Département Productions Végétales
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Item Diversité génotypique et phénotypique des Phoma spp. et espèces apparentées pathogènes sur les Fabaceae : évaluation de la pathogénicité et de la gamme d’hôte - Cas du bersim (Trifolium alexandrinum L.)(2026-07-07) GHIAT, NaouelLes Phoma spp. et espèces apparentées constituent un complexe important d’agents phytopathogènes responsables des anthracnoses et des pourritures racinaires des Fabaceae. Leur identification demeure difficile en raison de la forte similitude morphologique entre les espèces et d’une spécificité parasitaire complexe. A cet effet, plusieurs objectifs ont été étudiés : (1) inventorier et caractériser les Phoma spp. et les espèces apparentées associées aux cultures des Fabacées alimentaires et fourragères en Algérie, avec un intérêt particulier pour le bersim, (2) évaluer la diversité génétique inter- et intraspécifique des populations fongiques identifiées, (3) caractériser par marqueurs phénotypique les espèces fongiques identifiées et évaluer leur pathogénicité. L’approche multilocus, basée sur l’analyse phylogénétiques des régions ITS, LSU et des gènes tub2 et rpb2 a permis d’identifier 5 genres : Phoma, Ascochyta, Didymella, Nothophoma et Boeremia et 14 espèces au sein de la famille des Didymellaceae. Parmi celles-ci, on peut citer P. herbarum, A. nigripycnidia, A. syringae, D. lethalis, B. exigua et N. pruni isolées du pois, de la luzerne et du bersim, observées pour la première fois en Algérie. L’analyse du polymorphisme nucléotidique par DnaSP a mis en évidence une diversité génétique contrastée entre les espèces étudiées. Les isolats d’A. medicaginicola et D. pinodella ont présenté les niveaux de diversité les plus élevés, traduisant une importante variabilité interspécifique, tandis que ceux d’A. nigripycnidia, ont montré une faible diversité génétique suggérant une structure plus homogène. Par ailleurs, les analyses haplotypiques et la construction des réseaux réalisées par PopArt, sur D. pinodella et A. nigripycnidia isolées du bersim ont révélé des structures génétiques distinctes. L’espèce D. pinodella présente un haplotype dominant largement distribué à l’échelle mondiale (Algérie, Asie, Europe), alors qu’A. nigripycnidia montre une diversité géographique plus marquée et un flux génétique limité. Sur le plan morphologique et cultural, une variabilité importante entre les espèces étudiées est constatée. La concordance globale entre les données morphologiques et phylogénétiques confirme l’intérêt d’une approche polyphasique pour l’identification des espèces appartenant aux Didymellaceae. Les essais de pathogénicité révèlent une forte variabilité des capacités infectieuses des 14 espèces sur les Fabaceae. Les espèces D. pinodella, D. pinodes et A. medicaginicola se distinguent par une forte agressivité, avec une capacité d’infection à la fois sur les organes aériens et souterrains. Par contre, les espèces D. pisi, D. fabae, A. nigripycnidia, D. lethalis, et P. rabiei présentent une agressivité intermédiaire et variable avec une spécificité plus marquée selon l’hôte ou l’organe. En revanche, B. exigua, A. syringae, P. herbarum et N. pruni montrent une faible pathogénicité et un spectre d’hôtes restreint. Ces résultats mettent en évidence une pathogénicité dominée par des espèces polyphages et fortement agressives dans les infections des organes aériens et souterrains. Le pathosystème bersim et les trois espèces A. nigripycnidia, D. pinodella et B. exigua a révélé une variabilité importante de l’agressivité et de la spécialisation d’hôte entre les espèces étudiées. En particulier, D. pinodella et A. nigripycnidia se sont montrées les plus agressives avec une grande capacité à infecter les parties souterraines. À l’inverse, B. exigua a montré une pathogénicité plus faible et un spectre d’hôtes plus restreint.Item Délimitation d'espèces au sein du complexe Medicago murex : approche intégrative par analyses morphométriques et marqueurs microsatellites(2026-06-10) DJEDID, Khadidja ImeneLe complexe Medicago murex, légumineuse fourragère méditerranéenne, fait l'objet d'une controverse taxonomique depuis plus de deux siècles. Au cœur de cette controverse se trouvent deux cytotypes reproductivement isolés (2n=14 et 2n=16) qui présentent des caractères morphologiques corrélés, mais dont la délimitation nomenclaturale prête à confusion. Cette thèse vise à résoudre l'ambiguïté nomenclaturale en réattribuant les noms scientifiques à l'aide d'une approche intégrative combinant, pour la première fois, des analyses morphologiques statistiquement robustes et une caractérisation moléculaire à l'aide de marqueurs microsatellites nucléaires et chloroplastiques. Une étape préliminaire de validation, conduite sur 11 espèces de Medicago représentatives de trois sections taxonomiques majeures du genre, a permis d'évaluer le pouvoir discriminant et la complémentarité informationnelle des marqueurs n-SSR et cp-SSR, confirmant leur efficacité pour la différenciation taxonomique au sein du genre. Par la suite, dix-sept populations méditerranéennes représentant les trois taxons présumés du complexe (M. murex, M. heterocarpa forme épineuse et forme non épineuse) ont été caractérisées pour 15 traits morphologiques et analysées moléculairement à l'aide des marqueurs précédemment validés, sept loci nucléaires (n-SSR) et cinq loci chloroplastiques (cp-SSR). Des analyses morphologiques multivariées (NMDS, MCA, DFA, FAMD, HCA) et une régression logistique multinomiale ont permis d'identifier des traits diagnostiques fiables, tels que le nombre de sillons sur les gousses, la forme des feuilles mâtures, le rapport pédoncule/pétiole et le nombre de dents sur les feuilles. Cela a permis de différencier les taxons avec un taux de précision supérieur à 90 %. Les analyses moléculaires ont confirmé l'existence de trois entités génétiquement distinctes avec des taux d'attribution de 98,93 % pour les n-SSR et de 95,88 % pour les cpSSR. Parmi les autres conclusions importantes, citons une grande diversité génétique (97 allèles nucléaires, 85 haplotypes chloroplastiques), un système de reproduction autogame fort (92 % d'autofécondation) et une différenciation importante entre les populations (Fst = 0,311 pour n-SSR ; PT = 0,430 pour cp-SSR). La concordance partielle entre les compartiments génomiques chloroplastiques et nucléaires (r = 0,455) suggère une histoire évolutive complexe impliquant une divergence allopatrique, un flux génétique asymétrique et une capture chloroplastique. Cette étude confirme que deux des trois entités sont des espèces biologiques véritablement distinctes. De plus, les résultats montrent qu'elles nécessitent des révisions nomenclaturales. Contrairement aux désignations courantes dans les flores actuelles, cette recherche montre que Medicago heterocarpa Spach (1849) devrait être prioritaire et désignée pour le cytotype 2n=16 au lieu de Medicago murex willd. En outre, Medicago murex willd. (1802) devrait être désigné pour le cytotype 2n=14 au lieu de Medicago Sphaerocarpos (1810). En ce qui concerne la troisième entité, le statut de M. heterocarpa inerme en tant qu'espèce distincte reste à confirmer. Enfin, cette recherche fournit également des bases essentielles pour la conservation et la valorisation continues du complexe Medicago murex en tant que ressource génétique fourragère d'importance agronomique majeure dans le contexte méditerranéen.Item Contribution à l’étude des interactions palmier dattier (Phoenix dactylifera L.) agent causal du bayoud (Fusarium oxysporum f. sp. albidinis (Killian & Maire) Malençon) par analyses phytochimiques des composés phénoliques des racines de deux cultivars endémiques de la région de Laghouat « Tadala » et « Tizaouet »(2026-05-06) HAMINI, FaϊzaLa maladie du Bayoud, causée par Fusarium oxysporum f. sp. albedinis (Foa), représente un facteur limitant majeur à la phoeciculture en Algérie, les cultivars de qualité étant les plus sensibles. Dans un souci de compréhension des interactions hôte/pathogène et de préservation et valorisation de la biodiversité locale, nous avons évalué les qualités agronomiques, économiques et la résistance constitutive de deux cultivars de palmier dattier endémiques a la région de Laghouat. Après une caractérisation morphologique et biochimique des fruits, nous avons utilisé le montage a reflux et l’hydrolyse alcaline pour l’extraction des phénols totaux solubles et liés des fruits, feuilles et racines. Des méthodes spectrométriques ont été utilisées pour la détermination du contenu phénolique total (TPC) et du contenu en flavonoïdes (TFC). L'activité antiradicalaire des extraits fut testée par le test DPPH (2,2-diphényl-1-picrylhydrazyl). De plus, une analyse HPLC-DAD a été réalisée pour l'identification des acides phénoliques impliquées dans la résistance contre Foa. Pour finir, nous avons testé l’efficacité des extraits racinaires et foliaires contre Foa par la méthode « Food poisoning method » et le docking moléculaire. Les résultats ont démontré que les fruits des cultivars se distinguaient par une excellente qualité commerciale et une importante variabilité morphologique que nous avons retranscrit dans des fiches d’identification. Ils ont également présenté des teneurs très élevées en TPC et de TFC dans les fruits, feuilles et racines des cultivars. Les extraits ont révélé une efficacité antiradicalaire significative par rapport à la vitamine C. Cela suggère que toutes les parties des cultivars représentent une bonne source d’antioxydants naturels. Au total, douze acides phénoliques liés à la résistance à Foa et d’autre pathogènes ont été identifiés. Les composés majoritaires des feuilles étant les acides phénoliques associés à la paroi des cellules (acide sinapique, acide pcoumarique et acide férulique) tandis que dans les racines c’est l’acide p-Hydrobenzoic qui prévalait. À une concentration de 1000 ppm, les extraits des feuilles de TIZ ont atteint une inhibition remarquable de 79 % de Foa, contre 70 % pour les feuilles de TAD et 59 % pour les racines de TAD. Les résultats in silico des simulations ont montré que le resvératrol possédait la plus forte affinité de liaison avec les deux cibles enzymatiques (3-Phytase et FGB1) du Fusarium. En conclusion, les niveaux exceptionnellement élevés de TPC, associés à l'identification des acides phénoliques clés et à leur activité antifongique avérée, offrent une base solide pour l’élaboration de stratégies durables pour lutter contre Foa (résistance génétique, biopesticide). Ces résultats suggèrent aussi que ces cultivars locaux riches en composés phénoliques pourraient renforcer les efforts de sélection variétale visant à optimiser la qualité des fruits et la résistance aux maladies.Item Caracterisation des ressources genetiques de l’olivier (olea europaea l.) a l’aide des descripteurs morphologiques, des marqueurs biochimiques et moleculaires ssr (simple sequence repeats)(2025-05-05) MOUSSI, SoniaL'olivier (Olea europaea L.) occupe une place d'importance capitale dans l'agriculture algérienne. L'identification précise des espèces d'Olea revêt une importance cruciale tant pour la préservation de celles-ci que pour l'exploitation judicieuse de ce genre économiquement significatif. Ce travail de recherche est consacré à la caractérisation morphologique, biochimique et moléculaire de plusieurs cultivars d’olivier provenant de la collection nationale de Sidi-Aich à Thakerietz, Bejaia, ITAFV qui abrite pas moins de 36 variétés locales algériennes. Ces variétés locales présentent un intérêt considérable et méritent d'être explorées dans le cadre des programmes de sélection et d'amélioration, d'où l'importance de leur caractérisation et conservation. Des études biochimiques et des propriétés fonctionnelles ont été étudiées, à savoir la caractérisation morpho-biométrique et agronomique à travers l’étude de leur comportement sur la base des 18 traits quantitatifs. Et en dernier lieu, l’aspect moléculaire a aussi été évalué par l’utilisation de l’ensemble de onze marqueurs microsatellites (SSR) pour l’identification moléculaire. Les résultats de l'analyse biochimique indiquent que les huiles d'olive algériennes présentent une variabilité biochimique significative tout en conservant des caractéristiques fonctionnelles acceptables, ce qui les classe comme une source nutritive de qualité. De plus, il est à noter que les six variétés Boughenfous, Abani, Aghenfas, et Tefah, Sigoise, et Aberkane se distinguent par leur teneur élevée en acide oléique, les rendant ainsi particulièrement nutritives. Cependant, il y a un effet très hautement significatif entre les cultivars étudiés pour les paramètres biochimiques étudiés avec un coefficient de variation très élevé. Sur le plan morphologique, les variétés appartenant aux groupes G4, G5 et G6 de l'analyse CHA se distinguent particulièrement et sont considérées comme les plus prometteuses du point de vue agronomique et industriel. Ces groupes présentent des caractéristiques de fruit qui semblent être plus élevées, offrant ainsi des opportunités intéressantes pour des applications commerciales et agricoles plus performantes. D’autre part, l’analyse moléculaire, à travers le dendrogramme basé sur la méthode UPGMA, a révélé le regroupement des cultivars algériens en fonction de leur utilisation et de leur origine de distribution. Les résultats fournissent des informations utiles pour une enquête sur le germoplasme autochtone et peuvent être utilisés pour la construction d'une base de données unique comprenant toutes les variétés d'oliviers algériennes.Item Etude de la diversité génétique et évaluation de l’effet du milieu sur le comportement agronomique du pois chiche (cicer arietinum l.) en algérie(2026-04-30) ZINE, FatihaLe pois chiche (Cicer arietinum L.) constitue une culture stratégique dans les zones méditerranéennes semi-arides, où la variabilité climatique limite fortement l’expression du potentiel génétique. Cette étude visait à analyser la variabilité agro-morphologique, le potentiel productif, ainsi que la stabilité et l’adaptabilité des génotypes en conditions semi-arides en Algérie, au moyen d’une approche expérimentale intégrée. Dans un premier axe, dix-huit génotypes ont été évalués dans la région de Tadjena (wilaya de Chlef) afin d’estimer l’ampleur de la variabilité génétique et les paramètres d’amélioration. L’analyse de variance a révélé des différences hautement significatives (p ≤ 0,001) pour l’ensemble des caractères étudiés, notamment le rendement en grains, le nombre de gousses par plante, le poids des graines, la hauteur de la plante et la distance à la première gousse. Les coefficients de variation génotypique et phénotypique ont mis en évidence une grande diversité, notamment pour les composantes du rendement. Les valeurs d’héritabilité étaient modérées à élevées (70 % pour la hauteur de plante et 66 % pour le rendement), ce qui indique une forte contribution génétique.. Les analyses multivariées (classification hiérarchique et ACP) ont permis d’identifier des groupes distincts, dont un cluster performant atteignant 2,89 t/ha. Dans un second axe, l’interaction génotype × environnement (G×E) a été étudiée par l’évaluation de dix génotypes dans des environnements semi-arides contrastés. L’analyse combinée a mis en évidence des effets significatifs du génotype, de l’environnement et de leur interaction sur le rendement et les caractères morphologiques liés au port de la plante. L’environnement expliquait environ 26 % de la variance totale du rendement, contre 16 % pour l’interaction G×E. Les modèles AMMI et GGE biplot ont permis de caractériser les profils d’adaptation. Certains génotypes ont combiné un rendement élevé et une stabilité relative, ce qui témoigne d’une large adaptation, tandis que d’autres ont montré une adaptation spécifique. Les caractères morphologiques se sont révélés plus stables que le rendement. L’indice WAAS a confirmé le classement des génotypes selon leur stabilité globale. Les résultats soulignent l’importance d’intégrer la performance, la stabilité et l’adaptabilité dans les programmes d’amélioration variétale en zones semi-arides.Item Impact des changements climatiques sur la production des céréales dans les conditions du semi-aride, cas du Haut Cheliff(2025-11-03) KELKOULI, MokhtarCette étude vise à évaluer l’impact de la variabilité climatique sur la production céréalière dans le nord de l’Algérie, en se focalisant sur le blé dur, le blé tendre et l’orge dans la région du Haut Cheliff. L’analyse des données météorologiques a révélé une diminution des précipitations annuelles de plus de 16 % entre les périodes 1981-1988 et 2000-2020, ainsi qu’une augmentation des températures de 0,1°C au cours des dernières décennies. Ces changements ont entraîné une réduction de l’humidité du sol, exacerbant la vulnérabilité des cultures céréalières aux stress climatiques. Une expérimentation de trois ans (2022-2024) a été menée pour étudier les effets des conditions climatiques sur les rendements. Les résultats montrent que 2022 a été l’année la plus favorable en termes de production, suivie de 2024, tandis que 2023 a été la moins productive, avec des rendements particulièrement faibles en raison des températures élevées du printemps. Le blé dur a enregistré la meilleure moyenne de rendement réel, démontrant une certaine stabilité face aux variations climatiques. En revanche, le blé tendre s’est avéré très sensible aux hautes températures, enregistrant le rendement le plus faible en 2023. L’orge a également montré une relative stabilité, bien que ses rendements aient été affectés par les conditions climatiques défavorables. En conclusion, cette étude met en évidence la forte dépendance des rendements céréaliers aux conditions climatiques annuelles et souligne la nécessité d’adapter les pratiques agricoles pour atténuer les effets du changement climatique.Item Etude éco-physiologique, agronomique, physico- chimique et génétique d’une collection de blé dur(2025-10-22) BEKADDOUR, HassibaL’objectif de cette étude repose sur une évaluation de la diversité génétique d'une collection de 125 génotypes de blé dur (Triticum durum Desf.) issus de différentes origines, incluant des variétés locales, anciennes et nouvelles, à travers une analyse combinée, phénotypique et moléculaire. Quatre essais ont été menés sous conditions pluviales sur deux sites différents. Pour le site de Constantine, ils ont été réalisés durant les campagnes agricoles 2018/2019 et 2020/2021, tandis que pour le site d’Alger ils ont été réalisés durant les campagnes agricoles 2020/2021 et 2021/2022. L’étude s’est basée sur le suivi des paramètres phénologiques, morphologiques, physiologiques et agronomiques. Les résultats obtenus ont montré que les génotypes « Icarasha*2 » et « Ter1//Mrf1/Stj2 » de l’ICARDA se sont distingués par leur cycle végétatif le plus précoce, dans les deux sites, tandis que les variétés locales algériennes et les génotypes Senatore-cappelli et Kebir se sont caractérisées par leur tardivité et la longue hauteur de la tige. Les variétés, GR Iran et Gemgoum Rkhem ont présenté un poids de mille grains, un nombre d’épillets fertiles/épi et un nombre de grains/épi élevés dans les deux sites, de plus les variétés Omrabi5 et Altar84 ont affiché une teneur élevée en chlorophylle sur les deux sites. A l’issu des résultats obtenus et en se basant sur ceux relatifs au rendement en grains, l’évaluation de l'interaction génotype × environnement a été réalisée selon le modèle AMMI et son indice d’adaptabilité AWAI et l’analyse de la stabilité et de performance des paramètres via l’indice MTSI. Plusieurs génotypes ont été identifiés simultanément par les deux méthodes. Il s’agit de C1 et 98 et 99 (ICARDA), C2, C4 et 31 (Algérie), C5, C3 et 120 (CIMMYT), 100 (Mexique) ainsi que 18 (Syrie). Ces génotypes se sont distingués par leur rendement élevé et leur grande performance et stabilité par rapport aux paramètres liés au rendement. Sur le plan physico-chimique, visant à évaluer la qualité technologique des grains de la collection de blé dur, les résultats ont permis d’identifier dix-neuf génotypes prometteurs grâce à l’indice MGIDI, reflétant des caractéristiques recherchées dans l’industrie de fabrication des pâtes. Ces résultats mettent, également, en évidence le potentiel des variétés locales algériennes, notamment Guemgoum Rkhem, Bidi 17, Oued Zenati, Djenah-khettifa et Gloire de Montgolfier. Ces variétés se sont distinguées par leur forte teneur en protéines, la qualité du gluten, leur volume de sédimentation élevé et leur vitrosité. Sur le plan moléculaire, les marqueurs SNPs utilisés pour étudier la structure de la collection de 94 génotypes de blé dur ont révélé que la majeure partie de la variabilité génétique se situe au sein des populations plutôt qu’entre elles, en raison d’un flux génétique élevé. L’analyse d’association GWAS a permis d’identifier 27 SNPs significatifs lié à certains paramètres phénotypiques étudiés, dont trois présentant un effet pléiotropique. Deux de ces SNPs étaient directement liés à la hauteur de la plante et la longueur du col de l’épi, tandis que le troisième était associé à la précocité et à la fertilité de l’épi. Les SNPs identifiés au site d’Alger semble être associés à des traits liés à la production et à l’adaptation et ceux détectés à Constantine ont été liés à des traits impliqués dans les mécanismes d’adaptation. Des gènes candidats liés à la hauteur de la plante et à la longueur du col de l’épi ont été identifiés dans les deux sites, suggérant leur stabilité. En revanche, les gènes candidats associés au PMG, au nombre d’épillets fertiles par épi et à la précocité d’épiaison semblent spécifiques à certaines conditions environnementales. Ces résultats obtenus aideraient les sélectionneurs en leur permettant de cibler directement les locus identifiés dans les programmes d’amélioration du blé.Item Utilisation de génotypes de maïs (Zea mays L.) pour l’étude de l’efficience d’utilisation de l’azote(2025-04-09) CHEMLAL, AzeddineL'azote est un facteur limitant majeur pour la productivité des cultures. Par conséquent, le développement de cultivars efficaces dans l’utilisation de l’azote et/ou tolérants au stress azoté est essentiel pour une agriculture durable, productive et respectueuse de l'environnement. Les objectifs de cette étude étaient d'évaluer la diversité agro-morphologique, l'efficience d'utilisation de l'azote, l'efficience de remobilisation de l'azote et les caractéristiques de l’architecture du système racinaire sous différents niveaux de disponibilité en azote chez quelques populations algériennes de maïs collectées dans les oasis d'Adrar et de Timimoun. Par la suite, à l’aide du RNA-Seq, une analyse comparative du transcriptome de deux populations présentant une tolérance contrastée au stress à faible teneur en azote a été réalisée, afin d’élucider les mécanismes moléculaires dynamiques sous-jacents à la tolérance au stress dû à la faible teneur en azote. Afin d’atteindre nos objectifs, trois expérimentations ont été menées en plein champ, en chambre de culture et sous serre. De manière générale, les résultats de notre étude ont mis en évidence une diversité génétique significative avec une très large gamme de variation, pour les différents aspects agromorphologiques, de l’efficience d'utilisation de l'azote, de l’efficience de remobilisation de l'azote ainsi que de l’architecture du système racinaire, évalués à divers stades de développement, parmi les populations étudiées sous différents niveaux d'azote. Cette diversité suggère que le matériel étudié est adapté à une large gamme de disponibilité d’azote, en particulier dans des conditions de faible disponibilité d’azote. En outre, l'identification de génotypes de maïs tolérants au stress azoté dans des conditions de stress (P9 et P13) et efficaces dans l'utilisation de l'azote dans des conditions optimales (P2 et P5) est cruciale pour une meilleure valorisation de ces génotypes avec l'adoption de pratiques agronomiques appropriées, selon les capacités et les objectifs des agriculteurs, pour des rendements élevés et stables. De plus, les fortes corrélations observées entre le rendement en grains, l'accumulation de la matière sèche et de l’azote avant l'apparition des soies, ainsi que la durée de la phase végétative, suggèrent qu'une accumulation précoce et élevée de la matière sèche et d'azote avant l'apparition des soies est cruciale pour maximiser le rendement et améliorer la qualité nutritionnelle des grains. D’autre part, la culture hydroponique confirme sa fiabilité grâce aux résultats des corrélations observées dans notre étude entres les caractéristiques de l’architecture racinaire et celles des plantes adultes. En outre, cette technique a prouvé également son efficacité en tant qu'outil puissant pour caractériser avec précision les paramètres du développement racinaire et évaluer la diversité génétique. Enfin, nos résultats sur la réponse transcriptomique de deux populations, présentant une tolérance contrastée au stress à faible teneur en azote, ont révélé une différence significative entre ces deux populations dans des conditions de stress azoté. Ces résultats ont permis de mieux comprendre les mécanismes moléculaires de la tolérance au stress azoté chez le maïs et faciliteront ainsi la sélection assistée par les marqueurs moléculaires en vue du développement de cultivars de maïs plus tolérants à ce type de stress. Compte tenu de ces résultats, cette diversité génétique devrait être exploitée dans des programmes de sélection et d'amélioration visant à réduire la forte dépendance aux variétés importées, qui peinent parfois à s'adapter aux conditions agroécologiques et climatiques variées de l'Algérie.Item Elaboration d’une approche biotechnologique pour l’obtention de plants d’olivier (Olea europaea L.) tolérants aux pathogènes fongiques avec une capacité d’enracinement améliorée.(2024-11-21) Titouh, KhayreddineLes outils biotechnologiques peuvent être une alternative efficiente pour la création variétale et la multiplication de l’olivier vu que les méthodes classiques sont devenues incapables d’achever des acquis signifiants notamment dans le contexte actuel du changement climatique. Dans l’objectif d’élaborer une approche biotechnologique pour l’obtention de plants d’olivier tolérants aux pathogènes fongiques avec une capacité d’enracinement améliorée chez le principal cultivar en Algérie ‘Chemlal’ ; il fallait établir un protocole efficace de régénération in vitro par embryogenèse somatique induite à partir de radicules d’embryons zygotiques. Par la suite, induire une variation somaclonale par sélection des cals en présence du filtrat de culture de Verticillium dahliae Kleb. causant la verticilliose d’olivier afin de régénérer des plants résistants au pathogène. Enfin, améliorer la capacité d’enracinement in vitro par inoculation avec Agrobacterium rhizogenes des microboutures issues après germination d’embryons somatiques. Les résultats obtenus lors de l’optimisation des différentes parties de l’étude montrent que : Une induction de callogenèse sur le milieu OMc additionné d’AIB et Zéatine permet l’obtention de plusieurs cals embryogènes dont le maintien sur le milieu ECO additionné d’AIB, Zéatine et BAP permet une meilleure prolifération et expression embryogène. Enfin, un milieu OM solide additionné d’hormones permet une bonne germination des embryons somatiques et le développement de plantules facilement cclimatables. Une sélection en milieu liquide pendant trois semaines en présence du filtrat de culture de Verticillium est plus efficace qu’un long maintien sur un milieu solide additionné du filtrat fongique. Toutefois, les embryons isolés après sélection génèrent des plantules dont l’acclimatation ou la multiplication pour évaluer leur résistance aux pathogènes fongiques n’étaient pas possibles vu leur très faible développement. Une inoculation par Agrobacterium rhizogenes combinée avec la présence de l’auxine AIB dans le milieu de culture améliorent significativement le développement de pousses mais beaucoup plus l’enracinement des microboutures à travers une émission rapide de plusieurs longues racines facilitant leur acclimatation.Item Nitrogen use efficiency in durum wheat (triticum durum desf.) grown in semi-arid zone: physiological analysis and genetic determinism(2023-07-20) BENCHELALI, SoumiaThe proper and sustainable management of nitrogen fertilization is one of the most common problems of cereal cultivation in semiarid regions, which are characterized by a wide variability in climatic conditions. The current work was conducted to evaluate the effects of nitrogen fertilization on the agronomic and economic aspects of durum wheat cultivated under rainfed semiarid conditions in Algeria and to determine the most efficient nitrogen use efficiency (NUE) among seven genotypes that are widespread in the country (tall and short, old and modern genotypes), and to evaluate the effect of weather conditions (the total rainfall at vegetative period, the total rainfall at flowering and filling period and the mean temperature) on grain yield and NUE under two contrast environments (Algeria and Italy) . The seven genotypes, Bousselam, Waha, MBB, Sétifis, Megress, Massinissa and Gtadur were investigated under four nitrogen rates from 0 to 120 uN ha-1 during three cropping seasons (2016 to 2019). The results indicate that the total nitrogen uptake at maturity (NM), nitrogen uptake by grain (NG), nitrogen harvest index (NHI), NUE and its components, such as nitrogen uptake efficiency (NUpE) and nitrogen utilization efficiency (NUtE), were significantly affected by year, genotype, and nitrogen level. From this study, it appears that higher nitrogen rates improved NM and NG. However, no effects on grain yield were observed; conversely, increased nitrogen levels produced a 12% reduction in the economic return. In other words, in the North African environment, the response to nitrogen is more evident in quality than in yield, which in turn is dependent on the yearly weather conditions and cultivated genotypes. Moreover, nitrogen negatively affected NUE and its components (NUpE, NUtE). On average, NUE displayed low values (14.77 kg kg-1), mostly irregular and highly dependent on weather conditions; in the best year, it did not exceed 60% (19.87 kg kg-1) of the global average value of 33 kg kg-1. Moreover, the modern genotypes Megress (tall) and GTAdur (short) showed the best capacity to tolerate different nitrogen conditions and water shortages, providing relatively superior yields, as well as more effective N use from fertilizers and the soil than the other two genotypes. The total rainfall at the vegetative period (RVP) had the most significant effect on both grain yield and nitrogen use efficiency (NUE). Adequate rainfall during this phase improved N uptake efficiency (NUpE) and N utilization efficiency (NUtE), leading to higher NUE
