Département Productions Animales

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    Les prairies permanentes de quelques régions du Centre de l’Algérie : importance, composition floristique, rendement et valeur nutritionnelle
    (2024-11-05) RAMI, Hanane
    Les prairies permanentes constituent le principal écosystème terrestre. L’utilisation de ces prairies peut contribuer à réduire le déficit fourrager connu en Algérie, avec environ moins de 7 milliards d’unités fourragères (UF), grâce à la fourniture d’UF gratuite. Faire connaître les atouts de ces surfaces fait l’objet de ce travail, qui a été mené sur deux parcelles de prairie permanente, situées au centre de l’Algérie, sur deux années (A1 et A2) successives pendant l’hiver et le printemps pour la détermination de différents paramètres botaniques, agronomiques, chimiques et nutritifs. De plus, une étude zootechnique a été réalisée sur trois foins de la première parcelle, récoltés pendant trois années successives (A1, A2 et A3). Le prélèvement d’échantillons est effectué selon la méthode simplifiée. Après la détermination de la composition botanique, les rendements en frais et en sec sont déterminés. Les échantillons sont séchés et broyés pour déterminer la composition chimique, la digestibilité in vitro et le foin récolté pour l’ingestibilité et la digestibilité in vivo. Les résultats montrent sur les deux années d’études, 19 espèces de 10 familles végétales ont été inventoriées pour les deux parcelles en hiver et au printemps. Parmi ces dernières, deux sont fortement dominantes au printemps : les Poaceae et les Fabaceae qui représentent le plus grand pourcentage de la couverture végétale de la parcelle, les restants sont partagés principalement entre les Convolvulaceae et les Astéraceae. La production de biomasse sèche produite en hiver en minimum 12 Qx/ha et en maximum 77 Qx/ha, au printemps elle est de 24 Qx/ha au minimum et 105 Qx/ha au maximum. La teneur en lignine des foins est élevée : 12% de la matière sèche (MS) dans A1 et 6% MS dans A2. La digestibilité in vitro en hiver varie entre 52% et 67% MS pour les deux parcelles pendant deux années et au printemps entre 46% et 52% MS pour les deux parcelles pendant deux années. Les quantités de matière organique (MO) ingérées (MOI) s’établissent à 53 ; 70 et 71 g/kg P0.75 respectivement dans A1, A2 et A3. Ces deux derniers foins présentent des valeurs situées parmi les meilleures, enregistrées en Algérie, discriminant fortement A1 (P= 0.01). De même, la digestibilité de la MO est en faveur d’A2 et A3 : identiquement 57% contre 50% pour A1, tout comme pour celle des matières azotées (MA) : 55% en moyenne contre 32% pour A1 (P= 0.01). L’étude quantitative et qualitative des prairies permanentes donne une idée sur sa valeur d’où la nécessité de l’améliorer.
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    Variabilité morphométrique et génétique de deux sous-espèces d'abeilles en Algérie : Apis mellifera intermissa et Apis mellifera sahariensis
    (2024-01-22) HAMI, Halima
    Plusieurs sous-espèces d'Apis mellifera sont présentes en Afrique du Nord (Apis mellifera lamarckii, Apis mellifera intermissa, Apis mellifera sahariensis et Apis mellifera major), mais leur répartition dans la région n'est pas encore entièrement comprise et peut encore être considérée comme controversée. En Algérie, deux sous-espèces, Apis mellifera intermissa et Apis mellifera sahariensis, sont signalées. Apis mellifera intermissa (l'abeille tellienne) est répandue dans la région nord et centrale du pays, tandis qu' Apis mellifera sahariensis (l'abeille saharienne) est limitée aux oasis du sud de l'Algérie. Cependant, cette répartition est de plus en plus perturbée en raison de la transhumance fréquente et de la migration commerciale des colonies entre le nord et le sud, ce qui entraîne une hybridation croissante de l'abeille saharienne. L'objectif de cette étude est de fournir une caractérisation fiable de la variabilité morphométrique et génétique des deux sous-espèces algériennes afin de collecter des données pour une stratégie efficace de conservation du patrimoine génétique. Un total de 81 colonies a été échantillonné dans 30 localités à travers l'Algérie, y compris des oasis du sud qui n'ont pas été incluses dans les précédentes collectes. Les échantillons ont été soumis à une analyse morphométrique standard et à une analyse de la variation de l'ADNmt en utilisant l'amplification du fragment tRNA leu-COX-2 suivie d'une digestion par DraI. Dans une analyse de composants principaux (ACP) des données morphométriques, les colonies ont formé un seul groupe. Il a également révélé que la taille globale du corps était la source la plus importante de variation entre les colonies. Une analyse hiérarchique de la structure, suivie d'une analyse discriminante étape par étape, a classé les colonies en trois groupes distincts ; cependant, ces groupes n'étaient pas géographiquement délimités. Cela suggère une plus grande variation de taille chez les abeilles étudiées. L'analyse d'ADN mitochondrial a été effectuée sur les 30 localités. Trois haplotypes mitochondriaux, préalablement identifiés en Algérie et appartenant à la lignée mitochondriale africaine, A, ont été identifiés : A1 (n = 62), A8 (n = 70), A9 (n = 15), ainsi qu'un quatrième haplotype, A13 (n+1), qui n'avait pas été précédemment observé en Algérie. La diversité globale de l'haplotype était faible (h = 0,478 ± 0,057). Un test chi-square d'association a été effectué séparément entre les haplotypes et la latitude et longitude. Il y avait une association statistiquement significative entre l'haplotype et chacune des variables et l'association était forte avec la latitude.
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    Dynamique des systèmes d'élevages bovins laitiers en Algérie et évaluation de leur durabilité : Cas de la région de Tizi-Ouzou
    (2023-02-07) BOUZIDA-ALLANE, Samira
    Cette étude a pour objectif de caractériser la dynamique des changements des systèmes bovins laitiers, et d'évaluer leur durabilité agricole en Algérie. Ainsi, un échantillon de 49 exploitations bovines laitières, enquêtées en 2005 dans la région de Tizi-Ouzou, a fait l'objet d'une deuxième enquête en 2019.Une dizaine d'éleveurs ont cessé l'activité de l'élevage durant cette période (2005-2019). L'étape d'identification et de classement des exploitations étant imputable à leur étude, une typologie a été dressée. Elle a révélé l'existence d'une diversité de combinaisons dans les choix de production, et de pratiques des éleveurs dans la région d'étude, à travers quatre groupes typologiques, G1 : exploitations de petite taille à chargement élevé, G2 : exploitations moyennes à orientation élevage-maraichage et à chargement moyen, G3 : grandes exploitations à orientation élevage-polyculture et à chargement faible et G4 : grandes exploitations orientées élevage-arboriculture à chargement élevé. Une étude rétrospective a permis aussi de dresser différentes trajectoires d'évolution possibles, des systèmes d'élevage enquêtés, à savoir l'abandon de la polyculture pour basculer vers le système de type élevage avec fourrages, comme unique spéculation végétale (en intensif ou en extensif), avec une réduction de l'effectif des vaches laitières et des cultures chez un éleveur. D'autres systèmes ont transité vers le type élevage-polyculture, à la recherche d'une diversification des productions et de revenus. Faire évoluer le concept de durabilité agricole en Algérie, et s'initier aux méthodes d'évaluation de la durabilité, ouvre une grande piste pour la recherche en élevage et l'innovation en zootechnie. Ainsi, l'utilisation de la méthode des Indicateurs de Durabilité des Exploitations Agricoles (IDEA, 2000) à long terme, a révélé que cette méthode n'est ni adaptée ni adaptable au contexte algérien. La diversité des situations rencontrées et le contraste important, entre notre situation et celle pour laquelle a été conçue IDEA, rendent toute tentative de son adaptation très difficile voire impossible. D'autant plus, que les outils suivant le type de méthode d'agrégation, ne permettent pas de modifier la liste d'indicateurs de base ou les pondérations. Parce que la collectivité algérienne est appelée aujourd'hui à trouver sa propre voie vers le développement agricole durable, nous avons proposé un cadre conceptuel pour l'élaboration d'une méthode d'évaluation de la durabilité agricole, qui constitue l'une des originalités de cette étude.
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    Incidences des températures d’élevage sur les constantes biologiques, le rendement et la qualité de la carcasse et sur les paramètres de production du poulet de chair
    (2022-07-14) MOUSS, Abdelhak Karim
    La présente étude met en exergue les effets des hautes températures sur les performances de croissance, le rendement et la qualité nutritionnelle de la carcasse ainsi que sur des constantes biologiques. L’essai se déroule sur 50 jours et porte sur 400 poussins non sexés de souche Arbor Acres répartis en deux lots à la réception, le lot témoin est mené sous températures neutres (lot TN) et celui expérimental (lot HT) est soumis à de hautes températures. Les résultats obtenus indiquent que les contraintes thermiques n’influent pas négativement sur la consommation alimentaire. Cependant, la valeur des autres performances sont significativement dépréciés, particulièrement en fin d’élevage avec -13,15% pour le poids vif, -44,97% pour le gain de poids, +23,40% pour l’indice de consommation et enfin +44,44% pour la mortalité. Le rendement en carcasse est déprécié puisqu’il affiche -6,54% pour la carcasse commerciale, -15,79% pour les muscles pectoraux et +18,74% pour le gras abdominal. Le rendement en cuisses et pilons est également impacté à hauteur de -5,94% mais de façon moins prononcée. La composition nutritionnelle de la carcasse indique des augmentations significatives de la matière grasse avec +22,74% et +10,68% respectivement pour les muscles pectoraux et ceux des cuisses et pilons. Parallèlement, la matière minérale montre des diminutions de -14,76% sur les muscles pectoraux et -17,41% sur les cuisses et pilons. Les protéines brutes révèlent - 16,07% et -15,18% pour les muscles pectoraux et ceux des cuisses et pilons. Les prélèvements sanguins révèlent une perturbation des paramètres hématologiques qui concernent l’hémoglobine (-10,31%) et l’hématocrite (-15,17%). Les paramètres biochimiques révèlent une hyperglycémie de +10,32% qui est concomitante à une hyper cholestérolémie de +4,10% ainsi qu’à une hyper triglycéridémie de +11,96%. L’ASAT et l’ALAT augmentent respectivement de +13,85% et de +14,08%. L’urée, la créatinine et l’acide urique révèlent des augmentations respectives de +56,79%, de +21,86% et de +10,39%. Les protéines métaboliques montrent respectivement des dépréciations de -25,50%, -9,84% et de -11,92% pour les protéines totales, l’albumine et les globulines alors que les concentrations sériques de potassium, de sodium et de chlore affichent respectivement des dépréciations de -31,31%, -8,93% et de -11,79%. Enfin, les dosages hormonaux montrent des diminutions des hormones thyroïdiennes qui sont simultanées à des augmentations des hormones surrénales. Les amplitudes affichent -15,65% et -12,83% respectivement pour la T3 et la T4 et +22,66% et +12,55% respectivement pour la corticostérone et le cortisol
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    Influence du pré conditionnement thermique sur le profil sanguin, la morphométrie digestive, le poids des organes internes et sur les performances de production du poulet de chair
    (2022-07-14) HAMMOUCHE-MOUSS, Dalila
    Le travail réalisé mesure les retombées d’un pré conditionnement thermique chez des poulets de chair de souche Arbor Acres. Un effectif de 400 poulets est soumis aux variations naturelles des conditions climatiques estivales (Juillet-Août) durant 50 jours. Le conditionnement a lieu le 5ème jour d’âge (lot C) sous une température moyenne de 37,01±1,7°C pendant 24h. En fin d’élevage (J47), le lot T et le lot C sont exposés à un stress thermique aigu (39,3±0,5°C) pendant 6h. Les résultats obtenus révèlent que les poulets du lot C montrent une amélioration de l’ensemble des performances zootechniques, à l’exception de l’ingestion alimentaire qui tend à diminuer (-16,07%). L’indice de consommation, le poids vif et le gain de poids montrent des écarts respectifs de -23,38% ; +5,40% et de +5,75%. Par ailleurs, le taux de mortalité augmente de +51,85% chez les poulets témoins non conditionnés. La température centrale révèle une amélioration, particulièrement en fin d’élevage puisqu’elle augmente de +0,38°C et de +0,58°C chez le lot T respectivement à J40 et à J50. Cette différence atteint +1,09°C pendant le coup de chaleur et persiste (+0,44°C) même 12h après. Le pré conditionnement thermique induit également des augmentations des rendements en organes pour le coeur (+16,98%), le foie (+6,66%) et pour le gésier vide (+2,02%). Il en est de même pour les compartiments de l’intestin grêle qui montrent +7,56% ; +6,25% et +8,98% respectivement pour le duodénum, le jéjunum et l’iléon. Les mesures morphométriques indiquent à leurs tours des augmentations des longueurs de +4,11% ; +2,54% et de +6,66% respectivement pour les mêmes compartiments. Les analyses sanguines pratiquées dénotent des améliorations chez le lot C. D’un point de vue hématologique ; l’hématocrite et l’hémoglobine augmentent respectivement de +8,40% et de +8,14%. D’un point de vue biochimique, la glycémie, la cholestérolémie et la triglycéridémie diminuent respectivement de -9,42% ; -13,51% et de -7,74%. Les indicateurs hépatiques baissent de -14,15% pour l’ASAT et de -7,09% pour l’ALAT. La diminution des indicateurs rénaux est plus prononcée avec -52,72% pour l’urée, -37,11% pour la créatinine et -11,19% pour l’acide urique. Les protéines totales, l’albumine et les globulines augmentent respectivement de +14,10% ; +16,31% et de +12,67%. L’ionogramme révèle des écarts de +9,38% ; +32,27% et de +12,01% respectivement pour le sodium, le potassium et pour le chlore. Enfin, d’un point de vue hormonal, la T3 et la T4 augmentent respectivement de +31,87% et de +6,86% et cela simultanément à une diminution de la corticostéronémie (-35,93%) et du cortisol (-7,35%).
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    Valeur nutritionnelle de quelques céréales locales mesurée chez le coq soumis au stress thermique
    (2021-11-06) ALLOUCHE, Nadjia
    L’étude des grains de céréales est un critère important dans l’évaluation des possibilités du développement de l’aviculture via le volet « alimentation avicole », qui est une filière consommatrice de céréales, particulièrement le maïs. Paradoxalement, elle contribue à l’instabilité de la filière avicole, notamment, dans le contexte Algérien. Notre étude a visé 2 objectifs : la caractérisation du profil chimique et nutritionnel de quelques cultures céréalières traditionnelles en Algérie: le millet perlé, le triticale et l’orge. Puis, l’effet de la chaleur sur la valeur nutritionnelle des 3 céréales. Ceci, a été étudié chez le coq de population locale (Gallus gallus) évoluant en conditions de température modérée et élevée. Dans les deux conditions thermiques, la mesure de la valeur nutritionnelle a été effectuée « in vivo » par la méthode du bilan digestif, par voie directe. L’ensemble des résultats des mesures effectuées sur les 3 céréales locales est comparé à ceux obtenus pour le maïs grain. - Sur le plan chimique, les grains de céréales testées se distinguent entre-elles par leurs teneurs en matière grasse, leur teneur en protéines et par la cellulose brute. Elles diffèrent peu de par leur concentration en amidon, tandis que leurs teneurs en énergie brute se rapprochent globalement. Comparé au maïs, le millet se distingue par un profil chimique intéressant se caractérisant par des teneurs relativement élevées en protéines (15,13 vs 8,33 %MS), en matière grasse (4,73 vs 5,23 %MS) et en énergie brute (4551vs 4394 kcal/kg MS). Les grains de triticale se révèlent également intéressants, comparés au maïs, du point de vu profil chimique : de par leur teneur protéique (14,50 vs 8,33 %MS) et une concentration en amidon non négligeable (62,44 vs 70,08 %MS), les dotant ainsi d’un potentiel en EB appréciable, comparable à celui du maïs (4394 vs 4350kcal/kg MS). - Sur le plan nutritionnel, la meilleure utilisation nutritionnelle est en faveur du millet grâce à son potentiel chimique. Le millet, devant le maïs réputé exempte de FAN, se caractérise par un potentiel comparable en termes de digestibilité de l’amidon (d’environ 99%) et de celle des protéines (86,20 vs 87,46 %) ainsi qu’en termes d’EM (3744vs 3789kcal/kg MS). Avec des valeurs des coefficients de digestibilité de l’amidon, des protéines, des MG et de l’EM, respectives de 99,73 ; 83,91 ; 27,76%MS et 3316 kcal/kg MS, le triticale constitue le 2eme potentiel concurrent au maïs. Quant à l’orge, ses taux élevés en cellulose (7,65%MS) et les éventuelles FAN qu’il renferme, lui accusent une dévalorisation en termes de potentiel nutritionnel exploitable. Globalement, les critères nutritionnels mesurés sur ces grains de céréales chez des coqs de population locale ne sont pas modifiés lorsque ceux-ci sont soumis à une température ambiante élevée (33°C), durant une période de 10 jours. En revanche, l’effet de la chaleur est expressif dans quelques mesures (dans le cas de la digestibilité de la MG du maïs et du millet ou la digestibilité réelle des protéines de l’orge) quand il s’agit d’une comparaison intraespèce. Ce qui nous permet une meilleure prise en compte de la variabilité de la valeur nutritionnelle d’une même céréale dans des conditions environnementales différentes. Le type de coq fermier utilisé lors de nos essais se révèle être intéressant à étudier puisqu’il recèle des capacités de résistance à la chaleur.