Département Productions Végétales

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    Approches intégrées de la sélection assistée par marqueurs et de l’évaluation agronomique pour l’amélioration de la stabilité du rendement et de la résistance aux maladies chez le blé tendre (Triticum aestivum L.)
    (2026-05-23) DJENADI, Chafika
    L’amélioration génétique du blé tendre (Triticum aestivum L.) en Algérie constitue un enjeu stratégique majeur face aux changements agroclimatiques et aux exigences croissantes en matière de sécurité alimentaire. Les approches conventionnelles de sélection montrent des limites pour l’amélioration de caractères complexes, fortement influencés par les interactions génotype × environnement. Dans ce contexte, cette thèse s’inscrit dans une démarche d’amélioration durable du blé tendre, fondée sur une approche intégrée combinant l’analyse de la diversité génétique, la sélection assistée par marqueurs et l’évaluation multienvironnements, afin d’identifier des génotypes à la fois performants, stables et résilients. Une première étape a concerné la caractérisation moléculaire de 43 génotypes de blé tendre, incluant 11 lignées locales et 32 lignées introduites, à l’aide de marqueurs fonctionnels associés aux gènes de résistance aux maladies foliaires (Lr, Sr), aux gènes de nanisme (Rht) et la floraison (Ppd). Les résultats ont mis en évidence une base génétique relativement étroite du germplasm algérien, tandis que les lignées introduites ont permis d’élargir la diversité allélique exploitable. Dans une seconde phase, sept populations F₂ issues de croisements ciblés ont été développées afin d’accélérer le progrès génétique. Deux populations ont fait l’objet d’analyses approfondies : une population de lignées doublées haploïdes (DH) issue du croisement Hidhab × Parula et une population de lignées recombinantes fixées (RILs) dérivée du croisement Hidhab × Kharouba. L’évaluation agronomique et moléculaire des DH a permis de sélectionner 54 lignées ideotype sur la base de leurs performances agronomiques baser sur l indice MGIDI, et d’identifier 61 lignées DH porteuses de combinaisons favorables de gènes de résistance (Lr34, Lr46) et de nanisme (Rht1/Rht2), parmi lesquelles 13 lignées élites se sont distinguées par un fort potentiel de rendement, une bonne précocité et une résistance durable aux rouilles. La dernière étude de cette thèse a porté sur l’analyse de l’adaptabilité et de la stabilité de 63 lignées recombinantes de blé tendre évaluées dans 3 environnements agroécologiques contrastés (Constantine, Blida et Tiaret). Les analyses de variance et le modèle AMMI ont mis en évidence une interaction génotype × environnement significative, traduisant une réponse différenciée des génotypes selon les sites. L’analyse AMMI a permis d’identifier 5 lignées à large stabilité, ainsi que 7 lignées spécifiquement adaptées à Constantine et 8 lignées adaptées à Blida. L’analyse AMMI de second ordre a confirmé ces résultats, en identifiant respectivement 6, 8 et 6 lignées bien adaptées à Constantine, Blida et Tiaret. Les indices de stabilité WAASB et WAASBY ont permis de sélectionner 8 lignées combinant stabilité globale et performance, tandis que les approches multitrait MTSI-WAASB et MTSI-WAASBY ont conduit à la sélection de 8 et 10 lignées supérieures, respectivement. Par ailleurs, l’indice MGIDI a mis en évidence 10 lignées performantes à Constantine, 8 à Blida et 9 à Tiaret. L’ensemble de ces résultats confirme l’intérêt des approches multi-environnements et multitrait pour identifier des génotypes à large adaptation ou à adaptation spécifique, en appui aux programmes nationaux d’amélioration du blé tendre en Algérie. Dans l’ensemble, cette thèse démontre que l’intégration de la génomique appliquée, de la gestion raisonnée de la diversité génétique, de l’accélération des cycles de sélection et des méthodes avancées d’analyse multienvironnements constitue une stratégie efficace pour orienter les programmes nationaux vers le développement de variétés de blé tendre productives, stables et adaptées aux contraintes agroclimatiques actuelles et futures.
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    Etude de la résilience des sélections de pois protéagineux en culture pure et en association sous déficit hydrique
    (2026-04-27) TIFEST, Chems eddine
    Le pois protéagineux (Pisum sativum L.) est une culture stratégique pour les systèmes agricoles méditerranéens en raison de sa richesse en protéines, de sa capacité de fixation symbiotique de l’azote et de son rôle structurant dans la durabilité des rotations céréalières. Dans un contexte de changement climatique marqué par une forte variabilité pluviométrique et des contraintes croissantes sur les sols et l’eau, l’amélioration conjointe de la productivité, de la stabilité et de la résilience de cette culture constitue un levier essentiel pour la durabilité des systèmes pluviaux. Cette thèse visait à analyser la performance agronomique, la stabilité et l’adaptation de génotypes de pois protéagineux issus de différentes approches de sélection (génomique, phénotypique et évolutive) à travers des environnements contrastés, du subhumide au semiaride en Algérie. Entre 2021 et 2024, trois dispositifs expérimentaux complémentaires ont été mis en œuvre sur un ensemble de 37 génotypes, combinant évaluations en monoculture, en association avec l’orge et sous conditions de stress hydrique plus marqué. L’évaluation pluriannuelle en monoculture a montré une forte influence de l’environnement, qui expliquait plus de 50 % de la variation du rendement en grain, confirmant la sensibilité du pois aux conditions climatiques annuelles. Dans ce contexte, les génotypes issus de la sélection génomique se sont distingués par des performances supérieures et une stabilité accrue. Les lignées AI_S118 et AI_L155, ainsi que evpop_AL, KI_S8 et KI_41, ont présenté les meilleures combinaisons rendement–stabilité, dépassant les témoins de référence et montrant un fort potentiel d’adaptation aux environnements subhumides. Ces résultats ont été consolidés par l’étude des associations pois–orge, qui a permis d’évaluer la plasticité des génotypes dans des systèmes de culture plus complexes. Les analyses AMMI et ACP ont mis en évidence des différences nettes entre génotypes et systèmes, tant pour le rendement en grain que pour la production de paille. Le génotype KI_S8 s’est distingué par sa polyvalence et montre une bonne capacité d’adaptation dans les deux systèmes. evpop_AL a performé en monoculture, tandis que KI_S78 a offert une bonne productivité en association. Certains génotypes (KA_S106 et AI_L15,) ont favorisé des rendements élevés en paille d’orge, soulignant la complémentarité fonctionnelle entre espèces et l’intérêt agronomique des associations culturales. Enfin, l’extension des essais aux environnements semi-arides a permis de tester la robustesse des génotypes sous contrainte hydrique. Les analyses AMMI et GGE ont identifié plusieurs génotypes stables et performants pour la production de paille, notamment AI_S118, AI_S6, KI_S125 et KA_L250. La prédominance de génotypes issus de la sélection génomique parmi les mieux classés confirme la supériorité globale de cette approche, déjà observée en monoculture et en association. Certains génotypes, tels que evpop_AL, KA_S106 et KA_156, ont montré une stabilité remarquable à travers les environnements subhumide et semi-aride, illustrant leur large adaptation. En considérant l’ensemble des cinq environnements, evpop_AL, AI_S6 et AI_S118 se sont distingués par leur performance élevée et leur stabilité, traduisant une large adaptation interannuelle et interrégionale. Dans l’ensemble, cette étude démontre que la combinaison d’approches de sélection et l’évaluation intégrée des génotypes à travers différents systèmes de culture et gradients environnementaux constituent une stratégie efficace pour identifier des variétés de pois protéagineux productives, stables et résilientes. L’utilisation conjointe des analyses multi-environnements (AMMI, GGE) a permis de mieux comprendre les interactions génotype × environnement et d’orienter les programmes d’amélioration variétale vers des idéotypes adaptés à la variabilité climatique croissante des systèmes méditerranéens.
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    Diversité génotypique et phénotypique des Phoma spp. et espèces apparentées pathogènes sur les Fabaceae : évaluation de la pathogénicité et de la gamme d’hôte - Cas du bersim (Trifolium alexandrinum L.)
    (2026-07-07) GHIAT, Naouel
    Les Phoma spp. et espèces apparentées constituent un complexe important d’agents phytopathogènes responsables des anthracnoses et des pourritures racinaires des Fabaceae. Leur identification demeure difficile en raison de la forte similitude morphologique entre les espèces et d’une spécificité parasitaire complexe. A cet effet, plusieurs objectifs ont été étudiés : (1) inventorier et caractériser les Phoma spp. et les espèces apparentées associées aux cultures des Fabacées alimentaires et fourragères en Algérie, avec un intérêt particulier pour le bersim, (2) évaluer la diversité génétique inter- et intraspécifique des populations fongiques identifiées, (3) caractériser par marqueurs phénotypique les espèces fongiques identifiées et évaluer leur pathogénicité. L’approche multilocus, basée sur l’analyse phylogénétiques des régions ITS, LSU et des gènes tub2 et rpb2 a permis d’identifier 5 genres : Phoma, Ascochyta, Didymella, Nothophoma et Boeremia et 14 espèces au sein de la famille des Didymellaceae. Parmi celles-ci, on peut citer P. herbarum, A. nigripycnidia, A. syringae, D. lethalis, B. exigua et N. pruni isolées du pois, de la luzerne et du bersim, observées pour la première fois en Algérie. L’analyse du polymorphisme nucléotidique par DnaSP a mis en évidence une diversité génétique contrastée entre les espèces étudiées. Les isolats d’A. medicaginicola et D. pinodella ont présenté les niveaux de diversité les plus élevés, traduisant une importante variabilité interspécifique, tandis que ceux d’A. nigripycnidia, ont montré une faible diversité génétique suggérant une structure plus homogène. Par ailleurs, les analyses haplotypiques et la construction des réseaux réalisées par PopArt, sur D. pinodella et A. nigripycnidia isolées du bersim ont révélé des structures génétiques distinctes. L’espèce D. pinodella présente un haplotype dominant largement distribué à l’échelle mondiale (Algérie, Asie, Europe), alors qu’A. nigripycnidia montre une diversité géographique plus marquée et un flux génétique limité. Sur le plan morphologique et cultural, une variabilité importante entre les espèces étudiées est constatée. La concordance globale entre les données morphologiques et phylogénétiques confirme l’intérêt d’une approche polyphasique pour l’identification des espèces appartenant aux Didymellaceae. Les essais de pathogénicité révèlent une forte variabilité des capacités infectieuses des 14 espèces sur les Fabaceae. Les espèces D. pinodella, D. pinodes et A. medicaginicola se distinguent par une forte agressivité, avec une capacité d’infection à la fois sur les organes aériens et souterrains. Par contre, les espèces D. pisi, D. fabae, A. nigripycnidia, D. lethalis, et P. rabiei présentent une agressivité intermédiaire et variable avec une spécificité plus marquée selon l’hôte ou l’organe. En revanche, B. exigua, A. syringae, P. herbarum et N. pruni montrent une faible pathogénicité et un spectre d’hôtes restreint. Ces résultats mettent en évidence une pathogénicité dominée par des espèces polyphages et fortement agressives dans les infections des organes aériens et souterrains. Le pathosystème bersim et les trois espèces A. nigripycnidia, D. pinodella et B. exigua a révélé une variabilité importante de l’agressivité et de la spécialisation d’hôte entre les espèces étudiées. En particulier, D. pinodella et A. nigripycnidia se sont montrées les plus agressives avec une grande capacité à infecter les parties souterraines. À l’inverse, B. exigua a montré une pathogénicité plus faible et un spectre d’hôtes plus restreint.
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    Délimitation d'espèces au sein du complexe Medicago murex : approche intégrative par analyses morphométriques et marqueurs microsatellites
    (2026-06-10) DJEDID, Khadidja Imene
    Le complexe Medicago murex, légumineuse fourragère méditerranéenne, fait l'objet d'une controverse taxonomique depuis plus de deux siècles. Au cœur de cette controverse se trouvent deux cytotypes reproductivement isolés (2n=14 et 2n=16) qui présentent des caractères morphologiques corrélés, mais dont la délimitation nomenclaturale prête à confusion. Cette thèse vise à résoudre l'ambiguïté nomenclaturale en réattribuant les noms scientifiques à l'aide d'une approche intégrative combinant, pour la première fois, des analyses morphologiques statistiquement robustes et une caractérisation moléculaire à l'aide de marqueurs microsatellites nucléaires et chloroplastiques. Une étape préliminaire de validation, conduite sur 11 espèces de Medicago représentatives de trois sections taxonomiques majeures du genre, a permis d'évaluer le pouvoir discriminant et la complémentarité informationnelle des marqueurs n-SSR et cp-SSR, confirmant leur efficacité pour la différenciation taxonomique au sein du genre. Par la suite, dix-sept populations méditerranéennes représentant les trois taxons présumés du complexe (M. murex, M. heterocarpa forme épineuse et forme non épineuse) ont été caractérisées pour 15 traits morphologiques et analysées moléculairement à l'aide des marqueurs précédemment validés, sept loci nucléaires (n-SSR) et cinq loci chloroplastiques (cp-SSR). Des analyses morphologiques multivariées (NMDS, MCA, DFA, FAMD, HCA) et une régression logistique multinomiale ont permis d'identifier des traits diagnostiques fiables, tels que le nombre de sillons sur les gousses, la forme des feuilles mâtures, le rapport pédoncule/pétiole et le nombre de dents sur les feuilles. Cela a permis de différencier les taxons avec un taux de précision supérieur à 90 %. Les analyses moléculaires ont confirmé l'existence de trois entités génétiquement distinctes avec des taux d'attribution de 98,93 % pour les n-SSR et de 95,88 % pour les cpSSR. Parmi les autres conclusions importantes, citons une grande diversité génétique (97 allèles nucléaires, 85 haplotypes chloroplastiques), un système de reproduction autogame fort (92 % d'autofécondation) et une différenciation importante entre les populations (Fst = 0,311 pour n-SSR ; PT = 0,430 pour cp-SSR). La concordance partielle entre les compartiments génomiques chloroplastiques et nucléaires (r = 0,455) suggère une histoire évolutive complexe impliquant une divergence allopatrique, un flux génétique asymétrique et une capture chloroplastique. Cette étude confirme que deux des trois entités sont des espèces biologiques véritablement distinctes. De plus, les résultats montrent qu'elles nécessitent des révisions nomenclaturales. Contrairement aux désignations courantes dans les flores actuelles, cette recherche montre que Medicago heterocarpa Spach (1849) devrait être prioritaire et désignée pour le cytotype 2n=16 au lieu de Medicago murex willd. En outre, Medicago murex willd. (1802) devrait être désigné pour le cytotype 2n=14 au lieu de Medicago Sphaerocarpos (1810). En ce qui concerne la troisième entité, le statut de M. heterocarpa inerme en tant qu'espèce distincte reste à confirmer. Enfin, cette recherche fournit également des bases essentielles pour la conservation et la valorisation continues du complexe Medicago murex en tant que ressource génétique fourragère d'importance agronomique majeure dans le contexte méditerranéen.
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    Contribution à l’étude des interactions palmier dattier (Phoenix dactylifera L.) agent causal du bayoud (Fusarium oxysporum f. sp. albidinis (Killian & Maire) Malençon) par analyses phytochimiques des composés phénoliques des racines de deux cultivars endémiques de la région de Laghouat « Tadala » et « Tizaouet »
    (2026-05-06) HAMINI, Faϊza
    La maladie du Bayoud, causée par Fusarium oxysporum f. sp. albedinis (Foa), représente un facteur limitant majeur à la phoeciculture en Algérie, les cultivars de qualité étant les plus sensibles. Dans un souci de compréhension des interactions hôte/pathogène et de préservation et valorisation de la biodiversité locale, nous avons évalué les qualités agronomiques, économiques et la résistance constitutive de deux cultivars de palmier dattier endémiques a la région de Laghouat. Après une caractérisation morphologique et biochimique des fruits, nous avons utilisé le montage a reflux et l’hydrolyse alcaline pour l’extraction des phénols totaux solubles et liés des fruits, feuilles et racines. Des méthodes spectrométriques ont été utilisées pour la détermination du contenu phénolique total (TPC) et du contenu en flavonoïdes (TFC). L'activité antiradicalaire des extraits fut testée par le test DPPH (2,2-diphényl-1-picrylhydrazyl). De plus, une analyse HPLC-DAD a été réalisée pour l'identification des acides phénoliques impliquées dans la résistance contre Foa. Pour finir, nous avons testé l’efficacité des extraits racinaires et foliaires contre Foa par la méthode « Food poisoning method » et le docking moléculaire. Les résultats ont démontré que les fruits des cultivars se distinguaient par une excellente qualité commerciale et une importante variabilité morphologique que nous avons retranscrit dans des fiches d’identification. Ils ont également présenté des teneurs très élevées en TPC et de TFC dans les fruits, feuilles et racines des cultivars. Les extraits ont révélé une efficacité antiradicalaire significative par rapport à la vitamine C. Cela suggère que toutes les parties des cultivars représentent une bonne source d’antioxydants naturels. Au total, douze acides phénoliques liés à la résistance à Foa et d’autre pathogènes ont été identifiés. Les composés majoritaires des feuilles étant les acides phénoliques associés à la paroi des cellules (acide sinapique, acide pcoumarique et acide férulique) tandis que dans les racines c’est l’acide p-Hydrobenzoic qui prévalait. À une concentration de 1000 ppm, les extraits des feuilles de TIZ ont atteint une inhibition remarquable de 79 % de Foa, contre 70 % pour les feuilles de TAD et 59 % pour les racines de TAD. Les résultats in silico des simulations ont montré que le resvératrol possédait la plus forte affinité de liaison avec les deux cibles enzymatiques (3-Phytase et FGB1) du Fusarium. En conclusion, les niveaux exceptionnellement élevés de TPC, associés à l'identification des acides phénoliques clés et à leur activité antifongique avérée, offrent une base solide pour l’élaboration de stratégies durables pour lutter contre Foa (résistance génétique, biopesticide). Ces résultats suggèrent aussi que ces cultivars locaux riches en composés phénoliques pourraient renforcer les efforts de sélection variétale visant à optimiser la qualité des fruits et la résistance aux maladies.
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    Caracterisation des ressources genetiques de l’olivier (olea europaea l.) a l’aide des descripteurs morphologiques, des marqueurs biochimiques et moleculaires ssr (simple sequence repeats)
    (2025-05-05) MOUSSI, Sonia
    L'olivier (Olea europaea L.) occupe une place d'importance capitale dans l'agriculture algérienne. L'identification précise des espèces d'Olea revêt une importance cruciale tant pour la préservation de celles-ci que pour l'exploitation judicieuse de ce genre économiquement significatif. Ce travail de recherche est consacré à la caractérisation morphologique, biochimique et moléculaire de plusieurs cultivars d’olivier provenant de la collection nationale de Sidi-Aich à Thakerietz, Bejaia, ITAFV qui abrite pas moins de 36 variétés locales algériennes. Ces variétés locales présentent un intérêt considérable et méritent d'être explorées dans le cadre des programmes de sélection et d'amélioration, d'où l'importance de leur caractérisation et conservation. Des études biochimiques et des propriétés fonctionnelles ont été étudiées, à savoir la caractérisation morpho-biométrique et agronomique à travers l’étude de leur comportement sur la base des 18 traits quantitatifs. Et en dernier lieu, l’aspect moléculaire a aussi été évalué par l’utilisation de l’ensemble de onze marqueurs microsatellites (SSR) pour l’identification moléculaire. Les résultats de l'analyse biochimique indiquent que les huiles d'olive algériennes présentent une variabilité biochimique significative tout en conservant des caractéristiques fonctionnelles acceptables, ce qui les classe comme une source nutritive de qualité. De plus, il est à noter que les six variétés Boughenfous, Abani, Aghenfas, et Tefah, Sigoise, et Aberkane se distinguent par leur teneur élevée en acide oléique, les rendant ainsi particulièrement nutritives. Cependant, il y a un effet très hautement significatif entre les cultivars étudiés pour les paramètres biochimiques étudiés avec un coefficient de variation très élevé. Sur le plan morphologique, les variétés appartenant aux groupes G4, G5 et G6 de l'analyse CHA se distinguent particulièrement et sont considérées comme les plus prometteuses du point de vue agronomique et industriel. Ces groupes présentent des caractéristiques de fruit qui semblent être plus élevées, offrant ainsi des opportunités intéressantes pour des applications commerciales et agricoles plus performantes. D’autre part, l’analyse moléculaire, à travers le dendrogramme basé sur la méthode UPGMA, a révélé le regroupement des cultivars algériens en fonction de leur utilisation et de leur origine de distribution. Les résultats fournissent des informations utiles pour une enquête sur le germoplasme autochtone et peuvent être utilisés pour la construction d'une base de données unique comprenant toutes les variétés d'oliviers algériennes.
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    Etude de la diversité génétique et évaluation de l’effet du milieu sur le comportement agronomique du pois chiche (cicer arietinum l.) en algérie
    (2026-04-30) ZINE, Fatiha
    Le pois chiche (Cicer arietinum L.) constitue une culture stratégique dans les zones méditerranéennes semi-arides, où la variabilité climatique limite fortement l’expression du potentiel génétique. Cette étude visait à analyser la variabilité agro-morphologique, le potentiel productif, ainsi que la stabilité et l’adaptabilité des génotypes en conditions semi-arides en Algérie, au moyen d’une approche expérimentale intégrée. Dans un premier axe, dix-huit génotypes ont été évalués dans la région de Tadjena (wilaya de Chlef) afin d’estimer l’ampleur de la variabilité génétique et les paramètres d’amélioration. L’analyse de variance a révélé des différences hautement significatives (p ≤ 0,001) pour l’ensemble des caractères étudiés, notamment le rendement en grains, le nombre de gousses par plante, le poids des graines, la hauteur de la plante et la distance à la première gousse. Les coefficients de variation génotypique et phénotypique ont mis en évidence une grande diversité, notamment pour les composantes du rendement. Les valeurs d’héritabilité étaient modérées à élevées (70 % pour la hauteur de plante et 66 % pour le rendement), ce qui indique une forte contribution génétique.. Les analyses multivariées (classification hiérarchique et ACP) ont permis d’identifier des groupes distincts, dont un cluster performant atteignant 2,89 t/ha. Dans un second axe, l’interaction génotype × environnement (G×E) a été étudiée par l’évaluation de dix génotypes dans des environnements semi-arides contrastés. L’analyse combinée a mis en évidence des effets significatifs du génotype, de l’environnement et de leur interaction sur le rendement et les caractères morphologiques liés au port de la plante. L’environnement expliquait environ 26 % de la variance totale du rendement, contre 16 % pour l’interaction G×E. Les modèles AMMI et GGE biplot ont permis de caractériser les profils d’adaptation. Certains génotypes ont combiné un rendement élevé et une stabilité relative, ce qui témoigne d’une large adaptation, tandis que d’autres ont montré une adaptation spécifique. Les caractères morphologiques se sont révélés plus stables que le rendement. L’indice WAAS a confirmé le classement des génotypes selon leur stabilité globale. Les résultats soulignent l’importance d’intégrer la performance, la stabilité et l’adaptabilité dans les programmes d’amélioration variétale en zones semi-arides.
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    Impact des changements climatiques sur la production des céréales dans les conditions du semi-aride, cas du Haut Cheliff
    (2025-11-03) KELKOULI, Mokhtar
    Cette étude vise à évaluer l’impact de la variabilité climatique sur la production céréalière dans le nord de l’Algérie, en se focalisant sur le blé dur, le blé tendre et l’orge dans la région du Haut Cheliff. L’analyse des données météorologiques a révélé une diminution des précipitations annuelles de plus de 16 % entre les périodes 1981-1988 et 2000-2020, ainsi qu’une augmentation des températures de 0,1°C au cours des dernières décennies. Ces changements ont entraîné une réduction de l’humidité du sol, exacerbant la vulnérabilité des cultures céréalières aux stress climatiques. Une expérimentation de trois ans (2022-2024) a été menée pour étudier les effets des conditions climatiques sur les rendements. Les résultats montrent que 2022 a été l’année la plus favorable en termes de production, suivie de 2024, tandis que 2023 a été la moins productive, avec des rendements particulièrement faibles en raison des températures élevées du printemps. Le blé dur a enregistré la meilleure moyenne de rendement réel, démontrant une certaine stabilité face aux variations climatiques. En revanche, le blé tendre s’est avéré très sensible aux hautes températures, enregistrant le rendement le plus faible en 2023. L’orge a également montré une relative stabilité, bien que ses rendements aient été affectés par les conditions climatiques défavorables. En conclusion, cette étude met en évidence la forte dépendance des rendements céréaliers aux conditions climatiques annuelles et souligne la nécessité d’adapter les pratiques agricoles pour atténuer les effets du changement climatique.
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    Etude éco-physiologique, agronomique, physico- chimique et génétique d’une collection de blé dur
    (2025-10-22) BEKADDOUR, Hassiba
    L’objectif de cette étude repose sur une évaluation de la diversité génétique d'une collection de 125 génotypes de blé dur (Triticum durum Desf.) issus de différentes origines, incluant des variétés locales, anciennes et nouvelles, à travers une analyse combinée, phénotypique et moléculaire. Quatre essais ont été menés sous conditions pluviales sur deux sites différents. Pour le site de Constantine, ils ont été réalisés durant les campagnes agricoles 2018/2019 et 2020/2021, tandis que pour le site d’Alger ils ont été réalisés durant les campagnes agricoles 2020/2021 et 2021/2022. L’étude s’est basée sur le suivi des paramètres phénologiques, morphologiques, physiologiques et agronomiques. Les résultats obtenus ont montré que les génotypes « Icarasha*2 » et « Ter1//Mrf1/Stj2 » de l’ICARDA se sont distingués par leur cycle végétatif le plus précoce, dans les deux sites, tandis que les variétés locales algériennes et les génotypes Senatore-cappelli et Kebir se sont caractérisées par leur tardivité et la longue hauteur de la tige. Les variétés, GR Iran et Gemgoum Rkhem ont présenté un poids de mille grains, un nombre d’épillets fertiles/épi et un nombre de grains/épi élevés dans les deux sites, de plus les variétés Omrabi5 et Altar84 ont affiché une teneur élevée en chlorophylle sur les deux sites. A l’issu des résultats obtenus et en se basant sur ceux relatifs au rendement en grains, l’évaluation de l'interaction génotype × environnement a été réalisée selon le modèle AMMI et son indice d’adaptabilité AWAI et l’analyse de la stabilité et de performance des paramètres via l’indice MTSI. Plusieurs génotypes ont été identifiés simultanément par les deux méthodes. Il s’agit de C1 et 98 et 99 (ICARDA), C2, C4 et 31 (Algérie), C5, C3 et 120 (CIMMYT), 100 (Mexique) ainsi que 18 (Syrie). Ces génotypes se sont distingués par leur rendement élevé et leur grande performance et stabilité par rapport aux paramètres liés au rendement. Sur le plan physico-chimique, visant à évaluer la qualité technologique des grains de la collection de blé dur, les résultats ont permis d’identifier dix-neuf génotypes prometteurs grâce à l’indice MGIDI, reflétant des caractéristiques recherchées dans l’industrie de fabrication des pâtes. Ces résultats mettent, également, en évidence le potentiel des variétés locales algériennes, notamment Guemgoum Rkhem, Bidi 17, Oued Zenati, Djenah-khettifa et Gloire de Montgolfier. Ces variétés se sont distinguées par leur forte teneur en protéines, la qualité du gluten, leur volume de sédimentation élevé et leur vitrosité. Sur le plan moléculaire, les marqueurs SNPs utilisés pour étudier la structure de la collection de 94 génotypes de blé dur ont révélé que la majeure partie de la variabilité génétique se situe au sein des populations plutôt qu’entre elles, en raison d’un flux génétique élevé. L’analyse d’association GWAS a permis d’identifier 27 SNPs significatifs lié à certains paramètres phénotypiques étudiés, dont trois présentant un effet pléiotropique. Deux de ces SNPs étaient directement liés à la hauteur de la plante et la longueur du col de l’épi, tandis que le troisième était associé à la précocité et à la fertilité de l’épi. Les SNPs identifiés au site d’Alger semble être associés à des traits liés à la production et à l’adaptation et ceux détectés à Constantine ont été liés à des traits impliqués dans les mécanismes d’adaptation. Des gènes candidats liés à la hauteur de la plante et à la longueur du col de l’épi ont été identifiés dans les deux sites, suggérant leur stabilité. En revanche, les gènes candidats associés au PMG, au nombre d’épillets fertiles par épi et à la précocité d’épiaison semblent spécifiques à certaines conditions environnementales. Ces résultats obtenus aideraient les sélectionneurs en leur permettant de cibler directement les locus identifiés dans les programmes d’amélioration du blé.
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    Étude de la contribution des assimilats de la tige à l’adaptation du blé dur (Triticum durum Desf.) aux stress abiotiques sous climat méditerranéen
    (2006-04-27) BAHLOULI, Faycal
    Les stress abiotiques conditionnent le comportement du blé dur (Triticum durum Desf.) en zone semi-aride. Les stress hydrique et thermique figurent parmi les contraintes abiotiques les plus prononcées qui affectent le rendement en grain. La présente expérimentation a été conduite au cours de trois campagnes agricoles (2000/2001 à 2002/2003) à l’Institut Technique des Grandes Cultures (ITGC) de Sétif, sur cinq génotypes de blé dur : Mohammed Ben Bachir, Waha, Amillo/Duilio//Semit0439-97, Heider et Deraa, selon un dispositif en blocs randomisés avec trois répétitions. Les résultats indiquent un effet année très significatif sur la variation du rendement et de ses composantes. Le rendement en grain est déterminé par le nombre de grains m⁻² et l’indice de récolte. Sous stress, la réduction du nombre de grains m⁻² est partiellement compensée par l’augmentation du poids moyen du grain. Ce facteur est associé à la capacité de transfert des assimilats stockés dans les tiges. Cette compensation est relativement moindre au cours des années défavorables. La recherche d’un idéotype tolérant au climat semi-aride, dont les caractéristiques sont une tige longue, une précocité d’épiaison, une tolérance aux températures élevées et une stabilité du rendement, reste un objectif permanent. Les variétés Mohammed Ben Bachir et Waha sont les plus proches de cet idéotype.