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    Evaluation du potentiel insecticide des huiles essentielles du Myrte (Myrtus communis) et du Fenouil commun (Foeniculum vulgare) sur le puceron du maïs Rhopalosiphum maidis en Algérie
    (2024-07-11) BENDDINE, Hichem
    Dans le cadre de la valorisation de la flore algérienne, la sévérité des dommages causés par Rhopalosiphum maidis et la recherche de solutions alternatives plus respectueuses pour l'environnement s’appuie sur l’utilisation des biopesticides d’origine végétale. C’est dans cette perspective que s’inscrit cette étude dont les objectifs d’études visent à identifier les constituants chimiques de deux plantes Myrtus communis L, appartenant à la famille des Myrtaceae, et Foeniculum vulgare à la famille des Apiaceae, et d’évaluer leurs activités insecticides sur des populations hétérogènes naturelles de Rhopalosiphum maidis, en culture de maïs en plein champ, dans les régions ouest (Hassiane Ettoual, Oran) et sud (El Méniaa) de l’Algérie, aux conditions environnementales très différentes. Des feuilles de M. communis L, et F.vulgare ont été récoltées, avant floraison, et séchées à l’ombre, puis leurs huiles essentielles extraites par entrainement à la vapeur d'eau. Les huiles essentielles obtenues ont été analysées par chromatographie en phase gazeuse (CPG) couplée à un spectromètre de masse (MS). L’activité insecticide a été évaluée par pulvérisations directes contre Rhopalosiphum maidis, aux concentrations 2mL/L, 3mL/L, 4mL/L, 5mL/L et 6mL/L. Les résultats, en rendements en huiles essentielles, ont été de 1,02 % et de 0,9 % pour respectivement Foeniculum vulgare et Myrtus communis. Les huiles essentielles contenaient principalement l’anéthole (84,60%) pour Foeniculum vulgare, et l’alpha-Pinène (55,47%) et 1,8-Cineole (28,00%) pour Myrtus communis. A Hassiane Ettoual, commune de Ben Freha (Oran), les résultats des huiles essentielles révélaient des taux de mortalité corrigée entre 24% et 63%, aux concentrations 2mL/L, 3mL/L et 4mL/L, après quatre jours d’exposition. Les taux de mortalité corrigée atteignaient des maximums entre 77% et 88% pour les concentrations 5mL/L et 6mL/L. En région désertique, les résultats affichaient des taux de mortalité corrigée maximums de 15%, aux concentrations 4mL/L et 5mL/L, après quatre jours d’exposition. Certes, les taux de mortalité corrigée, en région saharienne (El Méniaa), des huiles essentielles ne sont pas très significatifs, et peuvent conduire à conclure à l’inexistence de leur effets insecticides. Ce qui n’est pas le cas, il est reconnu scientifiquement que les huiles essentielles présentent une forte instabilité vis-à-vis de divers facteurs extrinsèques et intrinsèques. En conséquence, ces huiles essentielles pourraient être considérées comme bio insecticides alternatifs aux insecticides chimiques.
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    Étude des relations : Globodera rostochiensis Wollenweber : pomme de terre et Recherche de méthodes alternatives à l’égard de ce bioagresseur
    (2024-10-17) BERRAHIA, Safia
    Les nématodes à kystes du genre Globodera représente une menace très sévère sur pomme de terre en Algérie et dans le monde, notamment par son classement d’organisme de quarantaine. La présente étude vise à déterminer la durée du cycle biologique de G. rostochiensis dans les conditions naturelles pendant deux saisons agricoles et à étudier l'effet de différentes densités de population initiales du nématode sur la croissance et le rendement de la pomme de terre. Ce travail a été complété par la recherche des méthodes alternatives par l’évaluation de l’activité nématicide des extraits aqueux de deux Brassicacées ; Nasturtium officinale et Raphanus sativus ; sur la mortalité des larves (J2) et l’éclosion des œufs de G. rostochiensis, et d’autre part par la détermination de l’effet nématicide des engrais verts de ces deux plantes in vivo. Enfin, l’effet de trois types de composts sur le développement des populations de ce nématode a été étudié. L’analyse des résultats a révélé que le cycle biologique de G. rostochiensis durait 66 et 73 jours avec 620 DJ6.2 et 699 DJ6.2 pour les deux variétés spunta et kondor, respectivement au printemps. Cependant, la durée du cycle de ce nématode était de 59 jours à 402 DJ6.2 pour la variété spunta et 66 jours à 459 DJ6.2 pour la variété kondor en hiver. De plus, l’effet de différentes densités a monté que la perte de rendement de la pomme de terre varie selon la densité initiale (Pi) de G. rostochiensis dans le sol. Le taux de réduction des rendements a atteint 85 % à la densité initiale la plus élevé (Pi =512 œufs et J2 g-1 de sol) et 16 % pour le Pi le plus faible (1 œuf et J2 g-1 de sol). Les résultats relatifs à l’évaluation de l’activité nématicide des plantes de Brassicacées ont montré que tous les extraits testés contre G. rostochiensis provoquent une mortalité des larves (J2) et inhibent l’éclosion des œufs de ce nématode. Cet effet biocide des extraits aqueux est proportionnel aux doses appliquées et au temps d’exposition. Les taux de mortalité les plus élevés sont enregistrés pour les extraits aqueux de R. sativus avec 63.10% pour l’extrait des feuilles et 90.37% pour celui des racines. Les extrais de N. officinale ont enregistré des pourcentages plus faibles de 48.13 et 58.82% pour les racines et feuilles respectivement. De plus, les taux d’inhibition de l’éclosion des œufs étaient de 53.28 et 65.55% pour les extraits aqueux de feuilles et de racines de R. sativus et de 50.47 et 41.75 % pour les mêmes extraits de N. officinale. Enfin, l’utilisation de R. sativus comme engrais vert in vivo a montré une efficacité élevée avec une réduction des effectifs de 69.64% par rapport à N. officinale (27.43%), et une amélioration de la croissance des plants de pomme de terre et du poids de tubercules de l’ordre de 55.24 et 20.95% et de 44.02 et 13.04 % pour l’engrais vert du R. sativus et du N. officinale à la dose D3 respectivement. Par ailleurs, le screening chimique réalisé par l’UHPLC a mis en évidence les principaux métabolites secondaires des feuilles et des racines des deux plantes testées. R. sativus est caractérisé par sa richesse en glucosinolates par rapport à N. officinale, avec la présence en grandes quantités de glucoraphasatin dans les racines. De plus, la présence de composés phénoliques dans les différentes parties des deux plantes dont principalement les flavonoïdes et les acides phénoliques ont été révélée. Les données relatives à l’évaluation de l’effet des composts ont révélé l’efficacité du compost de fumier de volaille dans la réduction des populations de G. rostochiensis avec un pourcentage de 62.3%, par rapport aux composts de fumier de vache (43.39%) et de débris végétaux (34.86%). Toutefois, les mendements organiques ont montré une augmentation de la croissance des plants de pomme de terre et du poids de tubercules. De ce fait, des études complémentaires et plus approfondies sont nécessaires pour la gestion de ce redoutable bioagresseur.
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    Biodiversité de l’entomofaune de la tomate: les principaux bioagresseurs dans la région de Mitidja
    (2022-03-09) DJEBARA, Fatiha
    L’étude a été menée sur l’entomofaune associée de la tomate sous abri plastique dans deux sites situés à Zéralda (Sahel occidental) et à Boudouaou El Bahri (Sahel oriental) au cours de l’année 2015 et 2016. Les données de ce présent travail nous ont permis de mettre en évidence une diversité entomologique composée de 111 taxonsrépartis dans 9 ordres, 51 familles et 115 genres. La station de Boudouaou El Bahri est qualitativement la plus riche avec 86 espèces, celle de Zéralda abrite 82 taxons.L’ordre des Hyménoptère prédomine dans les deux stations avec 33,50 % à Zeralda et 37,80 % à Boudouaou El Bahri de l’effectif total,suivi par celui des Diptères avec respectivement 16.25% et de 21.75 % de l’entomofaune inventoriée dans ces deux derniers sites. Les Coléoptères arrivent en 3ème position avec 15.85%, suivis des Homoptères et Hémiptères. Enfin, les autres ordres en l’occurrence, les Lépidoptères, les Thysanoptères, et les Névroptère sont faiblement représentés Parmi, les espèces les plus redoutables nous citerons : les Aphides avec des espèces Macrosiphum euphorbiae, Myzus persicae, Aphis gossypii et Aulacorthum solani. L’Aleurode Bemisia tabaci marque une activité très intense dans la serre de tomate en raison des conditions climatiques très favorables en cette période à Boudouaou El Bahri. De même, Tuta absoluta considérée aussi comme ravageur majeura été recensée avec des effectifs importants. Concernant, les noctuelles : cinq espèces ont été également capturées ; il s’agit des espèces : Autographa gamma, Agrotis segetum, Chrysodeixis chalcites ,Helicoverpa armigera, et Lacanobia oleracea. Les thrips figurent également parmi les principaux bioagresseurs de la tomate et sont omniprésents avec deux espèces :Frankliniella occidentalis et Thrips tabaci représentée respectivement avec 15,90% et 36,65% de l’effectif total . L’évolution spatio-temporelle des populations des différentes espèces dans les deux sites d’étude a montré que les espèces les plus menaçantes répertoriées dans ce présent travail sont à leur optimum en été et dépend des conditions climatiques, cet aspect mérite d’être approfondi durant le cycle végétatif de la tomate en tenant compte de ces paramètres. L’analyse des données a également révélé la présence d’un important complexe parasites- prédateurs. Cette entomofaune utile est constituée d’une diversité d’espèces d’auxiliaires et joue un rôle dans la régulation des populations des bioagresseurs de la tomate et peut assurer ainsi un équilibre biologique dans les deux stations. Il est important de souligner également que le complexe parasite-prédateur des principaux ravageurs de la tomate marque une forte présence dans les deux zones. Il est représenté par 37,96% de l’effectif total de l’entomofaune répertoriée.Parmi,les parasites nous citerons : les Aphidiphages : Aphedrus sp et Aphidius ervi, l’Aleurodiphage Encarcia formosa endoparasite de Bemesia tabaci. Enfin, l’eulophidae : Neochrysocharis sp est considéré comme le principal parasite de Tuta absoluta dans les deux stations d’étude. Ces auxiliaires trouvent une importante biomasse de nourriture constituée de 62,04% d’espèces d’insectes en majorité des phytophages. Par ailleurs, pas moins de 16 espèces de prédateurs reparties dans cinq ordres et cinq familles ont été répertoriées. La famille des coccinellidae prédomine avec six espèces et regroupe deux aphidiphages: Coccinella septempunctata et Scymnus interruptus. Ces deux prédateurs bénéficient d’une importante biomasse de nourriture composée de 11 espèces de pucerons ; les coccidiphages sont représentés avec deux taxons: Chilocoris bipunctatus et Rhyzobius lophantae. Les aleurodes sont attaqués par deux autres coccinelles en l’occurrence, Clitostethus arcuatus et Stethorus punctillum. La famille des Syrphidae utilisent les pucerons comme nourriture essentielle, il s’agit des espèces Episyrphus balteatus, Eupeodes corolae, Allographa obliqua et Sphaerophoria scripta. Enfin, ces résultats montrent l’importance et l’intérêt de développer la lutte biologique à l’égard des espèces les plus redoutables de la tomate dans une stratégie de lutte intégrée.
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    Contribution à l’étude pédologique et géochimique des sols salés de l’Ecocomplexe endoréique sétifien
    (2025-05-08) LAOUFI, Hadjer
    L’éco-complexe sud-sétifien est l'un des complexes de zones humides les plus vastes et les plus diversifiés du pays. Il est situé dans les hautes plaines du nord-est de l’Algérie,comprend quatre zones humides principales : Sebkhet El Hamiet, Sebkhet Bazer, et Chott El Beida sont inscrites à la Convention Ramsar, tandis que Chott El Frain est actuellement en cours de classement. Ces zones couvrent une superficie totale de 20 611 hectares et présentent des altitudes comprises entre 800 et 1 200 m. Leur biodiversité et leur rôle écologique sont menacés par la salinisation des sols, un processus complexe influencé par des facteurs géologiques, climatiques et hydrogéologiques. De nombreuses recherches sur les zones humides de Sétif se sont concentrées sur l'hydrogéologie, l'avifaune et la végétation, mais seule une étude a porté sur les sols. Cette étude vise à caractériser les sols de ces zones humides, à évaluer la distribution spatiale et verticale de la salinité, et à analyser les mécanismes géochimiques impliqués dans la salinisation. Elle a été menée sur quatre toposéquences de 200 à 250 mètres, comprenant 34 profils pédologique. Au total, 105 échantillons ont été prélevés sur l’ensemble des profils, à raison d’un échantillon par horizon pédologique, jusqu'à une profondeur maximale de 200 cm. Les analyses physico-chimiques ont mesuré la texture, le pH, la conductivité électrique (CE), les teneurs en calcaire, en matière organique, et en ions majeurs (Na⁺, K⁺, Ca+ ⁺, Mg⁺+,Cl⁻, SO₄--). Les concentrations des principaux ions de la solution du sol ont permis de déterminer les faciès chimiques, de calculer les indices de saturation pour chaque minéral, ainsi que l'alcalinité résiduelle, grâce à la modélisation géochimique avec PhreeqC. Les observations de terrain montrent que ces milieux présentent une grande hétérogénéité, tant au sein de chaque profil qu’entre les profils d'une même toposéquence et entre les quatre sebkhas. Les sols sont majoritairement argileux, avec des teneurs élevées en calcaire et une salinité variable allant de non salin à extrêmement salin. Les investigations géochimiques révèlent que le faciès dominant est le faciès chloruré solique, commun au Maghreb et en Afrique du Nord. La salinisation dans les quatre sebkhas est principalement régulée par la précipitation de minéraux tels que la calcite, l'aragonite, la dolomite, le gypse et l'anhydrite, ainsi que par la dissolution des minéraux d'évaporite. L’évolution de l’alcalinité résiduelle calcite (ARc) et l’alcalinité résiduelle généralisée (ARg) montre une voie saline neutre dans les solutions diluées. Toutefois, après la précipitation du gypse et de l’anhydrite, une tendance vers une voie alcaline est observée, signalant un risque potentiel de dégradation des sols. Ces résultats fournissent des bases pour une gestion durable des milieux salins, essentielle pour préserver les zones humides et adapter les pratiques agricoles aux contraintes pédologiques locales.
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    Etude ethnobotanique dans le Parc National de Tlemcen et la région de Béni Snous et étude phytochemique et pharmacologique d’Aristolochia longa. L.
    (2025-04-22) ZATOUT, Fayza
    Ce travail est consacré à l'étude des plantes médicinales du Parc National de Tlemcen et la région de Béni Snous (Nord-Ouest Algérie),il représente une étude sur la médecine traditionnelle, ses remèdes et l’utilisation pour letraitement des maladies. Une série d’enquête ethnobotanique à été réalisée dans cette région auprès 254 personnes possédant des connaissances ancestrales, à l’aide des fiches questionnaires. Cette étude a permis d’inventorier 109 espèces médicinales, appartenant à 54 familles botaniques. Parmi ces espèces, nous avons concentré notre travail sur une plante médicinale très utilisée,Aristolochialongade la famille d’Aristolochiaceae, dont le nom vernaculaire « Berrostom ». Nous avons mené une étude phytochimique et pharmocologique sur cette plante médicinale très utilisée dans la zone d’étude et qui a un grand effet thérapeutique surtout dans le traitement des pathologies cutanées. L’étude a porté sur l’extrait issu de la plante, exactement de la partie souterraine tubercules d’AristolochiaLonga. L’évaluation préliminaire de la composition phytochimique de la partie souterraine de la plante a permis de mettre en évidence la présence de quelques groupes de métabolismes secondaires, il ya la présence des flavonoïdes, Tanins catéchétiques, saponosides et glucosides par contre nous notons l’absence des alcaloïdes, les anthocyanes, les coumarines et les quinones libres. Ceci a été confirmé par une analyse quantitative basée sur le dosage des polyphénoles totaux et les flavonoïdes. Les résultats de notre plante montrent que l’extrait éthanolique a une forte teneur en phénols totaux (10,188±0,030 mg/g) par rapport à celle de l’extrait aqueux (3,826±0,076 mg/g). Ensuite, la teneur en flavonoïdes totaux varie d’un extrais à un autre. L’extrais éthanoliqueplus a donné une forte teneur (9,313±0,003 mg/g) par rapport à celle de l’extrais aqueux (1,635± 0,058 mg/g). La technique de spectroscopie infrarouge a révélé que la présence des fonctions –OH, C-H, C=C, C=O, C-O, C-N, ce groupement est présent dans notre extrait et indique une abondance des composes phénoliques à savoir, les hydrocarbures, les acides phénoliques et flavonoides, tannins ; tel que confirmé lors du screening phytochimique. Les analyses spectrales par la Chromatographie à haute performance (HPLC) de l’extrait éthanolique montrent que la tuberculose d’Aristolochialonguacontient des composés polyphénoliques appréciables. L’évaluation du pouvoir antioxydant in vitro par des méthodes colorimétriques (DPPH, ABTS, CUPRAC et GOR) a montré que nos extraits de plantes étudiée sont dotés d’un pouvoir antioxydant. Concernant l’effet antimicrobien, l’analyse a fait ressortir une activité inhibitrice importante sur les germes Escherichia coli, Salmonella typhimurium, Staphylococcus aureus, Bacillus cereusmultirésistants responsables des maladies infectieuses. Le test de toxicité aigue réalisé sur des souris pour des doses allant de 2000 mg/kg à 5000 mg/kg montre que notre extrais de tubercule n’a engendré aucune mortalité durant une période de test de 15 jours. L’activité anti-inflammatoire de notre plante a montré un excellent effet par rapport au lot témoin, l’extrais éthanolique possède une activité anti-inflammatoire importante, elle est pratiquement proche de celle du produit de référence avec un pourcentage de 62 % et de 92%. Le présent travail ressort qu’Aristolochialongaest un produit fort intéressant riche en molécules bioactives qui pourrait être utilisés en pharmaceutique.
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    Utilisation de génotypes de maïs (Zea mays L.) pour l’étude de l’efficience d’utilisation de l’azote
    (2025-04-09) CHEMLAL, Azeddine
    L'azote est un facteur limitant majeur pour la productivité des cultures. Par conséquent, le développement de cultivars efficaces dans l’utilisation de l’azote et/ou tolérants au stress azoté est essentiel pour une agriculture durable, productive et respectueuse de l'environnement. Les objectifs de cette étude étaient d'évaluer la diversité agro-morphologique, l'efficience d'utilisation de l'azote, l'efficience de remobilisation de l'azote et les caractéristiques de l’architecture du système racinaire sous différents niveaux de disponibilité en azote chez quelques populations algériennes de maïs collectées dans les oasis d'Adrar et de Timimoun. Par la suite, à l’aide du RNA-Seq, une analyse comparative du transcriptome de deux populations présentant une tolérance contrastée au stress à faible teneur en azote a été réalisée, afin d’élucider les mécanismes moléculaires dynamiques sous-jacents à la tolérance au stress dû à la faible teneur en azote. Afin d’atteindre nos objectifs, trois expérimentations ont été menées en plein champ, en chambre de culture et sous serre. De manière générale, les résultats de notre étude ont mis en évidence une diversité génétique significative avec une très large gamme de variation, pour les différents aspects agromorphologiques, de l’efficience d'utilisation de l'azote, de l’efficience de remobilisation de l'azote ainsi que de l’architecture du système racinaire, évalués à divers stades de développement, parmi les populations étudiées sous différents niveaux d'azote. Cette diversité suggère que le matériel étudié est adapté à une large gamme de disponibilité d’azote, en particulier dans des conditions de faible disponibilité d’azote. En outre, l'identification de génotypes de maïs tolérants au stress azoté dans des conditions de stress (P9 et P13) et efficaces dans l'utilisation de l'azote dans des conditions optimales (P2 et P5) est cruciale pour une meilleure valorisation de ces génotypes avec l'adoption de pratiques agronomiques appropriées, selon les capacités et les objectifs des agriculteurs, pour des rendements élevés et stables. De plus, les fortes corrélations observées entre le rendement en grains, l'accumulation de la matière sèche et de l’azote avant l'apparition des soies, ainsi que la durée de la phase végétative, suggèrent qu'une accumulation précoce et élevée de la matière sèche et d'azote avant l'apparition des soies est cruciale pour maximiser le rendement et améliorer la qualité nutritionnelle des grains. D’autre part, la culture hydroponique confirme sa fiabilité grâce aux résultats des corrélations observées dans notre étude entres les caractéristiques de l’architecture racinaire et celles des plantes adultes. En outre, cette technique a prouvé également son efficacité en tant qu'outil puissant pour caractériser avec précision les paramètres du développement racinaire et évaluer la diversité génétique. Enfin, nos résultats sur la réponse transcriptomique de deux populations, présentant une tolérance contrastée au stress à faible teneur en azote, ont révélé une différence significative entre ces deux populations dans des conditions de stress azoté. Ces résultats ont permis de mieux comprendre les mécanismes moléculaires de la tolérance au stress azoté chez le maïs et faciliteront ainsi la sélection assistée par les marqueurs moléculaires en vue du développement de cultivars de maïs plus tolérants à ce type de stress. Compte tenu de ces résultats, cette diversité génétique devrait être exploitée dans des programmes de sélection et d'amélioration visant à réduire la forte dépendance aux variétés importées, qui peinent parfois à s'adapter aux conditions agroécologiques et climatiques variées de l'Algérie.
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    Caractérisation physicochimique et biologique du Moringa oleifera Lam. cultivé en Algérie
    (2025-03-16) KHEYAR-BOUKHRIS, Farida
    Moringa oleifera Lam., cultivé en Algérie, est une plante prometteuse pour ses bienfaits médicinaux et nutritionnels, constituant un aliment phytopharmaceutique et fonctionnel avec des applications dans le traitement des maladies chroniques et la promotion d'une alimentation durable. Ce travail a d'abord porté sur la caractérisation physicochimique de la poudre de feuilles séchées de M. oleifera, suivie de l'analyse de sa phytocomposition par extraction assistée par micro-ondes (MAE) verte optimisée, en utilisant la méthodologie de surface de réponse et le plan de Box-Behnken pour maximiser la récupération des composés phénoliques totaux (TPC), comparé aux méthodes conventionnelles (ME, DE et IE). Une identification des composés bioactifs présents dans l'extrait optimisé a ensuite été réalisé par analyse LCQTOF-HRMS. Enfin, une caractérisation biologique in vitro, incluant les activités antioxydante, antibactérienne, anti-hémolytique, ainsi que la non-toxicité et les effets anti-inflammatoires et antidiabétiques des différents extraits, a été réalisée. L'analyse a montré une teneur nutritionnelle élevée en glucides (44,80 %), protéines (21,80 %), lipides (6,1 %), ainsi qu'un apport en minéraux et vitamines, positionnant les feuilles de M. oleifera comme une source de nutriments essentiels. Les conditions optimales pour MAE incluent une concentration en éthanol de 48,86 %, une puissance de micro-ondes de 626,53 W, et un temps de 99,48 s. Cette méthode a donné un rendement supérieur en TPC (58,45 mg GAE/g DW) par rapport aux méthodes classiques. Par UHPLC-QTOF/MS, 47 composés bioactifs, dont 40 phénoliques (16 acides phénoliques, 24 flavonoïdes), ont été identifiés, 11 étant rapportés pour la première fois dans les feuilles de M. oleifera. Les tests biologiques indiquent que les extraits de feuilles de M. oleifera (MAE, ME, DE et IE) ont exercés de fortes activités biologiques in vitro, notamment l’extrait optimisé MAE, qui démontre une activité antiradicalaire et une activité réductrice élevée, avec des valeurs IC50 de 0,294 ± 0,004 mg/mL pour la méthode DPPH, 0,425 ± 0,005 mg/mL pour la méthode ABTS et 20,85 ± 0,5 mg EAA/g pour la méthode du FRAP. L'activité antibactérienne de l'extrait optimisée est significative contre les souches bactériennes Gram+ et Gram-, avec un effet maximal sur Escherichia coli (ATCC 25922), donnant un diamètre d'inhibition de 32,25 ± 0,25 mm et une CMI < 0,125 mg/mL. En revanche, une activité moindre est observée contre le SARM, avec un diamètre d'inhibition de 8,50 ± 0,50 mm et une CMI > 50 mg/mL. Les extraits de M. oleifera se révèlent pratiquement non toxiques même à des concentrations élevées (2 mg/mL). L’étude de l’activité anti-hémolytique a montré une meilleure résistance des globules rouges au stress oxydatif induit par l'AAPH en présences des extraits, avec un effet protecteur important sur l'intégrité cellulaire, supérieur à celui des Trolox et de la vitamine C, et offrant une protection comprise entre 80,11 ± 0,16 % et 90,19 ± 1,06 %. L’évaluation de l’activité anti-inflammatoire a montré une inhibition signifivative de la dénaturation des protéines (BSA) par les extraits, l'extrait optimisé ayant un effet inhibiteur maximal de 92,01 % à 500 µg/mL avec une valeur d'IC50 de 102,271 ± 0,46 µg/mL. L’étude de l’activité anti-diabitique a mis en évidence un effet significatif des extraits sur l’activités de l'α-amylase, l’extrait optimisé présentant une forte inhibition cette enzyme à 500 µg/mL, avec un pourcentage d'inhibition de 73,83 ± 0,40 % et une valeur d’IC50 de 170,46±1,05 µg/mL. La richesse des feuilles de M. oleifera en composés phénoliques, notamment en flavonoïdes pourrait être à l'origine des propriétés biologiques observées. Cette étude soutient ainsi le potentiel de M. oleifera pour une utilisation alimentaire et médicinale, en faisant un candidat prometteur pour les industries agroalimentaires et pharmaceutiques.
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    Etude de l’effet de Trichoderma atroviride sur les paramètres biochimiques et physiologiques liés à la résistance de quelques variétés de blé à l’égard de Fusarium culmorum, l’agent causal de la pourriture du collet
    (2024-09-23) BELHADJ BENYAHIA,Fayza
    Notre étude vise à évaluer l'impact de Trichoderma atroviride sur différents paramètres liés à la résistance de la plante au pathogène Fusarium culmorum. Les résultats obtenus ont montré une variabilité dans l'efficacité de la protection par l’agent antagoniste Trichoderma selon les variétés de blé testées, où le taux de réduction de la maladie le plus élevée (56%) a été observé chez la variété Waha. De plus, nous avons noté des changements physiologiques spécifiques selon les variétés, avec les variétés Ain Abid et Waha présentant des taux plus élevés de poids frais, poids sec, taux d’émergence et taux de chlorophylle chez les plants coinoculés par rapport à ceux inoculés uniquement par le pathogène. Nous avons étudié l'effet de l’agent antagoniste sur différents paramètres biochimiques liés à la résistance des plantes, tels que les activités des enzymes antioxydantes (peroxydase et catalase), le contenu phénolique et protéique des trois variétés de blé, ainsi que le dosage du peroxyde d'hydrogène (H2O2). Nos résultats ont montré que l'application de T. atroviride a induit des niveaux systémiques plus élevés de ces facteurs. En particulier, la variété Waha qui a enregistré les niveaux d'induction les plus élevés, suivie par la variété Ain Abid, lorsque les plants de blé ont été co-inoculés à la fois par Ta13 et Fusarium culmorum, par rapport à ceux inoculés uniquement par le pathogène. Par ailleurs, les niveaux les plus bas de ces facteurs ont été observés chez la variété Vitron. Nous avons noté une forte accumulation de phénols dans les parties basales des plants de la variété Waha, avec une augmentation allant jusqu'à 1400% chez les plants co-inoculés par rapport à ceux inoculés uniquement par le pathogène. De plus, la variété Waha a montré la plus grande augmentation de l'activité de la peroxydase dans les tissus foliaires, atteignant jusqu'à 282% par rapport au témoin. Le contenu protéique des collets des plants de la variété Waha cotraités avec Ta.13 et F. culmorum a également été augmenté de 66%. Par ailleurs, les plus fortes augmentations de l'activité catalase ont été observées dans les parties basales et les feuilles de la variété Ain Abid co-inoculée avec Ta.13 et F. culmorum, avec des taux d’augmentations respectives de 641% et 788% par rapport aux plants inoculés seulement par le pathogène. Ta13 a réduit le niveau de peroxyde d’hydrogène chez les plants co-inoculés des variétés marquées comme tolérantes.
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    Dynamique et spéciation des éléments traces dans les sols à sels du milieu aride d’Algérie
    (2025-01-26) DEGUI, Nouara
    La carence en zinc représente un enjeu majeur pour la production alimentaire et la santé humaine, particulièrement dans les sols des régions arides où prévalent l'aridité et la salinité. L'objectif de cette recherche est de comprendre la spéciation, la disponibilité et la dynamique du zinc dans les sols arides caractérisés par la présence de sels solubles et peu solubles. L'échantillonnage du sol a été effectué dans la région de Biskra, une des régions approvisionnant le marché national en cultures maraîchères, dans différents sites en se focalisant sur la coexistence des sels solubles, du gypse et du calcaire. Au total, 28 échantillons de sol prélevés dans dix profils ont fait l'objet d'une caractérisation du sol et d'une extraction séquentielle de cinq formes de zinc. Les résultats obtenus ont montré la nature alcaline des sols de la zone d'étude avec de fortes teneurs en gypse et en sels solubles, et une texture généralement grossière. Les échantillons de sol étudiés sont pauvres en matière organique et déficients en zinc total et échangeable. L'étude de la spéciation du zinc a révélé la prédominance de la forme résiduelle avec un ordre de distribution Zn-R > Zn-O > Zn-MO > Zn-E > Zn-CO3. L'analyse non paramétrique du test de Kruskal-Wallis a révélé des différences significatives des différentes formes de zinc entre les profils étudiés. La spéciation de zinc varie en fonction du type d’accumulation dominant. Quant à l'effet des sels solubles et peu solubles, la CE et le calcaire semblent influencer négativement le zinc échangeable en augmentant sa rétention sur les phases solides du sol, par contre, le gypse favorise la solubilisation du zinc. Une analyse plus poussée révèle que les fortes salinités (CE > 15 dS/m) et les fortes teneurs en gypse (> 60 %) ont un impact notable sur la distribution des différentes fractions de zinc. La modélisation en utilisant le logiciel Minteq a montré une prédominance de l'espèce chimique Zn2+ suivie des complexes Zn-sulfates et Zn-chlorures. L'analyse statistique a montré que le pH, la CE et l'indice de saturation en gypse représentent les paramètres régissant la spéciation du zinc dans le milieu étudié. En conclusion, cette étude apporte des orientations précieuses pour une meilleure gestion de la déficience en zinc dans les sols à sels des régions arides et mérite d'être approfondie en augmentant le nombre d'échantillons pour mieux comprendre le comportement et la dynamique du zinc dans un milieu similaire.
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    Les prairies permanentes de quelques régions du Centre de l’Algérie : importance, composition floristique, rendement et valeur nutritionnelle
    (2024-11-05) RAMI, Hanane
    Les prairies permanentes constituent le principal écosystème terrestre. L’utilisation de ces prairies peut contribuer à réduire le déficit fourrager connu en Algérie, avec environ moins de 7 milliards d’unités fourragères (UF), grâce à la fourniture d’UF gratuite. Faire connaître les atouts de ces surfaces fait l’objet de ce travail, qui a été mené sur deux parcelles de prairie permanente, situées au centre de l’Algérie, sur deux années (A1 et A2) successives pendant l’hiver et le printemps pour la détermination de différents paramètres botaniques, agronomiques, chimiques et nutritifs. De plus, une étude zootechnique a été réalisée sur trois foins de la première parcelle, récoltés pendant trois années successives (A1, A2 et A3). Le prélèvement d’échantillons est effectué selon la méthode simplifiée. Après la détermination de la composition botanique, les rendements en frais et en sec sont déterminés. Les échantillons sont séchés et broyés pour déterminer la composition chimique, la digestibilité in vitro et le foin récolté pour l’ingestibilité et la digestibilité in vivo. Les résultats montrent sur les deux années d’études, 19 espèces de 10 familles végétales ont été inventoriées pour les deux parcelles en hiver et au printemps. Parmi ces dernières, deux sont fortement dominantes au printemps : les Poaceae et les Fabaceae qui représentent le plus grand pourcentage de la couverture végétale de la parcelle, les restants sont partagés principalement entre les Convolvulaceae et les Astéraceae. La production de biomasse sèche produite en hiver en minimum 12 Qx/ha et en maximum 77 Qx/ha, au printemps elle est de 24 Qx/ha au minimum et 105 Qx/ha au maximum. La teneur en lignine des foins est élevée : 12% de la matière sèche (MS) dans A1 et 6% MS dans A2. La digestibilité in vitro en hiver varie entre 52% et 67% MS pour les deux parcelles pendant deux années et au printemps entre 46% et 52% MS pour les deux parcelles pendant deux années. Les quantités de matière organique (MO) ingérées (MOI) s’établissent à 53 ; 70 et 71 g/kg P0.75 respectivement dans A1, A2 et A3. Ces deux derniers foins présentent des valeurs situées parmi les meilleures, enregistrées en Algérie, discriminant fortement A1 (P= 0.01). De même, la digestibilité de la MO est en faveur d’A2 et A3 : identiquement 57% contre 50% pour A1, tout comme pour celle des matières azotées (MA) : 55% en moyenne contre 32% pour A1 (P= 0.01). L’étude quantitative et qualitative des prairies permanentes donne une idée sur sa valeur d’où la nécessité de l’améliorer.