Département Zoologie Agricole
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Item Gestion intégrée et intelligente du péril animalier à l’aéroport d'Alger Houari Boumediene : Analyse du risque et approches durables(2026-06-10) CHIKH, SyrineLe péril animalier aéroportuaire constitue l'une des menaces opérationnelles les plus persistantes de l'aviation civile internationale, générant annuellement des pertes économiques dépassant 1,48 milliard de dollars aux États-Unis seulement et causant des accidents mortels dont la tragédie du vol Jeju Air 2216 du 29 décembre 2024 offre l'illustration la plus récente. Le présent mémoire, réalisé à l'aéroport International Houari Boumediene d'Alger (DAAG) sur la période d'octobre 2025 à mai 2026, propose une approche intégrée et multidisciplinaire du péril animalier, articulant inventaire avifaunistique, analyse entomologique, observation faunistique globale et développement de solutions technologiques innovantes. L'inventaire avifaunistique, conduit par la méthode des Échantillonnages Fréquentiels Progressifs (EFP) et des Indices Ponctuels d'Abondance (IPA) sur quatre zones d'observation, a permis de caractériser la richesse spécifique, la structure et la dynamique saisonnière des peuplements aviaires de l'emprise aéroportuaire. L'inventaire entomologique, réalisé par la méthode des pots Barber dans la zone Glam, a révélé un peuplement d'invertébrés épigés fonctionnellement attracteur pour plusieurs guildes aviaires insectivores. L'analyse des relations trophiques entre ces deux compartiments biologiques, complétée par l'observation régulière de mammifères synanthropes — rats (Rattus spp.), chiens et chats errants — et de reptiles, a permis de modéliser le réseau trophique opérant sur la plateforme et d'identifier les mécanismes d'attraction indirecte de l'avifaune à risque. Sur le plan technologique, deux solutions originales ont été développées : Airport Monitor, système de surveillance satellitaire automatisé exploitant les indices spectraux NDVI et MNDWI issus des données Copernicus, générant un Bird Strike Risk Score (BSRS) transmis automatiquement aux équipes de sécurité et OrniS IA, assistant ornithologique conversationnel multilingue fondé sur les algorithmes .Les résultats obtenus confirment les trois hypothèses formulées et démontrent la complémentarité opérationnelle de l'écologie de terrain et des technologies numériques dans la prévention du péril animalier. Une étude économique évalue le potentiel de valorisation et de généralisation de ces outils à l'échelle du réseau aéroportuaire algérien et méditerranéen.Item Bioécologie de l'avifaune et écologie trophique de quelques espèces animales sous l'effet des activités anthropiques et des paramètres climatiques de la région d'Alger(2025-10-18) OULDAISSA, FaroukLes résultats du recensement des oiseaux au niveau des trois stations d’étude de la région d’Alger, soit le parc de l’E.n.s.a, le Jardin d’essais du Hamma et la Fôret de Beaulieu, entre juillet 2019 et décembre 2022 à l’aide de trois techniques de recensement (I.P.A., E.F.P. et Quadrats) ont mis en évidence la présence de 60 espèces, appartenant à 14 ordres, 32 familles et 46 genres. L’ordre des Passeriformes est le mieux représenté avec 56,8 %. Quant à la famille la plus fréquente, c’est celle des Columbidae (Columbiformes) avec 30,8 %. Par ailleurs, l’espèce la plus abondante est Columba livia avec 16,7 %. L’accent est mis sur les statuts de protection en fonction des textes législatifs nationaux et annexes des conventions internationales sur la protection des oiseaux. A cet effet, la totalité des espèces recensées figurent dans la liste rouge de l’UICN dont deux espèces vulnérables et deux espèces quasimenacées. 93 % des espèces sont citées dans la convention de Berne dont 31 sont strictement protégées et 25 espèces protégées. Par ailleurs, 15 % de l’avifaune inventoriée sont sous la protection du décret exécutif 12-235 du 24/05/2012 de la loi algérienne. Pour la convention d’Alger, 6 espèces sont indexées. Statistiquement, l'analyse Anova révèle une différence significative dans les moyennes des effectifs entre les stations (F (2,657) = 6,553, p = 0,00152). La richesse tant en espèces qu’en individus dans la présente étude apparaît plus faible en comparaison avec les travaux antérieurement réalisés dans la même région. Ce déclin serait dû à l’anthropisation et aux changements climatiques. Par ailleurs, l'étude du régime alimentaire d’Apus pallidus suite à l’analyse de 110 fientes fait état de 8.229 proies appartenant à 299 espèces réparties entre 85 familles, 9 ordres et 2 classes. Les Hymenoptera constituent presque les 2/3 (64,7 %) des proies consommées par ce martinet. Pour ce qui est des familles, les Formicidae dominent avec 58,6 %. La valeur de l’indice de diversité est égale à 5 bits ce qui montre que la diversité des espèces-proies du martinet pâle est très grande. Pour ce qui concerne l’étude du régime alimentaire de Tarentola mauritanica, l’analyse de 112 fèces met en évidence la présence de 591 proies appartenant à 121 espèces réparties entre 62 familles, 13 ordres et 2 classes. Les Lepidoptera dominent le régime alimentaire de la Tarente de Mauritanie, fortement composés par des Noctuidae (33,3 %). La valeur de l’indice de diversité de Shannon est égale à 4,96 bits ce qui montre que la diversité des espèces-proies de cette tarente est très grande. L'ensemble des résultats présentés montrent que T. mauritanica et A. pallidus ont un comportement alimentaire opportuniste qui se traduit par un large spectre de proies et par la variabilité mensuelle de la composition de leurs régimes alimentaires. L'opportunisme alimentaire semble être une adaptation à l'anthropisation de l'habitat et aux variations des conditions environnementales.
