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Item Étude de la diversité génétique, de la pathogénicité et du potentiel toxinogène de Fusarium culmorum (Wm.G. Smith) Sacc. agent de la pourriture racinaire et de la fusariose de l’épi du blé en Algérie(2018-02-28) Laraba, ImaneLa fusariose de l‟épi et la pourriture du collet du blé sont des maladies fongiques qui sévissent à travers le monde engendrant des pertes sur les rendements considérables. Les espèces de Fusarium qui sont leurs principaux agents causaux produisent des mycotoxines dangereuses à la santé humaine et animale. Les prospections des zones de production du blé réalisées en 2014 et en 2015 ont confir-mé que F. culmorum est l‟espèce dominante en Algérie. Pour une étude globale des types sexuels, des chémotypes et de la structure génétique, la collection algérienne a été complétée par d‟autres originaires d'Italie, d‟Australie et des États-Unis. Les amplifications par PCR ont révélé que les deux types sexuels de F. culmorum coexistent en Algérie et dans les 3 autres pays. L‟identification des chémotypes des isolats de F. culmorum par ASO PCR a montré que le 3ADON est le chémotype prédominant dans les quatre pays. La quantification par GC-MS des toxines produites par les isolats algériens in vitro a confirmé les résultats de la ASO PCR et elle a également montré que la majorité des isolats testés ont coproduits le 3ADON ou le NIV et la culmorine. La diversité génétique de 182 souches de F. culmorum a été évaluée à l'aide de 9 marqueurs SSR. L'AMOVA révèle que 89% de la variation génétique était à l‟intérieur des populations. L'analyse bayésienne des données SSR a iden-tifié deux populations de distribution mondiale dans lesquelles les deux chémotypes et mating types étaient représentés. De plus, il a été noté que l‟optimum de croissance mycélienne des isolats algé-riens est situé entre 20°C et 25°C. L‟agressivité de ces isolats a été testée sur collet et sur épi des va-riétés de blé Vitron (blé dur) et HD 1220 (blé tendre), les résultats ont révélé l‟existence d‟une varia-bilité dans l‟agressivité entre les isolats de F. culmorum. Ainsi la variété HD 1220 s‟est avérée plus résistante que la variété Vitron.Item Etude du virusy de la pomme de terre en Algérie(2019-12-15) ALLALA - MESSAOUDI, LindaA ce jour, des données limitées sont disponibles concernant la pression virale présente dans les champs de pomme de terre en Algérie. Durant trois campagnes agricoles consécutives de 2013 à 2016, différentes prospections ont été conduites et les inspections visuelles ont montré une grande variabilité des symptômes sur les plants de pomme de terre dans les principales régions productrices du pays. Un total de 285 échantillons de feuilles de pommes de terre a été étudié pour définir la prévalence des cinq virus les plus communs des virus : le virus Y de la pomme de terre (PVY), l’enroulement foliaire due au (PLRV) virus, virus de la pomme de terre X (PVX), le virus A de la (PVA) et virus de la pomme de terre (PVS). Les résultats ont montré une incidence plus élevée de PVY comparé aux autres virus. Deux facteurs intervenant dans l’augmentation de cette incidence ont été étudiés au niveau de la région d’Ain Defla, traditionnellement la plus productrice en semences de pomme de terre ; il s’agit des pucerons vecteurs et des plantes adventices avoisinantes de la culture de pomme de terre. Six espèces sont avérées efficientes dans la transmission in vitro du virus Y avec des pourcentages variables, Myzus persicae présente le taux le plus élevé avec une préférence pour une souche particulière de ce virus PVYNTN qui s’avère la plus dominante dans les champs de pomme de terre et qui est responsable de la nécrose annulaire des tubercules. Les adventices semblent aussi jouer un rôle important dans la conservation du virus, différentes espèces ont été identifiées et analysés par DAS-ELISA, ont révélé la présence du PVY et plus majoritairement la souche PVYN et en forte concentration chez Solanum nigrum et Chenopodium sp. La forte incidence du PVY dans toutes les régions étudiées et sa variabilité symptomatologique, ont conduit à l’étude de la diversité des populations de PVY circulant dans nos pomme de terre et ce vu l’émergence de nouvelles souches dans le monde notamment en Tunisie, pays voisin. D'un panel de 185 échantillons, sérologiquement confirmés comme étant uniquement infectées par le PVY, 96,7 % appartiennent au sérotype-N, et seulement 3,2 % de sérotype-O. Une série de 31 isolats PVY a été analysé par le biotypage sur le tabac et par typage moléculaire (RT-PCR, séquençage), ciblant le polymorphisme de la séquence des nucléotides dans le 5'NTR/P1 région et la recombinaison au sein de la jonction de trois HCPro/ P3 (RJ2), VPg/NIa (RJ3) et le CP (RJ4). 28/31 isolats PVY de sérotype-N induisant une nécrose des nervures sur tabac ont été identifiés comme PVYNTN recombinant. Les trois autres souches étaient du sérotype PVY-O, dont deux ont été identifiées comme PVYN-wi induisant la nécrose des nervures sur le tabac. Ce résultat est d'un grand intérêt car à notre connaissance, c'est le premier rapport du PVYN-Wi isolé dans le Nord de l’Afrique.Item Recherche sur les agents responsables de l'Alternariose de la pomme de terre et de la tomate en Algérie(2019-07-31) AYAD, DjidaLa pomme de terre (Solanum tuberosum L.) et la tomate (S. lycopersicum L.) sont deux cultures solanacées importantes en Algérie. Elles sont réparties différemment dans les différentes zones bioclimatiques du pays et sont conduites selon les différentes pratiques culturelles. Les cultures de pommes de terre occupent des superficies importantes dans plusieurs régions du nord (Ain Defla) au sud (El Oued) et de l’est (Skikda, Guelma) à l’ouest (Mostaganem, Mascara). Au contraire, la tomate est principalement cultivée dans le nord de l’Algérie sur de plus petites surfaces et le plus souvent sous abri plastique comme dans la région de Biskra. Les deux cultures sont souvent cultivées côte à côte ou même en succession dans de nombreuses régions côtières du pays pendant plusieurs années. L’intensification de ces deux cultures sans respect des bonnes pratiques agricoles a conduit au développement de maladies importantes comme l alternariose. La présente étude étaient, d’identifier au niveau de l’espèce les isolats d’Alternaria à grandes spores obtenus par des prospections réalisées pendant trois années de culture (2012 2015) sur différents champs de pommes de terre et de tomates dans les principales zones bioclimatiques d’Algérie. Comme les symptômes d alternariose et les caractéristiques morphologiques des isolats ne permettent pas d’établir une distinction nette entre les différentes espèces d’Alternaria à grandes spores, l’identification spécifique des isolats a été basée sur la PCR en utilisant des amorces spécifiques, la PCR/RFLP par double digestion enzymatique d’une portion du gène calmoduline et l’analyse de séquence aux gènes calmoduline et RPB2. Cette étude était egalement menée pour évaluer l’agressivité des isolats sur leurs hôtes respectifs de pomme de terre et de tomate, et de clarifier la spécialisation parasitaire des espèces Alternaria à grandes spores par inoculations croisées artificielles in vitro et dans des conditions similaires à celles du terrain. Enfin nous nous sommes intéressés à l étude de la diversité génétique des populations d A.solani en utilisant pour une première fois des marqueurs moléculaires microsatellites. Comme moyens de lutte contre l alternariose, une analyse des matières actives actuellement utilisées par nos agriculteurs a été aussi effectuée afin de vérifier les niveaux l efficacité et la présence éventuelle de souches résistantes.Item Etude de la diversité génétique de Fusarium oxysporum f. sp. lycopersici agent du flétrissement de la tomate et recherche de l'effet antagoniste de Trichoderma spp. à l'égard de l'agent pathogène(2019-07) DEBBI, AliDes prospections ont été menées dans différentes zones de production de la tomate en Algérie entre 2012 et 2015. 50 isolats de Fusarium associés à la culture de la tomate ont été collectés à partir de plants malades. Une caractérisation moléculaire par PCR en utilisant l'amorce spécifique PF02-03, a permis d'identifier 29 isolats comme étant des Fusarium oxysporum. En outre, l'amplification par PCR avec les amorces spécifiques P12-F2B / P12-R1, SIX3-F1/SIX3-R2, SIX4-F1/SIX4-R1 et SIX3-G137C-F1/SIX3-R2 a fait la distinction entre les isolats de Fol, et ceux du Forl, permettant l'identification de 19 isolats sur 29, comme Fusarium oxysporum f. sp. lycopersici (Fol), à savoir, 17 isolats comme race 2 (race dominante), 2 isolats comme race 3 et aucun des isolats n’a été identifié comme race 1. En outre, le test de pathogénicité in vivo a montré une grande diversité en terme d'indice de maladie allant de 1,2 à 3,7 enregistrés par les isolats F9 (Forl) et F30 (Fol) respectivement. L’étude de la diversité des isolats par les marqueurs ISSR, montrent une grande variabilité génétique aussi bien au sein des isolats de la même race qu'entre des isolats appartenant à des races différentes. Les résultats ont montré que seulement 10 isolats tendent à se regrouper par paire d'isolats avec un indice de similarité supérieur à 0,55. Le reste des isolats montrent un indice de similarité inférieur à 0,5. Cependant, une corrélation pourrait être notée entre le test de virulence et de la caractérisation moléculaire en utilisant des amorces spécifiques. Afin d'améliorer les méthodes de lutte biologique contre la fusariose de la tomate, trois espèces différentes, à savoir Trichoderma asperellum, T. harzianum et T. ghanense, ont été identifiées parmi une collection de 17 isolats autochtones de Trichoderma. Il est à noter que T. ghanense n'a jamais été signalé en Algérie auparavant. Bien que T8 (T. ghanense) ait enregistré les valeurs d'inhibition de la croissance les plus élevées contre l'isolat F42, sur les deux membranes avec 56,87% sur membrane de cellulose et 51,22% sur membrane de cellophane, le potentiel antagoniste des isolats de Trichoderma testés in vitro montre que leur capacité antagoniste dépend des isolats phytopathogènes ciblés. De même, au cours du test de l'activité antifongique in vivo, l'isolât T8 a montré la plus importante réduction de l'incidence de la maladie avec 53,12% et 48,28% contre Forlc et l'isolat F42 (Fol) respectivement.Item Etude du pathosystéme Blé-Zymoseptoria tritici : reproduction sexuée et acquisition de connaissances pour l'héritabilité de la résistance(2019-05-02) MEAMICHE, HayetLa tache septorienne du blé, causé par le champignon héterothallique Zymoseptoria tritici est largement répandue en Algérie et dans le monde, avec des pertes de rendement variant entre 30 et 70%. En Algérie, elle est classée parmi les maladies les plus fréquentes, avec une prévalence plus importante au nord du pays. L’objectif de ce travail est d’étudier le mode de reproduction sexué et asexué de Z. tritici par : (1) La détermination des deux mating types Mat1-1 et Mat1-2 par PCR et l’analyse de leur distribution à l’échelle macro et microgéographique ; (2) La recherche de la mutation monogénique G143A, conférant la résistance aux fongicides de la famille des strobilurines (QoI) par la technique MAMA ; (3) la mise en évidence de l’existence du téléomorphe Z. tritici dans les conditions naturelles de champ et l’étude des fréquences d’occurrences des fructifications sexuées en fonction des saisons ; (4) L’acquisition de connaissances pour l’héritabilité de la résistance par l’optimisation d’une procédure pour l’induction in planta de la reproduction sexuée en conditions semi-contrôlées. Les mating types de 208 isolats, issus de six régions étudiées, ont été déterminés. L’analyse statistique des données a démontré une co-occurrence des deux mating types à l’échelle globale, reflétée par une distribution équivalente des fréquences, répondant à un ratio 1 : 1, avec 53% d’isolats Mat 1-1 et 47% d’isolats Mat1-2. Aussi, la présence des deux mating types à été observée dans 38% des feuilles testées et 44% des lésions testées. L’occurrence de la mutation G143A a été investiguée sur 208 isolats. La présence de six isolats mutants, résistants aux strobilurines, détectés dans deux wilayas (Alger et Constantine) a été mise en évidence à la fois par la présence de la bande spécifique au gène mutant (résistant) ainsi que par les tests biologiques in vitro de sensibilité aux fongicides. Ce type de résistance est rapporté pour la première fois en Algérie. La recherche des structures de reproduction sexuée de Z. tritici, dans la wilaya d’Alger, d’août 2015 à août 2016 a permis de signaler la présence du téléomorphe, dans les conditions naturelles, pour la première fois en Algérie. Les caractères morphologiques des fructifications sexuées (pseudothèces, asques et ascospores), l’isolement du pathogène par la capture des ascospores et le test de pathogénicité ont confirmé l’appartenance des structures prélevées à l’espèce Z. tritici. Les fréquences d’occurrence des pseudothèces et l’intensité de décharge des ascospores enregistrées durant la période d’étude ont montré que les pseudothèces étaient présents sur les débris de cultures, avec des pics de maturité et de libération des ascospores situés entre novembre 2015 et janvier 2016. Les pseudothèces ont également été identifiés sur des plants de blé dur et de blé tendre en végétation, avec une dominance des fréquences sur le blé dur, à partir de la fin juin 2016. L’obtention in planta du téléomorphe Z. tritici en conditions contrôlées a permis de valider la procédure de croisement entre des isolats compatibles, avec l’induction de la formation de pseudothèces matures. Aussi, les inoculations réalisées ont permis d’observer des réponses différenciées des deux variétés utilisées, Simeto et Hoggar, vis-à-vis de Z. tritici. La reproduction sexuée est favorisée chez un hôte sensible (Hoggar) plutôt que chez un hôte résistant (Simeto). Cependant, la résistance de l’hôte (Simeto) ralentit le développement de la maladie et agit sur la multiplication asexuée, sans pour autant empêcher la reproduction sexuée, lorsque deux isolats compatible se rencontrent.Item Modélisation des transferts d'eau et d'azote à l'échelle d'un bassin versant : cas du bassin agricole de Sidi Rached(2019-01) SBARGOUD, SaidaLa plaine de Mitidja est une région peuplée et économiquement vivante où les ressources en eau souterraine jouent un rôle essentiel pour répondre aux besoins urbains, agricoles et industriels. L'étude s'est concentrée sur l'aquifère de Sidi Rached situé dans la région Ouest de Mitidja, où des concentrations en nitrates élevées ont été enregistrées principalement en raison de pratiques agricoles intensives et non durables. En effet, un certain nombre d'études ont confirmés que les concentrations de nitrates dans les eaux souterraines variaient de 20mg/L à plus de 200mg/L et que la source de cette pollution provient du lessivage des engrais chimiques (nitrate d'ammonium, phosphate d'ammonium et sulfate de potassium). L'azote, en particulier sous forme de nitrates, étant très soluble, atteint généralement l'eau souterraine dissoute dans l'eau de percolation et constitue le contaminant aquifère le plus commun. L’analyse statistique spatiale des nitrates dans la région de Sidi Rached montre que les zones les plus affectées sont essentiellement celles ayant reçules plus grandes quantités d’azote par le biais de la fertilisation, au niveau de Sidi Rached et Bourkika. Les cartes de vulnérabilité à la pollution élaborées par l’application des modèles DRASTIC (intrinsèque et spécifique) appuient ce résultat vu que ces cartes ont révélés une distribution spatiale de trois classes de vulnérabilité (faible, moyenne et forte), dont la classe à forte vulnérabilité renferme les zones de Sidi Rached et Bourkika. Pour mieuxrépondre aux particularités de la région étudiée, des ajustements ont été effectués sur les poids des paramètres DRASTIC par l’application de deux techniques d’ajustement : AHP et SPSA. Les résultats obtenus révèlent aussi des tendances pratiquement similaires.Ainsi, les régions du Nord et du Sud du bassin ainsi que les zones urbaines (Sidi Rached, Bourkika et Ahmer el Ain) semblent être entre lavulnérabilité moyenne et élevée.Des validations par les concentrations en nitrates ont été faites pour les modèles DRASTIC (MDP et MDC) et les modèles résultant des ajustements par AHP et SPSA (SPSA-MDC, MDC-AHP, SPSA-MDP et MDP-AHP). Le nitrate a été choisi car la zone d'étude est caractérisée par une agriculture active, c'est un bon indicateur de la qualité des eaux souterraines et par la disponibilité des données. Les résultats obtenus que les corrélations sont toutes > 0.60 et que la meilleure combinaison provient du MDP-AHP (R = 0,72) suivi du MDP-SPSA (R = 0,68), MDC- AHP (R = 0,67), MDC-SPSA (R = 0,65), MDP (R = 0,64) et enfin MDC (R = 0,60). Le modèle DRASTIC pesticide ajusté par AHP (MDP-AHP) peut être Résumé II recommandé comme meilleur modèle pour cette étude de cas. Ce résultat est important pour l'analyse spatiale de la pollution par les nitrates et contribuera à une meilleure gestion des plans agricoles intensifs.L’Analyse en Composantes Principales (ACP) el la classification ascendante hiérarchique ont fait ressortir un seul facteur déterminant dans le transfert de l’ion nitrate (NO3-) vers le milieu aquifère. Ainsi, le paramètre « dose d’engrais » semble avoir une influence directe sur le transfert des nitrates vers la nappe de Sidi Rachad.La forte proportionnalité entre les nitrates et la dose d’engrais apportée confirme l’existence d’un impact direct de ce facteur sur la pollution nitratée dans la zone étudiée.Les facteurs hydrodynamiques jouent aussi un rôle non négligeable dans l’évolution des concentrations des nitrates, même si c’est inversement comme la profondeur, la recharge nette de l’aquifère et la conductivité hydraulique. Ces résultats confirment ceux obtenus des cartes de vulnérabilité et de l’analyse géostatistique des nitrates. D’autres résultats obtenus par l’application d’un modèle de simulation basé sur les processus physique (APEX : effectué dans le cadre du projet de recherche « Qualiwater ») confirment d’avantage les résultats ci-dessus. Étant donné que la vigne et la pomme de terre sont des cultures qui reçoivent plus d’engrais azoté et que le sol de classe I se situe au Nord et au Sud du bassin de Sidi Rached là où on a des indices de vulnérabilité plus élevés.Item Recherche de facteurs toxinogenes chez la fusariose de l’épi du blé causée par Fusarium Culmorum et des métabolites de résistance(2019-02-12) HADJOUT, SalahAu cours de cette dernière décennie, plusieurs travaux de recherches menés en Algérie signalent l’importance de la fusariose de l’épi causée par différentes espèces de Fusarium affectant sévèrement les rendements des récoltes et la qualité technologique et sanitaire des grains par la production de mycotoxines. L’intérêt de ce présent travail est de comparer 2 lignées de blé dur nouvellement sélectionnées (G1 et G4) à leurs parents sensibles pour leur comportement à l’égard de cette maladie. Ces lignées sont homozygotes, fixées, obtenues par sélection généalogique classique et composées de semences F15 issues de croisements diallèles entre 4 variétés parentales: Saadi, Siméto, Ardente et Waha. A cet effet, l’évaluation de la maladie est réalisée au champ pendant deux ans. Au cours de la première année (2013- 2014), deux lignées ont été testées avec 10 isolats de Fusarium originaires d’Algérie. La deuxième année (2014-2015), trois variétés parentales ont été ajoutées et testés avec 4 isolats de Fusarium culmorum sélectionnées de la collection de l’année précédente. Nos travaux de recherche ont porté dans un premier temps au suivi de l'évolution des symptômes durant le remplissage du grain, après inoculation artificielle sur épis par les isolats de Fusarium en vue d’évaluer les différences de comportement des génotypes à la fusariose. Dans un second temps, une caractérisation biochimique des trichothécènes B (TCTB), de l’ergostérol et des acides phénoliques a été réalisée en laboratoire. Les résultats obtenus ont révélé que les lignées issues de croisements ont présenté une résistance plus élevée que leurs parents avec accumulation de TCTB et de l’ergostérol significativement plus faible. Dans nos conditions de cultures, aucun génotype n’a montré une résistance complète (immunité) à la maladie.Néaumoins, la lignée G1 présente un bon niveau de résistance dans nos conditions. En outre, une analyse détaillée de la composition en acides phénoliques des grains indique des teneurs significativement plus élevées en acide p-coumarique chez les lignées résistantes que chez les parents sensibles. Nos résultats confirment également la prédominance des formes monomériques et dimères de l'acide férulique dans les grains de blé dur mature, ainsi que des concentrations supérieures d'acides phénoliques libres et liés aux parois cellulaires dans les grains de la lignée G1. Ces métabolites peuvent donc contribuer comme facteur possible de résistance du blé dur à la fusariose et à l’accumulation des TCTB.Item Recherche sur les fusariotoxines des blés(2018-02-27) TOUATI- HATTAB, SihemLa Fusariose de l’épi (FHB) est une maladie du blé qui a été étudiée dans le monde entier. Mais peu de travaux sont réalisés en Algérie, où des quantités importantes de blé dur et blé tendre sont cultivées et traditionnellement consommées sous forme de semoule et de pain. Cette maladie est responsable de pertes considérables de production. Les espèces impliquées peuvent conduire à la contamination des grains par diverses mycotoxines, qui sont dangereuses pour la santé humaine et animale. L’objectif de ce travail de thèse s’attachera ainsi à identifier la flore fusarienne toxinogène présente sur les épis de blé Algériens et de caractériser la capacité des isolats de F. culmorum à produire des mycotoxines in vitro. Nous nous sommes interressés aussi au chemotypage et quantification de Potentiel toxinogène des isolats de F. Culmorum. L’identification moléculaire par PCR spécifique a confirmé l’identification morphologique, et a permis de montrer l’implication de 5 espèces à savoir F. culmorum, F.pseudograminearum, F. graminearum , et F. avenaceum. F. culmorum semble être le pathogène majeur associé à ces maladies en Algérie. Le chémotype de 40 isolats de F.culmorum a été identifié par la réalisation de (PCR ) et (PCR-Q). Les résulats ont montré que tous les isolats testés sont potentiellement toxinogènes. Par ailleurs, l'amplification des Tri12 3ADON et Tri12 NIV montrent une dominance de 95% des isolats du type DON, et seulement 5% sur les 40 isolats se sont avérés de chémotype NIV. Le chémotype de 4 isolats de F.culmorum a été confirmé par la réalisation d’une PCR Taq Man à l’aide d’une sonde spécifique des deux « chemotype» connus chez F. culmorum. Les résultats obtenus suggèrent que deux isolats sont de chemotype NIV/FX et les deux autres isolats sont de chemotype DON)/ 3-ADON. les analyses des TCTB par HPLC/DAD ont permis de déterminer leur potentiel toxinogène, les deux isolats de chemotype DON/3- ADON produisent des niveaux de toxines bien supérieurs à ceux des 2 isolats NIV/FX. ces 4 souches se sont avérées être pathogènes sur des épis de blé de différentes variétés. Par la suite ces souches ont servi pendant deux ans à évaluer en plein champ le comportement 157 de quatre variétés de blé dur, quatre variétés de blé tendre d’origine autochtone et introduite et deux nouvelles lignées de blé dur. Les résultats montrent une corrélation entre le niveau d’envahissement du grain et la quantité de toxine accumulée avec une grande diversité selon le cultivar, deux variétés locale de blé dur et les deux nouvelles lignées de blé dur ont montré un niveau prometteur de résistance à la fusariose avec une accumulation de trichothécène significativement plus faible. Enfin, les acides phénoliques ont été évaluées dans l’ensemble des variétés et des lignées pour voir si leur contenu pourrait être lié à l’accumulation de toxines. Il s’agit du premier rapport évaluant les variétés de blé plus fréquemment cultivé en Algérie pour leur sensibilité à la fusariose causées par des souches locales de F. culmorum dans un tel état bioclimatique semi-arid.Item Diversité phénotypique et génotypique des populations de mycosphaerella graminicola (=Zymoseptoria tritici) agent de la septoriose du blé en Algérie(2017-01-12) HARRAT, WahibaLa tache septorienne, Mycosphaerella graminicola (anamorphe Zymoseptoria tritici), agent causal de la maladie de la tache septorienne du blé peut engendrer des pertes de rendements considérables (35 à 60%) notamment en régions méditerranéenne. Au Maghreb, la septoriose est considérée comme la maladie du blé la plus importante, en Algérie elle est largement présente dans toutes les régions Nord du pays. Le présent travail est entrepris dans l’objectif d’évaluer la diversité phénotypique et génotypique du pathogène Z. tritici en Algérie. Principalement, la prévalence de la maladie ; l’agressivité des isolats ; la diversité morpho-culturale et génotypique à l’aide d’analyse de microsatellites (SSR), la détermination des deux mating types et la confirmation des résultats par la recherche et la caractérisation de la forme parfaite ; l’essai de différentes méthodes de lutte contre la septoriose : effet de la fertilisation azotée et potassique sur l’évolution de la maladie ainsi qu’une approche de lutte chimique et biologique contre l’agent pathogène. Les prospections réalisées entre 2010 et 2013 sur l’ensemble des régions céréalières montrent une large distribution de la maladie de la tache septorienne, le taux de présence de la maladie, sur l’ensemble des champs prospectés, est estimé à 59%. La présence et la sévérité de la maladie dans les régions subhumides sont particulièrement importantes où la sévérité de la maladie selon l’échelle « double digit » atteint 98 et 99. Les observations phénotypiques des colonies de Z. tritici sur milieu solide YMA, montrent une grande diversité de texture et de couleur. Les isolats de couleur rosâtre ont une texture crémeuse, présentent l’aspect le plus dominant. Les isolats de couleur sombre sont durs et compactes. L’agressivité des isolats de la région Est sur une gamme variétale diversifiée de 16 variétés (blé dur, blé tendre et triticale) révèle que (04) isolats se distinguent par leur virulence en fonction du nombre maximum de feuilles infectées et du taux de recouvrement pycnidial. Les variétés les plus sensibles sont HD 1220 et Waha. Tandis que les plus résistantes sont Ain abid, Colosseo et Simeto. En effet, 10 isolats sur 26 montrent une spécificité physiologique pour le blé tendre ou le blé dur. Neuf paires d’amorces microsatellite SSR (Simple Sequence Repeat) sont utilisées pour l’estimation de la variabilité génétique d’une population de M. graminicola constituée de 30 isolats issus de 27 champs de blé de l’Est algérien. Les résultats montrent l’existence d’un niveau très élevé de variabilité génétique de la population. 29 haplotypes différents sont obtenus. Les résultats de la multiplex-PCR pour la détermination des deux idiomorphes (Mat1-1 et Mat1-2) montrent l’existence des deux idiomorphes en proportion relativement égale au sein de la population étudiée. Cela est confirmé par la mise en évidence de la forme parfaite dans cette étude et sa première signalisation au niveau de la wilaya de Constantine (El khroub) et en Algérie. Les essais des méthodes de lutte révèlent des résultats intéressent pour l’établissement d’une stratégie de lutte intégrée. Un apport foliaire d’engrais potassique au stade 1 à 2 noeuds, minimise les pertes de rendement de 14%, en évitant l’extension de la maladie sur la dernière feuille. L’efficacité des matières actives antifongiques testées est prouvée, néanmoins il existe des isolats plus sensibles que d’autres. Un grand potentiel d’inhibition des agents antagonistes testés sur la croissance de Z. tritici particulièrement, de l’isolat Trichoderma asperelloides. Ce travail a permis la mise en évidence d’une importante diversité génétique des populations de Z. tritici algériennes. Une meilleure connaissance de l’agent pathogène, de la relation plante-pathogène et des différents moyens de lutte permettrait la mise en place d’une stratégie de lutte intégrée efficace contre la maladie de la tache septorienne du blé.Item Etude de la tache bronzée du blé en Algérie(2012-07-02) BENSLIMANE, HamidaLa tache bronzée du blé causée par Pyrenophora tritici-repentis est devenue une des maladies foliaires du blé les plus présentes en Algérie. Une prospection des différentes zones céréalières du pays a été réalisée sur les cultures de blé durant trois campagnes agricoles. Elle a permis de collecter 214 échantillons au niveau de 66 localités dans les 15 Wilayas et de construire une collection d’isolats de P. tritici-repentis. La caractérisation morphologique d’un ensemble d’isolats en considérant les mensurations des spores et la croissance radiale des cultures à différentes températures, a montré l’existence d’une différence très hautement significative entre les isolats étudiés. Celle-ci, a touché la longueur de la spore et le nombre de ses septa. L’optimum de croissance est atteint pour la plus part des isolats à 25°C. Les inoculations artificielles ont révélé la présence dans nos champs de six races différentes 1, 4, 5, 6, 7 et 8, avec une prédominance des races 1 et 7. Quatre races (1, 4, 7 et 8) sont rapportées pour la première fois en Algérie. La présence d’un nouveau profil de virulence qui ne correspond à aucune des 8 races connues à ce jour a également été notée. Ce qui révèle la présence dans nos zones céréalières d’une nouvelle race (proposée comme race 9). L’amplification des gènes de virulence ToxA et ToxB chez l’ensemble des isolats inoculés nous a permis de conclure que pour 48 isolats sur les 55 étudiés, la caractérisation phénotypique correspond à la caractérisation génotypique. Pour le reste des isolats, l’expression de l’un des deux symptômes (Chlorose ou nécrose) en absence du gène responsable de la synthèse de la toxine correspondante au symptôme exprimé, suggère la présence de nouvelles toxines chez ces isolats, encore inconnues. La recherche des gènes ToxA et ToxB chez les isolats ayants montré un nouveau profil de virulence a révélé la présence des deux gènes malgré l’absence des symptômes habituellement induits par leur produits. Ceci laisse supposer l’existence d’homologues pour ces deux gènes non connus encore. La résence d’un homologue de ToxA chez l’espèce P. tritici-repentis est une première. Le séquençage des amplicons et l’alignement des séquences obtenues pour chacun des deux gènes et leur comparaison avec les séquences de référence des gènes ToxA et ToxB, ne montre aucune différence pour la région analysée. La synthèse des deux toxines, produits des gènes ToxA et ToxB, pourrait être affectée par l’un des différents facteurs contrôlant la biosynthèse d’une protéine chez les organismes eucaryotes. L’analyse de la diversité génétique de 61 isolats provenant de différentes régions céréalières du pays et appartenant à différentes races a été effectuée grâce à la techniques fAFLP. Pour ce faire 78 couples amorces ont été testé et 12 sélectionnées pour l’étude. Une importante variabilité génétique a été mise en évidence. Aucune corrélation n’a été trouvé entre la diversité génétique et le type de race, l’espèce hôte ou l’origine géographique. Un isolat ayant montré le nouveau profil de virulence s’est clairement distingué sur le plan moléculaire
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