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Recent Submissions
Etude de la diversité génétique et évaluation de l’effet du milieu sur le comportement agronomique du pois chiche (cicer arietinum l.) en algérie
(2026-04-30) ZINE, Fatiha
Le pois chiche (Cicer arietinum L.) constitue une culture stratégique dans les zones méditerranéennes semi-arides, où la variabilité climatique limite fortement l’expression du potentiel génétique. Cette étude visait à analyser la variabilité agro-morphologique, le potentiel productif, ainsi que la stabilité et l’adaptabilité des génotypes en conditions semi-arides en Algérie, au moyen d’une approche expérimentale intégrée. Dans un premier axe, dix-huit génotypes ont été évalués dans la région de Tadjena (wilaya de Chlef) afin d’estimer l’ampleur de la variabilité génétique et les paramètres d’amélioration. L’analyse de variance a révélé des différences hautement significatives (p ≤ 0,001) pour l’ensemble des caractères étudiés, notamment le rendement en grains, le nombre de gousses par plante, le poids des graines, la hauteur de la plante et la distance à la première gousse. Les coefficients de variation génotypique et phénotypique ont mis en évidence une grande diversité, notamment pour les composantes du rendement. Les valeurs d’héritabilité étaient modérées à élevées (70 % pour la hauteur de plante et 66 % pour le rendement), ce qui indique une forte contribution génétique.. Les analyses multivariées (classification hiérarchique et ACP) ont permis d’identifier des groupes distincts, dont un cluster performant atteignant 2,89 t/ha. Dans un second axe, l’interaction génotype × environnement (G×E) a été étudiée par l’évaluation de dix génotypes dans des environnements semi-arides contrastés. L’analyse combinée a mis en évidence des effets significatifs du génotype, de l’environnement et de leur interaction sur le rendement et les caractères morphologiques liés au port de la plante. L’environnement expliquait environ 26 % de la variance totale du rendement, contre 16 % pour l’interaction G×E. Les modèles AMMI et GGE biplot ont permis de caractériser les profils d’adaptation. Certains génotypes ont combiné un rendement élevé et une stabilité relative, ce qui témoigne d’une large adaptation, tandis que d’autres ont montré une adaptation spécifique. Les caractères morphologiques se sont révélés plus stables que le rendement. L’indice WAAS a confirmé le classement des génotypes selon leur stabilité globale. Les résultats soulignent l’importance d’intégrer la performance, la stabilité et l’adaptabilité dans les programmes d’amélioration variétale en zones semi-arides.
Gouvernance territoriale en zone de montagne : Cas du massif des Bibans dans la wilaya de Béjaïa, Commune d’Ighil Ali
(2026-02-19) CHOUAKI, Salah
Cette thèse porte sur la gouvernance territoriale en milieu montagnard en Algérie, à travers une étude approfondie du massif des Bibans dans la wilaya de Béjaïa, Commune d’Ighil Ali. L’objectif central est de comprendre dans quelle mesure les dispositifs institutionnels, les pratiques participatives et les ressources locales peuvent contribuer à un développement durable adapté aux spécificités des zones de montagne. En s’inscrivant dans un contexte marqué par une centralisation historique de l’Etat, la recherche interroge la capacité des collectivités locales à participer activement à la gestion de leur territoire, alors même qu’elles sont confrontées à de multiples vulnérabilités : isolement géographique, pauvreté, pression environnementale, faible accès aux infrastructures et aux services de base. La thèse adopte une approche méthodologique fondée sur le cadre des Moyens d’Existence Durable (MED), combinée à des outils participatifs (entretiens, cartes, diagnostics de genre, transects historiques, focus groups, MARP) et à une analyse multi-niveaux. Elle repose sur une enquête de terrain menée dans quatre villages représentatifs du massif : Kalâa, Tazla, Tiniri et Bélayel. Cette approche permet de dresser un diagnostic précis des contextes de vulnérabilité et de mettre en évidence les stratégies de résilience développées localement. Les résultats montrent que la gouvernance territoriale en Algérie reste largement théorique et peu opérationnelle, particulièrement dans les régions montagneuses. Malgré les réformes annoncées et les dispositifs tels que la Politique du Renouveau Rural (PRR) ou les Projets de Proximité de Développement Rural Intégré (PPDRI), les collectivités locales peinent à jouer un rôle actif, faute de compétences transférées, de moyens financiers suffisants et d’un cadre institutionnel clair. La participation locale, bien que présente dans les discours, reste faible et souvent instrumentalisée. Le capital social des communautés, solidarité, réseaux d’entraide, savoirs locaux, n’est pas suffisamment mobilisé comme levier de développement, alors qu’il pourrait compenser certaines faiblesses structurelles. La recherche souligne que la durabilité des politiques publiques repose sur une meilleure articulation entre les échelles de gouvernance, sur une reconnaissance des ressources territoriales (naturelles, sociales, culturelles) et sur l’institutionnalisation de mécanismes de concertation et de médiation. Elle recommande un renforcement effectif de la décentralisation, une formation ciblée des acteurs locaux, l’intégration du capital social dans les outils de planification, et la promotion de stratégies économiques adaptées (diversification, produits de terroir, tourisme durable). Inspirée par les travaux de chercheurs, la thèse plaide pour une gouvernance polycentrique, résiliente et centrée sur les dynamiques locales. Un changement de paradigme est nécessaire pour que la gouvernance territoriale devienne un levier réel de développement durable dans les zones de montagne : un paradigme fondé sur la participation, l’autonomie locale, la valorisation des savoirs endogènes et la justice territoriale.
Entomologie agricole; insects ravageurs, auxiliaires et enjeux de protection des cultures
(2026) CHEBLI, Abderrahmane
Ce travail porte sur l’analyse de deux insectes ravageurs majeurs affectant les cultures maraîchères en Algérie, à savoir Tuta absoluta (mineuse de la tomate) et Phthorimaea operculella (teigne de la pomme de terre). Ces Lépidoptères de la famille des Gelechiidae présentent un cycle biologique rapide, une forte capacité de reproduction et un comportement larvaire endophyte qui les rend difficiles à contrôler. L’étude met en évidence leurs caractéristiques morphologiques, leur cycle de développement ainsi que les dégâts importants qu’ils causent sur les cultures, pouvant entraîner des pertes économiques considérables. Elle aborde également les principales stratégies de lutte intégrée (IPM), combinant des méthodes culturales, biologiques, physiques et chimiques adaptées au contexte agro-climatique algérien, afin de limiter leur impact et assurer une production agricole durable
Les défaillances du marché du travail agricole en Algérie. Cas du pôle maraîcher de M’zirâa (Wilaya de Biskra)
(2025-12-16) CHAAMI, Marouane
La pénurie de main-d’œuvre agricole en Algérie, peu étudiée, s’est accentuée ces dernières années, menaçant la viabilité des exploitations. Cette étude empirique se concentre sur le pôle maraîcher de M’zirâa (Biskra). Trois hypothèses structurent la recherche : (1) l’emploi agricole est un segment secondaire du marché du travail, caractérisé par de faibles rémunérations, des postes précaires et peu qualifiés ; (2) les jeunes privilégient des emplois urbains ou recourent aux aides publiques pour créer des micro-entreprises ; (3) la diminution de la main-d’œuvre familiale résulte de la sédentarisation urbaine et de la diversification des activités des membres de la famille. L’étude adopte une approche mixte. La phase quantitative (hypothético-déductive) repose sur des questionnaires menés durant les campagnes 2018 et 2019, auprès de 132 exploitants et co-exploitants et de 18 travailleurs répartis sur 125 exploitations sélectionnées par échantillonnage aléatoire stratifié, complétée par une analyse économétrique utilisant la régression logistique et l’analyse des correspondances multiples sous STATA 14.2. La phase qualitative (abductive), s’appuie sur des entretiens semi-directifs pour analyser les contrats de métayage, avec une comparaison territoriale entre M’zirâa et El Ghrous, réalisée auprès de 52 enquêtés issus de M’zirâa et de 52 autres à El Ghrous, sélectionnés par échantillonnage raisonné. Les résultats montrent que la pénurie de main-d’œuvre est ressentie dans 56.8% des exploitations et devient critique au-delà de dix serres ou de 3.5 ha de cultures de plein champ. Parmi les exploitations touchées, 44% demandent moins de 0.33 ETP et 14% plus d’un ETP. Le métayage apparaît comme une solution privilégiée pour pallier le déficit de main-d’œuvre familiale : 58.5% des exploitants y recourent afin d’anticiper les besoins en travail permanent. Sur un total de 65 977 heures de travail saisonnier, 40% concernent la récolte en plein champ, 18% la récolte sous serre, 22% la préparation des serres et 7% les tâches d’entretien. Le recrutement repose largement sur les réseaux sociaux locaux. Les analyses économétriques confirment que les faibles rémunérations et incitations, jugées insuffisantes tant par les travailleurs que par les nouveaux arrivants, ainsi que les conditions de travail et de vie difficiles, constituent les principaux facteurs de désengagement (coefficients logit négatifs significatifs au seuil de 1 %). Par ailleurs, les emplois dans le secteur tertiaire offrent des revenus plus attractifs que l’activité agricole, de moins en moins rémunératrice et attrayante. Les politiques d’emploi, favorisant la création de micro-entreprises pour les chômeurs, contribuent également à détourner la main-d’œuvre, surtout les jeunes (β = +2.336 ; p < 0.01). Le comportement des jeunes, en quête d’emplois plus flexibles, accentue la pénurie (β = +1.869 ; p < 0.01), tandis que la réduction de la main-d’œuvre familiale, liée à la migration ou à la diversification des activités, constitue un autre facteur clé (β = +1.432 ; p < 0.01). En revanche, le capital humain et les contraintes socio-économiques de la force de travail juvénile apparaissent comme des variables secondaires, statistiquement non significatives malgré leur fréquence respective dans les réponses (62.67% et 55.33%). Pour faire face à la pénurie, les agriculteurs adoptent des stratégies à court terme (augmentation des salaires, réduction des superficies), à moyen terme (cultures moins exigeantes en travail) et à long terme (modification des termes de métayage et adoption de nouveaux arrangements). Des mesures politiques sont envisagées, telles que l’adaptation du droit du travail agricole, la révision des rémunérations et de la sécurité sociale, ainsi que le soutien à des groupements d’employeurs ou à des prestataires privés de placement et de technologies facilitant le travail, afin de rendre le secteur plus attractif, notamment pour les jeunes.
Modélisation de la rétention en eau des sols par les fonctions de pédotransfert dans la plaine du Haut Chéliff– Application des réseaux de neurones artificiels
(2025-12-19) Zemouri, Samia
La connaissance des propriétés de rétention d'eau du sol est nécessaire pour évaluer leur potentiel et pour une meilleure gestion. Cependant afin de répondre au déficit de données relatives aux propriétés de rétention en eau des sols, la mesure des propriétés de rétention en eau étant particulièrement lourde, de nombreux chercheurs ont très tôt cherché à prédire ces propriétés à partir de caractéristiques du sol beaucoup plus aisément mesurables. C’est dans ce contexte que s’inscrit le présent travail, dont l’objectif est de rechercher des méthodes susceptibles d’apporter une contribution à l’estimation de la rétention en eau et par conséquent l’amélioration de la gestion de la ressource en eau qui accuse un déficit dans les apports .Il s’agit d’une modélisation basée sur deux approches ,celles des Réseaux de Neurones Artificiels "RNA" de type PMC (Perceptrons multicouches), et les fonctions de pédotransfert "FPT" appliquée à quelques sols de la plaine du Haut Cheliff. Le recours à ces approches a été motivé par le besoin d’utiliser un moyen plus efficace et fiable pour estimer la rétention eau des sols. Ces techniques ont conduit à des prédictions à partir d’une base de données contenant 493 horizons, issus de l’étude agro-pédologique de la plaine du Haut Cheliff. Après avoir établis une stratification qui tient en compte, la texture, la densité apparente, et la texture et densité apparente simultanément. Les résultats de modélisation et les tests de validation des fonctions de pédotransfert, montre que la stratification texturo- structurale, apporte une amélioration significative à la qualité de prédiction, confirmée par cm3 de 0.90 lors de la validation, pour les horizons limon-argilo-fin de Da (1.4 g/cm3) et à potentiels (-10 kPa), avec une légère tendance à la surestimation (EMP =0,06 %). Pa ailleurs la stratification structurale accuse des prédictions médiocres avec des ETP qui varient entre 1.09% et 1.95 %, et sous-estime la rétention en eau (EMP (-2.08 %) et (-1.32%). Cependant les modèles de RNAs ont démontré une capacité d'apprentissage et de prédiction importante pour la rétention d'eau, le modèle RNA produit a été évalué à travers les résultats de la phase de validation., par ailleurs la combinaison des variables argile limons fin, et la matière organique, expliquent une grande part de la rétention en eau notamment au bas potentiel (-1 600 kPa) pour les sols horizons Limon-argileux avec (RMSE=0.46) et (MAE = 0.26).
