Bioécologie de l'avifaune et écologie trophique de quelques espèces animales sous l'effet des activités anthropiques et des paramètres climatiques de la région d'Alger
Date
2025-10-18
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Les résultats du recensement des oiseaux au niveau des trois stations d’étude de la région d’Alger, soit le parc de l’E.n.s.a, le Jardin d’essais du Hamma et la Fôret de Beaulieu, entre juillet 2019 et décembre 2022 à l’aide de trois techniques de recensement (I.P.A., E.F.P. et Quadrats) ont mis en évidence la présence de 60 espèces, appartenant à 14 ordres, 32 familles et 46 genres. L’ordre des Passeriformes est le mieux représenté avec 56,8 %. Quant à la famille la plus fréquente, c’est celle des Columbidae (Columbiformes) avec 30,8 %. Par ailleurs, l’espèce la plus abondante est Columba livia avec 16,7 %. L’accent est mis sur les statuts de protection en fonction des textes législatifs nationaux et annexes des conventions internationales sur la protection des oiseaux. A cet effet, la totalité des espèces recensées figurent dans la liste rouge de l’UICN dont deux espèces vulnérables et deux espèces quasimenacées. 93 % des espèces sont citées dans la convention de Berne dont 31 sont strictement protégées et 25 espèces protégées. Par ailleurs, 15 % de l’avifaune inventoriée sont sous la protection du décret exécutif 12-235 du 24/05/2012 de la loi algérienne. Pour la convention d’Alger, 6 espèces sont indexées. Statistiquement, l'analyse Anova révèle une différence significative dans les moyennes des effectifs entre les stations (F (2,657) = 6,553, p = 0,00152). La richesse tant en espèces qu’en individus dans la présente étude apparaît plus faible en comparaison avec les travaux antérieurement réalisés dans la même région. Ce déclin serait dû à l’anthropisation et aux changements climatiques. Par ailleurs, l'étude du régime alimentaire d’Apus pallidus suite à l’analyse de 110 fientes fait état de 8.229 proies appartenant à 299 espèces réparties entre 85 familles, 9 ordres et 2 classes. Les Hymenoptera constituent presque les 2/3 (64,7 %) des proies consommées par ce martinet. Pour ce qui est des familles, les Formicidae dominent avec 58,6 %. La valeur de l’indice de diversité est égale à 5 bits ce qui montre que la diversité des espèces-proies du martinet pâle est très grande. Pour ce qui concerne l’étude du régime alimentaire de Tarentola mauritanica, l’analyse de 112 fèces met en évidence la présence de 591 proies appartenant à 121 espèces réparties entre 62 familles, 13 ordres et 2 classes. Les Lepidoptera dominent le régime alimentaire de la Tarente de Mauritanie, fortement composés par des Noctuidae (33,3 %). La valeur de l’indice de diversité de Shannon est égale à 4,96 bits ce qui montre que la diversité des espèces-proies de cette tarente est très grande. L'ensemble des résultats présentés montrent que T. mauritanica et A. pallidus ont un comportement alimentaire opportuniste qui se traduit par un large spectre de proies et par la variabilité mensuelle de la composition de leurs régimes alimentaires. L'opportunisme alimentaire semble être une adaptation à l'anthropisation de l'habitat et aux variations des conditions environnementales.
Description
Keywords
Avifaune, Apus pallidus, Tarentola mauritanica, bioécologie, écologie trophique perturbations anthropiques, changements climatiques, région d’Alger
