées dans une colonie saine d’Oued Aissi (Tizi Ouzou) ont fait l’objet d’une étude biométrique préliminaire visant à identifier la race d’abeille. De même, l’espèce de Varroa présente dans le rucher d’Oued Aissi a été déterminée. Les résultats obtenus montrent que, parmi les 23 caractères morphométriques étudiés, Varroa destructor réduit principalement la largeur de l’aile postérieure (11 %), plus faiblement la distance entre les deux miroirs à cire (10,5 %), ainsi que la largeur du miroir à cire (14 %), la somme des longueurs des tergites 3 et 4, et le poids corporel des ouvrières (10 %) d’Apis mellifera intermissa. Cependant, aucun effet significatif n’a été détecté pour les angles 31, 33 et 34 de l’aile antérieure, ni pour la longueur du fémur. Sur le plan physiologique, l’impact de Varroa destructor présente un effet immunopathogène, traduit par une diminution significative du poids sec de la cuticule, correspondant à une réduction de 17,8 %. Le poids sec moyen de la cuticule des nourrices saines est de 4,5 ± 0,56 mg contre 3,7 ± 0,83 mg pour les nourrices infestées. Le nombre total d’hémocytes est également diminué : 9 452,85 ± 990,06 cellules/µl chez les individus sains contre 5 842,85 ± 1 486,44 cellules/µl chez les individus parasités, soit une perte de 38,2 %. Une réduction significative de 22,5 % est également observée au niveau de la masse des corps gras. La masse relative mesurée chez les nourrices saines est de 53,8 ± 12,79 % contre 41,7 ± 4,0 % chez les nourrices parasitées. Sur le plan biochimique, les résultats montrent que Varroa destructor n’affecte pas les protéines hémolymphatiques des nymphes aux yeux blancs (47,3 ± 1,25 µg/µl chez les individus sains contre 46,2 ± 0,74 µg/µl chez les individus parasités ; P > 0,05). De même, il n’existe pas de différence significative entre les teneurs en protéines des nymphes aux yeux marron saines (38 ± 5,14 µg/µl) et celles des nymphes aux yeux marron faiblement parasitées (34 ± 7,32 µg/µl). En revanche, les nymphes aux yeux marron fortement infestées (22 ± 2,31 µg/µl) présentent une diminution significative. Chez l’abeille ouvrière, le test de Student montre une diminution significative (P = 0,011) de la teneur en protéines (11 ± 1,81 µg/µl chez les ouvrières saines contre 8,4 ± 0,63 µg/µl chez les ouvrières parasitées), soit une réduction de 23,6 %. Le parasitisme dû à Varroa destructor réduit également les glucides hémolymphatiques de l’abeille ouvrière aux trois stades de développement. De même, chez les nymphes aux yeux blancs et celles aux yeux marron faiblement infestées, la teneur en glucides de l’hémolymphe diminue d’environ 50 %. Pour les nymphes aux yeux marron fortement parasitées, la réduction atteint 69,9 %. Chez les nourrices, l’ectoparasite provoque également une diminution significative des glucides hémolymphatiques, estimée à 19,6 %.
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    Biodiversité de l’entomofaune de la tomate: les principaux bioagresseurs dans la région de Mitidja
    (2022-03-09) DJEBARA, Fatiha
    L’étude a été menée sur l’entomofaune associée de la tomate sous abri plastique dans deux sites situés à Zéralda (Sahel occidental) et à Boudouaou El Bahri (Sahel oriental) au cours de l’année 2015 et 2016. Les données de ce présent travail nous ont permis de mettre en évidence une diversité entomologique composée de 111 taxonsrépartis dans 9 ordres, 51 familles et 115 genres. La station de Boudouaou El Bahri est qualitativement la plus riche avec 86 espèces, celle de Zéralda abrite 82 taxons.L’ordre des Hyménoptère prédomine dans les deux stations avec 33,50 % à Zeralda et 37,80 % à Boudouaou El Bahri de l’effectif total,suivi par celui des Diptères avec respectivement 16.25% et de 21.75 % de l’entomofaune inventoriée dans ces deux derniers sites. Les Coléoptères arrivent en 3ème position avec 15.85%, suivis des Homoptères et Hémiptères. Enfin, les autres ordres en l’occurrence, les Lépidoptères, les Thysanoptères, et les Névroptère sont faiblement représentés Parmi, les espèces les plus redoutables nous citerons : les Aphides avec des espèces Macrosiphum euphorbiae, Myzus persicae, Aphis gossypii et Aulacorthum solani. L’Aleurode Bemisia tabaci marque une activité très intense dans la serre de tomate en raison des conditions climatiques très favorables en cette période à Boudouaou El Bahri. De même, Tuta absoluta considérée aussi comme ravageur majeura été recensée avec des effectifs importants. Concernant, les noctuelles : cinq espèces ont été également capturées ; il s’agit des espèces : Autographa gamma, Agrotis segetum, Chrysodeixis chalcites ,Helicoverpa armigera, et Lacanobia oleracea. Les thrips figurent également parmi les principaux bioagresseurs de la tomate et sont omniprésents avec deux espèces :Frankliniella occidentalis et Thrips tabaci représentée respectivement avec 15,90% et 36,65% de l’effectif total . L’évolution spatio-temporelle des populations des différentes espèces dans les deux sites d’étude a montré que les espèces les plus menaçantes répertoriées dans ce présent travail sont à leur optimum en été et dépend des conditions climatiques, cet aspect mérite d’être approfondi durant le cycle végétatif de la tomate en tenant compte de ces paramètres. L’analyse des données a également révélé la présence d’un important complexe parasites- prédateurs. Cette entomofaune utile est constituée d’une diversité d’espèces d’auxiliaires et joue un rôle dans la régulation des populations des bioagresseurs de la tomate et peut assurer ainsi un équilibre biologique dans les deux stations. Il est important de souligner également que le complexe parasite-prédateur des principaux ravageurs de la tomate marque une forte présence dans les deux zones. Il est représenté par 37,96% de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée.Parmi,les parasites nous citerons : les Aphidiphages : Aphedrus sp et Aphidius ervi, l’Aleurodiphage Encarcia formosa endoparasite de Bemesia tabaci. Enfin, l’eulophidae : Neochrysocharis sp est considéré comme le principal parasite de Tuta absoluta dans les deux stations d’étude. Ces auxiliaires trouvent une importante biomasse de nourriture constituée de 62,04% d’espèces d’insectes en majorité des phytophages. Par ailleurs, pas moins de 16 espèces de prédateurs reparties dans cinq ordres et cinq familles ont été répertoriées. La famille des coccinellidae prédomine avec six espèces et regroupe deux aphidiphages: Coccinella septempunctata et Scymnus interruptus. Ces deux prédateurs bénéficient d’une importante biomasse de nourriture composée de 11 espèces de pucerons ; les coccidiphages sont représentés avec deux taxons: Chilocoris bipunctatus et Rhyzobius lophantae. Les aleurodes sont attaqués par deux autres coccinelles en l’occurrence, Clitostethus arcuatus et Stethorus punctillum. La famille des Syrphidae utilisent les pucerons comme nourriture essentielle, il s’agit des espèces Episyrphus balteatus, Eupeodes corolae, Allographa obliqua et Sphaerophoria scripta. Enfin, ces résultats montrent l’importance et l’intérêt de développer la lutte biologique à l’égard des espèces les plus redoutables de la tomate dans une stratégie de lutte intégrée.
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    Place des Arthropodes au sein de la faune du parc national de Theniet El Had Wilaya de Tissemsilt
    (2024-12-12) MAIRIF, Mohamed
    La présente étude a pour but de recenser la faune Arthropodologique du parc national de Theniet El Had. Le site est entièrement forestier (Cédraie, Yeuseraie, Subéraie, Zeenaie…) avec de nombreux milieux naturels (clairières, pelouses, habitats rocheux, sources, mares,…). Cette mosaïque d’habitats abrite une richesse faunistique et floristique remarquable. Nos prospections se sont déroulées dans les milieux terrestres et aquatiques. A cet effet, 06 sites sont choisies pour l’étude des Arthropodes terrestres, dont 03 à exposition Nord et 03 à exposition Sud et 08 sites pour l’étude des espèces aquatiques. La collecte des Arthropodes est réalisée à fréquence mensuelle de mars 2016 jusqu’en février 2017 en utilisant plusieurs méthodes de piègeage. Le groupe des Odonates a bénéficié d’une étude plus poussée vue les intérets biologiques et écologiques qu’ils revêtent Leurinventaire est réalisé à travers des prospections mensuelles de 08 plans d’eau (07 mares forestières et une retenue collinaire) allant de mars 2017 jusqu’en février 2018. Les résultats de toutes les prospections et collectes ont permis d’inventorier 10148 individus appartenant à 04 sous embranchements (Hexapoda, Myriapoda, Chelicerata et Crustacea), 06 classes (Insecta, Entognatha, Arachnida, Malacostraca, Diplopoda et Chilopoda), 26 ordres, 147 familles, 390 genres et 574 espèces. Le peuplement des Arthropodes inventorié dans le parc national de Theniet el Had est nettement dominé par les Hexapodes avec 492 espèces, soit un taux de 86%, les Coléoptères occupent presque le 1/3 de la richesse spécifique totale. Ces résultats font l’objet de trois types d’analyses, une analyse graphique basée sur les variations mensuelles, saisonnières et stationnelles, une analyse statistique multivariée par l’application de l’ACP et CAH et une analyse indicielle portée sur les indices de structure et de composition. Cette étude a permis d’enrichir La collection du Parc national de Theniet El Had par 386 espèces non citées dans cette aire protégée (101 Coléoptères, 70 Hyménoptères, 64 Arachnides, 39 Lépidoptères, 31 Diptères, 25 Hémiptères, 17 odonates, 14 Orthoptères, 12 Myriapodes, 06 Crustacés, 02 Neuroptères, 02 Blattodes, 01 Dermaptères, 01 Raphidioptera, 01 Diplura) et d’ajouter deux nouvelles espèces à l’entomofaune algérienne. Il s’agit de Mellinus arvensis (Crabronidae, Hymenoptera) et Saprinus maculatus (Histeridae, Coleoptera)
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    Bioécologie des oiseaux de la région du Sahel algérois : Aspect parasitologique du Passer domesticus × Passer hispaniolensis
    (2025-01-30) MESSAI, Marwa
    La présente étude porte sur deux volets, à savoir l’avifaune du Sahel algérois et l’aspect parasitologique du moineau hybride Passer domesticus × Passer hispaniolensis. L’étude de l’avifaune du Sahel algérois s’est étalée sur quatre années (décembre 2019 - Décembre 2023) au niveau de cinq stations, soit la forêt de Ben Aknoun et celle de Paradou, le Jardin d’Essai du Hamma et celui de l’École Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) à El Harrach et le lac de Réghaïa. Pour cela, trois méthodes de recensement des oiseaux ont été utilisés, à savoir léthode des E.F.P., des I.P.A. et des quadrats. Ainsi, 205 espèces d’oiseaux ont été identifiées appartenant à 22 ordres et 60 familles. Sept nouvelles espèces ont été enregistrées. Il s’agit notamment du Pic épeichette Dryobates minor, de l'Hirondelle rousseline Cecropis daurica, du Tarier des prés Saxicola rubetra, du Gobemouche à collier Ficedula albicollis, du Pluvier guignard Charadrius morinellus, du Labbe pomarin Pomarine Jaeger et du Labbe parasite Stercorarius parasiticus. Les Passeriformes constituent l’ordre le plus diversifié avec 74 espèces réparties en 23 familles (36,1%), suivis des Charadriiformes avec 47 espèces (22,9%) (9 familles). D’autres ordres, comme les Anseriformes, les Pelecaniformes et les Accipitriformes, les Gruiformes et les Strigiformes sont moins représentés. Les espèces nicheuses résidentes dominent avec 37,4%. Les espèces migratrices nicheuses et les oiseaux hivernants occupent également une place importante, soit 23,2% et 17,9% respectives. Les invertivores constituent la catégorie trophique la plus représentée, regroupant 34 oiseaux d'eau et 84 oiseaux terrestres. Les oiseaux polyphages occupent la deuxième position avec 40 espèces (16,3%). Pour ce qui concerne le deuxième volet, l’étude de l’aspect parasitologique du moineau hybride Passer domesticus × Passer hispaniolensis s’est déroulée du mois de mai 2022 au mois d’avril 2023 au niveau de la Résidence El Alia, la forêt de Ben Aknoun et celle de Paradou ainsi que le jardin d’essai du Hamma et de l’ENSA. Un total de 100 individus mâles et femelles, a été traité et analysé. Cette étude a révélé la présence d’ectoparasites et d’endoparasites sur le moineau hybride. Parmi les ectoparasites identifiés, il est à signaler Ceratophyllus gallinae (puces), Dermanyssus gallinae et Dermanyssus sp. (acariens) et Menacanthus stramineus (poux mallophages). Les variations saisonnières montrent que les acariens augmentent en été, tandis que les puces et les poux atteignent leurs pics au printemps et en été, avant de diminuer à l’automne et en hiver. Pour les endoparasites, des nématodes à savoir Trichostrongylus sp. et des protozoaires Eimeria sp. et Isospora sp. ont été identifiés. Cette étude a permis d’enrechir la liste des oiseaux du Sahel algérois. Les inventaires des espèces aviennes de cette région, combiné à l'étude de l'écologie parasitaire du moineau hybride, offre une vision de la biodiversité et l’état des écosystèmes locaux
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    Etude des Nématodes à Kystes « Heterodera » Inféodés aux Céréales et aux Légumineuses dans la Région de Médéa
    (2021-04-11) RAHIM, Zohra
    Cette étude a permis d'identifier trois taxons de nématodes phytoparasites appartenant à trois ordres (Tylenchida, Dorylaimida et Anguinidae) ainsi que quatre espèces de nématodes à kystes du genre Heterodera (H. avenae, H. latipons, H. hordecalis, H. filipjevi). L'objectif principal était d'évaluer l'impact des rotations culturales et de la sensibilité de variétés de blé dur (waha) et de pois chiche (Fllip) aux nématodes, en conditions naturelles. Les résultats ont révélé des taux de multiplication plus élevés la première année que la seconde, avec une variabilité significative selon les stades de développement des cultures. La lutte contre ces parasites repose sur des rotations culturales, l’introduction de cultures non hôtes, et la jachère pour réduire la densité des populations. Les sols lourds et les pratiques agricoles influencent également leur distribution, certaines textures de sol favorisant leur développement, comme les sols argilo-limoneux, tandis que les sols argilo-calcaires y sont moins propices. Les nématodes phytoparasites affectent négativement les paramètres de croissance des cultures (nombre de talles, grains par mètre carré, poids des mille grains). L’étude souligne la nécessité d’une gestion intégrée incluant des prospections régulières, une sensibilisation des agriculteurs, et le développement de méthodes de lutte respectueuses de l’environnement. Des recherches futures sur l’identification moléculaire des espèces et l’évaluation des pathotypes sont recommandées pour mieux comprendre ces parasites et développer des stratégies de lutte adaptées.
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    Systématique et écologie des Orthoptères Caelifères dans neuf stations à Kherrata, Setif et Jijel
    (2024-05-26) AZIL, Ammar
    Le recensement de la faune orthoptérique dans neuf stations à Kherrata, Setif et Jijel a montré la présence de 30 espèces appartenant à 11 sous-familles et ce sont les Oedipodinae et les Gomphocerinae qui prédominent. Les richesses totale et moyenne ainsi que la diversité sont faibles dans les milieux cultivés qui sont des milieux anthropisés, et importantes dans les milieux vallée et friche qui sont des milieux stables et moins perturbés par les activités humaines. Les valeurs de l’équitabilité sont supérieures à 0,5 et tendent vers 1 pour l’ensemble des stations d’étude, ceci traduit une distribution d’abondance équilibrée. Calliptamus barbarus se distingue des autres espèces du fait qu’elle est constante dans toutes les stations d’étude, Aiolopus strepens, Pezotettix giornae, Oedipoda fuscocincta et Oedipoda caerulescens sulfurescens se distinguent aussi puisqu’elles sont constantes dans la majorité des stations. L’étude de l’effet de l’altitude sur la diversité et l’abondance acridiennes montre que la richesse spécifique la plus élevée est enregistrée dans la station à moyenne altitude par rapport aux stations basse et haute altitude. La famille des Acrididae est de loin la plus fréquente et les sousfamilles des Oedipodinae, Acridinae et Eyprepocnemidinae sont les plus abondantes. L’AFC a permis de distinguer trois groupes d’acridiens selon l’altitude : un premier groupe des espèces propres au milieu à faible altitude, un deuxième groupe comprenant les espèces de moyenne altitude et un troisième groupe des espèces de haute altitude, les chiffres montrent que l’altitude n’a pas d’effet sur la richesse et la diversité orthoptérique puisque c’est le milieu à moyen altitude qui est le plus riche en espèces acridiennes. Concernant les structures génitales, cette étude nous a permis de rajouter ces structures (plaques supra-anales, sous-génitales et l’épiphalle) comme clés d’identification qui sont d’une importance capitale puisqu’elles permettent d’identifier de manière sûre les différentes espèces Caelifères surtout celles qui se ressemblent morphologiquement. Nous avons dressé une liste comprenant un groupe d’espèces acridiennes identifiables à partir de la plaque supra-anale, un deuxième groupe identifiable à partir de la plaque sous-génitale et un troisième groupe à partir de l’épiphalle
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    Ecologie trophique de la loutre d'Europe Lutra Lutra L. 1758, liée à un écosystème aquatique saharien
    (2021-02-22) Kaci, Zakia
    L’étude a été réalisée dans un écosystème saharien, le barrage de Djorf Torba d’une superficie de 2770 km² situé à 60 km à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Béchar et à 25 km de la commune de Kenadsa avec 800 m d’altitude. Ayant une capacité de 360 millions de m3. Dans ce milieu subsiste une population de loutre Lutra lutra (L. 1758) sur laquelle nous avons étudier l’écologie trophique par le seul mammifère semi aquatique d’Algérie par l’analyse de 576 épreintes de janvier à décembre durant deux cycles annuels (2015 et 2019). Nous étions amenés à étudier les disponibilités alimentaires du barrage en procédant à faire un inventaire de l’ichtyofaune lié au barrage dans le but d’établir notre propre clé de référence afin d’identifier les proies consommées par la loutre pour tous les poissons peuplant le barrage de Djorf Torba. Le peuplement ichtyologique recensé est composé essentiellement de 5 familles englobant 13 espèces avec une nette dominance des Cyprinidae qui est composée de 8 espèces : le Barbeau (Luciobarbus. pallaryi), le Pseudorasbora (Pseudorasbora parva), la Carpe argentée (Hypophtalmichthys molitrix), la Carpe à grande bouche (Hypophtalmichthys nobilis), la Carpe commune (Cyprinus carpio, l’Ablette commune (Alburnus alburnus), le Carassin (Carassius carassius) et la Brême (Abramis brama). La famille des Cichlidae comptent deux espèces le Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus et le Tilapia rouge (Oreochromis aureus), Pour les Centrarchidae, les Percidae et les Poeciliidae sont représentées par une seule espèce chacune, à savoir : le Black bass (Micropterus salmoides), le Sandre (Sander lucioperca) et la Gambusie (Gambusia affinis). Les épreintes analysées ont permis d’identifier 5134 proies réparties en 6 catégories différentes (les poissons, les mammifères, les arthropodes, les batraciens, les reptiles et les oiseaux). Le régime alimentaire global de la loutre est diversifié, mais les poissons constituent la ressource alimentaire principale avec plus de 70% en occurrence relative et plus de 87% en abondance relative. Le mustélidé se nourrit de tous les poissons peuplant le barrage avec une seule espèce qui vient en tête : le Pseudorasbora, suivi de l’ablette commune et du barbeau. Le Pseudorasbora domine le régime durant l’année 2015 et 2019 avec une occurrence relative et une abondance relative, respectivement (20,34%-46,92%) et (16,89%-30,04%). Le menu de la loutre est très varié où elle s’adapte en fonction des sites, des saisons, de l’espace et de l’abondance des proies peuplant le milieu. L’analyse statistique, test de comparaison multiple montre que plusieurs proies se différencier des fréquences d’occurrence et d’abondance avec l’ensemble de proies durant les quatre saisons. Le test multivarié Manova pour la variable proie et saison avec les deux variables fréquence d’occurrence et d’abondance pour les deux années d’étude montre une différence hautement significative (p=0,000). La richesse mensuelle la plus importante est enregistrée au printemps et en été et la plus faible en hiver. L’indice de diversité H’ atteint son maximum durant les mois d’aout et octobre avec respectivement 3,1 et 3,25 bits (année 2019) et 1,81 bits durant le mois d’aout (année 2015). Les valeurs de l’indice d’équitabilité sont de 0,55 et 0,93 bits qui montrent que la loutre diversifie son régime.
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    Bio-écologie des aphides des cultures maraichères (Pomme de terre, Poivron) à Staoueli
    (2024-01-17) Dahmani, Lydia
    La présente étude a une visée biosystématique et agro-écologique en cultures maraichères. En effet, un inventaire de la biocénose d’un écosystème agricole est réalisé, l’un en plein champs et l’autre sous abri serre. Il s’agit d’abord, de comprendre la bio-écologie des insectes plus particulièrement les aphides de deux cultures maraichères, soit la pomme de terre et le poivron. Ceci permettra de mieux comprendre les interactions de l'entomofaune associée à ces cultures, de la phénologie des plantes cultivées prises en considération et de la dynamique des populations d'insectes présents dans le cortège entomofaunistique afin d'aboutir à une gestion durable des agroécosystèmes agricoles. Pour l’étude entomofaunistique, deux techniques d'échantillonnage sont utilisées soit les pots Barber et les assiettes jaunes et ce durant deux saisons en 2021 et en 2022 au niveau de la station I.T.C.M.I à Staoueli. Un montage de pucerons entre lame et lamelle est effectué afin d’établir la systématique de aphides et leurs parasitoïdes. L'étude menée a révélé une diversité entomofaunistique importante. En effet, dans la parcelle de pomme de terre, 77 familles appartenant à huit ordres taxonomiques sont observés en 2021 et 45 familles appartenant à sept ordres en 2022. Dans la serre de poivron, 55 familles appartenant à huit ordres sont notés en 2021. Le même nombre d'ordres est observé en 2022 avec un peu moins de familles (45). Les Hemiptera sont l'ordre le plus dominant dans les deux cultures, suivis des Diptera, des Hymenoptera et des Coleoptera. La diversité des familles varie selon les cultures et les années. La richesse des espèces piégées et l'indice de diversité de Shannon sont plus élevés dans la parcelle de pomme de terre par rapport à la serre de poivron. Il est probable que les variations climatiques influencent la diversité de l'entomofaune, principalement la température et l'humidité. Les deux milieux agricoles étudiés durant les deux années sont des écosystèmes écologiquement équilibrés. La population des ravageurs représentent la majorité des espèces capturées lors de la présente étude. Les Hemiptera sont les ravageurs les plus abondants, avec une dominance des aphididae, suivis des Diptera et des Coleoptera. Il existe aussi des insectes prédateurs, des parasitoïdes et aussi des pollinisateurs. Leurs abondances dépend de l'environnement, principalement la température, les relations inter et intra-spécifiques ainsi que le stade phénologique de la plante. Concernant la bioécologie des aphides, l'inventaire effectué dans la parcelle de pomme de terre en 2021 fait ressortir 780 individus de pucerons et 839 individus en 2022. Malgré cette augmentation du nombre d'individus, la diversité des espèces est plus importante en 2021 soit 20 espèces appartenant à trois tribus et 13 genres sont recensées. La tribu des aphidini, en particulier le genre Aphis, est la plus dominante. Dans la serre de poivron, les inventaires réalisés ont montré la présence de 239 individus de pucerons en 2021 et 361 individus en 2022. Ces pucerons sont répartis en 3 tribus, 13 genres. Des prédateurs et parasitoïdes des aphides sont recensés, tels que Coccinellidae et Braconidae
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    Composition chimique et activité insecticide de trois plantes spontanées Sahariennes : salsola foetida, Cotula cinerea et Zygophyllum album vis-à-vis de Tribolium catsaneum et Callosobruchus maculatus
    (2023-03-22) RADJAI, Imène
    Le présent travail s’est intéressé à l’étude de contrôle des principaux insectes ravageurs des denrées stockées (Tribolium castaneum et Callosobruchus maculatus) par l’utilisation des métabolites secondaires des plantes spontanées du désert : Salsola Foetida, Cotula cinerea et Zygophyllum album. Il comporte 2 activités dont les différentes analyses chimiques des plantes et les tests biologiques. Dans ce contexte, l’extrait éthanolique a été préparé à partir de chaque plante par le dispositif Soxhlet. Les rendements des extraits éthanoliques varient d’une espèce à une autre. Le rendement de l’extrait de Salsola Foetida est le plus élevé avec une valeur de 34,1% suivi de celui de Cotula cinerea avec un pourcentage de 22.8% et de Zygophyllum album avec une valeur de 18.2%.L’analyse des métabolites a été effectuée par les 2 dispositifs suivants: la chromatographie en phase gazeuse GC/MS/QTOF et la chromatographie liquide à haute performance HPLC/MS/QTOF. Les résultats de la GC/MS/QTOF ont montré la présence de Valericacid, Glycoaldehyde et Sulfoxycaprylicacid dans les trois plantes. N-Carboxymethionineresidue et Butanoicacid ont été identifiés dans les deux plantes Cotula cinerea et Salsola foetida. En outre, On a déduit que N Butylbenzenesulfonamide est présent dans les trois plantes. Valine a été identifié pour Salsola foetida et Cotula cinerea. Indoline, Benzensulfonamide et Oxoproline sont présents dans Salsola foetida et Zygophyllum album. Par ailleurs, Pyrroline est le seul composé commun pour Zygophyllum album et Cotula cinerea, par l’analyse HPLC/MS/QTOF. Ensuite, on a évalué l’effet insecticide des trois plantes.Cependant, les résultats ont montré que les trois extraits à base d’éthanol possédent une toxicité remarquable pour le traitement contre la bruche de niébé. La mortalité des adultes par contact de Salsola foetida a atteint un pourcentage de 100% pour la plus forte dose après les 72 heures de traitement et constitue la valeur la plus élevée entre les trois plantes. Les valeurs de DL50 des trois plantes ont été déduits à partir des droites de régression : 6.35 mg/ml pour Salsola foetida, 12.55mg/ml pour Cotula cinerea et 36.59 mg/ml pour Zygophyllum album. Les DL50 déterminent l’efficacité de chaque traitement. De plus, les espèces de plantes ont un pouvoir sur la diminution de la fécondité et de la fertilité des femelles de la bruche. Les moyennes de ponte pour les trois extraits étaitent de 7.83, 68.05 et 192.6 respectivement pour salsola, cotula et Zygophyllum. Par ailleurs, les résultats de la fertilité indiquaient des moyennes d’éclosion des oeufs de 10.61 pour Salsola, de 60.65 pour Cotula et de 70.25 pour Zygophyllum. Les moyennes d’émergence de la descendance étaient de : 8.71, 64.2 et 76.4 respectivement pour salsola, cotula et Zygophyllum. On a évalué l’effet des trois extraits sur les adultes de Tribolium castaneum par contact et ingestion. Ce test montre que les deux modes de toxicité ont presque le même effet sur l’insecte. En effet, les moyennes de mortalité des adultes étaient de l’ordre de : 19,66 pour salsola, de 17,16 pour cotula et de 11,83 pour Zygophyllum. De même que les DL50 sont similaires pour les deux effets contact et ingestion : 13.87 mg/ml pour salsola, 23.57 mg/ml pour cotula et 48.42mg/ml pour Zygophyllum.Les résultats de cette présente étude peuvent être utilisés dans le but de développer une stratégie de lutte contre les ravageurs des denrées stockées toute en respectant rigoureusement l’environnement.
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    Diversité Orthoptérologique dans quelques oasis du Sud Algérien
    (2015-03-04) BELHADJ, Hamida
    L’étude de la faune orthoptérologique a été réalisée dans quatre régions du Sud algérien : Ouargla, Boussaada, Oued Souf et Adrar. La méthode d’échantillonnage utilisée est celle des quadrats. Dans les quatre régions d’étude, 30 espèces d’Orthoptères ont été inventoriées, dont 4 Ensifères et 26 Caelifères. La cuvette de Ouargla abrite 18 espèces, la région de Boussaada 12 espèces, 13 espèces ont été capturées à Oued Souf et 15 espèces à Adrar.Trois stations ont été sélectionnées dans chaque région. La diversité des populations orthoptérologiques y a été analysée. La richesse spécifique la plus élevée est enregistrée dans la station de l’I.N.F.S.A.S. à Ouargla, où 14 espèces ont été recensées.Les résultats des abondances relatives montrent que les espèces Pyrgomorpha cognata et Acrotylus patruelis comptent parmi les plus abondantes dans les régions étudiées, avec une valeur d’abondance relative atteignant 57,60 % pour Pyrgomorpha cognata dans la station d’Ougrout (cultures maraîchères) à Adrar.L’application de la fréquence d’occurrence et de la constance aux espèces d’Orthoptères dans les différentes stations révèle que certaines espèces sont omniprésentes. C’est le cas de Acrotylus patruelis et Ochrilidia gracilis dans la station de Hassi Ben Abdellah (F.O. = 100 %), ainsi que Pyrgomorpha cognata (F.O. = 100 %) et Acrotylus patruelis (92,85 %) dans la station d’Ougrout (Adrar). Les valeurs de l’indice de diversité de Shannon-Weaver appliquées aux espèces d’Orthoptères varient entre 0,63 et 3,01 bits. La diversité la plus élevée est observée dans la station de Trifawi (cultures maraîchères) à Oued Souf, avec 3,01 bits en octobre. Néanmoins, les espèces acridiennes montrent une tendance à l’équilibre dans toutes les stations, avec un indice d’équitabilité supérieur à 0,50.L’étude de la biologie des espèces Pyrgomorpha cognata, Aiolopus thalassinus, Duroniella kasi, Acrotylus patruelis et Ochrilidia gracilis a montré que la majorité de ces acridiens présentent une reproduction continue, la plupart des espèces fréquentes à Ouargla préférant les milieux humides.