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Impact des politiques de modernisation sur la dynamique et les performances des filières avicoles «chair » en Algérie (19802020) : Une approche centrée sur les structures de gouvernance
(2025-10-30) FERRAH, Ali
La présente thèse a pour objet l’analyse de l’impact du processus de modernisation sur les performances des filières avicoles de chair en Algérie au cours de la période 1980-2020. Nous partirons du constat, largement corroboré par les travaux de recherche antérieurs, de la faiblesse relative des performances des filières avicoles et nous nous interrogerons sur le type et le poids des diverses structures de gouvernance mises en place durant cette période. Nous tenterons de démontrer que les structures de gouvernance, mises en place, ne sont pas en phase avec les impératifs de l’amélioration des performances de ces filières. Les résultats de nos travaux ont été confrontés à l’expérience de plusieurs pays grâce à une analyse comparative de type « benchmarking » qui a permis de repérer les pratiques dominantes en matière de gouvernance et de modernisation des filières. La présente thèse est structurée en quatre grandes parties constituant un ensemble cohérent visant à déployer une démonstration structurée autour de la question principale et de l’hypothèse de recherche retenue. La première partie traite des Fondements technologiques, économiques et institutionnels du modèle avicole intensif (MAVI). Cette partie a été dédiée à l’analyse et la caractérisation du Modèle Avicole Intensif (MAVI), en mettant en lumière la complexité technologique de ce modèle ainsi que les exigences d'une forte coordination/Intégration entre les divers segments constitutifs des filières avicoles. La seconde partie s’est focalisée sur les politiques de modernisation et de régulation des filières avicoles mise en œuvre en Algérie (1980-2020). Elle démontrera que ces dernières ont été construites sur la base du MAVI et que les efforts de l'État visaient essentiellement une modernisation par le développement des investissements et des actifs physiques (Intensification en capital). Composante centrale de notre recherche « L’analyse de la Dynamique et des performances des filières avicoles (1980-2020) a fait l‘objet de la troisième partie. Celle-ci a procédé à l‘analyse des résultats des politiques mises en œuvre et l'évolution des principaux indicateurs de performance des filières avicoles durant la période 1980-2020, en mettant en évidence le niveau relativement modeste des résultats enregistrés à travers l’ensemble des segments des filières avicoles. La quatrième partie, centrée sur les structures de gouvernance des filières avicoles, constitue la pierre angulaire de la présente thèse. Elle est dédiée à la vérification de l’hypothèse posée à travers les résultats d’enquêtes et d’études de terrain ciblant les segments des filières avicoles chair, à savoir les Industrie des aliments du bétail du bétail et du matériel biologique (Elevages des grands parentaux, des reproducteurs, Couvoirs), les élevages avicoles proprement dit et les structures d’abattage. Cette partie a porté sur l’analyse des structures de gouvernance dominantes au sein de filières : les élevages indépendants, les structures de gouvernance hybrides (Coopératives, partenariats, réseaux), les arrangements contractuels et les structures de gouvernances intégrées. Au terme de notre recherche il nous été donnée d’enregistrer les résultats suivants : Il est indéniable que le processus de modernisation des filières avicoles, observé sur la période 2000-2020, a conduit à l’émergence d’une filière avicole structurée. Cette évolution s’est accompagnée d’une augmentation significative de la taille moyenne des unités de production, traduisant un processus de concentration et de rationalisation relative des activités. Cette dynamique a contribué, par ailleurs, à la hausse du niveau de consommation des ménages en viandes blanches, améliorant ainsi l’accès à des protéines animales de qualité et de moindre coût pour les consommateurs. P a g e 5 | 315 Ce processus n’a pas généré des structures de gouvernance « adéquates » en phase avec les impératifs de l’amélioration des performances de ces filières. Nous avons démontré que celles-ci se distinguent par des structures d’élevage « atomisées », le poids des élevages « indépendants », l’absence d’économies d’échelle, le faible niveau de développement de la production intégrée et contractuelle, la prééminence des arrangements institutionnels informels ainsi que la quasi absence des arrangements institutionnels hybrides. Ce sont là autant de facteurs qui induisent des coûts de transactions et de production élevés. De ce point de vue nous avons corroboré les affirmations soutenues des travaux de recherche antérieurs tout en les relativisant par le fait que nous avons eu à observer le poids relativement important des stratégies familiales, le rôle croissant des entreprises d’amont et d’abattage dans la coordination des filières et, contrairement aux idées reçues, le poids moins important des économies avicoles informelles sur certains segments des filières. Plus précisément, nous avons eu à relever le poids appréciable des « Stratégies familiales », aussi bien au niveau des élevages que des entreprises intégrées d’amont dans la coordination de la filière avicole en Algérie. En tant qu’institutions informelles, les relations familiales jouent un rôle d’appui au processus de modernisation. Par leur capacité à consolider la confiance et faciliter l’accès aux ressources (Développement du mode de faire valoir indirect, crédits fournisseurs), à favoriser la coopération et l'innovation (Emergence du mode d’élevage sous serres, introduction de l’insémination artificielle des reproductrices dindes), les réseaux familiaux contribuent à la multiplication des transactions de moindre coût et, partant, à l’amélioration relative des performances de ces filières. Mais, quoiqu’il en soit, au regard du faible niveau de structuration des organisations professionnelles et interprofessionnelles, la déficience de mécanismes de coordination au sein des filières avicoles reste une réalité tangible qui conduit à des variations brutales et une instabilité des prix à la production (2000-2020) se traduisant, à leur tour, par des crises cycliques source d’incertitudes et de risques préjudiciables notamment pour les petits élevages et les consommateurs. Ces tendances sont d’autant plus exacerbées durant les périodes de crises à l’instar des crises sanitaires (2005-2006) et des crises des marchés internationaux des matières premières. Au moment où nous procédions à la rédaction de cette thèse, la crise sanitaire du covid-19 (2019-2021) et les perturbations des marchés internationaux des matières premières qui s’en suivirent ont fortement impacté l’activité des petits élevages se traduisant par le reflux de la production et de la disponibilité des viandes blanches en Algérie. De ce point de vue, face aux crises multiformes, l’amélioration des structures de gouvernance, au sens des théories de la « Nouvelle Economie Institutionnelle », apparait comme une voie pour l’amélioration de la résilience des filières avicoles algériennes.
Etude éco-physiologique, agronomique, physico- chimique et génétique d’une collection de blé dur
(2025-10-22) BEKADDOUR, Hassiba
L’objectif de cette étude repose sur une évaluation de la diversité génétique d'une collection de 125 génotypes de blé dur (Triticum durum Desf.) issus de différentes origines, incluant des variétés locales, anciennes et nouvelles, à travers une analyse combinée, phénotypique et moléculaire. Quatre essais ont été menés sous conditions pluviales sur deux sites différents. Pour le site de Constantine, ils ont été réalisés durant les campagnes agricoles 2018/2019 et 2020/2021, tandis que pour le site d’Alger ils ont été réalisés durant les campagnes agricoles 2020/2021 et 2021/2022. L’étude s’est basée sur le suivi des paramètres phénologiques, morphologiques, physiologiques et agronomiques. Les résultats obtenus ont montré que les génotypes « Icarasha*2 » et « Ter1//Mrf1/Stj2 » de l’ICARDA se sont distingués par leur cycle végétatif le plus précoce, dans les deux sites, tandis que les variétés locales algériennes et les génotypes Senatore-cappelli et Kebir se sont caractérisées par leur tardivité et la longue hauteur de la tige. Les variétés, GR Iran et Gemgoum Rkhem ont présenté un poids de mille grains, un nombre d’épillets fertiles/épi et un nombre de grains/épi élevés dans les deux sites, de plus les variétés Omrabi5 et Altar84 ont affiché une teneur élevée en chlorophylle sur les deux sites. A l’issu des résultats obtenus et en se basant sur ceux relatifs au rendement en grains, l’évaluation de l'interaction génotype × environnement a été réalisée selon le modèle AMMI et son indice d’adaptabilité AWAI et l’analyse de la stabilité et de performance des paramètres via l’indice MTSI. Plusieurs génotypes ont été identifiés simultanément par les deux méthodes. Il s’agit de C1 et 98 et 99 (ICARDA), C2, C4 et 31 (Algérie), C5, C3 et 120 (CIMMYT), 100 (Mexique) ainsi que 18 (Syrie). Ces génotypes se sont distingués par leur rendement élevé et leur grande performance et stabilité par rapport aux paramètres liés au rendement. Sur le plan physico-chimique, visant à évaluer la qualité technologique des grains de la collection de blé dur, les résultats ont permis d’identifier dix-neuf génotypes prometteurs grâce à l’indice MGIDI, reflétant des caractéristiques recherchées dans l’industrie de fabrication des pâtes. Ces résultats mettent, également, en évidence le potentiel des variétés locales algériennes, notamment Guemgoum Rkhem, Bidi 17, Oued Zenati, Djenah-khettifa et Gloire de Montgolfier. Ces variétés se sont distinguées par leur forte teneur en protéines, la qualité du gluten, leur volume de sédimentation élevé et leur vitrosité. Sur le plan moléculaire, les marqueurs SNPs utilisés pour étudier la structure de la collection de 94 génotypes de blé dur ont révélé que la majeure partie de la variabilité génétique se situe au sein des populations plutôt qu’entre elles, en raison d’un flux génétique élevé. L’analyse d’association GWAS a permis d’identifier 27 SNPs significatifs lié à certains paramètres phénotypiques étudiés, dont trois présentant un effet pléiotropique. Deux de ces SNPs étaient directement liés à la hauteur de la plante et la longueur du col de l’épi, tandis que le troisième était associé à la précocité et à la fertilité de l’épi. Les SNPs identifiés au site d’Alger semble être associés à des traits liés à la production et à l’adaptation et ceux détectés à Constantine ont été liés à des traits impliqués dans les mécanismes d’adaptation. Des gènes candidats liés à la hauteur de la plante et à la longueur du col de l’épi ont été identifiés dans les deux sites, suggérant leur stabilité. En revanche, les gènes candidats associés au PMG, au nombre d’épillets fertiles par épi et à la précocité d’épiaison semblent spécifiques à certaines conditions environnementales. Ces résultats obtenus aideraient les sélectionneurs en leur permettant de cibler directement les locus identifiés dans les programmes d’amélioration du blé.
Impact de l’efficience d’utilisation, de la productivité de l’eau d’irrigation et du système tarifaire sur la valorisation et la durabilité du système d’exploitation des grands périmètres irrigués ; cas du périmètre de Guelma-Bouchegouf, Algérie
(2025-10-22) KEBIECHE, Abdelhak
La présente étude s’intéresse à l’examen de l'impact des indicateurs de performance hydrauliques, agronomiques et économiques, sur l'utilisation et la gestion de l'eau d'irrigation au sein du périmètre irrigué Guelma-Bouchegouf (NordEst de l'Algérie). Elle estime également les effets de ces indicateurs sur la durabilité de l'exploitation de ce périmètre. Elle s'appuie sur l'analyse systématique des données techniques et financières liées à la gestion et l'exploitation du périmètre, mesurées et collectées sur terrain durant la période 2012–2022. Elle se concentre sur l'efficience d'utilisation de l'eau d'irrigation (EUEi), la productivité de l'eau d'irrigation et la tarification de l’eau en vigueur, le tout examiné dans un contexte de stress hydrique causé par le changement climatique. Les résultats obtenus révèlent un taux de l’EUEi moyen de 40,53 %, jugée insuffisante et impactée par des pertes importantes au niveau des réseaux d'adduction-distribution (E1 = 49 %), malgré une efficience à la parcelle relativement élevée (E2 = 82 %), due en grande partie aux progrès enregistrés grâce à l'adoption des techniques économes en eau. L'étude quantifie également la productivité de l'eau pour les cultures de tomate industrielle et de pomme de terre. La valeur moyenne obtenue de 16,24 kg/m³, soit 61,57 L d’eau pour produire 1 kg de tomate industrielle, est nettement améliorée comparativement à celle calculée entre 1996 et 2004. Quant à la pomme de terre, une productivité moyenne obtenue de 6,12 kg/m³ parait plausible comparée à la norme moyenne indiquée par la FAO. Enfin, l'analyse de la tarification de l’eau met en évidence un déficit important, le tarif moyen en vigueur de 2,57 DA/m³ ne couvrant que 23 % du coût de revient moyen du m³ d’eau, livrée en tête de parcelle calculé à 11,08 DA/m³, dont les frais d’énergie de pompage représentent 37,61 % des charges totales d’exploitation. De plus, les redevances issues de la tarification actuelle couvrent à peine 61 % des frais d’énergie de pompage. Les résultats de l’étude montrent la nécessité de faire appel à l’amélioration de la performance du système irrigué par la réduction des pertes de distribution et de parcours par le choix d’un mode de distribution approprié, et à l’introduction des techniques innovantes de la gestion de l’eau à la parcelle. Même si la valorisation de l'eau dépend de nombreux facteurs, notre étude révèle une nette amélioration de cette valorisation avec l’augmentation des rendements. Il existe encore une marge de manœuvre significative pour optimiser l’utilisation de l’eau dans le périmètre de Guelma-Bouchegouf. Aussi, il est supposé que la révision du système tarifaire en vigueur et l’intégration de techniques d’optimisation énergétique puissent contribuer à l’amélioration de la productivité de l’eau et assurer la durabilité économique et environnementale du périmètre.
Analyse de la flore adventice dans les zones céréalières en vue d’une meilleure gestion de la maladie du tan spot en Algérie : réservoir d’inoculum et champignons endophytes
(2025-10-20) HENNANE, Aboubakr Essedik
Ce travail a porté sur l’analyse de la flore adventice associée aux cultures céréalières de la région de Constantine, dans le but de mieux comprendre son rôle écologique et phytopathologique, notamment dans la dynamique du tan spot. L’inventaire floristique a révélé une grande diversité, avec 112 espèces réparties dans 27 familles, dominées par les Asteraceae, Poaceae, Apiaceae, Fabaceae et Brassicaceae. La prépondérance des thérophytes (70,54%) traduit une forte adaptation aux conditions semi-arides et aux pratiques culturales locales. L’observation de symptômes similaires à ceux causés par Pyrenophora tritici-repentis sur certaines adventices, ainsi que l’isolement de champignons tels que Bipolaris, Alternaria et Puccinia, suggèrent un rôle potentiel de ces plantes comme réservoirs d’inoculum. Parallèlement, l’identification de cinq genres endophytes Colletotrichum, Chaetomium, Aspergillus, Mucor et Fusarium a mis en évidence un potentiel intéressant en biocontrôle, notamment chez Mucor et Fusarium. Ces résultats ouvrent la voie à des stratégies de gestion intégrée alliant étude de la flore adventice et valorisation des champignons endophytes pour une protection durable des céréales contre le tan spot.
Essai de lutte biologique contre les nématodes à galles de la tomate du genre Meloidogyne(Goeldi,1892)et étude de leur relation avec la flore adventice
(2025-10-26) CHETTAH, Yasmine
Les nématodes à galles du genre Meloidogyne constituent un problème phytosanitaire majeur pour les cultures maraîchères en Algérie, particulièrement sur la tomate, l’une des plantes hôtes les plus sensibles. Ce travail a porté sur l’évaluation in vivo de deux espèces fongiques, Trichoderma harzianum (T8) et Trichoderma hirsutum (T29), ainsi que des extraits aqueux de deux plantes, Melia azedarach et Dittrichia viscosa, dans la lutte contre les nématodes du genre Meloidogyne. Les résultats ont montré une réduction significative du nombre de galles, des masses d’œufs et du poids des racines infestées. Les souches de Trichoderma ont présenté une forte activité nématicide et un effet stimulant sur la croissance des plants de tomate, tandis que les extraits végétaux ont révélé un pouvoir nématicide notable, en particulier celui de Melia azedarach. Par ailleurs, la prospection floristique menée dans les serres prospectées a permis d’identifier 49 espèces adventices, dont Chenopodium album et Sonchus oleraceus, susceptibles d’être des plantes hôtes pour Meloidogyne et de servir de réservoirs pour la propagation du nématode. Ces résultats confirment le potentiel des agents biologiques testés comme alternatives durables aux nématicides chimiques et soulignent l’importance de la gestion des adventices dans la lutte intégrée contre les nématodes à galles.
