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Item Les virus associés à la jaunisse nanisante de l’orge (BYD), des genres BYDV et CYDV, chez les céréales à paille en Algérie(2001-05-17) BELKAHLA, HadjiraLa jaunisse nanisante de l’orge est une maladie qui entraîne des pertes considérables chez les céréales. Elle est associée à plusieurs virus de la famille des Luteoviridae (BYDV-PAV, BYDV-MAV, CYDV-RPV, RMV, SGV). Des prélèvements effectués dans plusieurs parcelles de blé dur, blé tendre, orge et avoine en Algérie et en Belgique, ainsi que dans des parcelles de maïs en France (à titre comparatif), ont montré que BYDV-PAV, BYDV-MAV, CYDV-RPV, RMV et SGV sont présents à des fréquences variables mais non négligeables. L’analyse en TAS-ELISA et DAS-ELISA a montré que BYDV-PAV est dominant. En revanche, BYDV-MAV A est absent en Algérie, en Belgique et en France. CYDV-RPV, RMV et SGV sont rares. L’analyse de la population aphidienne prélevée dans les régions céréalières d’Algérie [Alger (Oued Smar, El-Harrach, Blida), Guelma, Constantine, Sidi-Bel-Abbès] en 1997 et 1998 a montré la présence de Rhopalosiphum padi (L.), Sitobion avenae (F.), Sitobion fragariae (Walk.), Rhopalosiphum maidis (Fitch) et Schizaphis graminum (Rondani). Des tests de transmission comparée de BYDV-PAV, BYDV-MAV, CYDV-RPV et RMV par S. fragariae ont montré que seuls BYDV-PAV et BYDV-MAV sont transmissibles par ce puceron. CYDV-RPV et RMV ne le sont pas. S. fragariae est donc un vecteur efficient du genre Luteovirus, mais non du genre Polerovirus. L’efficacité de la transmission des isolats BYDV-PAV CpA et BYDV-PAV CpB par S. fragariae est comparable à celle de R. padi et S. avenae. Les concentrations de BYDV-PAV CpA et BYDV-PAV CpB dans des lots de 10 aptères varient selon le couple virus/aphide : elles sont élevées chez S. avenae et R. padi et plus faibles chez S. fragariae. Les concentrations de BYDV-MAV B chez S. avenae et S. fragariae sont relativement proches, tandis que la différence de concentration du BYDV-MAV A entre ces deux espèces est significative. S. fragariae transmet efficacement BYDV-MAV A, BYDV-MAV B, BYDV-PAV CpA et BYDV-PAV CpB jusqu’au 5ᵉ jour après transfert. Le taux de virus détecté par ELISA dans les lots de 10 aptères diminue plus rapidement dans les combinaisons virus / S. fragariae que dans celles virus / S. avenae ou virus / R. padi. L’estimation (DO ELISA) de la transmission de BYDV-MAV A et BYDV-MAV B par S. fragariae montre que la multiplication de BYDV-MAV B diffère sensiblement de celle de BYDV-MAV A. Les résultats de protection croisée indiquent que BYDV-MAV B, utilisé comme virus prémunisant, inhibe la multiplication de BYDV-MAV A. Une étude épidémiologique menée sur blé tendre (var. HD 1220) en 1998 dans la région de Blida a montré que l'incidence de la jaunisse nanisante de l'orge (BYD) était de 27,23 %. Les tests DAS-ELISA et TAS-ELISA ont révélé une forte prévalence des infections simples : BYDV-PAV : 28 % BYDV-MAV : 25 % CYDV-RPV : 14 % RMV : 13 % Les infections mixtes les plus fréquentes sont les co-infections BYDV-PAV + BYDV-MAV (11,22 %), suivies de BYDV-PAV + CYDV-RPV (3,74 %), BYDV-MAV + CYDV-RPV (1,87 %), et les combinaisons impliquant RMV ou SGV (0,93 % chacune). Les infections triples sont représentées par BYDV-PAV + BYDV-MAV + CYDV-RPV (3,74 %). L’analyse par immunocapture-RT-PCR révèle la présence de BYDV-PAV profil A et de BYDV-PAV profil B. L’étude de la variabilité biologique montre que BYDV-PAV CpA est plus agressif que BYDV-PAV CpB sur orge (cv. Plaisant). Sur avoine (cv. Coast Black), RMV induit des symptômes typiques de BYD.Item L'écosystème côtier en Algérie: phytosociologie, symphytosoclologie et intérêtpatrimonial des végétations littorales du Secteur algérois(2008-12-17) KHELIFI, HouriaL'étude, consacrée aux phytocœnoses du littoral algérois, est abordée par une approche phytosociologique et symphytosociologique et une analyse de la phytodiversité dans un but conservatoire. Le premier chapitre traite des caractéristiques biophysiques de la zone d'étude, à savoir le climat, la lithologie, la flore et la végétation. Le deuxième chapitre est consacré aux méthodes d'échantillonnage et aux traitements des données. 254 relevés floristico-écologiques comportant 172 espèces et 10 relevés paysagers ou géosigrnarelevés ont été réalisés suivant les méthodes d'échantillonnage sigrnatistes. Les relevés ont été traités successivement par l'analyse factorielle des correspondances (AF.C.), complétée par une classification ascendante hiérarchique ou C.A.H. et par les méthodes phytosociologique et symphytosociologique. Dans le troisième chapitre l'AF.C. globale et les analyses partielles successives ont conduit à l'individualisation de groupements inféodés aux classes des CrithmoLimonietea, Salsolo-Cakiletea, Salicornietea fruticosae, Euphorbio-Ammophiletea, Helianthemetea guttati, Saginetea maritimae et Quercetea ilicis. Le quatrième chapitre traite de la syntaxonomie des phytocœnoses naturelles où 31 phytocœnoses représentées par 18 associations végétales, dont cinq nouvelles, 12 sous-associations et un groupement ont été décrits. L'étude symphytosociologique, présentée dans le cinquième chapitre, révèle trois complexes paysagers : un géosigrnetum des falaises et dalles lapiazées renfermant six associations végétales, un géosigmetum des falaises escarpées du Chenoua avec une association et trois groupements végétaux et un géosigmetum propre aux cordons dunaires renfermant six associations végétales. L'analyse et la conservation de la phytodiversité, présentée dans le chapitre six montre une diversité phytogéographique et une richesse taxonomique élevée. Une liste de 29 espèces, 6 syntaxons des habitats sableux et 8 syntaxons des habitats rocheux considérés comme rares et de haute valeur patrimoniale méritant des mesures conservatoires a été mise en évidence.Item Contribution a la connaissance du genre Ascochyta : Cas particulier de l’étude biologique,ultrastructurale et cytochimique des relations hote-parasite chez le couple Pisum sativum L. / Assochyta pisi Lib(Université pierre et marie curie PARIS 6, 1989-05-30) BOUZNAD, ZouaouiItem Etude de la pollution plombique et globale dans la région d'Alger, en utilisant les lichens comme indicateurs biologiques(INA, 2003-06-24) RAHALI, MohammedItem Étude de la diversité génétique, de la pathogénicité et du potentiel toxinogène de Fusarium culmorum (Wm.G. Smith) Sacc. agent de la pourriture racinaire et de la fusariose de l’épi du blé en Algérie(2018-02-28) Laraba, ImaneLa fusariose de l‟épi et la pourriture du collet du blé sont des maladies fongiques qui sévissent à travers le monde engendrant des pertes sur les rendements considérables. Les espèces de Fusarium qui sont leurs principaux agents causaux produisent des mycotoxines dangereuses à la santé humaine et animale. Les prospections des zones de production du blé réalisées en 2014 et en 2015 ont confir-mé que F. culmorum est l‟espèce dominante en Algérie. Pour une étude globale des types sexuels, des chémotypes et de la structure génétique, la collection algérienne a été complétée par d‟autres originaires d'Italie, d‟Australie et des États-Unis. Les amplifications par PCR ont révélé que les deux types sexuels de F. culmorum coexistent en Algérie et dans les 3 autres pays. L‟identification des chémotypes des isolats de F. culmorum par ASO PCR a montré que le 3ADON est le chémotype prédominant dans les quatre pays. La quantification par GC-MS des toxines produites par les isolats algériens in vitro a confirmé les résultats de la ASO PCR et elle a également montré que la majorité des isolats testés ont coproduits le 3ADON ou le NIV et la culmorine. La diversité génétique de 182 souches de F. culmorum a été évaluée à l'aide de 9 marqueurs SSR. L'AMOVA révèle que 89% de la variation génétique était à l‟intérieur des populations. L'analyse bayésienne des données SSR a iden-tifié deux populations de distribution mondiale dans lesquelles les deux chémotypes et mating types étaient représentés. De plus, il a été noté que l‟optimum de croissance mycélienne des isolats algé-riens est situé entre 20°C et 25°C. L‟agressivité de ces isolats a été testée sur collet et sur épi des va-riétés de blé Vitron (blé dur) et HD 1220 (blé tendre), les résultats ont révélé l‟existence d‟une varia-bilité dans l‟agressivité entre les isolats de F. culmorum. Ainsi la variété HD 1220 s‟est avérée plus résistante que la variété Vitron.Item Etude du virusy de la pomme de terre en Algérie(2019-12-15) ALLALA - MESSAOUDI, LindaA ce jour, des données limitées sont disponibles concernant la pression virale présente dans les champs de pomme de terre en Algérie. Durant trois campagnes agricoles consécutives de 2013 à 2016, différentes prospections ont été conduites et les inspections visuelles ont montré une grande variabilité des symptômes sur les plants de pomme de terre dans les principales régions productrices du pays. Un total de 285 échantillons de feuilles de pommes de terre a été étudié pour définir la prévalence des cinq virus les plus communs des virus : le virus Y de la pomme de terre (PVY), l’enroulement foliaire due au (PLRV) virus, virus de la pomme de terre X (PVX), le virus A de la (PVA) et virus de la pomme de terre (PVS). Les résultats ont montré une incidence plus élevée de PVY comparé aux autres virus. Deux facteurs intervenant dans l’augmentation de cette incidence ont été étudiés au niveau de la région d’Ain Defla, traditionnellement la plus productrice en semences de pomme de terre ; il s’agit des pucerons vecteurs et des plantes adventices avoisinantes de la culture de pomme de terre. Six espèces sont avérées efficientes dans la transmission in vitro du virus Y avec des pourcentages variables, Myzus persicae présente le taux le plus élevé avec une préférence pour une souche particulière de ce virus PVYNTN qui s’avère la plus dominante dans les champs de pomme de terre et qui est responsable de la nécrose annulaire des tubercules. Les adventices semblent aussi jouer un rôle important dans la conservation du virus, différentes espèces ont été identifiées et analysés par DAS-ELISA, ont révélé la présence du PVY et plus majoritairement la souche PVYN et en forte concentration chez Solanum nigrum et Chenopodium sp. La forte incidence du PVY dans toutes les régions étudiées et sa variabilité symptomatologique, ont conduit à l’étude de la diversité des populations de PVY circulant dans nos pomme de terre et ce vu l’émergence de nouvelles souches dans le monde notamment en Tunisie, pays voisin. D'un panel de 185 échantillons, sérologiquement confirmés comme étant uniquement infectées par le PVY, 96,7 % appartiennent au sérotype-N, et seulement 3,2 % de sérotype-O. Une série de 31 isolats PVY a été analysé par le biotypage sur le tabac et par typage moléculaire (RT-PCR, séquençage), ciblant le polymorphisme de la séquence des nucléotides dans le 5'NTR/P1 région et la recombinaison au sein de la jonction de trois HCPro/ P3 (RJ2), VPg/NIa (RJ3) et le CP (RJ4). 28/31 isolats PVY de sérotype-N induisant une nécrose des nervures sur tabac ont été identifiés comme PVYNTN recombinant. Les trois autres souches étaient du sérotype PVY-O, dont deux ont été identifiées comme PVYN-wi induisant la nécrose des nervures sur le tabac. Ce résultat est d'un grand intérêt car à notre connaissance, c'est le premier rapport du PVYN-Wi isolé dans le Nord de l’Afrique.Item Recherche sur les agents responsables de l'Alternariose de la pomme de terre et de la tomate en Algérie(2019-07-31) AYAD, DjidaLa pomme de terre (Solanum tuberosum L.) et la tomate (S. lycopersicum L.) sont deux cultures solanacées importantes en Algérie. Elles sont réparties différemment dans les différentes zones bioclimatiques du pays et sont conduites selon les différentes pratiques culturelles. Les cultures de pommes de terre occupent des superficies importantes dans plusieurs régions du nord (Ain Defla) au sud (El Oued) et de l’est (Skikda, Guelma) à l’ouest (Mostaganem, Mascara). Au contraire, la tomate est principalement cultivée dans le nord de l’Algérie sur de plus petites surfaces et le plus souvent sous abri plastique comme dans la région de Biskra. Les deux cultures sont souvent cultivées côte à côte ou même en succession dans de nombreuses régions côtières du pays pendant plusieurs années. L’intensification de ces deux cultures sans respect des bonnes pratiques agricoles a conduit au développement de maladies importantes comme l alternariose. La présente étude étaient, d’identifier au niveau de l’espèce les isolats d’Alternaria à grandes spores obtenus par des prospections réalisées pendant trois années de culture (2012 2015) sur différents champs de pommes de terre et de tomates dans les principales zones bioclimatiques d’Algérie. Comme les symptômes d alternariose et les caractéristiques morphologiques des isolats ne permettent pas d’établir une distinction nette entre les différentes espèces d’Alternaria à grandes spores, l’identification spécifique des isolats a été basée sur la PCR en utilisant des amorces spécifiques, la PCR/RFLP par double digestion enzymatique d’une portion du gène calmoduline et l’analyse de séquence aux gènes calmoduline et RPB2. Cette étude était egalement menée pour évaluer l’agressivité des isolats sur leurs hôtes respectifs de pomme de terre et de tomate, et de clarifier la spécialisation parasitaire des espèces Alternaria à grandes spores par inoculations croisées artificielles in vitro et dans des conditions similaires à celles du terrain. Enfin nous nous sommes intéressés à l étude de la diversité génétique des populations d A.solani en utilisant pour une première fois des marqueurs moléculaires microsatellites. Comme moyens de lutte contre l alternariose, une analyse des matières actives actuellement utilisées par nos agriculteurs a été aussi effectuée afin de vérifier les niveaux l efficacité et la présence éventuelle de souches résistantes.Item Etude de la diversité génétique de Fusarium oxysporum f. sp. lycopersici agent du flétrissement de la tomate et recherche de l'effet antagoniste de Trichoderma spp. à l'égard de l'agent pathogène(2019-07) DEBBI, AliDes prospections ont été menées dans différentes zones de production de la tomate en Algérie entre 2012 et 2015. 50 isolats de Fusarium associés à la culture de la tomate ont été collectés à partir de plants malades. Une caractérisation moléculaire par PCR en utilisant l'amorce spécifique PF02-03, a permis d'identifier 29 isolats comme étant des Fusarium oxysporum. En outre, l'amplification par PCR avec les amorces spécifiques P12-F2B / P12-R1, SIX3-F1/SIX3-R2, SIX4-F1/SIX4-R1 et SIX3-G137C-F1/SIX3-R2 a fait la distinction entre les isolats de Fol, et ceux du Forl, permettant l'identification de 19 isolats sur 29, comme Fusarium oxysporum f. sp. lycopersici (Fol), à savoir, 17 isolats comme race 2 (race dominante), 2 isolats comme race 3 et aucun des isolats n’a été identifié comme race 1. En outre, le test de pathogénicité in vivo a montré une grande diversité en terme d'indice de maladie allant de 1,2 à 3,7 enregistrés par les isolats F9 (Forl) et F30 (Fol) respectivement. L’étude de la diversité des isolats par les marqueurs ISSR, montrent une grande variabilité génétique aussi bien au sein des isolats de la même race qu'entre des isolats appartenant à des races différentes. Les résultats ont montré que seulement 10 isolats tendent à se regrouper par paire d'isolats avec un indice de similarité supérieur à 0,55. Le reste des isolats montrent un indice de similarité inférieur à 0,5. Cependant, une corrélation pourrait être notée entre le test de virulence et de la caractérisation moléculaire en utilisant des amorces spécifiques. Afin d'améliorer les méthodes de lutte biologique contre la fusariose de la tomate, trois espèces différentes, à savoir Trichoderma asperellum, T. harzianum et T. ghanense, ont été identifiées parmi une collection de 17 isolats autochtones de Trichoderma. Il est à noter que T. ghanense n'a jamais été signalé en Algérie auparavant. Bien que T8 (T. ghanense) ait enregistré les valeurs d'inhibition de la croissance les plus élevées contre l'isolat F42, sur les deux membranes avec 56,87% sur membrane de cellulose et 51,22% sur membrane de cellophane, le potentiel antagoniste des isolats de Trichoderma testés in vitro montre que leur capacité antagoniste dépend des isolats phytopathogènes ciblés. De même, au cours du test de l'activité antifongique in vivo, l'isolât T8 a montré la plus importante réduction de l'incidence de la maladie avec 53,12% et 48,28% contre Forlc et l'isolat F42 (Fol) respectivement.Item Etude du pathosystéme Blé-Zymoseptoria tritici : reproduction sexuée et acquisition de connaissances pour l'héritabilité de la résistance(2019-05-02) MEAMICHE, HayetLa tache septorienne du blé, causé par le champignon héterothallique Zymoseptoria tritici est largement répandue en Algérie et dans le monde, avec des pertes de rendement variant entre 30 et 70%. En Algérie, elle est classée parmi les maladies les plus fréquentes, avec une prévalence plus importante au nord du pays. L’objectif de ce travail est d’étudier le mode de reproduction sexué et asexué de Z. tritici par : (1) La détermination des deux mating types Mat1-1 et Mat1-2 par PCR et l’analyse de leur distribution à l’échelle macro et microgéographique ; (2) La recherche de la mutation monogénique G143A, conférant la résistance aux fongicides de la famille des strobilurines (QoI) par la technique MAMA ; (3) la mise en évidence de l’existence du téléomorphe Z. tritici dans les conditions naturelles de champ et l’étude des fréquences d’occurrences des fructifications sexuées en fonction des saisons ; (4) L’acquisition de connaissances pour l’héritabilité de la résistance par l’optimisation d’une procédure pour l’induction in planta de la reproduction sexuée en conditions semi-contrôlées. Les mating types de 208 isolats, issus de six régions étudiées, ont été déterminés. L’analyse statistique des données a démontré une co-occurrence des deux mating types à l’échelle globale, reflétée par une distribution équivalente des fréquences, répondant à un ratio 1 : 1, avec 53% d’isolats Mat 1-1 et 47% d’isolats Mat1-2. Aussi, la présence des deux mating types à été observée dans 38% des feuilles testées et 44% des lésions testées. L’occurrence de la mutation G143A a été investiguée sur 208 isolats. La présence de six isolats mutants, résistants aux strobilurines, détectés dans deux wilayas (Alger et Constantine) a été mise en évidence à la fois par la présence de la bande spécifique au gène mutant (résistant) ainsi que par les tests biologiques in vitro de sensibilité aux fongicides. Ce type de résistance est rapporté pour la première fois en Algérie. La recherche des structures de reproduction sexuée de Z. tritici, dans la wilaya d’Alger, d’août 2015 à août 2016 a permis de signaler la présence du téléomorphe, dans les conditions naturelles, pour la première fois en Algérie. Les caractères morphologiques des fructifications sexuées (pseudothèces, asques et ascospores), l’isolement du pathogène par la capture des ascospores et le test de pathogénicité ont confirmé l’appartenance des structures prélevées à l’espèce Z. tritici. Les fréquences d’occurrence des pseudothèces et l’intensité de décharge des ascospores enregistrées durant la période d’étude ont montré que les pseudothèces étaient présents sur les débris de cultures, avec des pics de maturité et de libération des ascospores situés entre novembre 2015 et janvier 2016. Les pseudothèces ont également été identifiés sur des plants de blé dur et de blé tendre en végétation, avec une dominance des fréquences sur le blé dur, à partir de la fin juin 2016. L’obtention in planta du téléomorphe Z. tritici en conditions contrôlées a permis de valider la procédure de croisement entre des isolats compatibles, avec l’induction de la formation de pseudothèces matures. Aussi, les inoculations réalisées ont permis d’observer des réponses différenciées des deux variétés utilisées, Simeto et Hoggar, vis-à-vis de Z. tritici. La reproduction sexuée est favorisée chez un hôte sensible (Hoggar) plutôt que chez un hôte résistant (Simeto). Cependant, la résistance de l’hôte (Simeto) ralentit le développement de la maladie et agit sur la multiplication asexuée, sans pour autant empêcher la reproduction sexuée, lorsque deux isolats compatible se rencontrent.Item Modélisation des transferts d'eau et d'azote à l'échelle d'un bassin versant : cas du bassin agricole de Sidi Rached(2019-01) SBARGOUD, SaidaLa plaine de Mitidja est une région peuplée et économiquement vivante où les ressources en eau souterraine jouent un rôle essentiel pour répondre aux besoins urbains, agricoles et industriels. L'étude s'est concentrée sur l'aquifère de Sidi Rached situé dans la région Ouest de Mitidja, où des concentrations en nitrates élevées ont été enregistrées principalement en raison de pratiques agricoles intensives et non durables. En effet, un certain nombre d'études ont confirmés que les concentrations de nitrates dans les eaux souterraines variaient de 20mg/L à plus de 200mg/L et que la source de cette pollution provient du lessivage des engrais chimiques (nitrate d'ammonium, phosphate d'ammonium et sulfate de potassium). L'azote, en particulier sous forme de nitrates, étant très soluble, atteint généralement l'eau souterraine dissoute dans l'eau de percolation et constitue le contaminant aquifère le plus commun. L’analyse statistique spatiale des nitrates dans la région de Sidi Rached montre que les zones les plus affectées sont essentiellement celles ayant reçules plus grandes quantités d’azote par le biais de la fertilisation, au niveau de Sidi Rached et Bourkika. Les cartes de vulnérabilité à la pollution élaborées par l’application des modèles DRASTIC (intrinsèque et spécifique) appuient ce résultat vu que ces cartes ont révélés une distribution spatiale de trois classes de vulnérabilité (faible, moyenne et forte), dont la classe à forte vulnérabilité renferme les zones de Sidi Rached et Bourkika. Pour mieuxrépondre aux particularités de la région étudiée, des ajustements ont été effectués sur les poids des paramètres DRASTIC par l’application de deux techniques d’ajustement : AHP et SPSA. Les résultats obtenus révèlent aussi des tendances pratiquement similaires.Ainsi, les régions du Nord et du Sud du bassin ainsi que les zones urbaines (Sidi Rached, Bourkika et Ahmer el Ain) semblent être entre lavulnérabilité moyenne et élevée.Des validations par les concentrations en nitrates ont été faites pour les modèles DRASTIC (MDP et MDC) et les modèles résultant des ajustements par AHP et SPSA (SPSA-MDC, MDC-AHP, SPSA-MDP et MDP-AHP). Le nitrate a été choisi car la zone d'étude est caractérisée par une agriculture active, c'est un bon indicateur de la qualité des eaux souterraines et par la disponibilité des données. Les résultats obtenus que les corrélations sont toutes > 0.60 et que la meilleure combinaison provient du MDP-AHP (R = 0,72) suivi du MDP-SPSA (R = 0,68), MDC- AHP (R = 0,67), MDC-SPSA (R = 0,65), MDP (R = 0,64) et enfin MDC (R = 0,60). Le modèle DRASTIC pesticide ajusté par AHP (MDP-AHP) peut être Résumé II recommandé comme meilleur modèle pour cette étude de cas. Ce résultat est important pour l'analyse spatiale de la pollution par les nitrates et contribuera à une meilleure gestion des plans agricoles intensifs.L’Analyse en Composantes Principales (ACP) el la classification ascendante hiérarchique ont fait ressortir un seul facteur déterminant dans le transfert de l’ion nitrate (NO3-) vers le milieu aquifère. Ainsi, le paramètre « dose d’engrais » semble avoir une influence directe sur le transfert des nitrates vers la nappe de Sidi Rachad.La forte proportionnalité entre les nitrates et la dose d’engrais apportée confirme l’existence d’un impact direct de ce facteur sur la pollution nitratée dans la zone étudiée.Les facteurs hydrodynamiques jouent aussi un rôle non négligeable dans l’évolution des concentrations des nitrates, même si c’est inversement comme la profondeur, la recharge nette de l’aquifère et la conductivité hydraulique. Ces résultats confirment ceux obtenus des cartes de vulnérabilité et de l’analyse géostatistique des nitrates. D’autres résultats obtenus par l’application d’un modèle de simulation basé sur les processus physique (APEX : effectué dans le cadre du projet de recherche « Qualiwater ») confirment d’avantage les résultats ci-dessus. Étant donné que la vigne et la pomme de terre sont des cultures qui reçoivent plus d’engrais azoté et que le sol de classe I se situe au Nord et au Sud du bassin de Sidi Rached là où on a des indices de vulnérabilité plus élevés.
