Département Zoologie Agricole

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    Biodiversité de l’entomofaune de la tomate: les principaux bioagresseurs dans la région de Mitidja
    (2022-03-09) DJEBARA, Fatiha
    L’étude a été menée sur l’entomofaune associée de la tomate sous abri plastique dans deux sites situés à Zéralda (Sahel occidental) et à Boudouaou El Bahri (Sahel oriental) au cours de l’année 2015 et 2016. Les données de ce présent travail nous ont permis de mettre en évidence une diversité entomologique composée de 111 taxonsrépartis dans 9 ordres, 51 familles et 115 genres. La station de Boudouaou El Bahri est qualitativement la plus riche avec 86 espèces, celle de Zéralda abrite 82 taxons.L’ordre des Hyménoptère prédomine dans les deux stations avec 33,50 % à Zeralda et 37,80 % à Boudouaou El Bahri de l’effectif total,suivi par celui des Diptères avec respectivement 16.25% et de 21.75 % de l’entomofaune inventoriée dans ces deux derniers sites. Les Coléoptères arrivent en 3ème position avec 15.85%, suivis des Homoptères et Hémiptères. Enfin, les autres ordres en l’occurrence, les Lépidoptères, les Thysanoptères, et les Névroptère sont faiblement représentés Parmi, les espèces les plus redoutables nous citerons : les Aphides avec des espèces Macrosiphum euphorbiae, Myzus persicae, Aphis gossypii et Aulacorthum solani. L’Aleurode Bemisia tabaci marque une activité très intense dans la serre de tomate en raison des conditions climatiques très favorables en cette période à Boudouaou El Bahri. De même, Tuta absoluta considérée aussi comme ravageur majeura été recensée avec des effectifs importants. Concernant, les noctuelles : cinq espèces ont été également capturées ; il s’agit des espèces : Autographa gamma, Agrotis segetum, Chrysodeixis chalcites ,Helicoverpa armigera, et Lacanobia oleracea. Les thrips figurent également parmi les principaux bioagresseurs de la tomate et sont omniprésents avec deux espèces :Frankliniella occidentalis et Thrips tabaci représentée respectivement avec 15,90% et 36,65% de l’effectif total . L’évolution spatio-temporelle des populations des différentes espèces dans les deux sites d’étude a montré que les espèces les plus menaçantes répertoriées dans ce présent travail sont à leur optimum en été et dépend des conditions climatiques, cet aspect mérite d’être approfondi durant le cycle végétatif de la tomate en tenant compte de ces paramètres. L’analyse des données a également révélé la présence d’un important complexe parasites- prédateurs. Cette entomofaune utile est constituée d’une diversité d’espèces d’auxiliaires et joue un rôle dans la régulation des populations des bioagresseurs de la tomate et peut assurer ainsi un équilibre biologique dans les deux stations. Il est important de souligner également que le complexe parasite-prédateur des principaux ravageurs de la tomate marque une forte présence dans les deux zones. Il est représenté par 37,96% de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée.Parmi,les parasites nous citerons : les Aphidiphages : Aphedrus sp et Aphidius ervi, l’Aleurodiphage Encarcia formosa endoparasite de Bemesia tabaci. Enfin, l’eulophidae : Neochrysocharis sp est considéré comme le principal parasite de Tuta absoluta dans les deux stations d’étude. Ces auxiliaires trouvent une importante biomasse de nourriture constituée de 62,04% d’espèces d’insectes en majorité des phytophages. Par ailleurs, pas moins de 16 espèces de prédateurs reparties dans cinq ordres et cinq familles ont été répertoriées. La famille des coccinellidae prédomine avec six espèces et regroupe deux aphidiphages: Coccinella septempunctata et Scymnus interruptus. Ces deux prédateurs bénéficient d’une importante biomasse de nourriture composée de 11 espèces de pucerons ; les coccidiphages sont représentés avec deux taxons: Chilocoris bipunctatus et Rhyzobius lophantae. Les aleurodes sont attaqués par deux autres coccinelles en l’occurrence, Clitostethus arcuatus et Stethorus punctillum. La famille des Syrphidae utilisent les pucerons comme nourriture essentielle, il s’agit des espèces Episyrphus balteatus, Eupeodes corolae, Allographa obliqua et Sphaerophoria scripta. Enfin, ces résultats montrent l’importance et l’intérêt de développer la lutte biologique à l’égard des espèces les plus redoutables de la tomate dans une stratégie de lutte intégrée.
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    Place des Arthropodes au sein de la faune du parc national de Theniet El Had Wilaya de Tissemsilt
    (2024-12-12) MAIRIF, Mohamed
    La présente étude a pour but de recenser la faune Arthropodologique du parc national de Theniet El Had. Le site est entièrement forestier (Cédraie, Yeuseraie, Subéraie, Zeenaie…) avec de nombreux milieux naturels (clairières, pelouses, habitats rocheux, sources, mares,…). Cette mosaïque d’habitats abrite une richesse faunistique et floristique remarquable. Nos prospections se sont déroulées dans les milieux terrestres et aquatiques. A cet effet, 06 sites sont choisies pour l’étude des Arthropodes terrestres, dont 03 à exposition Nord et 03 à exposition Sud et 08 sites pour l’étude des espèces aquatiques. La collecte des Arthropodes est réalisée à fréquence mensuelle de mars 2016 jusqu’en février 2017 en utilisant plusieurs méthodes de piègeage. Le groupe des Odonates a bénéficié d’une étude plus poussée vue les intérets biologiques et écologiques qu’ils revêtent Leurinventaire est réalisé à travers des prospections mensuelles de 08 plans d’eau (07 mares forestières et une retenue collinaire) allant de mars 2017 jusqu’en février 2018. Les résultats de toutes les prospections et collectes ont permis d’inventorier 10148 individus appartenant à 04 sous embranchements (Hexapoda, Myriapoda, Chelicerata et Crustacea), 06 classes (Insecta, Entognatha, Arachnida, Malacostraca, Diplopoda et Chilopoda), 26 ordres, 147 familles, 390 genres et 574 espèces. Le peuplement des Arthropodes inventorié dans le parc national de Theniet el Had est nettement dominé par les Hexapodes avec 492 espèces, soit un taux de 86%, les Coléoptères occupent presque le 1/3 de la richesse spécifique totale. Ces résultats font l’objet de trois types d’analyses, une analyse graphique basée sur les variations mensuelles, saisonnières et stationnelles, une analyse statistique multivariée par l’application de l’ACP et CAH et une analyse indicielle portée sur les indices de structure et de composition. Cette étude a permis d’enrichir La collection du Parc national de Theniet El Had par 386 espèces non citées dans cette aire protégée (101 Coléoptères, 70 Hyménoptères, 64 Arachnides, 39 Lépidoptères, 31 Diptères, 25 Hémiptères, 17 odonates, 14 Orthoptères, 12 Myriapodes, 06 Crustacés, 02 Neuroptères, 02 Blattodes, 01 Dermaptères, 01 Raphidioptera, 01 Diplura) et d’ajouter deux nouvelles espèces à l’entomofaune algérienne. Il s’agit de Mellinus arvensis (Crabronidae, Hymenoptera) et Saprinus maculatus (Histeridae, Coleoptera)
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    Bioécologie des oiseaux de la région du Sahel algérois : Aspect parasitologique du Passer domesticus × Passer hispaniolensis
    (2025-01-30) MESSAI, Marwa
    La présente étude porte sur deux volets, à savoir l’avifaune du Sahel algérois et l’aspect parasitologique du moineau hybride Passer domesticus × Passer hispaniolensis. L’étude de l’avifaune du Sahel algérois s’est étalée sur quatre années (décembre 2019 - Décembre 2023) au niveau de cinq stations, soit la forêt de Ben Aknoun et celle de Paradou, le Jardin d’Essai du Hamma et celui de l’École Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) à El Harrach et le lac de Réghaïa. Pour cela, trois méthodes de recensement des oiseaux ont été utilisés, à savoir léthode des E.F.P., des I.P.A. et des quadrats. Ainsi, 205 espèces d’oiseaux ont été identifiées appartenant à 22 ordres et 60 familles. Sept nouvelles espèces ont été enregistrées. Il s’agit notamment du Pic épeichette Dryobates minor, de l'Hirondelle rousseline Cecropis daurica, du Tarier des prés Saxicola rubetra, du Gobemouche à collier Ficedula albicollis, du Pluvier guignard Charadrius morinellus, du Labbe pomarin Pomarine Jaeger et du Labbe parasite Stercorarius parasiticus. Les Passeriformes constituent l’ordre le plus diversifié avec 74 espèces réparties en 23 familles (36,1%), suivis des Charadriiformes avec 47 espèces (22,9%) (9 familles). D’autres ordres, comme les Anseriformes, les Pelecaniformes et les Accipitriformes, les Gruiformes et les Strigiformes sont moins représentés. Les espèces nicheuses résidentes dominent avec 37,4%. Les espèces migratrices nicheuses et les oiseaux hivernants occupent également une place importante, soit 23,2% et 17,9% respectives. Les invertivores constituent la catégorie trophique la plus représentée, regroupant 34 oiseaux d'eau et 84 oiseaux terrestres. Les oiseaux polyphages occupent la deuxième position avec 40 espèces (16,3%). Pour ce qui concerne le deuxième volet, l’étude de l’aspect parasitologique du moineau hybride Passer domesticus × Passer hispaniolensis s’est déroulée du mois de mai 2022 au mois d’avril 2023 au niveau de la Résidence El Alia, la forêt de Ben Aknoun et celle de Paradou ainsi que le jardin d’essai du Hamma et de l’ENSA. Un total de 100 individus mâles et femelles, a été traité et analysé. Cette étude a révélé la présence d’ectoparasites et d’endoparasites sur le moineau hybride. Parmi les ectoparasites identifiés, il est à signaler Ceratophyllus gallinae (puces), Dermanyssus gallinae et Dermanyssus sp. (acariens) et Menacanthus stramineus (poux mallophages). Les variations saisonnières montrent que les acariens augmentent en été, tandis que les puces et les poux atteignent leurs pics au printemps et en été, avant de diminuer à l’automne et en hiver. Pour les endoparasites, des nématodes à savoir Trichostrongylus sp. et des protozoaires Eimeria sp. et Isospora sp. ont été identifiés. Cette étude a permis d’enrechir la liste des oiseaux du Sahel algérois. Les inventaires des espèces aviennes de cette région, combiné à l'étude de l'écologie parasitaire du moineau hybride, offre une vision de la biodiversité et l’état des écosystèmes locaux
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    Etude des Nématodes à Kystes « Heterodera » Inféodés aux Céréales et aux Légumineuses dans la Région de Médéa
    (2021-04-11) RAHIM, Zohra
    Cette étude a permis d'identifier trois taxons de nématodes phytoparasites appartenant à trois ordres (Tylenchida, Dorylaimida et Anguinidae) ainsi que quatre espèces de nématodes à kystes du genre Heterodera (H. avenae, H. latipons, H. hordecalis, H. filipjevi). L'objectif principal était d'évaluer l'impact des rotations culturales et de la sensibilité de variétés de blé dur (waha) et de pois chiche (Fllip) aux nématodes, en conditions naturelles. Les résultats ont révélé des taux de multiplication plus élevés la première année que la seconde, avec une variabilité significative selon les stades de développement des cultures. La lutte contre ces parasites repose sur des rotations culturales, l’introduction de cultures non hôtes, et la jachère pour réduire la densité des populations. Les sols lourds et les pratiques agricoles influencent également leur distribution, certaines textures de sol favorisant leur développement, comme les sols argilo-limoneux, tandis que les sols argilo-calcaires y sont moins propices. Les nématodes phytoparasites affectent négativement les paramètres de croissance des cultures (nombre de talles, grains par mètre carré, poids des mille grains). L’étude souligne la nécessité d’une gestion intégrée incluant des prospections régulières, une sensibilisation des agriculteurs, et le développement de méthodes de lutte respectueuses de l’environnement. Des recherches futures sur l’identification moléculaire des espèces et l’évaluation des pathotypes sont recommandées pour mieux comprendre ces parasites et développer des stratégies de lutte adaptées.
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    Systématique et écologie des Orthoptères Caelifères dans neuf stations à Kherrata, Setif et Jijel
    (2024-05-26) AZIL, Ammar
    Le recensement de la faune orthoptérique dans neuf stations à Kherrata, Setif et Jijel a montré la présence de 30 espèces appartenant à 11 sous-familles et ce sont les Oedipodinae et les Gomphocerinae qui prédominent. Les richesses totale et moyenne ainsi que la diversité sont faibles dans les milieux cultivés qui sont des milieux anthropisés, et importantes dans les milieux vallée et friche qui sont des milieux stables et moins perturbés par les activités humaines. Les valeurs de l’équitabilité sont supérieures à 0,5 et tendent vers 1 pour l’ensemble des stations d’étude, ceci traduit une distribution d’abondance équilibrée. Calliptamus barbarus se distingue des autres espèces du fait qu’elle est constante dans toutes les stations d’étude, Aiolopus strepens, Pezotettix giornae, Oedipoda fuscocincta et Oedipoda caerulescens sulfurescens se distinguent aussi puisqu’elles sont constantes dans la majorité des stations. L’étude de l’effet de l’altitude sur la diversité et l’abondance acridiennes montre que la richesse spécifique la plus élevée est enregistrée dans la station à moyenne altitude par rapport aux stations basse et haute altitude. La famille des Acrididae est de loin la plus fréquente et les sousfamilles des Oedipodinae, Acridinae et Eyprepocnemidinae sont les plus abondantes. L’AFC a permis de distinguer trois groupes d’acridiens selon l’altitude : un premier groupe des espèces propres au milieu à faible altitude, un deuxième groupe comprenant les espèces de moyenne altitude et un troisième groupe des espèces de haute altitude, les chiffres montrent que l’altitude n’a pas d’effet sur la richesse et la diversité orthoptérique puisque c’est le milieu à moyen altitude qui est le plus riche en espèces acridiennes. Concernant les structures génitales, cette étude nous a permis de rajouter ces structures (plaques supra-anales, sous-génitales et l’épiphalle) comme clés d’identification qui sont d’une importance capitale puisqu’elles permettent d’identifier de manière sûre les différentes espèces Caelifères surtout celles qui se ressemblent morphologiquement. Nous avons dressé une liste comprenant un groupe d’espèces acridiennes identifiables à partir de la plaque supra-anale, un deuxième groupe identifiable à partir de la plaque sous-génitale et un troisième groupe à partir de l’épiphalle
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    Ecologie trophique de la loutre d'Europe Lutra Lutra L. 1758, liée à un écosystème aquatique saharien
    (2021-02-22) Kaci, Zakia
    L’étude a été réalisée dans un écosystème saharien, le barrage de Djorf Torba d’une superficie de 2770 km² situé à 60 km à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Béchar et à 25 km de la commune de Kenadsa avec 800 m d’altitude. Ayant une capacité de 360 millions de m3. Dans ce milieu subsiste une population de loutre Lutra lutra (L. 1758) sur laquelle nous avons étudier l’écologie trophique par le seul mammifère semi aquatique d’Algérie par l’analyse de 576 épreintes de janvier à décembre durant deux cycles annuels (2015 et 2019). Nous étions amenés à étudier les disponibilités alimentaires du barrage en procédant à faire un inventaire de l’ichtyofaune lié au barrage dans le but d’établir notre propre clé de référence afin d’identifier les proies consommées par la loutre pour tous les poissons peuplant le barrage de Djorf Torba. Le peuplement ichtyologique recensé est composé essentiellement de 5 familles englobant 13 espèces avec une nette dominance des Cyprinidae qui est composée de 8 espèces : le Barbeau (Luciobarbus. pallaryi), le Pseudorasbora (Pseudorasbora parva), la Carpe argentée (Hypophtalmichthys molitrix), la Carpe à grande bouche (Hypophtalmichthys nobilis), la Carpe commune (Cyprinus carpio, l’Ablette commune (Alburnus alburnus), le Carassin (Carassius carassius) et la Brême (Abramis brama). La famille des Cichlidae comptent deux espèces le Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus et le Tilapia rouge (Oreochromis aureus), Pour les Centrarchidae, les Percidae et les Poeciliidae sont représentées par une seule espèce chacune, à savoir : le Black bass (Micropterus salmoides), le Sandre (Sander lucioperca) et la Gambusie (Gambusia affinis). Les épreintes analysées ont permis d’identifier 5134 proies réparties en 6 catégories différentes (les poissons, les mammifères, les arthropodes, les batraciens, les reptiles et les oiseaux). Le régime alimentaire global de la loutre est diversifié, mais les poissons constituent la ressource alimentaire principale avec plus de 70% en occurrence relative et plus de 87% en abondance relative. Le mustélidé se nourrit de tous les poissons peuplant le barrage avec une seule espèce qui vient en tête : le Pseudorasbora, suivi de l’ablette commune et du barbeau. Le Pseudorasbora domine le régime durant l’année 2015 et 2019 avec une occurrence relative et une abondance relative, respectivement (20,34%-46,92%) et (16,89%-30,04%). Le menu de la loutre est très varié où elle s’adapte en fonction des sites, des saisons, de l’espace et de l’abondance des proies peuplant le milieu. L’analyse statistique, test de comparaison multiple montre que plusieurs proies se différencier des fréquences d’occurrence et d’abondance avec l’ensemble de proies durant les quatre saisons. Le test multivarié Manova pour la variable proie et saison avec les deux variables fréquence d’occurrence et d’abondance pour les deux années d’étude montre une différence hautement significative (p=0,000). La richesse mensuelle la plus importante est enregistrée au printemps et en été et la plus faible en hiver. L’indice de diversité H’ atteint son maximum durant les mois d’aout et octobre avec respectivement 3,1 et 3,25 bits (année 2019) et 1,81 bits durant le mois d’aout (année 2015). Les valeurs de l’indice d’équitabilité sont de 0,55 et 0,93 bits qui montrent que la loutre diversifie son régime.
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    Bio-écologie des aphides des cultures maraichères (Pomme de terre, Poivron) à Staoueli
    (2024-01-17) Dahmani, Lydia
    La présente étude a une visée biosystématique et agro-écologique en cultures maraichères. En effet, un inventaire de la biocénose d’un écosystème agricole est réalisé, l’un en plein champs et l’autre sous abri serre. Il s’agit d’abord, de comprendre la bio-écologie des insectes plus particulièrement les aphides de deux cultures maraichères, soit la pomme de terre et le poivron. Ceci permettra de mieux comprendre les interactions de l'entomofaune associée à ces cultures, de la phénologie des plantes cultivées prises en considération et de la dynamique des populations d'insectes présents dans le cortège entomofaunistique afin d'aboutir à une gestion durable des agroécosystèmes agricoles. Pour l’étude entomofaunistique, deux techniques d'échantillonnage sont utilisées soit les pots Barber et les assiettes jaunes et ce durant deux saisons en 2021 et en 2022 au niveau de la station I.T.C.M.I à Staoueli. Un montage de pucerons entre lame et lamelle est effectué afin d’établir la systématique de aphides et leurs parasitoïdes. L'étude menée a révélé une diversité entomofaunistique importante. En effet, dans la parcelle de pomme de terre, 77 familles appartenant à huit ordres taxonomiques sont observés en 2021 et 45 familles appartenant à sept ordres en 2022. Dans la serre de poivron, 55 familles appartenant à huit ordres sont notés en 2021. Le même nombre d'ordres est observé en 2022 avec un peu moins de familles (45). Les Hemiptera sont l'ordre le plus dominant dans les deux cultures, suivis des Diptera, des Hymenoptera et des Coleoptera. La diversité des familles varie selon les cultures et les années. La richesse des espèces piégées et l'indice de diversité de Shannon sont plus élevés dans la parcelle de pomme de terre par rapport à la serre de poivron. Il est probable que les variations climatiques influencent la diversité de l'entomofaune, principalement la température et l'humidité. Les deux milieux agricoles étudiés durant les deux années sont des écosystèmes écologiquement équilibrés. La population des ravageurs représentent la majorité des espèces capturées lors de la présente étude. Les Hemiptera sont les ravageurs les plus abondants, avec une dominance des aphididae, suivis des Diptera et des Coleoptera. Il existe aussi des insectes prédateurs, des parasitoïdes et aussi des pollinisateurs. Leurs abondances dépend de l'environnement, principalement la température, les relations inter et intra-spécifiques ainsi que le stade phénologique de la plante. Concernant la bioécologie des aphides, l'inventaire effectué dans la parcelle de pomme de terre en 2021 fait ressortir 780 individus de pucerons et 839 individus en 2022. Malgré cette augmentation du nombre d'individus, la diversité des espèces est plus importante en 2021 soit 20 espèces appartenant à trois tribus et 13 genres sont recensées. La tribu des aphidini, en particulier le genre Aphis, est la plus dominante. Dans la serre de poivron, les inventaires réalisés ont montré la présence de 239 individus de pucerons en 2021 et 361 individus en 2022. Ces pucerons sont répartis en 3 tribus, 13 genres. Des prédateurs et parasitoïdes des aphides sont recensés, tels que Coccinellidae et Braconidae
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    Composition chimique et activité insecticide de trois plantes spontanées Sahariennes : salsola foetida, Cotula cinerea et Zygophyllum album vis-à-vis de Tribolium catsaneum et Callosobruchus maculatus
    (2023-03-22) RADJAI, Imène
    Le présent travail s’est intéressé à l’étude de contrôle des principaux insectes ravageurs des denrées stockées (Tribolium castaneum et Callosobruchus maculatus) par l’utilisation des métabolites secondaires des plantes spontanées du désert : Salsola Foetida, Cotula cinerea et Zygophyllum album. Il comporte 2 activités dont les différentes analyses chimiques des plantes et les tests biologiques. Dans ce contexte, l’extrait éthanolique a été préparé à partir de chaque plante par le dispositif Soxhlet. Les rendements des extraits éthanoliques varient d’une espèce à une autre. Le rendement de l’extrait de Salsola Foetida est le plus élevé avec une valeur de 34,1% suivi de celui de Cotula cinerea avec un pourcentage de 22.8% et de Zygophyllum album avec une valeur de 18.2%.L’analyse des métabolites a été effectuée par les 2 dispositifs suivants: la chromatographie en phase gazeuse GC/MS/QTOF et la chromatographie liquide à haute performance HPLC/MS/QTOF. Les résultats de la GC/MS/QTOF ont montré la présence de Valericacid, Glycoaldehyde et Sulfoxycaprylicacid dans les trois plantes. N-Carboxymethionineresidue et Butanoicacid ont été identifiés dans les deux plantes Cotula cinerea et Salsola foetida. En outre, On a déduit que N Butylbenzenesulfonamide est présent dans les trois plantes. Valine a été identifié pour Salsola foetida et Cotula cinerea. Indoline, Benzensulfonamide et Oxoproline sont présents dans Salsola foetida et Zygophyllum album. Par ailleurs, Pyrroline est le seul composé commun pour Zygophyllum album et Cotula cinerea, par l’analyse HPLC/MS/QTOF. Ensuite, on a évalué l’effet insecticide des trois plantes.Cependant, les résultats ont montré que les trois extraits à base d’éthanol possédent une toxicité remarquable pour le traitement contre la bruche de niébé. La mortalité des adultes par contact de Salsola foetida a atteint un pourcentage de 100% pour la plus forte dose après les 72 heures de traitement et constitue la valeur la plus élevée entre les trois plantes. Les valeurs de DL50 des trois plantes ont été déduits à partir des droites de régression : 6.35 mg/ml pour Salsola foetida, 12.55mg/ml pour Cotula cinerea et 36.59 mg/ml pour Zygophyllum album. Les DL50 déterminent l’efficacité de chaque traitement. De plus, les espèces de plantes ont un pouvoir sur la diminution de la fécondité et de la fertilité des femelles de la bruche. Les moyennes de ponte pour les trois extraits étaitent de 7.83, 68.05 et 192.6 respectivement pour salsola, cotula et Zygophyllum. Par ailleurs, les résultats de la fertilité indiquaient des moyennes d’éclosion des oeufs de 10.61 pour Salsola, de 60.65 pour Cotula et de 70.25 pour Zygophyllum. Les moyennes d’émergence de la descendance étaient de : 8.71, 64.2 et 76.4 respectivement pour salsola, cotula et Zygophyllum. On a évalué l’effet des trois extraits sur les adultes de Tribolium castaneum par contact et ingestion. Ce test montre que les deux modes de toxicité ont presque le même effet sur l’insecte. En effet, les moyennes de mortalité des adultes étaient de l’ordre de : 19,66 pour salsola, de 17,16 pour cotula et de 11,83 pour Zygophyllum. De même que les DL50 sont similaires pour les deux effets contact et ingestion : 13.87 mg/ml pour salsola, 23.57 mg/ml pour cotula et 48.42mg/ml pour Zygophyllum.Les résultats de cette présente étude peuvent être utilisés dans le but de développer une stratégie de lutte contre les ravageurs des denrées stockées toute en respectant rigoureusement l’environnement.
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    Impact du Hibou Grand-Duc ascalaphe Bubo bubo ascalaphus (SAVIGHY, 1809) dans un milieu naturel dans la région d'Oum Bouaghi (Est Algerie) écologie trophique et reproduction
    (2023-07-01) LAKROUF, Fethia
    Au sein de la région du JbelTarf (Oum El Bouaghi) à travers l'analyse de 93 pelotes de réjection des juvéniles qui ont été ramassés au nid durant la période de reproduction de l'année 2017 et 150 pelotes de réjection des adultes étudier par saison et récoltes dans différentes milieu d'études dans la même région du Jbel Tareum EI Bouaghi). Le régime alimentaire des juvéniles et des adultes du Hibou grand duc est étudié en relation avec les disponibilités alimentaire de notre région d'étude représentées par les insectes•proies. Les stokes alimentaires ont pris en considération dans cette station durant le printemps (2009). On remarque que les Hyménoptères dominent avec un pourcentage de 30,5 %, suivie par les Diptères soit 17,2 %. Le régime alimentaire des juvéniles de Bubo bobo ascalaphus durant la période de reproduction de l'année 2017 a permis d'identifier 300 espèces-proies appartenant à 5 classes. Les résultats montrent que la classe des Mammalia représente 45 % dont les rongeurs occupent la première place avec un taux de 43,01 %. Suivi des Coléptères avec 11,7 L'étude de régime alimentaire des adultes de Hibou grand-duc ascalaphe s'est basée sur l'analyse de pelotes de rejection et de restes trophiques trouvés dans le nid de ce rapace. Il apparaît que Bobo ascalaphus se base essentiellement sur des proies de grandes tailles pour son alimentation tels que des mammifères (48,0 %) pour ce qui est des régurgitais. Les espèces-proies les plus consommées sontGerbillus gerbillus (15,5 %), Meriones shawi (10,1 %) etJaculus orientes (6,8 %). Pour ce qui est des restes au nid, les mammifères occupent aussi le premier rang des catégories les plus capturées par le Hibou ascalaphe (45,7 %). La proie la plus consommée par ce rapace est le Hérisson du désert Paraechinusaethloplcus (13,3 %), suivie par Gerbais sp. (9,5 %) et Merionesshawi (7,6 %). Du point de vue du régime trophique le Hibou grand-duc fournit beaucoup d'efforts pour capturer des insectes à Jbel Tarf (40 %). Mais il complète son menu par des rongeurs (36 %). Pourtant prés du nid, il se comporte en omithophage aussi bien en 2016 (83,7 %) qu'en 2017 (77,3 %), soit en 2016 des taux de 40,3 % pour Passer sp. et 32,5 % pour Carduells chlorés et en 2017 des pourcentages de 37,7 % pourPasser sp. et 32,5 % pour Careluelis chlorés. Mais au prés des Sebkha, en 2018, c'est Mus spretus qui abonde (28 %) parmi les proies ingérées. En fait, la diversité des proies des adultes d Rubobuboest assez élevée égale à 2,50 bits en 2016. à2,2 bits en 2017 et à 3,12 bits en 2018. 11 existe une tendance vers un équilibre entre les effectifs des espèces consommées par les adultes compte tenu du fait que les valeurs de l'indice d'équirépartition se rapprochent de I (0,55 < E < 0.87). Mais en termes de biomasse certaines espèces apparaissent les plus profitables en 2016 comme les oiseaux (13% = 70.9 %) dont Passer sp. (43.3 %) et Carduelis chlorés (27.1 %) et les rongeurs (B% = 28,6 %) avec Routa rattus (27.3 %) à bel Taref. Il en est de méme en 2017 dans la même station où les oiseaux sont bien représentés (Et% = 5M %) avec Passer sp. (26 %) et Carduelis chlorés (21.7 %) ainsi que les rongeurs (Et% = 41.6 %) dont Rattus rouas (37.4 %). En 2018.1e Hibou grand-duc semble adopter une marc stratégie de chasse puisque ce sont les rongeurs qui interviennent le plus (B %= 70.6 %) avec Rastas rattus (42.4 %) et Mus spretus (282 %). Les oiseaux jouent ici le râle de proies de remplacement (B% = 25.6 %). Pour ce qui concerne les effectifs des proies dans lesrégurgitats des jeunes de Sulsobubo dans les stations d'étude. ils varient entre I et 5 par pelote avec une plus grande fréquence de celles 2 proies (45 %) chez les junivilles et de 3 proies (40 %) chez les adultes. Mais globalement leurs richesses en proies sont assez faibles se situant entre 4 et 10 espèces selon les catégories d'âges. Les jeunes hiboux grand-ducs apparaissent plus nettement omithophages que les adultes avec 90 % d'oiseaux dont Passer sp. (A.R.% = 56 %: 13 % 44,4 %) et Carduelis chlorés (A.R.% = 30 fre: B%= 23.1 %). Les rongeurs suivent avec Rama MW (A.R.% = 10 %rH% = 30.2 %). De même, les oiseaux se classent au premier rang (A.R.% = 41.9 99: B%= 43.5 %), suivis par les rongeurs (38.7 B% = 53,8 %) avec Mus spretus (A.R.% = 35.5 64: 13% = 36.4 %) et Ramus rattus (B% = 17.4 %) et les Insectes avec Glyllotalpa grylloralpa (A.R. % = 16.1 %). La diversité des proies des jeunes est relativement plus faible (1.51 bits en 2017) que celle notée pour les adultes pourtant la valeur de If atteint 2,85 bits en 2018. Lit. encore il existe une certaine tendance à l'équilibre entre les effectifs des espèces proies aussi bien au juvinilles (E = 0,8) qu'au adultes (E = 0.9). En 2016 les ossements les plus détériores par les adultes d' Rubobubosont l'avant-eninc (P.F. = 100 %), l'omoplate = 98,3 %) et le tibia (P.F. = 94,4 %). Les parties les moins fragmentées sont la métacarpe (RF. = 41 %) et l'humérus (P.F. = 50 %). En 2017 les ossements des oiseaux-proies les plus brisés sont l'avant-cninc(P.F. = 98.3 %). l'omoplate (P.F. = 91.4 %) et k tibia (P.F. = 88.7 %). Les parties les plus conservées sont le tarsométatarse (P./7. = 22,7 %), le métacarpe (P.F. = 25 %), et l'humérus (P.F. = 32,4 %). Pour ce qui concerne la fragmentation des os, en 2016 par rapport à 694 éléments osseux de la proie .4/us spretus trouvés dans les pelotes d Rubobubo. le pourcentage moyen de fragmentation est élevé étant égal à 83.7 %. Ce taux est encore plus important en 2018 aneignant 91.5 % lest «min. Ir heig (ln nc rIgn airain por Inc arlultn cl' Ri/holm/ho est mains élevé aussi bien en 2016 (75,2 %) qu'en 2017 (60.7 %). Cependant les jeunes du Hibou moyegrand-duc fracturent davantage les os des oiseaux (78.9 % < P.F. % moyen < 88 %). Les avant-crânes, les tibias et les omoplates le sont encore plus (P.F. % = 100 %). Il en est de méme pour la fragmentation des os de Mus spraus(PS = 74,4 %). Pour ce qui concerne la reproduction des pesées des pontes cl'Bubobubo émises en 2017 dans la station d'étude sont faites : les poids moyens des œufs se situent entre 22 et 23,5 g. (moy. = 22,5 3 039 g). Les mesures effectuées montrent que les valeurs de la longueur fluctuent entre 40 et 47 mm (moy. = 42.03 ± 2.82 mm) et que celles du grand diamètre se situent entre 31.2 et 32.7 mm (moy. = 32.08 ±0.58 mm). Comme analyse statistique. le test du Khi-2 ) met en évidence une différence très hautement significative entre les deux années d'étude 2016 et 2018 en fonction des espèces-proies notées dans les pelotes de Bubobubo récoltées à Jdbel Tarte. La môme technique statistique utilisée motte l'existence d'une différence tués hautement significative entre les individus adultes et juvinilles en fonction des proies trouvées dans ks pelotes &Asia ours. Par rapport aux proies recueillies des pelotes des adultes de Rubobuboen 2016 et en 2017 ainsi qu'on 2018. l'analyse factorielle des correspondances montre plusieurs groupements dont celui des espèces présentes seulement chez les jeunes en 2016 comme Odonnaa algerica (005), Pycnonotus barbatus (019) et Crocidura russtda (031). Une seule espèce est particulière à la station Baraki en 2007, c'est Fringillacoelebs (022). Le nuage de points qui correspond au adultes en 2018 =frime des espèces telles que Goglu, bimaculatus (003). Goglu:alpe gryllotalpa (004) et Sturnus%tdgaris (025).
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    Influence de la région et de la plante hôte sur quelques paramètres écologiques de Lepidosaphes beckii Newman, 1869 (Hom : Diaspididae) en Mitidja
    (2023-06-25) ZAABTA, Insaf
    Le présent travail met en évidence l’étude de la dynamique des populations de Lepidosaphes beckii ainsi que l’étude de l’impact de son parasite Aphytis.lepidosaphes durant deux années d’étude 2017 et 2018, dans un verger d’oranger à Rouiba et verger de clémentinier à Sidi Moussa. Ces connaissances nous permettrons de déterminer une méthode de lutte efficace et adéquate pour chaque région. L’étude montre que L.beckii développe trois générations annuelles durant les années d’étude : une première automnale, une deuxième printanière et une troisième estivale. Par ailleurs, cette cochenille présente une affinité très marquée pour la face inferieure des feuilles dans la région de Rouiba, et la face supérieure dans la région de Sidi Moussa. La mortalité naturelle de cette cochenille est d’ordre climatique pour les jeunes stades et physiologique pour les femelles adultes. La fécondité présente également trois périodes de ponte avec un décalage de quelques jours à deux semaines entre les deux années et entre les deux plantes hôtes : une ponte automnale, printanière et estivale. Les ennemis naturels de L.beckii dans la région de Rouiba, elle est le résultat de l’action du parasitoïde A.lepidosaphes. Les résultats des fluctuations montrent que ce parasitoïde développe aussi 3 générations annuelles : une génération automnale, une génération printanière et une génération estivale, il hiverne sous forme de larves âgées dans les populations de la cochenille, et il se trouve là où son hôte est plus abondant. A.lepidosaphes attaque également les différents stades mais manifeste une préférence marquée pour les femelles adultes qui lui offrent les conditions nutritionnelles pour son développement optimal. Le taux de parasitisme global enregistre 22,54% chez L.beckii, ce taux reste faible pour contrôler les populations de la cochenille.