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Recent Submissions
Contribution à l'étude de Colletotrichum sp., agent de l'anthracnose des agrumes : évaluation du pouvoir pathogène sur quelques plantes hôtes et recherche de moyens de lutte chimiques et alternatifs.
(2025-12-18) DJEDDIS, Melissa
L’anthracnose des agrumes, causée par des espèces du genre Colletotrichum, constitue une menace importante pour la qualité, la conservation et la valeur commerciale des fruits. Cette étude in vivo évalue la pathogénicité d’un isolat de Colletotrichum sp. sur trois hôtes (citron, pomme et tomate), ainsi que l’efficacité d’un fongicide (Azoxystrobine + Difénoconazole) et d’une huile essentielle de girofle. Les essais in vivo ont montré une sensibilité variable selon l’hôte : le citron a présenté les lésions les plus rapides et les plus étendues, tandis que la pomme a révélé la progression la plus faible. L’analyse de l’AUDPC confirme ces différences en identifiant trois profils distincts de développement de la maladie. Concernant les moyens de lutte, le fongicide s’est révélé très efficace sur tous les hôtes et dans les deux modalités d’application. À l’inverse, l’huile essentielle n’a exercé qu’un effet antifongique faible, limité au citron, avec un taux d’inhibition inférieur à 30 %. Sur pomme et tomate, l’huile essentielle a provoqué un effet stimulant, caractérisé par une augmentation de la sporulation du pathogène, accompagnée d’un accroissement léger de la sévérité des lésions. Ces résultats confirment que, dans les conditions in vivo testées, le fongicide demeure la méthode la plus efficace, tandis que l’huile essentielle présente une activité faible, dépendante de l’hôte, et peut même stimuler la sporulation fongique.
Etude de la mycoflore pathogène et saprophyte associée à la semence et aux plants en végétation de trois variétés de blé dur dans la région Nord (Berrouaghia) et Sud (El Menia) de l’Algérie
(2025-10-19) DJEBABRIA, Nedjwa
Le blé est la céréale la plus cultivée au monde, tant en superficie qu’en production. En Algérie, le blé dur (Triticum durum Desf.) constitue la culture céréalière la plus importante, représentant 46 % de la production nationale, cultivé sur environ 1,6 million d’hectares avec une production annuelle moyenne de 1,3 à 3,1 millions de tonnes. Les maladies fongiques constituent une menace majeure pour cette culture, affectant significativement son rendement. Le présent travail a pour objectif d’étudier la mycoflore pathogène et saprophyte associée aux semences de trois variétés de blé dur (Simeto, Vitron, Amar 06) à trois stades : à la récolte, après usinage et après traitement fongicide. Les semences proviennent des régions de Berrouaghia et Menia, et des prospections ont été réalisées dans les régions d’Afroun (Blida) et Hadjout (Tipaza). Les résultats ont révélé des taux élevés de contamination, avec l’identification de dix genres fongiques pathogènes et saprophytes : Alternaria, Fusarium, Penicillium, Cladosporium, Aspergillus, Stemphylium, Epicoccum, Bipolaris, Curvularia et Nigrosporium, présentant des fréquences variables. L’étude a également évalué l’effet du traitement fongicide appliqué sur les semences, notamment son impact sur la pourriture du collet en conditions naturelles. Enfin, un test de pathogénicité a confirmé le pouvoir pathogène de Alternaria spp.
Inventaire de la flore fongique pathogène au niveau du parc de l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA)- El Harrach
(2025-10-29) BENACHOUR, Aya
Cette étude vise à caractériser la flore fongique associée aux espèces végétales du parc de l’École Nationale Supérieure d’Agronomie (ENSA) d’El Harrach. Les analyses morphologiques, culturelles et moléculaires ont permis d’identifier principalement des champignons pathogènes appartenant aux genres Colletotrichum, Phoma et Phyllosticta. Les observations macroscopiques et microscopiques ont mis en évidence des symptômes typiques tels que des taches nécrotiques et la formation de structures fructifères caractéristiques. Les tests de croissance sur différents milieux ont révélé des exigences nutritionnelles spécifiques et une variabilité inter- et intra-spécifique des isolats. L’approche moléculaire basée sur la région ITS a complété l’identification morphologique, ouvrant la voie à des analyses phylogénétiques futures. Cette étude constitue un premier inventaire local des Coelomycètes et offre des perspectives pour la confirmation moléculaire, l’évaluation épidémiologique, l’étude du pouvoir pathogène, la gestion phytosanitaire intégrée et la conservation de la biodiversité fongique en Algérie.
Etude des microflores associées aux racines de la légumineuse (Cicer arietinum) pour une production durable
(2025-10-14) BOUZID, Oumnia Wissal
L’utilisation excessive des engrais chimiques, combinée à la dégradation continue des sols, représente une menace sérieuse pour l’environnement et la durabilité agricole. Dans ce contexte, l’agriculture biologique et les biofertilisants à base de microorganismes apparaissent comme une alternative durable et respectueuse de l’environnement. La présente étude porte sur l’isolement et la caractérisation morphologique, physiologique et biochimique de sept isolats bactériennes associées au pois chiche (Cicer arietinum L.), issues des nodules racinaires de deux variétés (FLIP 90-13C et FLIP 01-29C). Les isolats ont été identifiés comme des Gram négatif, catalase- et oxydase-positifs, formant des colonies circulaires de couleur crème à blanchâtre, à surface lisse ou légèrement muqueuse et à contours réguliers. Les tests fonctionnels ont montré que la majorité des isolats fixaient l’azote atmosphérique et solubilisait le phosphore et le zinc, alors qu’aucune n’a produit d’AIA, d’amylase ou de protéase. L’activité catalasique a été observée chez tous les isolats, traduisant une tolérance accrue au stress oxydatif. Les isolats ont présenté une large tolérance vis-à-vis des stress abiotiques (salinité, pH et température), Parmi les isolats, NOD2 et NOD3 se révèlent les plus prometteurs pour les sols salins, ND1 et ND4 conviennent respectivement aux sols modérément salins et aux zones semi-arides, NOD1, ND2 et ND3 sont adaptés aux conditions thermiques variables, et ND1, ND2, ND3 et ND4 présentent une tolérance différenciée au pH, illustrant une eurytolérance notable. Les tests de compatibilité n’ont révélé aucune interaction antagoniste, suggérant la possibilité de développer des inoculum multi-isolats. Les essais de germination sous stress salin ont montré une faible réussite globale, tandis que les expérimentations en pots ont mis en évidence la capacité de l’isolat NOD1 à améliorer significativement la longueur racinaire par rapport aux témoins, malgré la présence de symptômes typiques de fusariose ayant généré une limitation globale de la croissance des plants atteints. Ces résultats mettent en évidence le rôle écologique et agronomique des rhizobia associés au pois chiche, identifiant les isolats NOD1 et ND2 comme inoculum prometteurs pour le développement de biofertilisants, tandis que les autres isolats présentent des traits biochimiques complémentaires utiles pour une agriculture durable.
Étude technique d’appui à l’homologation de quatre obtentions de pois protéagineux (Pisum sativum L.) et à la multiplication de semences d’une luzerne synthétique (Medicago sativa L.)
(2025-10-18) ZIANE BOUZIANE, Malak
La production fourragère en Algérie reste confrontée à des défis majeurs, malgré les politiques visant à son développement. Elle souffre notamment d’un déficit en semences de qualité, d’une faible valorisation des espèces locales et d’une dépendance persistante aux importations de protéines végétales. Les contraintes climatiques, la dégradation des sols et l’insuffisance des programmes de sélection accentuent également ces difficultés. Dans ce cadre, le pois protéagineux (Pisum sativum L.) et la luzerne (Medicago sativa L.) apparaissent comme des solutions stratégiques pour réduire la dépendance aux importations de protéines végétales. Le présent travail, réalisé durant la campagne 2024–2025, a eu pour objectif de fournir un appui technique à l’homologation de quatre obtentions de pois protéagineux et à la multiplication de semences d’une obtention de luzerne synthétique. La caractérisation morpho-phénologique et agronomique a porté sur dix caractères quantitatifs analysés par ANOVA à un facteur et dixsept caractères qualitatifs. Les résultats ont montré une variabilité significative pour la majorité des caractères quantitatifs, avec des performances supérieures enregistrées chez les obtentions KA_L250 et KI_S78. L’analyse des caractères qualitatifs a, quant à elle, révélé une variabilité plus limitée, tout en mettant en évidence certains traits constituant des marqueurs distinctifs précieux pour l’identification variétale. Par ailleurs, l'ensemble des obtentions a démontré une homogénéité satisfaisante, tant pour les caractères qualitatifs, exempts d'hétérogénéité observable, que pour les caractères quantitatifs, qui présentaient des coefficients de variation faibles, indiquant une stabilité phénotypique globale. En parallèle, la multiplication de la luzerne synthétique 1 a été conduite avec succès, assurant la production de semences de base pour sa préservation et sa valorisation future. Ces résultats constituent un appui scientifique à l’homologation variétale et contribuent au développement de programmes de sélection adaptés aux conditions locales.
